Tokyo 2020 : Lancement officiel des travaux du futur Stade Olympique

Un an presque jour pour jour après avoir sélectionné le projet de l’architecte Kengo Kuma, les autorités nippones ont procédé cette semaine au coup d’envoi officiel des travaux d’édification du futur Stade Olympique des Jeux d’été de Tokyo 2020.

Les travaux – qui devraient s’achever d’ici novembre 2019 – marquent la fin d’un feuilleton à rebondissements.

(Crédits – Kengo Kuma / Japan Sport Council)

(Crédits – Kengo Kuma / Japan Sport Council)

Au cours des dernières années, le choix initial portant sur un projet développé par l’architecte – aujourd’hui disparue – Zaha Hadid, avait soulevé la controverse. Sur son esthétisme tout d’abord, sur son coût ensuite.

Il faut dire qu’au regard des contraintes locales – en particulier un manque de main d’œuvre – l’architecte irako-britannique avait reconnu la complexité du projet mais avait néanmoins tenu à recadrer ses détracteurs. La pression des architectes nippons et l’inflation des coûts avaient cependant eu raison du projet mal aimé.

A la suite de ce fiasco – et alors que le chantier de démolition de l’ancien Stade National avait été achevé quelques mois auparavant -, les autorités avaient alors convenu de relancer un appel d’offres avant de ne retenir qu’une short-list de deux candidats.

Entre temps, le Gouvernement Métropolitain de Tokyo et l’État avaient convenu d’un accord pour assurer le financement du nouveau Stade National du Japon.

Pour cela, une enveloppe globale de 158,1 milliards de yens (1,28 milliard d’euros) avait été annoncé au début du mois de décembre 2015.

(Crédits – Kengo Kuma / Japan Sport Council)

(Crédits – Kengo Kuma / Japan Sport Council)

A présent, les équipes de Kengo Kuma vont pouvoir entrer en action afin de bâtir une installation de 80 000 places où le bois et les matériaux recyclés auront une part importante sur l’ensemble de l’édifice d’une hauteur de 49 mètres.

Outre les Cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux, la future enceinte abritera les compétitions d’athlétisme.

Si le projet final est loin de ressembler à celui de Zaha Hadid, il est aussi bien éloigner du projet imaginé dans le cadre de la candidature de Tokyo à l’organisation des Jeux d’été de 2016.

Visuel du projet de Stade Olympique de Tokyo 2016 (Crédits - Dossier de candidature de Tokyo 2016)

Visuel du projet de Stade Olympique de Tokyo 2016 (Crédits – Dossier de candidature de Tokyo 2016)

Pour cette échéance, la capitale nippone avait en effet proposé l’aménagement d’un stade de 100 000 places – dont 20 000 temporaires -, offrant une perspective exceptionnelle sur la baie de Tokyo et ses environs.

Cet ambitieux projet pour les Cérémonies, l’athlétisme mais aussi le football, avait été chiffré par le Comité de Candidature, à quelques 862 millions de dollars en 2008.

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Rio 2016 à l’heure du bilan, sous l’œil attentif des Villes Candidates aux JO 2024

En cette fin d’année 2016, le Comité International Olympique (CIO) planche tout à la fois sur les éditions à venir des Jeux, mais également sur le bilan de la dernière Olympiade.

Jusqu’au 30 novembre, l’institution – présente à Tokyo (Japon) – va ainsi réaliser un débriefing des JO d’été de Rio.

Vue de la baie de Rio de Janeiro (Crédits - Cidade Olimpica)

Vue de la baie de Rio de Janeiro (Crédits – Cidade Olimpica)

En 2009, au moment d’élire la Ville Hôte des Jeux de 2016, le CIO avait fait un pari ; celui de s’ouvrir au monde et de se diriger vers l’Amérique du Sud, pour la première fois de son histoire.

Si la ferveur populaire était alors de mise, il n’en fut pas autant quelques années plus tard, avec successivement l’organisation chaotique de la Coupe du Monde de football 2014, les préparatifs des Jeux et les manifestations à répétition contre la dégradation des conditions de vie et la corruption de la classe politique brésilienne.

Le contexte d’organisation a d’ailleurs été mouvementé, avec le départ forcé de la Présidente Dilma Rousseff, l’accueil mitigé des Cariocas au Président par intérim, Michel Temer – notamment lors de la Cérémonie d’ouverture des Jeux – ainsi qu’avec les grèves et les retards sur les différents chantiers.

L’inflation des coûts a également conduit à revoir à la baisse les ambitions des organisateurs, que ce soit sur le plan environnemental – avec la dépollution partielle de la Baie de Rio – ou sur le plan du recrutement et de la formation des bénévoles.

Les révélations de dopage en Russie ont aussi perturbé les dernières semaines avant l’ouverture des Jeux et ce, avec l’incertitude ayant entouré la participation des sportifs russes. La suspension temporaire du laboratoire antidopage de Rio n’a pas non plus arrangé une situation des plus tendues…

In fine, les Jeux Olympiques se sont déroulés avec des difficultés notables sur le plan des transports, quelques accros dans le domaine de la sécurité, un intérêt relatif de la population pour l’événement dans son ensemble, mais un engouement réel pour des disciplines-phares : football bien sûr avec la victoire de l’équipe nationale, volleyball, handball, basketball et gymnastique.

Les images du Stade Joao Havelange en partie déserté peuvent quant à elles expliquer l’absence de l’athlétisme dans les compétitions les plus suivies.

(Crédits - Rio 2016)

(Crédits – Rio 2016)

A l’heure du bilan, nul doute que les Jeux de Rio 2016 serviront de curseur aux membres du CIO dans l’optique d’attribuer les Jeux d’été de 2024. Il n’est pas anodin d’ailleurs de souligner que les trois Villes Candidates – Los Angeles, Budapest et Paris – sont actuellement représentées à Tokyo.

Deux sessions sont en effet ouvertes aux Villes Candidates.

Ce fut le cas ce lundi matin à Tokyo. Ce sera également le cas mercredi 30 novembre au moment de la plénière de clôture.

Entre-temps, les discussions de couloirs devraient permettre aux unes et aux autres de prendre le pouls de la maison olympique, une maison dont une partie de l’avenir se décidera à l’aune de l’Agenda 2020, des préparatifs de Tokyo 2020 – ainsi que de Pékin 2022 également présent au Japon – et de l’attribution des Jeux de 2024.

Il en était récemment question dans une tribune pour le site « Around The Rings ».

Face aux deux favorites, la candidature de Budapest 2024 entend en tout cas se démarquer une nouvelle fois en portant le message qu’elle a délivré devant l’Assemblée Générale des Comités Nationaux Olympiques (ANOC) mi-novembre à Doha (Qatar).

« Budapest 2024 profite de chaque occasion pour apprendre et coopérer avec les experts olympiques dans la construction d’une offre en capacité de démontrer que Budapest est la bonne ville au bon moment pour accueillir les Jeux Olympiques de 2024.

Pour incarner une vraie alternative aussi » a précisé Balázs Fürjes, Président du Comité de Candidature.

(Crédits - Tokyo 2020)

(Crédits – Tokyo 2020)

Le débriefing olympique devrait en outre permettre d’éclaircir une situation complexe autour des préparatifs de Tokyo 2020. Un temps envisagé, le grand bouleversement dans la planification pourrait finalement ne pas avoir lieu.

La suite de la semaine et des travaux du CIO au Japon apporteront quoiqu’il en soit des éléments.

Ces derniers serviront dès lors – comme Rio 2016 – d’indéniables curseurs en vue de la Session de Lima 2017 au cours de laquelle sera élue la Ville Organisatrice des JO 2024.

JO 2024 : Los Angeles vante le concept de son Village des Athlètes

Le Comité de Candidature de Los Angeles 2024 a récemment profité de la rentrée estudiantine pour promouvoir son concept de Village des Athlètes.

Ayant renoncé il y a quelques mois à l’idée de construire un Village sur une parcelle excentrée, LA 2024 a en effet préféré miser sur les bâtiments existants de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) et de l’Université de Californie du Sud (USC).

Visuel du Village Olympique initialement proposé par la candidature de Los Angeles (Crédits - LA 2024)

Visuel du Village Olympique initialement proposé par la candidature de Los Angeles (Crédits – LA 2024)

Dans le premier volet de son dossier de candidature, LA 2024 précisait d’ailleurs :

« Au moment des Jeux, tous les athlètes olympiques et paralympiques de LA 2024 résideront à l’Université de Californie à Los Angeles, à l’intérieur du pôle du littoral. Le Village de LA 2024 leur procurera une expérience ‘personnalisée’ des Jeux.

Tirant parti des installations à la pointe du progrès que possède déjà UCLA, le Village Olympique de LA 2024 proposera des logements modernes et totalement accessibles, de vastes installations sportives pour l’entraînement et la récupération, des installations médicales hors pair, de magnifiques centres de réception et d’accueil et tout un menu de possibilités excellentes de se restaurer dans des coins paisibles et sûrs du splendide campus d’UCLA.

Pour veiller à donner des conditions pratiques aux athlètes et leur permettre de réserver leur énergie aux seules compétitions, près de 90% des sites sportifs se trouveront à un maximum d’une demi-heure du Village ».

Visuel du campus de l'Université de Californie du Sud (Crédits - LA 2024)

Visuel du campus de l’Université de Californie du Sud (Crédits – LA 2024)

Ces deux infrastructures – qui accueillent aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers d’étudiants – ont ainsi été sélectionnées pour héberger les délégations de sportifs, de même que les journalistes du monde entier.

Ce choix, synonyme d’économies non-négligeables (plus de 1 milliard de dollars) et qui n’est pas sans rappeler ceux de Los Angeles 1984 et d’Atlanta 1996, diffère toutefois de ceux qui furent proposés par les deux dernières candidatures américaines, à savoir celle de New York 2012 et celle de Chicago 2016.

Visuel de l'aménagement des bâtiments du Village Olympique de New York (Crédits - NY 2012)

Visuel de l’aménagement des bâtiments du Village Olympique de New York (Crédits – NY 2012)

Dans le premier cas, les autorités olympiques américaines et les porteurs de la candidature de « Big Apple », avaient planifié l’aménagement du Village des Athlètes le long de l’East River, dans le Queens, face au bâtiment des Nations Unies.

Bordé d’eau et implanté à 3 kilomètres de Times Square, le Village devait proposer quelques 4 400 appartements modernes, écoresponsables et spacieux d’une superficie individuelle moyenne de 28 m², disposés sur un site vaste de 25 hectares.

Les sportifs présents dans la ville emblématique de la côte Est des États-Unis, auraient été au centre du X olympique, autrement dit, dans un rayon de 10 kilomètres par rapports aux trois complexes sportifs principaux.

Après les Jeux, le Village des Athlètes aurait été transformé en résidences immobilières avec des locations ou des ventes d’appartements. Un destin bien éloigné de la physionomie du site de l’époque qui abritait alors des usines à l’abandon et des quais portuaires désaffectés.

Visuel du Village Olympique de New York (Crédits - NY 2012)

Visuel du Village Olympique de New York (Crédits – NY 2012)

Outre les appartements destinés aux athlètes lors des JO, le Village de New York 2012 aurait également mis à disposition des délégations, un restaurant principal de 5 000 places, de même qu’un centre de loisirs – avec piste d’athlétisme, piscine découverte, cours de tennis, gymnases, etc… -, des cybercafés, des salles de massage, une discothèque, un cinéma ou encore un théâtre.

Un système de transports propre et silencieux aurait aussi été installé au sein du Village et ce, afin de permettre aux milliers d’athlètes de se déplacer à leur convenance, 24h sur 24.

Au total, les travaux d’édification des immeubles et du parc arboré entourant le Village, auraient nécessité un investissement de 1,652 milliard de dollars, soit 1,475 milliard d’euros. Sur cette somme, une très grande partie (1,591 milliard de dollars, 1,420 milliard d’euros) aurait été supporté par des investisseurs privés.

Visuel du Village des Athlètes de Chicago (Crédits - Chicago 2016)

Visuel du Village des Athlètes de Chicago (Crédits – Chicago 2016)

Dans le deuxième cas, concernant la construction du Village des Athlètes de Chicago 2016, les porteurs de la candidature avaient envisagé un cadre majestueux et surtout un confort de haute tenue, avec 90% des sportifs à moins de 15 minutes de leurs sites de compétitions.

Le site choisi abritait à l’époque de la candidature un hôpital « sous-utilisé et désuet » pour reprendre les termes du projet. Ledit projet prévoyait ainsi l’édification d’un nouveau quartier sur un terrain de quelques 52 hectares, au Sud de McCormick Place et entre Martin Luther King Drive (Ouest) et la Lac Michigan (Est).

Chicago 2016 avait prévu l’aménagement de 21 bâtiments pour accueillir les délégations et les milliers de sportifs, avec bien entendu diverses commodités, un restaurant de 5 000 places et une vaste promenade aménagée jusqu’aux rives du lac.

Toutefois, l’éloignement de certains sites avait conduit les officiels à envisager l’intégration de Villages annexes : résidences universitaires de l’Université d’Aurora (Illinois) pour les tireurs ; et résidences universitaires de l’Université de Wisconsin à Madison, pour les compétiteurs de cyclisme sur route et de VTT.

Visuel de la Promenade au cœur du Village de Chicago (Crédits - Chicago 2016)

Visuel de la Promenade au cœur du Village de Chicago (Crédits – Chicago 2016)

Après les JO, les appartements auraient été reconvertis en logements, avec une répartition favorisant notamment les personnes âgées et les étudiants.

Au total, le Village Olympique et Paralympique de Chicago aurait nécessité une enveloppe budgétaire de 1,089 milliard de dollars (972,2 millions d’euros), dont 976,6 millions (872 millions d’euros) à la charge de promoteurs privés.

Outre cet investissement, la mobilisation de Villages annexes aurait engendré une participation financière de 9,4 millions de dollars (8,39 millions d’euros) pour des aménagements temporaires et de mise à niveau.

Tokyo 2020 : Les médaillés nippons célébrés par 800 000 personnes

Malgré des difficultés persistantes dans la préparation logistique des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2020, la ville de Tokyo a célébré ce vendredi les sportifs nippons qui ont porté les couleurs du Japon lors des Jeux de Rio 2016.

(Crédits - Tokyo 2020)

(Crédits – Tokyo 2020)

Installés dans des bus à impériale, les 87 médaillés olympiques et paralympiques ont ainsi été acclamés par une foule importante – pas moins de 800 000 personnes – massée entre le quartier de Ginza et le quartier de Nihonbashi.

Cette démonstration de force et surtout de popularité a bien sûr été l’occasion pour le Comité d’Organisation de Tokyo 2020 de pavoiser les bus aux couleurs des prochains Jeux d’été.

Une manière de faire le lien entre le succès des sportifs nippons à Rio de Janeiro (Brésil) cet été et l’accueil de l’événement mondial dans moins de quatre ans.

Déjà lors des JO 2016, les organisateurs de la prochaine Olympiade avaient souhaité mobiliser la population au travers de live sites dans plusieurs lieux symboliques de la capitale. Au Brésil, Tokyo 2020 s’était aussi offert une visibilité non-négligeable en investissant la Cité des Arts de la ville Carioca.

(Crédits - Tokyo 2020)

(Crédits – Tokyo 2020)

Quelques semaines après les Jeux d’hiver de Sotchi 2014, une manifestation populaire avait déjà eu lieu pour célébrer le sport nippon. La star du patinage artistique, Yzuru Hanyu avait alors défilé devant plus de 90 000 personnes.

JO 2024 : Forte implication des Villes Candidates aux Jeux Paralympiques de Rio 2016

Alors que Rio de Janeiro (Brésil) s’apprête à ouvrir les Jeux Paralympiques, ce mercredi soir, les délégations des Villes Candidates sont déjà en ordre de bataille afin d’assurer une visibilité certaine lors de l’événement (07 au 18 septembre 2016).

Si Rome demeure en course, au moins jusqu’à la fin du mois, la candidature italienne ne devrait pas pour autant être particulièrement active lors des Jeux et ce, à l’inverse de Los Angeles et de Paris – et sans doute de Budapest – qui entendent bien surfer sur la dynamique offerte il y a quelques semaines à l’occasion des Jeux Olympiques.

(Crédits - Rio 2016)

(Crédits – Rio 2016)

De fait, la candidature américaine sera composée de 16 personnalités, dont le Président Casey Wasserman, le Directeur Général, Gene Sykes, ou encore la vice-Présidente et douze fois médaillée paralympique, Candace Cable.

Anita DeFrantz, Conseillère Principale en charge de l’héritage et membre du Comité International Olympique (CIO) sera également de la partie.

D’autres personnalités de la candidature arriveront progressivement à Rio, dont Larry Probst et Scott Blackmun, respectivement Président et Directeur Général du Comité Olympique des États-Unis (USOC).

Les autorités locales seront elles-aussi représentées au Brésil.

En l’absence du Maire de Los Angeles, Eric Garcetti, Steve Simon, Directeur Exécutif de la Ville en charge des questions relatives au handicap, fera le déplacement. Il sera accompagné par Clayton Frech, Président Directeur Général de « Angel City Sports » et organisateur du plus grand événement consacré aux sports adaptés sur la côte Ouest des États-Unis.

Pour Candace Cable, « avec environ 4 350 athlètes participants en provenance de plus de 176 pays, les Jeux Paralympiques de Rio 2016 sont historiques et LA 2024 ne pouvait être plus heureux d’observer et de participer à cet événement.

Nous allons faire appel à toute l’expérience des membres de la Commission Consultative des Athlètes de LA 2024 – qui comprend 5 athlètes paralympiques des Jeux de Rio – pour continuer à affiner notre projet ».

Du côté de Paris, la délégation qui épaulera les 126 sportifs paralympiques français, sera composée de plusieurs responsables de la candidature, mais aussi de personnalités politiques de premier plan.

Cette mobilisation exceptionnelle aura bien sûr pour objectif de rappeler l’unité autour de la candidature tricolore, mais aussi de démontrer l’importance que souhaite accorder Paris et ses partenaires aux Jeux Paralympiques de 2024.

Pour cela, Emmanuelle Assmann, Présidente du Comité Paralympique Français (CPSF) sera accompagnée de Denis Masseglia, Président du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), ainsi que de Guy Drut, membre du CIO.

Étienne Thobois, Directeur Général de Paris 2024, et Jean-Philippe Gatien, Directeur des Sports de la candidature française feront eux-aussi le voyage jusqu’à Rio, de même que Lambis Konstantinidis, Responsable de l’Intégration paralympique au sein de Paris 2024, et Marie-Amélie Le Fur, athlète paralympique et coprésidente du Comité des Athlètes formé en décembre 2015.

Pour la partie politique, Anne Hidalgo sera à nouveau présente au Brésil. Comme elle l’avait fait à l’occasion des Jeux Olympiques, la Maire de Paris devrait ainsi rester plusieurs jours dans la Cité Carioca pour soutenir la délégation des sportifs et pour apporter son appui à la cause olympique et paralympique de Paris 2024.

La Région Île-de-France, également très présente lors des Jeux Olympiques, sera pour sa part représentée par Pierre-Yves Bournazel, Délégué spécial en charge de la candidature auprès de la Présidente Valérie Pécresse.

Enfin, Thierry Braillard, Secrétaire d’État aux Sports – que « Sport & Société » avait interviewé en amont de l’ouverture des JO, le 05 août dernier – sera à Rio, tout comme sa collègue du Gouvernement, Ségolène Neuville, Secrétaire d’État chargée des Personnes Handicapées et de la Lutte contre l’Exclusion.

Comme l’a précisé Anne Hidalgo avant son départ, « Paris 2024 conçoit les Jeux Olympiques et Paralympiques comme un seul projet qui permet notamment d’encourager la pratique du sport à Paris, en France et dans toute la société.

Les Jeux Paralympiques peuvent agir comme un catalyseur de progrès en œuvrant au changement des regards, en créant des opportunités nouvelles et en permettant à la jeunesse d’exprimer tous ses talents dans le domaine du sport et au-delà.

Après le succès des Jeux Olympiques, je suis ravie de revenir à Rio pour célébrer l’esprit des Jeux, soutenir l’équipe de France et échanger avec la Famille Paralympique ».

Tokyo 2020 lance le compte à rebours à quatre ans des Jeux Paralympiques

Dans quatre ans presque jour pour jour, Tokyo (Japon) accueillera les Jeux Paralympiques.

Du 25 août au 06 septembre 2020, la capitale nippone hébergera en effet pas moins de 4 500 athlètes paralympiques qui seront en lice dans 22 sports.

Pour marquer le compte à rebours, le Comité d’Organisation des Jeux de 2020 a organisé, jeudi dernier, deux événements. Le premier s’est déroulé en présence d’une centaine de jeunes dans le gymnase de l’école Keyaki no Mori de la ville de Fuchu, tandis que le second s’est tenu sur la place de l’Hôtel de Ville de Tokyo.

(Crédits - Tokyo 2020)

(Crédits – Tokyo 2020)

Rassemblés au cœur d’un gymnase, 94 enfants ont participé à une démonstration de volley-ball assis en présence de l’équipe nationale féminine qui participera aux Jeux de Rio 2016.

Devant l’Hôtel de Ville, 150 jeunes se sont ensuite mobilisés pour concevoir au sol l’emblème des Jeux Olympiques puis celui des Jeux Paralympiques de Tokyo 2020.

L’occasion de montrer la parfaite harmonie de ces deux emblèmes composés du même nombre de rectangles bleus. L’occasion de montrer que les organisateurs veulent placer sur un même pied d’égalité, les Jeux Olympiques et les Jeux Paralympiques.

Tokyo 2020 aura en tous cas l’occasion de présenter son concept lors des Jeux de Rio 2016 qui se dérouleront du 07 au 18 septembre 2016.

Comme lors des Jeux Paralympiques, les organisateurs nippons seront installés au sein de la Cité des Arts de Rio de Janeiro.

Ils pourront alors présenter des éléments de la culture nippone, ainsi qu’une maquette du futur Stade des Cérémonies d’ouverture et de clôture.

(Crédits - Cidade Olimpica)

(Crédits – Cidade Olimpica)

Pour Hiroshi Sato, vice-Directeur Général de Tokyo 2020, « la diversité et l’intégration sont au cœur de notre vision pour les Jeux de 2020 et nous allons faire en sorte que ces valeurs en soient aussi l’héritage ».

(Crédits - Cidade Olimpica)

(Crédits – Cidade Olimpica)

Avant cela, le Comité d’Organisation de Tokyo 2020 a annoncé cette semaine la signature d’un nouveau partenariat dans le cadre du Programme des Sponsors pour les Jeux Paralympiques de 2020.

Déjà Partenaire Olympique, l’entreprise Panasonic est ainsi devenue Partenaire Paralympique Or et s’est vu attribuer la catégorie « Équipements audiovisuels, appareils électroménagers, vélos électriques, produits de soins (salles de bain, tables de toilette, ou encore les ascenseurs de maison pour personnes âgées et personnes en situation de handicap) ».

Avec cette nouvelle signature, le Programme des Sponsors Paralympiques atteint le nombre de 44. Un chiffre qui s’explique par la signature conjointe de plusieurs Sponsors Olympiques de Tokyo 2020.

Au cours des prochaines semaines, la dynamique – tant du côté olympique que paralympique – ne devrait pas faiblir, bien au contraire.

Rio 2016 : Les autorités font un premier bilan et dressent les perspectives pour 2020

Les sportifs de la délégation française des Jeux de Rio 2016 sont arrivés – en nombre – ce matin à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, accueillis par les journalistes bien sûr, mais aussi par plus centaines de supporteurs.

Dès 18h00, une réception sera organisée en l’honneur des sportifs au Palais de l’Élysée où le Président de la République, François Hollande, devrait adresser un message de félicitations, comme il l’a fait dimanche soir lors de la clôture des JO 2016.

Avant cet événement, le Ministère des Sports a dressé un premier bilan de cette Olympiade, tout en faisant une mise en perspective.

Teddy Riner, porte-drapeau de la délégation française, et une partie des sportifs tricolores ce matin (Crédits - Paris 2024)

Teddy Riner, porte-drapeau de la délégation française, et une partie des sportifs tricolores ce matin (Crédits – Paris 2024)

« Avec 42 médailles (10 en or, 18 en argent et 14 en bronze), son meilleur total dans l’histoire des Jeux Olympiques d’après-guerre, la France a terminé à la 7ème place au classement des nations, comme à Londres quatre ans plus tôt.

Elle a conforté ainsi sa position dans le top 10 des nations olympiques, position qu’elle n’a pas quittée depuis les Jeux de Séoul en 1988″ rappellent tout d’abord Patrick Kanner, Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, et Thierry Braillard, Secrétaire d’État aux Sports.

Effectivement, la France revient du Brésil avec un total exceptionnel de médailles. Le chiffre de Pékin (41 médailles) qui faisait référence jusqu’à présent est désormais dépassé.

Historiquement, le record absolu demeure celui des Jeux de Paris 1900 où la délégation tricolore avait raflé 101 breloques dont 26 en or. Le contexte n’était pas le même, l’étendu des sports et disciplines non plus.

A l’inverse, l’édition ayant rapporté le moins de médailles à la France est celle de 1960. Les Français étaient revenus de Rome avec seulement 5 médailles, mais aucune en or.

Si la moisson 2016 est une excellente nouvelle pour le sport français, elle l’est d’autant plus au regard du nombre de disciplines médaillées. Sur les 27 pour lesquelles la France avait envoyé des représentants, 15 reviennent de Rio avec des médailles.

Évidemment, ce constat est une source de satisfaction pour le Ministère. Récemment interviewé par « Sport & Société », Thierry Braillard avait déjà vanté les politiques publiques instaurées depuis 2012, notamment au travers du Pacte de Performance et de la loi du 27 novembre 2017 relatives au statut des sportifs.

Visuel du futur Centre Olympique de Gymnastique des JO 2020 (Crédits - Tokyo 2020)

Visuel du futur Centre Olympique de Gymnastique des JO 2020 (Crédits – Tokyo 2020)

Pour les autorités, les Jeux de Rio 2016 constituent en tous cas le point de départ des Jeux de Tokyo 2020, avec la poursuite des efforts réalisés jusqu’à présent.

« Un nécessaire travail d’analyse et de réflexion sera entrepris ces prochaines semaines avec l’ensemble des acteurs du mouvement sportif, afin de tirer les leçons des réussites comme des échecs.

Améliorer le classement de la France lors des grandes échéances internationales de référence reste l’objectif majeur, tout en promouvant à travers le comportement des sportifs des valeurs de fraternité et de solidarité.

Le développement du sport féminin est également une priorité.

Des ‘États Généraux du sport de haut niveau’ réuniront toutes les composantes du sport français dès le mois d’octobre 2016 afin de progresser sur ces objectifs » a ainsi énoncé le Ministère.

Rio 2016 : Le Tribunal Arbitral du Sport confirme la suspension du Comité Paralympique de Russie

Le 07 août dernier, le Comité International Paralympique (IPC) avait décidé – au regard des conclusions du Rapport McLaren – de suspendre le Comité Paralympique de Russie. Cette décision avait également eu pour conséquence d’interdire aux sportifs russes de participer aux Jeux Paralympiques de Rio qui se dérouleront du 07 au 18 septembre 2016.

Sans surprise, le Comité Paralympique de Russie avait fait appel auprès du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) afin de contester la décision de l’IPC et permettre ainsi la participation de ses athlètes.

Russie - Paralympiques

In fine, après avoir auditionné les parties prenantes au dossier, le 22 août, le TAS a confirmé la décision de l’IPC.

L’institution avait estimé que le Comité Paralympique de Russie était dans l’incapacité d’assurer le respect des règlementations internationales, à commencer par le Code Mondial Antidopage et le Code Antidopage de l’IPC.

« La Formation du TAS en charge de l’affaire a constaté que l’IPC n’avait violé aucune règle de procédure dans le cadre du processus disciplinaire ayant conduit à la suspension du Comité Paralympique de Russie.

La décision de suspension a été effectuée conformément aux règles de l’IPC et est proportionnée aux circonstances.

La Formation du TAS a également noté que le Comité Paralympique de Russie n’a pas déposé de preuve contredisant les faits sur lesquels la décision de l’IPC s’est basée » énonce notamment l’institution dans un communiqué.

Tokyo 2020 prépare l’arrivée du drapeau olympique au Japon

La Cérémonie de clôture des Jeux de Rio 2016 a été l’occasion de célébrer la culture et l’histoire du Brésil et de la cité Carioca. Elle a également été l’occasion d’un passage de témoin entre Eduardo Paes, Maire de Rio, et Yuriko Koike, nouvellement élue Gouverneure de Tokyo.

(Crédits - Getty Images / CIO)

Eduardo Paes, Maire de Rio de Janeiro ; Thomas Bach, Président du CIO ; et Yuriko Koike, Gouverneure de Tokyo (Crédits – Getty Images / CIO)

Au cours d’un spectacle d’une dizaine de minutes, plusieurs milliers de figurants ont illustré la culture nippone ainsi que le dynamisme du pays et sa renommée technologique.

Dans un clip vidéo, Tokyo 2020 a d’ailleurs mis en avant ces différents éléments en ayant comme guest-star, le Premier Ministre en personne.

Sous les traits de Super Mario, héros de jeux vidéos mondialement connu, Shinzo Abe a ainsi fait une entrée spectaculaire au centre du Maracana parsemé pour l’occasion des couleurs du Japon, le blanc et le rouge.

Shinzo Abe, Premier Ministre du Japon (Crédits - Getty Images / CIO)

Shinzo Abe, Premier Ministre du Japon (Crédits – Getty Images / CIO)

L’expérience brésilienne devrait venir renforcer les fondements du projet de Tokyo 2020 qui entend allier héritage des JO 1964 et modernité.

« De la Cérémonie d’ouverture à la Cérémonie de clôture, cette magnifique célébration du sport nous a véritablement inspirés et nous a rendus encore plus enthousiastes à l’idée d’organiser les Jeux à Tokyo.

Nous allons continuer notre travail de préparations pour faire des Jeux de Tokyo 2020, les plus spectaculaires, les plus sûrs et les plus innovants jamais vus » a d’ailleurs affirmé Toshiro Muto, Directeur Général du Comité d’Organisation.

Le Comité d’Organisation de Tokyo 2020 a en tous cas profité de la quinzaine olympique pour participer au Programme des Observateurs mis en place par le Comité International Olympique (CIO).

Comme cela avait été annoncé dès l’ouverture des Jeux de Rio, Tokyo 2020 a cherché de l’inspiration et des conseils auprès des organisateurs des JO 2016 ainsi que des représentants du CIO.

Ces derniers ont d’ailleurs pu se rendre à la Japan House installée dans l’enceinte de la Cité des Arts de Rio de Janeiro.

Durant les Jeux Olympiques, cet espace de convivialité a accueilli plus de 67 200 visiteurs qui ont pu découvrir une maquette du Stade Olympique imaginé par l’architecte Kengo Kuma. Ils ont aussi pu découvrir certains aspects de la culture nippone, notamment avec les poupées traditionnelles hina, ou encore des éléments visuels pour présenter concrètement le projet.

(Crédits - Getty Images / CIO)

(Crédits – Getty Images / CIO)

Après les festivités brésiliennes, le drapeau olympique arrivera en grande pompe au Japon, mercredi 24 août, le Comité d’Organisation des Jeux et le Gouvernement Métropolitain de Tokyo ayant planifié une cérémonie d’accueil.

Cette dernière se déroulera dans l’aéroport international de Tokyo Haneda et marquera véritablement le compte à rebours avant l’ouverture des JO 2020.

Le 24 juillet dernier, l’aéroport de Tokyo Haneda avait déjà organisé une cérémonie liée aux Jeux. C’était alors pour célébrer les quatre ans avant le début des compétitions au Japon.

Rio 2016 au deuxième rang des Jeux les plus suivis aux États-Unis

La Cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Rio 2016 avait laissé un goût amer pour le diffuseur américain NBC Universal.

En ayant déboursé pas moins de 4,38 milliards de dollars pour la retransmission des JO entre 2014 et 2020, puis 7,65 milliards de dollars sur la période 2020-2032, le groupe télévisuel s’attendait sans nul doute à obtenir une audience supérieure à celle enregistrée le 05 août dernier.

Ce soir-là, 27,26 millions de téléspectateurs avaient ainsi suivi l’ouverture du premier événement mondial, soit une baisse sensible – et historique – par rapport à la précédente édition (Londres 2012) qui avait attiré 40,65 millions de personnes.

(Crédits - NBC Universal)

(Crédits – NBC Universal)

Avec le début des compétitions, les différents canaux de diffusion de NBC Universal ont réussi à maintenir un haut niveau d’attention de la part des téléspectateurs américains. Il faut dire que les finales majeures – notamment en natation avec le retour de Michael Phelps – avaient toutes été programmées en fonction des attentes du groupe américain.

Dès lors, sur les 15 jours olympiques, et selon une information publiée par le site Variety, avec une moyenne de 27,5 millions de téléspectateurs pour chaque session, les Jeux de Rio 2016 ont constitué la deuxième meilleure audience des JO – hors Jeux organisés aux États-Unis – derrière ceux de Londres 2012.

Ces derniers avaient en effet rassemblé une moyenne de 30,3 millions de téléspectateurs, contre 27,2 millions pour Pékin, quatre ans plus tôt.

L’événement le plus suivi Outre-Atlantique fut la soirée du 09 août avec les exploits de Michael Phelps et Katie Ledecky dans le bassin du Centre Aquatique, et ceux de Simone Biles et de l’équipe américaine dans l’aréna de gymnastique (36,1 millions de téléspectateurs).