Présidence du CIO : Une page d’histoire va se tourner le 23 juin 2025

Dans moins de dix jours, le Comité International Olympique (CIO) vivra un moment d’histoire, avec la cérémonie de passation des pouvoirs entre Thomas Bach, membre de l’institution depuis 34 ans et Président depuis 2013, et Kirsty Coventry, première femme et première personnalité issue du continent africain appelée à diriger le CIO.

Kirsty Coventry, Présidente élue du CIO ; et Thomas Bach, Président en exercice du CIO, jeudi 12 juin 2025 à Rome, Italie (Crédits – IOC)

Au soir du vendredi 26 juillet 2024, Thomas Bach a participé à sa toute dernière Cérémonie d’ouverture d’une édition olympique. Avec en toile de fond, le Pont d’Iéna et la Tour Eiffel, le Président du CIO célèbre alors l’esprit des Jeux et le retour de ces derniers à Paris et en France.

Au moment de prendre la parole pour la dernière fois dans cette position, Thomas Bach doit peut-être aussi se remémorer – dans un coin de sa tête – les différentes éditions auxquelles il a pris part depuis son entrée dans la vénérable institution olympique et encore davantage depuis son accession au fauteuil présidentiel.

Depuis 2013, il a ainsi pu superviser le déroulement des Jeux de Sotchi 2014, Rio 2016, PyeongChang 2018, Tokyo 2020, Pékin 2022 et donc Paris 2024, tout en orchestrant en parallèle l’attribution de plusieurs rendez-vous olympiques, que ce soit justement Pékin 2022 et Paris 2024, mais également, Milan-Cortina 2026, Los Angeles 2028, Brisbane 2032 et, à l’avant-veille de l’ouverture des JO 2024, ceux des Alpes françaises 2030 et de Salt Lake City – Utah 2034.

Des éditions passées ou à venir, jalonnées de défis sans précédent pour certaines et qui, toutes, s’inscrivent finalement dans une dynamique nouvelle portée par le CIO au gré des réformes engagées sous la présidence du leader allemand qui, en ce mois de juin 2025, s’apprête à passer le flambeau.

Thomas Bach aurait pu tenter de solliciter un troisième mandat auprès de ses pairs membres du CIO. Mais alors que certains d’entre eux avaient plaidé pour une telle perspective dès l’automne 2023, Thomas Bach avait clairement fait connaître sa volonté de ne pas faire le mandat de trop à la tête d’une institution au rayonnement planétaire.

Comme il l’affirma ainsi avec une forte émotion, le 10 août dernier, en clôture de la 142e Session du CIO :

A mon âge, je ne suis pas le meilleur des capitaines et il faut de nouveaux dirigeants sur le bateau.

Je vous demande de respecter ma décision et je suis intimement convaincu qu’elle s’inscrit dans le meilleur intérêt de notre Mouvement olympique.

Thomas Bach, Président du Comité International Olympique, au soir de la Cérémonie d’ouverture des Jeux de Paris 2024, vendredi 26 juillet 2024 (Crédits – IOC / Greg Martin)

Celui qui dirigea le navire olympique avec pragmatisme face aux tempêtes ouvre ce jour-là la voie à une élection au sommet qui mobilisera in fine sept candidats à sa succession.

La grande œuvre de Thomas Bach à la tête du CIO reste et restera sans nul doute l’adoption de l’Agenda 2020, puis de l’Agenda 2020+5, avec également la Nouvelle Norme, soit des réformes d’une ampleur sans précédent dans un espace-temps d’une dizaine d’années.

Il faut dire que l’institution olympique a été confrontée sur la dernière décennie à des bouleversements majeurs, perceptibles déjà quelques années auparavant, avec en particulier la désaffection des Villes Candidates pour décrocher la timbale olympique.

La bataille des Jeux d’hiver de 2018 avait été un point d’alerte pour le CIO, avec alors trois prétendantes en finale, dont une, Annecy (France), qui fut sélectionnée en dépit de faiblesses évidentes par rapport à ses rivales, Munich (Allemagne) et PyeongChang (Corée du Sud). Celle de 2022 éleva d’un cran ledit point d’alerte, avec, après les retraits contraints ou volontaires de plusieurs prétendantes européennes, une finale en présence de seulement deux concurrentes, Almaty (Kazakhstan) et Pékin (Chine).

Les Jeux d’été furent eux aussi marqués par une dégringolade progressive du nombre de postulantes sur la ligne de départ et surtout dans les derniers élans de l’effort. Tandis que cinq finalistes furent qualifiées pour espérer obtenir les JO 2000, 2004, 2008, 2012, elles ne furent par la suite que trois à se présenter au vote des membres du CIO pour les JO 2020, suscitant une certaine inquiétude.

La course à l’échéance 2024 matérialisa pleinement cette inquiétude. Si plusieurs pays ont avancé l’idée d’une candidature, laissant l’impression d’un intérêt retrouvé pour les anneaux olympiques, le retrait de Boston (Massachusetts, États-Unis) et le repêchage de Los Angeles (Californie, États-Unis) pour le projet américain, puis les abandons successifs de Hambourg (Allemagne), Rome (Italie) et Budapest (Hongrie), poussa le CIO dans ses retranchements.

Au printemps 2017, deux villes étaient en effet toujours dans la course et non des moindres, chacune ayant déjà opérées par deux fois l’organisation des Jeux d’été : Paris (1900, 1924) et Los Angeles (1932, 1984).

Soucieux de ne pas se priver de l’image de marque de ces deux reines olympiques et surtout de ne pas affaiblir encore davantage la marque même des Jeux, le CIO plancha avec les deux prétendantes sur l’idée d’une double attribution, avec les JO 2024 pour l’une et ceux de 2028 pour l’autre.

Un moyen de sauvegarder le modèle olympique pour les prochaines années, le temps de repenser ledit modèle en profondeur, et une façon aussi de remercier Paris et Los Angeles pour leur détermination et leur engagement au service du Mouvement olympique.

De gauche à droite, Casey Wasserman, Président du Comité Los Angeles 2028 ; Eric Garcetti, Maire de Los Angeles ; Thomas Bach, Président du Comité International Olympique ; Anne Hidalgo, Maire de Paris ; et Tony Estanguet, Président du Comité Paris 2024, le 11 juillet 2017 (Crédits – Sport & Société)

Depuis cet été 2017 à la croisée des chemins pour le CIO, l’institution a considérablement revu les conditions d’attribution des Jeux et la philosophie de ces derniers.

Ainsi, plutôt qu’une course devant nécessairement aboutir à une victoire et à des défaites, le CIO décida de privilégier le dialogue bien en amont de l’attribution des Jeux. Pour mesurer les besoins et les attentes des postulants, et pour jauger également de son propre intérêt à se diriger vers telle ou telle destination.

En lieu et place des phases de Requérance et de Candidature, le CIO intégra dès lors deux nouvelles phases, plus souples et accessibles : un dialogue continu dans un premier temps, ouvert à tous, puis un dialogue ciblé dans un second temps, possibles pour les seuls territoires avec lesquels le CIO sera parvenu à un accord de principe. Le tout, sans pour autant éliminer les autres postulantes maintenues dans le dialogue continu pour une échéance encore à construire.

Ce processus – qui se formalise dès 2020-2021 avec l’optique des JO 2032 – se juxtapose par ailleurs avec la volonté du CIO de balayer le spectre du gigantisme des Jeux qui marqua durablement le Mouvement olympique au début des années 2000.

En adoptant une approche nouvelle, où les Jeux doivent désormais s’adapter à la configuration et à la physionomie des territoires plutôt que l’inverse, l’institution de Lausanne (Suisse) installe un changement important, gage d’économies potentielles si lesdits territoires parviennent à mener leur projet respectif avec rigueur et sérieux.

Certes, les années qui ont suivi la mise en place de ces réformes ont permis de constater de nécessaires adaptations, et le CIO en a pleinement mesuré le besoin avec les Jeux d’hiver, l’édition 2030 ayant tourné un temps au psychodrame jusqu’à ce que l’institution ne décide de renverser la table pour favoriser in fine l’émergence aussi fulgurante que surprenante de la candidature française, tout en sécurisant avec Salt Lake City le retour de l’événement hivernal sur le sol américain pour 2034.

Thomas Bach, Président du Comité International Olympique, brandissant la pancarte de la candidature Salt Lake City – Utah 2034 désignée comme Hôte des Jeux d’hiver de 2034 par la 142e Session du CIO, mercredi 24 juillet 2024 à Paris (Crédits – IOC / Greg Martin)

Au-delà de la question du processus de sélection des Futurs Hôtes – nouvelle dénomination en lieu et place des Villes Hôtes comme pour souligner le fait que la manifestation mondiale peut aujourd’hui dépasser un cadre territorial parfois perçu comme trop restreint – le double mandat présidentiel de Thomas Bach a également été secoué par les crises géopolitiques.

Les révélations du dopage organisé en Russie après les Jeux de Sotchi 2014 en furent l’un des éléments majeurs. La guerre en Ukraine fut aussi un marqueur-clé de l’entrée du CIO dans une ère nouvelle où l’olympienne neutralité politique est plus que jamais mise à rude épreuve.

Les relations avec les Fédérations Internationales et avec le Comité International Paralympique (IPC) ont dans le même temps été tantôt tumultueuses tantôt apaisées, les hésitations du CIO quant à l’adoption de sanctions vis-à-vis de la Russie à l’approche des JO 2016 ayant été particulièrement pointées du doigt.

Quelques années plus tard, le CIO fut au contraire à la manœuvre pour cibler la Russie, ses dirigeants et ses athlètes après le déclenchement du conflit ukrainien dans la foulée des Jeux d’hiver de Pékin 2022.

Mais si les crises géopolitiques ont déjà marqué l’histoire du CIO par le passé, la survenance d’une crise d’une toute autre nature a bouleversé l’institution comme jamais jusqu’alors.

Une institution sous le feu des critiques lorsque la pandémie mondiale du Covid-19 entraîne l’annulation ou le report des plus grands événements planétaires.

Le Président du CIO – soucieux de conserver la maîtrise des horloges olympiques – décide à l’inverse de laisser le temps de la réflexion pour décider de la position à adopter en ce qui concerne la perspective des Jeux de Tokyo 2020.

Attribués au Japon après le séisme et le tsunami ayant dévasté la région de Fukushima en 2011, ces Jeux devaient être le reflet d’un pays résilient et résolument tourné vers l’avenir, désireux de présenter aux yeux du monde un concept misant à la fois sur l’héritage des JO 1964 et sur une capacité reconnue d’innovation et de modernité.

La crise sanitaire balaya cette ambition.

Au bout du compte, le CIO de Thomas Bach prit la décision inédite dans l’histoire du Mouvement olympique de reporter d’une année le déroulement des Jeux, avec les conséquences financières et logistiques que l’on connaît pour un événement mobilisant quelques 10 500 athlètes, plus de 200 Comités Nationaux Olympiques et une trentaine de sports mis en scène pendant une quinzaine de jours consécutifs.

En dépit des critiques parfois rudes et même si la facture globale a sensiblement augmenté au fil des ans, le Japon et le CIO sont parvenus à livrer des Jeux qui, en l’absence de public dans les tribunes, ont tout de même été couronnés de succès, notamment sur le plan du marketing et avec une audience planétaire au-dessus des 3 milliards de téléspectateurs.

Le Président du Comité International Olympique, Thomas Bach, en visite au Stade Olympique de Tokyo, le 17 novembre 2020 (Crédits – CIO / Greg Martin)

Avec les Jeux d’été de Paris 2024, le CIO a retrouvé une évidente sérénité.

L’édition 2024 a en effet été unanimement saluée pour sa réussite et pour la ferveur constatée dans les enceintes sportives et dans les rues de la capitale française qui a vécu, comme le reste de la France, une parenthèse enchantée au milieu d’une situation politique nationale des plus complexes.

Le succès colossal de la billetterie des Jeux et une audience évoquée à pas moins de 5 milliards de téléspectateurs qui ont pris part d’une manière ou d’une autre à l’événement, ont d’ailleurs permis de faire des Jeux 2024 une édition record.

La Cérémonie d’ouverture des JO 2024 a elle-aussi marqué l’histoire des Jeux en se déroulant en dehors d’un stade, en plein cœur de la « Ville Lumière », lors d’une parade fluviale d’envergure et avec pour point d’orgue, l’embrasement d’une vasque olympique en forme de montgolfière et la présence au premier étage de la Tour Eiffel, de l’icône de la musique, Céline Dion, première artiste à se produire sur la scène des Jeux à deux reprises (1996, 2024).

Désormais tourné vers LA 2028 – qui promet du très grand spectacle également – le CIO se trouve aujourd’hui dans une position bien plus confortable, avec une attractivité retrouvée pour les Jeux et une santé financière au beau fixe.

Après deux mandats, Thomas Bach laisse donc les clés de la Maison olympique à l’une de ses plus fidèles collègues, entrée au CIO en 2013 et qui a, année après année, engrangé une solide expérience au sein de l’institution.

En dépit d’une forte concurrence, l’unique femme candidate à la succession de Thomas Bach a été élue, dès le premier tour de scrutin, le 20 mars dernier.

Ce jour-là, l’ancienne nageuse zimbabwéenne parvient à se défaire de ses rivaux avec une marge plus qu’appréciable.

Pour preuve, avec 49 suffrages obtenus, Kirsty Coventry laissa à distance Juan Antonio Samaranch Jr. – fils de l’ancien Président du CIO (1980-2001) et fort de 25 ans de présence dans l’institution – qui ne pu rafler que 28 voix. Derrière, Sebastian Coe, pourtant leader reconnu des Jeux de Londres 2012, puis de World Athletics, se contenta de 8 suffrages, toujours mieux que les 4 voix glanées par David Lappartient, Président du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) et patron de l’Union Cycliste Internationale (UCI), et par Morinari Watanabe, Président de la Fédération Internationale de Gymnastique (FIG), et encore davantage que les 2 suffrages empochés par le Prince Feisal Al Hussein de Jordanie et Johan Eliasch.

Kirsty Coventry à la tribune de la 144e Session du CIO après son élection à la présidence, le 20 mars 2025 (Crédits – IOC / Greg Martin)

Pour Kirsty Coventry, le plus dur va bientôt commencer.

Ces derniers mois, elle a déjà multiplié les déplacements, seule ou en compagnie de Thomas Bach, comme en milieu de semaine lors d’un déplacement à Rome (Italie) à la rencontre de la Présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, et des responsables du Comité d’Organisation des Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026, les premiers auxquels prendra part Kirsty Coventry en tant que nouvelle leader du CIO.

La dirigeante aura sans doute à cœur d’imprimer rapidement sa marque dans la dernière ligne droite des préparatifs transalpins et, plus encore, dans l’orchestration à venir l’an prochain des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026.

Pour le premier événement olympique opéré sur le continent africain, Kirsty Coventry devrait à n’en pas douter porter un regard particulier, surtout en considérant qu’elle fut à la tête de la Commission de Coordination de ces JOJ 2026 jusqu’à son élection à la tête du CIO.

L’échéance qui s’annonce sera par ailleurs scrutée de près par l’institution olympique et sa nouvelle Présidente alors que la place de l’Afrique sur l’échiquier des Jeux reste à affirmer. A ce jour, le continent est en effet le seul à ne jamais avoir accueilli sur son sol la moindre édition des Jeux Olympiques.

Le mandat présidentiel qui s’ouvre pourrait dès lors permettre d’entrouvrir la porte à une future désignation d’un prétendant africain, à condition bien sûr que l’offre soit suffisamment séduisante et impactante pour le CIO.

A ce stade, l’Égypte a fait part de son intérêt, tout comme l’Afrique du Sud, même si les dernières semaines ont considérablement réduit la perspective d’une candidature du pays pour 2036 voire même 2040 en raison de préoccupations politiques, économiques et sociales.

Du reste, le Sénégal et sa capitale Dakar pourraient se laisser pousser des ailes si d’aventure les JOJ 2026 sont un succès organisationnel et populaire.

Il ne faudrait pas non plus négliger le possible intérêt du Maroc qui, en 2030, accueillera une partie des matchs de la Coupe du Monde de football dans une dimension XXL jamais vue.

Quoiqu’il en soit, le développement d’une ambition africaine pourrait être facilité par la présence à la tête du CIO d’une personnalité issue du continent, sans que cela ne soit gage de succès pour autant.

Pour exemple, malgré une présence remarquée dans les arcanes olympiques au cours des trois dernières décennies et en dépit d’un double mandat présidentiel, Thomas Bach n’aura pas eu le plaisir de désigner l’Allemagne comme Hôte des Jeux et ce, alors que le pays a tenté l’aventure à maintes reprises, avec Berlin pour 2000, Leipzig pour 2012, Hambourg pour 2024, mais encore Munich pour 2018 et 2022.

Kirsty Coventry, Présidente élue du CIO ; et Thomas Bach, Président en exercice du CIO, le 20 mars 2025 à Costa Navarino, Grèce (Crédits – IOC)

Au-delà du sujet d’une candidature africaine, les dossiers ne manqueront pas sur le bureau de Kirsty Coventry qui, tout en poursuivant l’héritage de Thomas Bach, distillera peu à peu sa propre vision d’un Mouvement olympique qui, au cours des prochaines années, devra affronter des défis importants.

La féminisation du sport sera l’un des thèmes centraux des réflexions à venir, sachant que Paris 2024 a été la première édition des Jeux à mettre en œuvre la pleine parité, que LA 2028 installera de nouveaux standards en la matière, tant pour les Jeux Olympiques que pour les Jeux Paralympiques, et alors que le CIO n’a jamais compté autant de femmes en son sein.

La place des jeunes constituera aussi un marqueur essentiel de la présidence qui s’ouvre, Kirsty Coventry s’installant, du haut de ses 41 ans, comme la plus jeune leader à piloter le CIO.

Les conditions d’attribution des Jeux seront également un point d’attention important pour le CIO, notamment dans l’optique des JO 2036-2040 et en ce qui concerne les Jeux d’hiver, confrontés – outre au besoin de candidats – à la problématique propre du changement climatique.

La digitalisation du sport sera un autre élément à suivre, au moment où l’Arabie saoudite se prépare à recevoir la première édition des Jeux Olympiques de l’e-sport en 2027.

Évidemment, la question du marketing reste un défi, bien que le CIO soit aujourd’hui dans une situation financière optimale. La quête continue de nouveaux sponsors et la recherches de nouvelles opportunités devront de facto être au cœur de la future action présidentielle.

Si la nouvelle Présidente aura à n’en pas douter du pain sur la planche dès sa prise de poste, elle pourra compter sur l’appui de Thomas Bach, qui, après avoir cédé son fauteuil, deviendra Président d’honneur à vie du CIO.

Comme il l’avait d’ailleurs évoqué devant la 144e Session du CIO, peu avant l’élection de Kirsty Coventry en mars dernier :

Il est maintenant temps de mettre en place un nouveau leadership et c’est à vous de choisir ce nouveau président afin qu’il fasse briller le Mouvement olympique d’un éclat encore plus vif qu’aujourd’hui, parce que nous sommes dans le sport et que les succès d’hier ne peuvent être que les fondements des succès de demain. Je nous souhaite à tous toute la réussite possible.

Si le prochain ou la prochaine président(e) souhaite obtenir des conseils ou un soutien, il peut m’appeler, même en plein milieu de la nuit. J’en serai heureux. Mais je ne garantis pas de répondre à cette heure-là. Vous savez que j’apprécie mes huit heures de sommeil et également de dormir le matin, mais je serai prêt à tout moment si l’on souhaite solliciter mon point de vue.

Si ce n’est pas le cas, je n’imposerai pas mon opinion. Je prends ce vote de votre part comme un honneur, mais il y a des choses plus importantes dans la vie que les honneurs. L’amitié en fait partie. Je vous remercie infiniment.


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