Après les nominations successives du Président et du Directeur Général, le Comité d’Organisation des Jeux d’hiver (COJO) des Alpes françaises 2030 s’attelle désormais à assurer le recrutement de ses futurs salariés, au-delà des seuls responsables de départements stratégiques.

La mise en orbite fut chaotique.
Entre ingérence politique et calendrier serré, l’installation effective du COJO des Alpes françaises 2030 a pris un certain temps, tournant au psychodrame lorsque Martin Fourcade fut écarté d’une présidence qui lui était pourtant destinée avant qu’Edgar Grospiron ne prenne le relais pour faire partir l’instance sur les bons rails.
Depuis le début du printemps, les acteurs engagés dans le dossier des JO 2030 s’activent dès lors pour, sinon rattraper le temps perdu, tout du moins essayer de ne pas en perdre davantage alors que l’échéance de l’événement approche, précédée par la tenue, dans moins d’un an, des Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026.
Un rendez-vous d’ores et déjà coché en tête d’agenda du Président du COJO, la manifestation transalpine ayant vocation à être une source d’inspiration majeure pour affiner le projet des Alpes françaises.
D’ici-là, la structuration de l’instance organisatrice des Jeux va se poursuivre, avec une montée en puissance au fil des ans jusqu’à la livraison effective de l’événement planétaire.
A ce sujet – et au-delà des seuls postes directionnels indispensables au bon fonctionnement du COJO sous la houlette de Cyril Linette, Directeur Général des Alpes françaises 2030 – l’instance a récemment mis en ligne une nouvelle plateforme de recrutement.
Ainsi qu’elle l’expose pour attirer les candidatures et susciter l’intérêt des futurs salariés :
Préparer les prochains Jeux d’hiver en France, c’est bien plus qu’un job.
C’est prendre part à une aventure unique, porteuse de sens, de défis et de passion. C’est contribuer à l’organisation d’un événement mondial au cœur des Alpes françaises, avec l’ambition d’en faire un modèle d’innovation, de sobriété et d’héritage pour les générations futures.
Rejoindre le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030, c’est intégrer une équipe engagée, humaine et déterminée à faire vivre la magie des Jeux, à l’échelle locale comme internationale.

Si la plateforme fait état d’offres d’emploi – avec une actualisation qui promet d’être régulière – il est également possible de déposer une candidature spontanée.
Au plus fort des préparatifs, jusqu’à 2 000 personnes devraient être employées au sein du COJO, dont le siège a été acté près du Groupama Stadium lyonnais en Région Auvergne-Rhône-Alpes et qui, pour l’heure, reste encore au seuil d’une start-up avec une poignée de personnes à la manœuvre.
Quoiqu’il en soit, 2025 s’inscrit résolument comme une année capitale pour les organisateurs des JO 2030.
Comme l’a en ce sens exposé Edgar Grospiron lors d’une intervention reprise par « Le Dauphiné Libéré » en marge d’un rendez-vous organisé par les acteurs de l’Outdoor Sports Valley (OSV) au Château de Thorens à Fillière (Haute-Savoie), jeudi 05 juin 2025 :
Nous sommes en train de travailler sur notre organisation. Nous sommes très contents des candidatures que nous recevons, elles sont de très haut niveau, avec de très belles expériences. Nous sommes même surpris par le nombre car il y en a beaucoup.
2025 est l’année où on pose vraiment les bases de notre structure.
On n’est pas encore rentré dans l’opérationnel, ce n’est pas encore le moment. Il faut qu’on ait une gouvernance solide et transparente. On doit mettre en place des Comités d’audit, d’éthique, de rémunération. On doit construire notre budget, ligne à ligne. Celui-ci a été fait dans la phase de candidature sur certaines hypothèses. Maintenant, on doit vraiment rentrer dans le dur, sur la réalité des coûts, comme les infrastructures temporaires, les sites et les transports.
On sera dans l’opérationnel un peu avant les JO de Milan-Cortina.
Eu égard au succès organisationnel des Jeux de Paris 2024 – qui ont été largement salués par les diverses composantes du Mouvement olympique – nombre d’anciens salariés du COJO parisien devraient à nouveau être de la partie pour l’aventure des Alpes françaises 2030.
A l’image de Fabrice Lacroix – Directeur Administratif et Financier de Paris 2024, qui rejoindra prochainement le futur Comité d’audit de l’instance alpine – la venue d’ex-employés de Paris 2024 assurera une certaine continuité au moment où les dirigeants vantent l’héritage et le désir de faire perdurer la magie des Jeux dans l’Hexagone.
Elle facilitera aussi à n’en pas douter l’enclenchement progressif des multiples chantiers du COJO dans un laps de temps de moins de cinq ans.
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