JO 2024 : Los Angeles vante le concept de son Village des Athlètes

Le Comité de Candidature de Los Angeles 2024 a récemment profité de la rentrée estudiantine pour promouvoir son concept de Village des Athlètes.

Ayant renoncé il y a quelques mois à l’idée de construire un Village sur une parcelle excentrée, LA 2024 a en effet préféré miser sur les bâtiments existants de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) et de l’Université de Californie du Sud (USC).

Visuel du Village Olympique initialement proposé par la candidature de Los Angeles (Crédits - LA 2024)

Visuel du Village Olympique initialement proposé par la candidature de Los Angeles (Crédits – LA 2024)

Dans le premier volet de son dossier de candidature, LA 2024 précisait d’ailleurs :

« Au moment des Jeux, tous les athlètes olympiques et paralympiques de LA 2024 résideront à l’Université de Californie à Los Angeles, à l’intérieur du pôle du littoral. Le Village de LA 2024 leur procurera une expérience ‘personnalisée’ des Jeux.

Tirant parti des installations à la pointe du progrès que possède déjà UCLA, le Village Olympique de LA 2024 proposera des logements modernes et totalement accessibles, de vastes installations sportives pour l’entraînement et la récupération, des installations médicales hors pair, de magnifiques centres de réception et d’accueil et tout un menu de possibilités excellentes de se restaurer dans des coins paisibles et sûrs du splendide campus d’UCLA.

Pour veiller à donner des conditions pratiques aux athlètes et leur permettre de réserver leur énergie aux seules compétitions, près de 90% des sites sportifs se trouveront à un maximum d’une demi-heure du Village ».

Visuel du campus de l'Université de Californie du Sud (Crédits - LA 2024)

Visuel du campus de l’Université de Californie du Sud (Crédits – LA 2024)

Ces deux infrastructures – qui accueillent aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers d’étudiants – ont ainsi été sélectionnées pour héberger les délégations de sportifs, de même que les journalistes du monde entier.

Ce choix, synonyme d’économies non-négligeables (plus de 1 milliard de dollars) et qui n’est pas sans rappeler ceux de Los Angeles 1984 et d’Atlanta 1996, diffère toutefois de ceux qui furent proposés par les deux dernières candidatures américaines, à savoir celle de New York 2012 et celle de Chicago 2016.

Visuel de l'aménagement des bâtiments du Village Olympique de New York (Crédits - NY 2012)

Visuel de l’aménagement des bâtiments du Village Olympique de New York (Crédits – NY 2012)

Dans le premier cas, les autorités olympiques américaines et les porteurs de la candidature de « Big Apple », avaient planifié l’aménagement du Village des Athlètes le long de l’East River, dans le Queens, face au bâtiment des Nations Unies.

Bordé d’eau et implanté à 3 kilomètres de Times Square, le Village devait proposer quelques 4 400 appartements modernes, écoresponsables et spacieux d’une superficie individuelle moyenne de 28 m², disposés sur un site vaste de 25 hectares.

Les sportifs présents dans la ville emblématique de la côte Est des États-Unis, auraient été au centre du X olympique, autrement dit, dans un rayon de 10 kilomètres par rapports aux trois complexes sportifs principaux.

Après les Jeux, le Village des Athlètes aurait été transformé en résidences immobilières avec des locations ou des ventes d’appartements. Un destin bien éloigné de la physionomie du site de l’époque qui abritait alors des usines à l’abandon et des quais portuaires désaffectés.

Visuel du Village Olympique de New York (Crédits - NY 2012)

Visuel du Village Olympique de New York (Crédits – NY 2012)

Outre les appartements destinés aux athlètes lors des JO, le Village de New York 2012 aurait également mis à disposition des délégations, un restaurant principal de 5 000 places, de même qu’un centre de loisirs – avec piste d’athlétisme, piscine découverte, cours de tennis, gymnases, etc… -, des cybercafés, des salles de massage, une discothèque, un cinéma ou encore un théâtre.

Un système de transports propre et silencieux aurait aussi été installé au sein du Village et ce, afin de permettre aux milliers d’athlètes de se déplacer à leur convenance, 24h sur 24.

Au total, les travaux d’édification des immeubles et du parc arboré entourant le Village, auraient nécessité un investissement de 1,652 milliard de dollars, soit 1,475 milliard d’euros. Sur cette somme, une très grande partie (1,591 milliard de dollars, 1,420 milliard d’euros) aurait été supporté par des investisseurs privés.

Visuel du Village des Athlètes de Chicago (Crédits - Chicago 2016)

Visuel du Village des Athlètes de Chicago (Crédits – Chicago 2016)

Dans le deuxième cas, concernant la construction du Village des Athlètes de Chicago 2016, les porteurs de la candidature avaient envisagé un cadre majestueux et surtout un confort de haute tenue, avec 90% des sportifs à moins de 15 minutes de leurs sites de compétitions.

Le site choisi abritait à l’époque de la candidature un hôpital « sous-utilisé et désuet » pour reprendre les termes du projet. Ledit projet prévoyait ainsi l’édification d’un nouveau quartier sur un terrain de quelques 52 hectares, au Sud de McCormick Place et entre Martin Luther King Drive (Ouest) et la Lac Michigan (Est).

Chicago 2016 avait prévu l’aménagement de 21 bâtiments pour accueillir les délégations et les milliers de sportifs, avec bien entendu diverses commodités, un restaurant de 5 000 places et une vaste promenade aménagée jusqu’aux rives du lac.

Toutefois, l’éloignement de certains sites avait conduit les officiels à envisager l’intégration de Villages annexes : résidences universitaires de l’Université d’Aurora (Illinois) pour les tireurs ; et résidences universitaires de l’Université de Wisconsin à Madison, pour les compétiteurs de cyclisme sur route et de VTT.

Visuel de la Promenade au cœur du Village de Chicago (Crédits - Chicago 2016)

Visuel de la Promenade au cœur du Village de Chicago (Crédits – Chicago 2016)

Après les JO, les appartements auraient été reconvertis en logements, avec une répartition favorisant notamment les personnes âgées et les étudiants.

Au total, le Village Olympique et Paralympique de Chicago aurait nécessité une enveloppe budgétaire de 1,089 milliard de dollars (972,2 millions d’euros), dont 976,6 millions (872 millions d’euros) à la charge de promoteurs privés.

Outre cet investissement, la mobilisation de Villages annexes aurait engendré une participation financière de 9,4 millions de dollars (8,39 millions d’euros) pour des aménagements temporaires et de mise à niveau.

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JO 2024 : Budapest veut apprendre de l’organisation des Jeux de Londres 2012

A l’instar des Jeux de Barcelone 1992, l’Olympiade de Londres 2012 est devenue un modèle de durabilité et de reconversion des sites pour les Villes Candidates.

Dès lors, il n’est pas étonnant de constater que les prétendantes à l’organisation des JO d’été 2024 cherchent à s’inspirer du concept britannique pour présenter un projet durable et disposant d’un fort potentiel sur le plan de l’héritage.

La candidature de Paris 2024 s’était ouvertement placée dans la lignée de l’organisation londonienne, rappelant à plusieurs reprises depuis février 2015, l’impact que les Jeux ont eu sur le territoire de la capitale britannique.

Aujourd’hui, Budapest 2024 souhaite à son tour s’inspirer de Londres 2012 pour affiner et consolider son projet.

(Crédits - Budapest 2024)

(Crédits – Budapest 2024)

La semaine dernière, la Commission de Durabilité de Budapest 2024 s’est ainsi rendue à Londres afin de travailler sur la stratégie mise en place dès 2005 par les organisateurs des JO 2012. L’équipe hongroise a notamment visité les installations du Queen Elizabeth Olympic Park, de même que les logements hérités du Village des Athlètes.

Les membres de la Commission se sont également entretenus avec des architectes et des ingénieurs du Building Research Establishment et du Royal Institute of British Architects.

« Nous veillons à ce que le développement durable soit placé au centre de l’héritage que propose Budapest 2024.

Notre candidature offre une occasion unique d’accélérer le cheminement vers un avenir plus durable pour Budapest, les villes associées en Hongrie et l’ensemble du pays » a affirmé Pál Baross, Président de la Commission de Durabilité.

Cette dernière, conduite par Pál Baross, qui est aussi Président du Hungary Green Building Council, était aussi composée de Noah Steinberg, Président de RICS Hungary et Directeur Général du promoteur immobilier WING ; Gábor Szűcs, Conseiller du Président de la République de Hongrie en charge des questions de durabilité ; Gábor Bartus, Secrétaire du Conseil National pour le Développement durable ; András Lukács, Président du groupe Clean Air Action ; István Salgó, Directeur Général de la banque ING Hungary et Président du Conseil des entreprises hongroises pour le développement durable ; et enfin de Marta Szigeti Bonifert, Directrice Exécutive du Centre Régional de l’Environnement.

« Londres 2012 est une feuille de route idéale dans le domaine du développement durable, avec par exemple sa politique zéro déchet, l’utilisation de matériaux recyclés, la réduction des émissions de carbone, etc…

En s’inspirant et en appliquant les réussites de nos prédécesseurs, nous pouvons améliorer nos propres stratégies » a par ailleurs déclaré Pál Baross après avoir découvert une maquette du Parc Olympique de Londres.

Au travers de ce déplacement dans la capitale britannique, la délégation hongroise démontre l’attachement qu’elle accorde à la problématique de durabilité, un élément-clé de la réforme Agenda 2020 du Mouvement Olympique.

Cet attachement se remarque d’ailleurs avec l’installation de la Commission de Durabilité depuis juin 2016.

Les autres Villes Candidates ont elles-aussi instauré une telle Commission, qui porte une forte empreinte environnementale, notamment Paris sous l’égide de la Présidente du WWF France.

Rio 2016 au deuxième rang des Jeux les plus suivis aux États-Unis

La Cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Rio 2016 avait laissé un goût amer pour le diffuseur américain NBC Universal.

En ayant déboursé pas moins de 4,38 milliards de dollars pour la retransmission des JO entre 2014 et 2020, puis 7,65 milliards de dollars sur la période 2020-2032, le groupe télévisuel s’attendait sans nul doute à obtenir une audience supérieure à celle enregistrée le 05 août dernier.

Ce soir-là, 27,26 millions de téléspectateurs avaient ainsi suivi l’ouverture du premier événement mondial, soit une baisse sensible – et historique – par rapport à la précédente édition (Londres 2012) qui avait attiré 40,65 millions de personnes.

(Crédits - NBC Universal)

(Crédits – NBC Universal)

Avec le début des compétitions, les différents canaux de diffusion de NBC Universal ont réussi à maintenir un haut niveau d’attention de la part des téléspectateurs américains. Il faut dire que les finales majeures – notamment en natation avec le retour de Michael Phelps – avaient toutes été programmées en fonction des attentes du groupe américain.

Dès lors, sur les 15 jours olympiques, et selon une information publiée par le site Variety, avec une moyenne de 27,5 millions de téléspectateurs pour chaque session, les Jeux de Rio 2016 ont constitué la deuxième meilleure audience des JO – hors Jeux organisés aux États-Unis – derrière ceux de Londres 2012.

Ces derniers avaient en effet rassemblé une moyenne de 30,3 millions de téléspectateurs, contre 27,2 millions pour Pékin, quatre ans plus tôt.

L’événement le plus suivi Outre-Atlantique fut la soirée du 09 août avec les exploits de Michael Phelps et Katie Ledecky dans le bassin du Centre Aquatique, et ceux de Simone Biles et de l’équipe américaine dans l’aréna de gymnastique (36,1 millions de téléspectateurs).

Londres 2012 : Quatre ans après les Jeux, la transformation urbaine se poursuit

Au moment où le rideau s’apprête à se baisser sur l’édition olympique de Rio 2016, le Queen Elizabeth Olympic Park de Londres (Royaume-Uni) continue son incroyable transformation, quatre ans après la clôture des JO 2012.

Si le Stade Olympique et le Centre Aquatique ont illustré quelques unes des mutations majeures du Parc Olympique, l’implantation de nouveaux équipements au cours des prochaines années devrait permettre de consolider la place de l’East End renouvelé dans le paysage londonien.

De droite à gauche, le futur musée V&A ; le théâtre Sadler's Wells (au centre) ; et les bâtiments d'enseignements et de résidences du London College of Fashion (Crédits - Forbes Massie / Allies and Morrison / O’Donnell + Tuomey / Arquitecturia)

De droite à gauche, le futur musée V&A ; le théâtre Sadler’s Wells (au centre) ; les bâtiments d’enseignements du London College of Fashion et les deux tours résidentielles (Crédits – Forbes Massie / Allies and Morrison / O’Donnell + Tuomey / Arquitecturia)

Proche du Centre Aquatique – conçu par l’architecte Zaha Hadid – et du canal qui traverse le Parc, le secteur de Stratford Waterfront va ainsi connaître une seconde jeunesse placée sous le signe de la culture et de l’éducation, avec l’aménagement d’un musée qui mettra en avant le numérique, d’un campus pour 6 500 étudiants ou encore la construction d’un théâtre de 550 places.

(Crédits - Forbes Massie / Allies and Morrison / O’Donnell + Tuomey / Arquitecturia)

(Crédits – Forbes Massie / Allies and Morrison / O’Donnell + Tuomey / Arquitecturia)

Sur 18 000 m², le futur « Victoria and Albert Museum » sera séparé du Centre Aquatique, uniquement par la vaste esplanade et les connexions piétonnières pour traverser le canal.

Juste à côté du musée, le théâtre « Sadler’s Wells » occupera 7 000 m² et proposera, outre plusieurs centaines de places, des espaces consacrés à l’apprentissage de la danse, notamment hip-hop. Une école chorégraphique devrait aussi prendre place au sein du futur équipement.

La prestigieuse université « London College of Fashion » (UAL) disposera quant à elle de nouveaux bâtiments modernes, connectés et ouverts sur le Parc Olympique. D’une superficie de 32 000 m², il s’agira ni plus ni moins que de la plus grande extension de l’université depuis sa création en 1826.

(Crédits - Forbes Massie / Allies and Morrison / O’Donnell + Tuomey / Arquitecturia)

(Crédits – Forbes Massie / Allies and Morrison / O’Donnell + Tuomey / Arquitecturia)

Des bâtiments résidentiels devraient venir compléter ce vaste aménagement urbain et paysager.

L’aspect environnemental et durable n’a en effet pas été négligé dans la conception des plans du futur secteur. Des espaces verts viendront agrémenter les abords des immeubles et les dernières technologies en matière énergétique seront utilisées.

L’ambition des gestionnaires du Parc Olympique est en tous cas élevée : 3 000 emplois, 1,5 million de visiteurs annuels et 2,8 milliards de livres sterling (3,23 milliards d’euros) de retombées économiques sont en effet attendus.

(Crédits - Forbes Massie / Allies and Morrison / O’Donnell + Tuomey / Arquitecturia)

Le Centre Aquatique de Londres 2012, au centre à droite, est la pièce maitresse du secteur en cours d’aménagement (Crédits – Forbes Massie / Allies and Morrison / O’Donnell + Tuomey / Arquitecturia)

Ce projet – qui devrait commencer à être mis en œuvre à la fin de l’année 2016 – intervient quelques mois après l’ouverture au public du toboggan de l’ArcelorMittal Orbit.

Proposant une expérience unique aux visiteurs – moyennant un prix d’accès non-négligeable – il symbolise aujourd’hui, quatre ans après les JO 2012, la reconversion d’un site olympique, d’abord dédié aux sports et qui a su se diversifier en alliant culture et éducation.

Des logements mais aussi des bureaux devraient progressivement s’implanter autour des équipements existants et à venir, la transformation du Queen Elizabeth Olympic Park s’échelonnant dans le temps et devant aboutir à l’horizon 2030.

Dopage : Nouvelle disqualification pour une athlète russe

L’athlétisme russe, absent des Jeux de Rio 2016 suite à la décision de la Fédération Internationale d’Athlétisme (IAAF), est depuis plusieurs jours sanctionné par le Comité International Olympique (CIO).

Ce dernier a en effet prononcé une série de disqualifications à l’encontre d’athlètes ayant participé aux Jeux de Pékin 2008 et de Londres 2012. C’est d’ailleurs cette échéance olympique qui est aujourd’hui concernée par la nouvelle sanction de la Commission disciplinaire du CIO.

(Crédits - CIO / Chris Furlong)

(Crédits – CIO / Chris Furlong)

Evgeniia Kolodko avait obtenu la médaille d’argent dans l’épreuve du lancer du poids en 2012. La réanalyse de ses échantillons a toutefois révélé la présence de substances prohibées.

De fait, la Commission disciplinaire – composée de Denis Oswald, Gunilla Lindberg et Ugur Erdener – a prononcé ce soir la disqualification de l’athlète et a ordonné en conséquence la restitution de la médaille d’argent.

Celle-ci sera réattribuée à Gong Lijiao qui avait décroché la médaille de bronze.

Une autre chinoise grimpera sur le podium olympique. Profitant de la disqualification de l’athlète russe, Li Ling prendra ainsi la troisième place du concours du lancer du poids.

Dopage : Le CIO prononce la disqualification de quatre athlètes des Jeux 2008 et 2012

Le 22 juillet dernier, les conclusions d’une nouvelle série d’examens d’échantillons des Jeux de Pékin 2008 et de Londres 2012 avaient démontré des résultats anormaux pour 45 sportifs.

Aujourd’hui, le Comité International Olympique (CIO) a prononcé – par le biais de la Commission disciplinaire – de premières sanctions à l’encontre de quatre athlètes dont les résultats se sont révélés positifs à des substances prohibées par la réglementation internationale en vigueur.

(Crédits - CIO / Chris Furlong)

Vue du Stade Olympique des Jeux Olympiques de Londres 2012 (Crédits – CIO / Chris Furlong)

Deux des athlètes concernés avaient participé aux Jeux de Pékin 2008 en haltérophilie, tandis que les deux autres étaient inscrits aux Jeux de Londres 2012 en athlétisme (lancer du marteau et lancer du javelot).

Pour les trois premiers – Nurcan Taylan (Turquie), Hripsime Khurshudyan (Arménie) et Pavel Kryvitski (Bélarus) – les sanctions font état d’une disqualification et le CIO demande aux Fédérations Internationales de modifier en conséquence les résultats sur les épreuves.

Pour Oleksandr P’yatnytsya (Ukraine), les sanctions infligées par l’institution olympique sont identiques mais elles vont aussi plus loin, compte tenu du classement obtenu par l’athlète aux JO de Londres 2012.

Arrivé en deuxième position du lancer du javelot, l’Ukrainien est donc disqualifié et se voit par ailleurs retirer la médaille d’argent, le diplôme et l’insigne de médaillé obtenus il y a quatre ans.

La Fédération Internationale d’Athlétisme (IAAF) devra en conséquence veiller à la modification des résultats de l’épreuve. Le Comité Olympique Ukrainien devra pour sa part faire en sorte que les documents et la médaille d’argent soient retournés auprès du CIO dans les délais les plus brefs.

Outre la décision du CIO – qui intervient quelques jours après la suspension de la Russie par le Comité International Paralympique (IPC) -, les Fédérations Internationales pourront à leur tour prononcer des sanctions à l’encontre des quatre athlètes incriminés.

Mais ces mesures ne devraient pas calmer les critiques à l’égard du CIO qui avait récemment refusé d’écarter la délégation russe des Jeux de Rio 2016, préférant confier cette délicate et épineuse problématique, aux Fédérations Internationales concernées.

Une refonte du modèle antidopage apparaît une nouvelle fois plus que nécessaire, avec une politique de tolérance zéro et des moyens financiers et matériels importants. L’Agence Mondiale Antidopage (AMA) doit en tous cas piloter cette démarche dès le début de l’année 2017.

Une année qui s’annonce d’ores et déjà mouvementée au sein du Mouvement Olympique.

Rio 2016 : La Cérémonie d’ouverture enregistre une audience historiquement basse aux États-Unis

Ce vendredi soir, Rio de Janeiro (Brésil) s’est enflammée au rythme de la Cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’été 2016.

Près de 80 000 personnes étaient rassemblées dans le Stade Maracanã – dont 45 Chefs d’État et de Gouvernement – ainsi que plusieurs centaines de millions de téléspectateurs à travers le monde.

(Crédits - Rio 2016 / Getty Images / Richard Heathcote)

(Crédits – Rio 2016 / Getty Images / Richard Heathcote)

En France, pas moins de 1,64 million de téléspectateurs (26% de part d’audience) ont suivi en direct l’émission spéciale de France 2 et la diffusion de la Cérémonie entre 23h00 et 03h00 du matin ce samedi.

Ce chiffre – plus qu’important au regard de l’horaire tardive de retransmission – est logiquement en retrait par rapport à la Cérémonie d’ouverture des Jeux de Londres 2012.

Il y a quatre ans, ce sont ainsi 8,7 millions de téléspectateurs (56%) qui s’étaient donnés rendez-vous sur TF1 pour assister à l’événement. Mais à l’époque, le début de la Cérémonie avait permis une diffusion française en prime time.

(Crédits - Rio 2016 / Getty Images / Lars Baron)

(Crédits – Rio 2016 / Getty Images / Lars Baron)

De l’autre côté de l’Atlantique, l’audience de la Cérémonie d’ouverture des JO 2016 a également été scrutée avec attention, en particulier par l’institut Nielsen.

Les chiffres ont été présentés aujourd’hui et démontrent un très fort recul par rapport à la précédente Olympiade avec pourtant des conditions horaires favorables.

Ainsi, avec « seulement » 27,26 millions de téléspectateurs, l’ouverture des Jeux de Rio 2016 constitue la plus faible audience pour un tel événement depuis la Cérémonie des Jeux de Barcelone 1992.

A titre de comparaison, l’événement londonien de 2012 avait rassemblé 40,65 millions de personnes aux États-Unis.

Quatre ans auparavant, 34,9 millions d’Américains avaient assisté à la démonstration de force de la Chine et de Pékin. En 2004, ils étaient près de 25,4 millions pour Athènes – mais avec une part d’audience supérieure à celle de Rio -, tandis que l’édition 2000 à Sydney avait mobilisé environ 27,3 millions de téléspectateurs.

Il y a vingt ans, l’édition du Centenaire – organisée sur le sol américain, à Atlanta – avait constitué un record à l’époque, avec une audience de près de 39,8 millions de téléspectateurs.

A l’inverse, l’ouverture des Jeux de Barcelone 1992 n’avait attiré l’attention que de 21,6 millions de personnes aux États-Unis.

Ces chiffres, et ce recul qui pourrait se confirmer aussi du côté des compétitions et ce alors même que les Américains influencent la programmation des épreuves, constituent en tous cas un sérieux revers pour NBC qui avait décroché le « contrat du siècle » en mai 2014.

Il y a un peu plus de deux ans, le groupe audiovisuel américain s’était alors engagé sur un contrat relatif à la diffusion des Jeux Olympiques jusqu’en 2032.

Cette couverture exceptionnelle de l’événement planétaire avait été actée par le Comité International Olympique (CIO) après la signature d’un chèque au montant vertigineux : 7,65 milliards de dollars (5,497 milliards d’euros à l’époque).

La piste d’athlétisme des Jeux de Londres 2012 est en vente à la découpe

A l’instar de l’installation d’un toboggan sur l’ArcelorMittal Orbit, la nouvelle initiative de la société de gestion de l’héritage du Queen Elizabeth Olympic Park est pour le moins originale.

Elle permettra sans doute de financer une partie des travaux d’entretien : la piste d’athlétisme des Jeux Olympiques de Londres 2012 a été démontée, découpée et est actuellement vendue en plusieurs lots et à plusieurs tarifs.

En effet, compte tenu du réaménagement opéré dans l’Olympic Stadium, un nouveau revêtement a été installé dans l’enceinte londonienne au printemps 2016.

(Crédits - London 2012 Track)

(Crédits – London 2012 Track)

Dès lors, les gestionnaires du Parc Olympique ont décidé de proposer à la vente des morceaux de la piste sur laquelle Usain Bolt a réalisé le second triplé olympique de sa carrière.

Sur un site spécialement dédié à la vente, trois produits distincts sont présentés* :

  • Un fragment de la piste de petite taille pour 60 livres (environ 71 euros),
  • Un fragment de la piste dans un écrin cartonné pour 99 livres (environ 117 euros),
  • Un fragment de la piste dans un écrin personnalisé pour 120 livres (environ 142 euros).
(Crédits - London 2012 Track)

(Crédits – London 2012 Track)

Comme chaque objet de collection digne de ce nom, une édition limitée a également été imaginée. Celle-ci se compose d’un fragment de la piste (52,5 cm par 32,5 cm) et est proposée au prix de 399 livres (environ 471 euros).

Ce prix, qui peut paraître excessif, s’explique par la rareté du produit.

Ainsi, seuls 500 exemplaires ont été confectionnés. Au 1er août 2016, 285 unités restaient disponibles à l’achat.

*A noter qu’il convient d’ajouter un minimum de 20 livres (environ 24 euros) pour les frais de port.

Rio 2016 : Une Cérémonie d’ouverture qui promet d’être haute en couleurs

Le 05 août prochain, plus de 3 milliards de téléspectateurs devraient être au rendez-vous de la Cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Rio 2016.

Diffusé dès 23h00 en France*, l’événement mobilisera pas moins de 12 000 figurants, sans compter 1 000 bénévoles et assistants pour la production d’un show qui sera réalisé par l’entreprise italienne « Filmmaster Events » en coopération avec la société brésilienne « SRCOM ».

Si ces deux entreprises sont inconnues du grand public, elles disposent toutefois d’une expérience particulièrement riche dans le domaine des grandes productions.

Ainsi, « Filmmaster Events » a mis en scène les Cérémonies d’ouverture et de clôture de l’UEFA EURO 2012 et 2016 qui ont respectivement eu lieu en Pologne, en Ukraine, et en France.

La société a par ailleurs assuré la production des Cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux d’hiver de Turin 2006, de même que le final des Cérémonies de clôture des Jeux d’hiver de Salt Lake City 2002 et des Jeux d’été de Londres 2012 avec les spectacles relatifs à la transmission des drapeaux entre les Villes Organisatrices.

A noter également que « Filmmaster Events » a récemment été sollicitée par le Comité Olympique Italien (CONI) pour créer et mettre en scène la cérémonie de présentation du projet de Rome 2024. L’événement s’était déroulé le 17 février dernier.

Du côté de « SRCOM », l’expérience est là encore au rendez-vous, avec par exemple la réalisation des festivités du 450ème anniversaire de Rio, celle des spectacles de fin d’année sur la plage de Copacabana depuis 2012, ou encore des Cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux Militaires Mondiaux organisés en 2011 à Rio de Janeiro.

L’entreprise a aussi assuré le déroulement des Journées Mondiales de la Jeunesse 2013 avec la venue et le discours du Pape François à Rio devant plus de 2 millions de fidèles.

Dans le domaine olympique, « SRCOM » est à l’origine du design de la Maison du Brésil installée pour les Jeux d’été de Pékin 2008 puis de Londres 2012.

C’est également cette société qui avait réalisé la scénographie de l’espace de la candidature de Rio 2016 lors de la 121ème Session du Comité International Olympique (CIO), Session qui avait abouti à l’élection de la Ville Hôte des JO 2016.

(Crédits - Rio 2016 / André Luiz Mello)

(Crédits – Rio 2016 / André Luiz Mello)

Du côté de la Direction artistique des Cérémonies, les organisateurs ont choisi de faire confiance au réalisateur Fernando Meirelles.

Âgé de 60 ans, ce dernier a notamment co-réalisé le film « La Cité de Dieu », nommé dans la catégorie Meilleur film étranger au BAFTA et aux Golden Globes 2003. Le film avait en outre reçu quatre nominations aux Oscars 2004 dans les catégories Meilleur réalisateur, Meilleur scénario adapté, Meilleur montage et Meilleur photographie.

Cette année, Fernando Meirelles aura donc la lourde tâche d’assurer le bon déroulement des Cérémonies avec la succession de dizaines de tableaux qui devraient mettre en exergue la culture et l’histoire du Brésil. Le réalisateur brésilien sera épaulé par Daniela Thomas et Andrucha Waddington.

En 2012, les Cérémonies des Jeux de Londres avaient été conçues par un autre grand nom du cinéma, à savoir Danny Boyle.

(Crédits - Brasil 2016)

(Crédits – Brasil 2016)

Pour Rio 2016, les moyens mobilisés seront considérables afin de créer un spectacle magistral. Néanmoins, le budget d’organisation devrait être moins onéreux que pour celui de Londres 2012.

Les répétitions ont débuté en mai dernier après plusieurs mois de castings. Au total, ce sont plus de 1 500 heures qui seront nécessaires avant de proposer le meilleur spectacle possible le jour-J.

Pour donner un ordre d’idée de l’immensité de la tâche, notons que le spectacle de la Cérémonie d’ouverture générera la mise en place de 14 kilomètres de câbles dans et autour du Stade Maracanã, sans oublier la pose de 2 000 lumières et 76 tonnes d’échafaudages pour assurer la succession des tableaux et le stockage des décors.

Pas moins de 3 tonnes de feux d’artifice seront par ailleurs utilisés pour embraser le ciel de la cité Carioca. Si le chiffre peut paraître important, il demeure néanmoins plus faible que celui relatif aux festivités du passage à la nouvelle année organisées le 31 décembre dernier.

* Contrairement à 2012 où la Cérémonie d’ouverture avait été diffusée sur TF1, celle de Rio sera à suivre sur France 2.

Dopage : Une nouvelle série de réanalyses d’échantillons démontre des résultats anormaux pour 45 athlètes des Jeux de Pékin et de Londres

En mai dernier, une première série de réanalyses d’échantillons des Jeux de Pékin 2008 et Londres 2012 avaient montré des résultats anormaux pour 53 échantillons.

Après ces examens minutieux ayant porté sur un total de 454 échantillons pour Pékin 2008 et 265 échantillons pour Londres 2012, le Comité International Olympique (CIO) avait ordonné de nouvelles analyses sur d’autres échantillons de ces deux Olympiades.

Vue intérieure du Stade de Pékin lors des JO 2008 (Crédits - IAAF / Getty Images)

Vue intérieure du Stade de Pékin lors des JO 2008 (Crédits – IAAF / Getty Images)

Les résultats de 524 échantillons ont été communiqués ce midi et démontre des anomalies pour quelques 45 échantillons, à savoir 30 pour Pékin 2008 et 15 pour Londres 2012. Pas moins de 8 Comités Nationaux Olympiques (CNO) sont concernés pour l’Olympiade chinoise ainsi que 4 sports, tandis que 9 CNO et 2 sports sont ciblés par les résultats londoniens.

Au total, ce sont donc 98 athlètes – dont une partie a été médaillée lors de ces Jeux – qui ont été contrôlés positifs à différentes substances prohibées par la réglementation internationale en vigueur.

Deux autres séries de réanalyses devraient intervenir pendant et après les Jeux de Rio 2016 et ce, indépendamment des tests qui seront effectués cet été par le Laboratoire antidopage de Rio.

Le CIO a en tous cas fait savoir que « les athlètes, les CNO et les Fédérations Internationales concernés sont actuellement informés, après quoi les procédures à l’encontre des athlètes pourront commencer.

Tous les athlètes, dont il est établi qu’ils ont enfreint les règles antidopage, seront exclus des compétitions des Jeux Olympiques de Rio 2016″.

Cette déclaration intervient au moment où l’institution de Lausanne (Suisse) doit statuer sur le sort de la Russie et sur la participation ou non des sportifs russes lors des Jeux de Rio. Une réunion de la Commission exécutive du CIO est ainsi programmée pour dimanche afin de rendre une décision qui devrait faire date dans l’histoire du Mouvement Olympique.

Avant ce rendez-vous, Thomas Bach a tenu à réagir avec fermeté à l’annonce des résultats des nouvelles analyses menées.

« Ces nouvelles analyses témoignent une fois encore de la volonté du CIO de lutter contre le dopage » a affirmé le Président de l’institution.