JO 2026 : La Turquie pourrait présenter une candidature

Échaudée par ses échecs passés pour obtenir l’attribution des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été, la Turquie pourrait dans les prochains mois se positionner sur une candidature à l’organisation des Jeux d’hiver.

L’échéance de 2026 serait alors privilégiée.

Les investissements actés par les autorités nationales et régionales plaident en tous cas pour retenir cette date, même si celle-ci pourrait n’être qu’un galop d’essai pour mieux obtenir 2030.

En novembre 2014 en effet, le Président de la Fédération de Ski de Turquie (FO), Erol Yanar, avait fait savoir qu’un vaste programme était en projet pour moderniser les stations hivernales turques et rendre ces dernières compétitives sur la scène internationale face à la tradition européenne et à l’émergence de la puissance chinoise.

Tremplins de saut à ski de Paladöken, près de la ville d’Erzurum (Crédits – NtvSpor.net)

Doté de 48,5 milliards d’euros, cet ambitieux programme doit s’échelonner jusqu’en 2026, soit la date potentielle d’accueil des Jeux d’hiver par la Turquie.

Parmi les chantiers envisagés à l’époque, 18,5 milliards d’euros doivent être injectés dans la construction de 5 000 hôtels dans les zones montagneuses du pays, et 20 milliards doivent aller en direction des infrastructures des stations et du matériel adéquat pour garantir l’entretien des sites, l’accueil des skieurs et l’organisation d’événements.

La promotion des sports d’hiver – sur un modèle sans doute similaire à celui que la Chine entend déployer d’ici les JO d’hiver de Pékin 2022 – doit également voir le jour. Pour atteindre cet objectif, ce programme devrait être doté de plusieurs milliards d’euros.

Bien sûr, d’autres investissements massifs seraient nécessaires pour rendre réalisable l’accueil des Jeux, notamment dans les infrastructures de transports. Là encore, le modèle chinois pourrait servir de base de réflexion aux autorités de la Turquie.

Localisation des trois villes pressenties pour incarner une éventuelle candidature : Erzincan, Erzurum et Sarıkamış (Crédits – Capture d’écran / Sport & Société)

Dans l’immédiat, les discussions semblent porter sur une candidature de la ville d’Erzurum, dans la région d’Anatolie Orientale, à l’Est du pays. Erzurum serait épaulée par les localités d’Erzincan et de Sarıkamış.

Cette stratégie a été défendue la semaine dernière par Milletvekili Ilıcalı dans la presse régionale.

L’élu de l’AKP – le parti du Président Recep Tayyip Erdogan – défend ce choix qui se justifie notamment par la présence d’installations sportives près d’Erzurum, en particulier des tremplins de saut à ski qui pourraient être intégrer au dispositif olympique d’une prochaine candidature.

Même si elle accueille la Turkey Alpine Skiing First League, la région devra acquérir une solide expérience pour convaincre le Comité International Olympique (CIO). Toutefois, ce dernier pourrait être tenté par une nouvelle approche géographique et un nouveau défi dans le cas où l’Europe renoncerait à soumettre une candidature.

Pour l’heure, la Suisse semble bien partie pour présenter le projet de Sion 2026.

L’Autriche pour sa part, fera connaître sa position dans les mois à venir concernant une potentielle candidature d’Innsbruck, tout comme la Suède avec Stockholm. Quant à l’Ukraine, si l’échéance 2026 avait été évoquée après le retrait de Lviv de la course aux JO 2022, le contexte géopolitique avec la Russie pourrait finalement écarter toute nouvelle tentative à moyen terme.

La fenêtre de tir pourrait donc être idéale pour la Turquie.

Une donnée non-négligeable devra cependant être étudiée par les autorités avant d’engager un réel projet : celle du risque sismique. Comme plusieurs provinces de Turquie, la région d’Anatolie Orientale est particulièrement sujette aux tremblements de terre.

La ville d’Erzincan est d’ailleurs située sur la faille nord-anatolienne et a connu d’importants dommages liés à l’activité sismique. En 1939, un séisme de magnitude 8,2 sur l’échelle de Richter provoqua ainsi la mort de 10 000 personnes dans la vieille-ville d’Erzincan.

Le bilan régional fut plus lourd encore, avec un total de 33 000 décès. Encore aujourd’hui, ce séisme reste l’un des plus graves que la Turquie ait connu au cours du siècle passé.

Le contexte géopolitique régional – avec le conflit en Syrie et en Irak – pourrait également avoir son importance dans l’étude d’une future candidature aux Jeux et ce, même si l’échéance 2026 paraît encore lointaine.

(Crédits – Recep Tayyip Erdogan / Page Twitter)

Quoiqu’il en soit, le dernier mot reviendra immanquablement au Président de la Turquie.

Personnalité incontournable de la vie politique du pays depuis plusieurs années, Recep Tayyip Erdogan, pourrait prendre à son compte l’ambition d’une nouvelle candidature olympique et paralympique de son pays pour assoir son autorité d’une part, et démontrer la capacité de la Turquie à être un acteur majeur sur l’échiquier international d’autre part.

Pour la candidature d’Istanbul à l’organisation des Jeux d’été de 2020, la ville et les autorités avaient apporté la garantie d’investir 19,2 milliards de dollars pour l’aménagement des sites sportifs et des diverses infrastructures.

Signe de la priorité donnée à l’événement en 2013, la Turquie avait promis au CIO la livraison des Jeux « sans retard et sans bureaucratie ».

Aujourd’hui, la Turquie est candidate à l’accueil de l’Euro 2024 de football. Mais la tentation des Jeux pourrait rapidement revenir.

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JO 2026 : Les Grisons quittent la course à l’investiture helvète

Sans réelle surprise, les citoyens du Canton des Grisons (Suisse) ont une fois encore exprimé leur refus de financer une candidature et un projet à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver.

Appelés ce dimanche à se prononcer sur l’apport d’une enveloppe budgétaire de 9 millions de francs suisses pour la phase de candidature, les citoyens ont ainsi répondu par la négative à 60%, soit un chiffre plus élevé encore que lors de la votation de mars 2013 relative à la candidature aux JO 2022.

(Crédits - Olympia Graubünden)

(Crédits – Olympia Graubünden)

Ce refus populaire entraîne par conséquent le retrait de la candidature des Grisons de la course à l’investiture de Swiss Olympic, laissant de fait le projet de Sion seul en lice.

Ce dernier a d’ailleurs rapidement publié un communiqué pour réagir à ce scrutin et donc à ce retrait.

« Avant tout, nos pensées vont à nos collègues grisons que nous côtoyons depuis une année et qui ont produit un gros travail et pour qui ce résultat constitue certainement une énorme déception.

La population grisonne s’était déjà exprimée négativement il y a seulement quatre ans et cette décision précédente a sans doute pesé lourd dans le résultat d’aujourd’hui. Il se confirme aussi qu’il est difficile de faire reposer le poids des Jeux sur un seul Canton.

Au vu de ce résultat et au cas où nous sommes désignés en qualité de candidature suisse, nous mesurons l’importance de parler à la population en toute transparence pour la convaincre du bien-fondé de proposer des Jeux à taille humaine, exploitant des infrastructures existantes et s’appuyant sur la force de quatre Cantons réunis autour de la Ville de Sion.

Nous comptons également sur l’enthousiasme contagieux des Valaisans qui ont toujours soutenu les projets olympiques pour appuyer notre démarche.

Dans l’immédiat, notre priorité reste de convaincre Swiss Olympic et la Suisse toute entière de l’intérêt d’une candidature aux Jeux Olympiques. Un projet comme le nôtre dispose de réelles chances de succès au niveau international grâce à un calendrier opportun et aux mérites du dossier » a fait savoir Jean-Philippe Rochat, Président de Sion 2026.

Les porteurs de la candidature de Sion 2026 lors de la présentation du projet, le 20 janvier 2017 (Crédits - Sion 2026)

Les porteurs de la candidature de Sion 2026 lors de la présentation du projet, le 20 janvier 2017 (Crédits – Sion 2026)

Désormais, la candidature de Sion et des territoires associés va suivre avec attention la suite du processus engagé par l’institution olympique helvète.

Cette dernière publiera un Rapport le 1er mars sur la base des informations recueillies par la taskforce, avant que le Conseil exécutif de l’institution ne s’exprime dans le cadre d’un vote formel le 07 mars. Si ledit Conseil donne une suite favorable – ce qui semble être en projet – à la candidature de Sion 2026, celle-ci devra encore être examinée pour ratification par le Parlement du Sport réunie en Assemblée extraordinaire le 11 avril.

A compter de cette date, le projet olympique et paralympique sera étudié par le Groupe de travail interdépartemental instauré par le Conseil Fédéral de la Suisse et placé sous l’égide de l’Office Fédéral du Sport.

Ce Groupe permettra ainsi à la candidature de préciser ses fondamentaux et de consolider d’éventuels aspects et ce, afin de garantir l’appui constant des autorités politiques fédérales.

JO 2026 : Une votation citoyenne qui s’annonce déjà décisive pour les Grisons

Ce dimanche 12 février, les citoyens du Canton des Grisons (Suisse) sont appelés aux urnes afin de s’exprimer sur les garanties financières que souhaitent apporter la Collectivité au budget de la candidature du territoire pour l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2026.

En effet, la législation locale impose la consultation de la population sur cette thématique financière et ce, avant la tenue d’une autre votation citoyenne relative au projet dans le cas où celui-ci serait retenu par Swiss Olympic le 07 mars prochain.

Intervenant plus tard dans le processus de la candidature, ce deuxième scrutin n’aurait évidemment de sens que si le premier aboutit à un vote favorable de la part des citoyens.

Vue intérieure de la Davos Vaillant Arena (Crédits - zVg)

Vue intérieure de la Davos Vaillant Arena (Crédits – zVg)

Concrètement, les électeurs doivent approuver le projet de financement de la candidature évaluer à 25 millions de francs suisses, dont 9 millions à la charge du Canton et de ses partenaires.

Si la consultation populaire tourne au désavantage des partisans de la candidature aux JO 2026, cette dernière n’aurait d’autre solution que de se retirer, laissant ainsi seule en course, le projet de Sion 2026.

L’expérience référendaire est en tous cas dans toutes les têtes du côté des Grisons, puisque la précédente candidature olympique du territoire – pour les Jeux d’hiver 2022 – avait connu une issue fatale avec le rejet exprimé par la population le 03 mars 2013.

A l’époque, une triple consultation s’était tenue, le projet étant alors davantage finalisé qu’aujourd’hui.

Si les villes de Davos et St-Moritz avaient voté en faveur des Jeux – à respectivement 56,2% et 61% – il n’en fut pas de même pour le Canton des Grisons qui se prononça alors à 52,66% contre la perspective d’une telle entreprise.

Logo de la candidature des Grisons 2022

Logo de la candidature des Grisons 2022

Quatre ans après cette douloureuse expérience, les autorités politiques et sportives attendent donc avec une certaine fébrilité l’issue du scrutin.

Cette fébrilité peut d’ailleurs expliquer en partie la discrétion de la candidature depuis sa conception et sa présentation devant Swiss Olympic en décembre 2016. Contrairement à sa rivale, la candidature des Grisons a en effet adopté une position en retrait, avec seulement une plateforme Internet aux contours relativement modestes.

Il faut dire que le projet des Grisons a connu quelques péripéties au cours des dernières semaines.

Ainsi, la Ville de Zurich – qui faisait partie du dispositif présenté à Swiss Olympic en qualité de Canton partenaire – a fait savoir qu’elle ne souhaitait pas prendre part au projet des Grisons, en particulier sur le plan financier. Cette position – exprimée dès le mois d’octobre 2016 – a été officialisée courant janvier 2017 par les élus locaux.

De fait, la participation envisagée de Zurich pour l’accueil des Cérémonies d’ouverture et de clôture au Stade du Letzigrund et l’apport d’équipements pour les compétitions de patinage artistique, de patinage de vitesse, de short-track et de hockey-sur-glace, mais aussi d’installations pour abriter les médias, pourrait être compromise.

Il en serait aussi de même pour l’un des Villages Olympiques prévus par les Grisons 2026 sur le territoire de Zurich.

Carte du dispositif des Grisons 2026 pour l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver (Crédits - Grisons 2026)

Carte du dispositif des Grisons 2026 pour l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver (Crédits – Grisons 2026)

Au regard de ces aléas et de l’infructueuse expérience passée, la votation citoyenne des Grisons sera suivie avec attention du côté de Sion.

A ce stade, une telle consultation populaire n’est pas obligatoire pour les Cantons de Vaud et du Valais, mais l’expression des citoyens des Grisons pourrait tout de même servir de curseur pour les prochaines étapes de la candidature.

Dès 15h00, Jean-Philippe Rochat, Président de Sion 2026, commentera d’ailleurs les tendances puis les résultats de la consultation citoyenne des Grisons.

JO 2026 : Les acteurs du tourisme helvète favorables à l’organisation des Jeux d’hiver

Par petites touches, Swiss Olympic montre un intérêt grandissant pour le dépôt d’une candidature à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2026.

Après avoir dévoilé les premiers résultats d’un sondage réalisé auprès des leaders des Fédérations Sportives du pays, le Comité Olympique helvète a présenté aujourd’hui les chiffres-clés d’une nouvelle enquête menée cette fois-ci auprès des organisations de tourisme.

(Crédits - Suisse Tourisme)

(Crédits – Suisse Tourisme)

Ce sondage intervient à un peu plus d’un mois de la sélection officielle que doit effectuer Swiss Olympic entre les projets de Sion 2026 et des Grisons 2026, le 07 mars.

« Depuis le début de ce projet, Swiss Olympic a dit que les Jeux Olympiques et Paralympiques ne devraient pas favoriser uniquement le sport suisse, mais le pays dans son entier.

L’impact sur le tourisme est central, car cette industrie est importante dans notre pays ; des milliers d’emplois en dépendent.

Un projet tel que les Jeux Olympiques doit avoir un impact positif sur la vie des gens pour avoir un sens » a affirmé Jürg Stahl, Président du Comité National Olympique.

Concrètement, sur les 200 directeurs d’organisations membres de Suisse Tourisme et ayant répondu au sondage, 90% souhaitent l’organisation des Jeux au sein de la Confédération.

Pour ce qui est des considérations directement liées à leur secteur d’activité, les sondés estiment à 69% que la tenue d’un événement comme les JO d’hiver pourrait bénéficier au développement touristique, notamment sur le segment des sports d’hiver. En outre, 82% pensent que les Jeux seraient une bonne voire une très bonne opportunité pour densifier les investissements privés sur les activités touristiques.

Comme pour le premier sondage commandé par Swiss Olympic, les sondés se montrent enthousiastes aussi en ce qui concerne les Jeux Paralympiques.

Ainsi, les sondés considèrent que ces Jeux représenteraient une bonne (23%) voire une très bonne (45%) opportunité pour permettre de répondre plus efficacement – dans les offres proposées – aux besoins des personnes à mobilité réduite.

JO 2026 : Les leaders des Fédérations Sportives helvètes massivement favorables à une candidature

Le 07 mars prochain, le Conseil exécutif de Swiss Olympic se prononcera quant à une candidature de la Suisse à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2026.

Après une visite d’inspection et d’évaluation des deux projets en lice – Sion et Les Grisons – l’institution olympique helvète décidera ainsi de la suite à donner à un processus officiellement ouvert en mars 2016.

La Suisse n’a plus accueilli les Jeux depuis 1948 et l’édition hivernale de St-Moritz (Crédits – Swiss Olympic)

La Suisse n’a plus accueilli les Jeux depuis 1948 et l’édition hivernale de St-Moritz (Crédits – Swiss Olympic)

D’ici-là, les projets respectifs seront détaillés, notamment auprès de la population, mais aussi des Fédérations Sportives. Ces dernières ont d’ailleurs été au centre d’une récente enquête sondagière* commandée par Swiss Olympic.

Les résultats démontrent un réel engouement des Fédérations pour l’éventuelle candidature aux Jeux.

Ainsi, 96% des Présidents, vice-Présidents et Secrétaires Généraux des Fédérations souhaiteraient que la Suisse organise les Jeux dans un avenir proche, et 80% estiment même que l’échéance 2026 constitue le bon créneau pour le pays.

Autre élément de satisfaction pour Swiss Olympic ; si l’institution décide de s’engager dans la course internationale, 83% des sondés ont indiqué qu’ils étaient disposés à accompagner la candidature de la Suisse dans le cadre d’une promotion en dehors des frontières.

Parmi les autres enseignements du sondage dévoilé aujourd’hui, 86% des sondés estiment que l’accueil de l’événement planétaire permettrait un regain de croissance pour le sport dans le pays. En outre, 59% des sondés voient d’un bon œil la perspective d’organiser les Jeux comme boosteur en faveur du handisport et de l’accessibilité des personnes en situation de handicap.

« Les Jeux Olympiques sont une telle source d’inspiration. Je suis heureux de constater que les leaders suisses du sport sont aussi enthousiastes que je le suis à l’idée de ramener les Jeux Olympiques en Suisse.

Il nous faut encore travailler afin de développer le projet le plus intelligent possible, mais ces résultats nous encouragent à continuer dans la direction que nous nous sommes fixés depuis le début de ce processus » a fait savoir le médaillé d’argent du Super-G des Jeux de Nagano 1998, et actuel membre de la taskforce de Swiss Olympic pour 2026, Didier Cuche.

Au-delà de cette enquête, Swiss Olympic a commandé d’autres sondages auprès d’autres publics.

Les résultats complets seront présentés dans le cadre de la session de travail du 07 mars prochain.

Si les sondages à venir vont dans le même sens que celui mené auprès des Fédérations Sportives, nul doute qu’un impact positif pourrait se faire ressentir sur l’issue du scrutin de l’institution helvète.

* Sondage mené auprès de 103 Présidents, vice-Présidents et Secrétaires Généraux de Fédérations Suisses de sports d’hiver et d’été.

JO 2026 : Pour son lancement, la candidature de Sion rassemble sportifs, politiques et entrepreneurs

La candidature de Sion 2026 a officiellement été lancée ce vendredi 20 janvier depuis la patinoire en plein air de Berne (Suisse).

Comme annoncé il y a quelques jours, une manifestation importante a été organisée dès midi devant le Palais de la Confédération Suisse, avec notamment la dégustation d’une raclette géante et des initiations aux sports de glace proposées par quelques sportifs emblématiques du pays, à l’image de Stéphane Lambiel, vice-Champion Olympique de patinage artistique aux Jeux de Turin 2006.

De gauche à droite, Stéphane Lambiel, vice-Champion Olympique de patinage artistique ; Fanny Smith, Championne du monde de SkiCross ; Didier Défago, Champion olympique de Descente ; Daniel Müller, Champion olympique de Curling ; Mike von Grünigen, Champion du Monde de Slalom Géant ; Roland Collombin, vice-champion olympique de descente ; Alec von Graffenried, Président de la Ville de Berne ; Jean-Michel Cina, Conseiller d’Etat du Valais ; Christoph Amman, Conseiller d’Etat de Berne ; Claude Stricker, Secrétaire général de Sion 2026 . Jean-Philippe Rochat, Président de Sion 2026 ; Bernard Rüeger, vice-Président de Sion 2026 ; Philippe Leuba, Conseiller d’Etat de Vaud ; Jean-Pierre Siggen, Conseiller d’Etat de Fribourg ; Christian Constantin, vice-Président de Sion 2026 ; Philippe Varone, Président de la Ville de Sion ; Marco Bührer, multiple champion suisse de Hockey sur glace ; Erich Fehr, Président de la Ville de Bienne (Crédits - Sion 2026)

De gauche à droite, Stéphane Lambiel, vice-Champion Olympique de patinage artistique ; Fanny Smith, Championne du monde de ski-cross ; Didier Défago, Champion Olympique de Descente ; Daniel Müller, Champion Olympique de curling ; Mike von Grünigen, Champion du Monde de slalom géant ; Roland Collombin, vice-Champion Olympique de Descente ; Alec von Graffenried, Président de la Ville de Berne ; Jean-Michel Cina, Conseiller d’État du Valais ; Christoph Amman, Conseiller d’État de Berne ; Claude Stricker, Secrétaire Général de Sion 2026 . Jean-Philippe Rochat, Président de Sion 2026 ; Bernard Rüeger, vice-Président de Sion 2026 ; Philippe Leuba, Conseiller d’État de Vaud ; Jean-Pierre Siggen, Conseiller d’État de Fribourg ; Christian Constantin, vice-Président de Sion 2026 ; Philippe Varone, Président de la Ville de Sion ; Marco Bührer, multiple champion suisse de Hockey sur glace ; Erich Fehr, Président de la Ville de Bienne (Crédits – Sion 2026)

Les leaders du projet ont souhaité la tenue de cette journée afin de présenter le concept de « Jeux au cœur de la Suisse » pour reprendre le slogan de la candidature, mais aussi et surtout pour démontrer le soutien institutionnel et politique avec les Cantons du Valais, de Vaud, de Fribourg et de Berne.

Les représentants de ces Cantons ont d’ailleurs réaffirmé leur volonté de concevoir symboliquement le 27ème Canton helvète, à savoir le Canton Olympique.

« Ce projet se veut être un acteur du renouveau olympique, au cœur de la montagne, au cœur de la Suisse.

C’est un projet bien-né, c’est un dispositif capable de gagner tant sur le plan national, qu’international » ont fait savoir Jean-Philippe Rochat, et Hans Stöckli, respectivement Président et vice-Président de Sion 2026.

Pour parvenir à convaincre les membres de Swiss Olympic puis – en cas de validation de la candidature par le Comité helvète – les électeurs du Comité International Olympique (CIO) à l’horizon 2019, la candidature de Sion mise sur des infrastructures existantes ou prévues dans les années à venir, notamment dans le cadre de l’accueil des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Lausanne 2020.

Dispositif proposé par Sion 2026 pour les sports de glace (Crédits - Sion 2026)

Dispositif proposé par Sion 2026 pour les sports de glace (Crédits – Sion 2026)

Ainsi, en ce qui concerne les sports de glace, le tournoi de hockey-sur-glace serait réparti sur trois enceintes installées dans trois villes : l’Arène de Berne (10 500 places), la Patinoire Fribourg-Gottéron (7 000 places après des travaux de rénovation) et la récente Tissot Arena de Bienne (5 600 places).

Le patinage artistique et le patinage de vitesse sur piste courte ou short-track prendraient place à Lausanne, au cœur de la future Patinoire des JOJ 2020 qui disposera d’une capacité de 7 640 places.

Pour le patinage de vitesse, la création d’un Anneau à Aigle est privilégiée pour deux raisons ; d’une part, la proximité du site avec le Centre Mondial du Cyclisme – et ce dans l’optique d’une reconversion post-JO – et d’autre part, la possibilité d’utiliser l’énergie produite par l’incinérateur SATOM pour permettre la conception et le maintien de la glace.

Concernant le curling, les porteurs du projet de Sion 2026 envisagent de s’appuyer sur la future Patinoire de Viège dont la construction a été actée fin novembre 2016 et qui doit permettre l’accueil de 3 500 personnes. Une option alternative a toutefois été présentée, avec la ville de Champéry.

Enfin, pour ce qui est du bobsleigh, de la luge et du skeleton, Sion 2026 est prêt à s’éloigner quelque peu afin d’intégrer à son dispositif la piste historique de St-Moritz.

(Crédits - Sion 2026)

Dispositif proposé par Sion 2026 pour les sports de neige (Crédits – Sion 2026)

Du côté des sports de neige, plusieurs sites emblématiques de la région ont été proposés, à commencer par Crans-Montana (ski alpin, snowboard) et Veysonnaz (ski alpin, ski cross, ski acrobatique).

Leysin (half-pipe / slope-style) serait aussi mobilisée, de même que Sion pour le Big Air, sport intégré au programme olympique à compter des Jeux d’hiver de PyeongChang 2018.

Des options ont par ailleurs été présentées pour le ski de fond (Ulrichen – Vallée des Conches ou Kandersteg) ainsi que pour le biathlon (Ulrichen – Vallée des Conches, Verbier / Champsec ou La Lécherette).

Kandersteg aurait pour sa part l’assurance d’organiser le saut à ski et le combiné nordique grâce aux installations inaugurées à l’été 2016 et avec une mise à niveau olympique d’ici 2026.

Enfin, Sion 2026 propose d’ores et déjà d’inclure à son concept des sports en démonstration. Ce serait le cas pour le ski alpinisme (Zermatt près du mythique Cervin ou Verbier), le freeride (Verbier) et le télémark (Thyon).

(Crédits - Sion 2026)

Sites non-sportifs prévus par la candidature (Crédits – Sion 2026)

Si des améliorations et des travaux mineurs devront être apportés sur la majeure partie des sites existants (neuf emplacements), seules deux installations sportives devront être construites spécifiquement pour les Jeux (Grand tremplin de saut à ski et Anneau de vitesse).

Parmi les cinq infrastructures qui sont en cours d’aménagement ou qui seront aménagées indépendamment des Jeux d’ici 2026, des investissements de l’ordre de 321,45 millions de francs suisses (299,76 millions d’euros) ont été actés à ce jour, dont 208 millions de francs suisses (près de 194 millions d’euros) pour la nouvelle Patinoire de Lausanne.

Bien entendu, les différentes propositions devraient être affinées à mesure que le projet avancera. Il faudra pour cela que Swiss Olympic retienne la candidature de Sion face à celle des Grisons, que les pouvoirs publics s’engagent financièrement et surtout, que la population soit favorable à l’accueil des Jeux d’hiver.

Sur ce point, l’organisation d’une consultation populaire n’est pas obligatoire contrairement au Canton des Grisons où un tel scrutin sera organisé le 12 février prochain.

Le cadre légal dans les quatre Cantons concernés par le projet de Sion 2026 permet en effet d’écarter l’éventualité d’un référendum à court terme. En revanche, une consultation n’est pas à exclure si des dépenses supplémentaires viennent à être intégrées au dispositif et que ces dernières dépassent les engagements des pouvoirs publics.

Le Comité de Candidature a en tous cas prévu différents scénarii afin de s’assurer de la sécurité juridique et administrative de son projet dont le coût organisationnel est pour l’heure évalué à 1,650 milliard de francs suisses soit 1,538 milliard d’euros.

« Le Comité de Candidature prévoit d’informer la population des Cantons concernés dès le printemps 2017 pour réunir une majorité favorable.

Si, par pure hypothèse, la population d’un Canton devait refuser une participation aux frais d’organisation des Jeux ou un investissement spécifique, le périmètre de candidature permettrait plusieurs rocades, qu’il s’agisse des sites sportifs ou des autres sites.

Le retrait hypothétique de l’un des quatre Cantons porteurs en cours de candidature ne remettrait pas en cause le projet et n’exclurait de surcroît pas l’utilisation de certaines installations sans contribution cantonale ou communale » précise le dossier de candidature de Sion 2026.

Pékin 2022 : Coopération stratégique entre la Suisse et la Chine

Les Comités Olympiques de la Suisse et de la Chine ont signé en ce début de semaine une déclaration d’intention en vue d’une coopération stratégique dans le domaine des sports d’hiver et de l’accès de ces derniers au plus grand nombre.

Signe de l’importance de cette coopération à venir, Doris Leuthard, Présidente de la Confédération helvète, et Xi Jinping, Président de la République Populaire de Chine, étaient présents pour assister les leaders des deux Comités Nationaux Olympiques, Jürg Stahl et Gou Zhongwen.

(Crédits - DFAE / Kaspar Bacher)

Gou Zhongwen et Jürg Stahl ; le Président de la République Populaire de Chine, Xi Jinping, et la Présidente de la Confédération, Doris Leuthard en arrière plan (Crédits – DFAE / Kaspar Bacher)

Le Président chinois, en visite d’État en Suisse, s’est par la suite rendu au Forum Économique Mondial (WEF) de Davos, avant de rencontrer le Président du Comité International Olympique (CIO) et réaffirmer ainsi le soutien des autorités aux préparatifs d’organisation des Jeux d’hiver de 2022.

La coopération stratégique entre la Suisse et la Chine offrira des opportunités majeures pour les deux pays, dans l’optique bien sûr des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Lausanne 2020 et des JO de Pékin 2022, avec un apport bilatéral concernant la construction de complexes sportifs et l’utilisation de sites d’entraînement, sans oublier un transfert de connaissances pour permettre le développement des sports d’hiver dans l’Empire du Milieu.

La candidature de Pékin 2022 avait en effet basé une part majeure de son argumentaire sur la volonté d’ouvrir les sports d’hiver à 300 millions de Chinois, soit un potentiel exceptionnel pour les entreprises du secteur.

Mais si la coopération s’annonce intéressante pour la Chine, elle pourrait aussi profiter à l’éventuelle candidature olympique et paralympique de la Suisse pour les Jeux d’hiver de 2026, ainsi qu’aux activités touristiques helvètes.

(Crédits - DFAE / Kaspar Bacher)

(Crédits – DFAE / Kaspar Bacher)

Avec la signature de cette coopération, la Chine confirme en tous cas son souhait de s’appuyer sur l’expertise de pays expérimentés dans l’organisation de compétitions hivernales et plus largement, dans l’accueil d’un tourisme de sports d’hiver.

Quelques mois après son élection comme Ville Hôte des Jeux d’hiver de 2022, Pékin avait ainsi été au coeur d’un accord entre l’entreprise française « Engie » et la chinoise « Beijing Enterprise ».

Dans un communiqué, « Engie » précisait d’ailleurs que les deux sociétés entendaient « mener à bien leur coopération historique basée sur la confiance, en établissant un partenariat en Chine, en effectuant des recherches et en développant conjointement une énergie verte et une gestion énergétique efficace pour les Jeux Olympiques d’hiver de 2022 organisés par Pékin et la province de Hebei ».

JO 2026 : Sion ouvre son site Internet et s’apprête à lancer sa campagne

La Suisse pourrait être candidate à l’organisation des Jeux d’hiver de 2026. Pour l’heure, les signaux sont favorables à une telle entreprise puisque la sphère politique helvète a d’ores et déjà fait part de son intérêt.

Toutefois, si le monde politique et le monde sportif semblent désireux de ramener les Jeux en Suisse, encore faut-il trouver le projet adéquat.

Après avoir lancé un processus décisionnel pour rassembler les différentes propositions, Swiss Olympic a finalement réceptionné les dossiers de deux groupements de Collectivités locales : Sion 2026 et Les Grisons 2026.

Le deuxième pourrait rapidement souffrir de l’échec de la précédente candidature – pour les JO 2022 – alors que le premier pourrait au contraire bénéficier de l’appui des institutions des Cantons de la Suisse Occidentale et des caractéristiques d’un projet basé sur les infrastructures existantes et la volonté de repenser une partie du territoire.

(Crédits - Sion 2026)

(Crédits – Sion 2026)

Sion 2026 a en tous cas l’intention de marquer les esprits.

Un site Internet a été ouvert – succédant à la plateforme aujourd’hui désactivée « Objectif 2026 »avec une accessibilité en Français et en Allemand, et une manifestation a été programmée pour officiellement lancer la candidature.

Un « kick-off » est ainsi vendredi 20 janvier dès 12h00, sur la Patinoire de la Place Fédérale à Berne.

Installée depuis le mois de décembre et ouverte jusqu’au 19 février face au Parlement de la Confédération, cette dernière offre 600 m² de piste en plein air aux habitants et aux touristes, de quoi incarner au mieux l’ambition de la candidature de Sion 2026.

Des initiations aux sports de glace seront proposées durant l’après-midi par des sportifs emblématiques de la région et du pays, avant la dégustation d’une raclette géante puis la tenue d’une conférence de presse à compter de 14h00.

Carte de Sion 2026 avec la localisation des sites et des épreuves olympiques et paralympiques proposées (Crédits - Sion 2026)

Carte de Sion 2026 avec la localisation des sites et des épreuves olympiques et paralympiques proposées (Crédits – Sion 2026)

C’est à partir de ce moment-là que Sion 2026 marquera officiellement sa candidature à la candidature helvète.

Le calendrier s’accélérera d’ailleurs rapidement après cette journée symbolique, puisque la « task-force » de Swiss Olympic se rendra sur le terrain, mercredi 1er février pour effectuer une inspection d’évaluation.

Le Conseil exécutif de Swiss Olympic effectuera ensuite son choix concernant le projet national, mardi 07 mars.

JO 2026 : Stockholm pourrait se positionner dès la fin du mois de janvier

Dans les prochaines semaines, l’étude d’opportunité souhaitée par les élus de Stockholm (Suède) devrait rendre ses conclusions.

Après l’examen d’une étude de faisabilité au cours du premier trimestre 2016, le Conseil Municipal avait en effet annoncé la mise en place d’une étude d’opportunité pour une candidature olympique, avec une enveloppe budgétaire de quelques 10 millions de couronnes suédoises.

(Crédits - Stockholm 2022)

(Crédits – Stockholm 2022)

Selon toute vraisemblance, le pré-projet élaboré pour les Jeux d’hiver de 2022 devrait être en partie repris et remodelé. Plusieurs villes de Suède devraient également être associées au nouveau projet et ce, afin de limiter les coûts et de respecter les exigences de durabilité voulues par le Comité International Olympique (CIO) dans le cadre de l’Agenda 2020.

Au mois de décembre 2016, le Ministre des Entreprises et de l’Innovation avait apporté son appui au principe d’une candidature, suivant en ce sens l’avis formulé par le Ministre des Sports.

« Quand on parle tourisme, non seulement il y a la question des touristes, mais aussi celle des réunions et des événements.

Le Centre Nobel est important ici, mais toute la problématique est de savoir comment nous pouvons attirer de grands congrès et de grands événements.

Je pense donc qu’il est intéressant de mener – comme c’est le cas actuellement – une étude d’opportunité et de prendre en considération un ensemble de critères.

Les Jeux Olympiques d’hiver n’ont pas été le thème central de notre réunion, mais je suis tout à fait convaincu que Stockholm présentera – sur la base des études préliminaires – les meilleurs arguments en faveur ou non d’une telle entreprise » avait affirmé Mikaeil Damberg dans une interview au quotidien « Stockholm Direkt ».

Si une candidature de Stockholm est possible, elle le sera encore davantage en associant des collectivités comme Åre, Östersund ou encore Falun.

Cette dernière pourrait d’ailleurs accueillir une partie des compétitions de ski en cas de lancement d’une candidature et de conception d’un projet olympique et paralympique pour 2026.

(Crédits - Stockholm 2022)

(Crédits – Stockholm 2022)

Depuis 1984, la Suède a tenté à plusieurs reprises – et avec différentes villes – d’obtenir l’organisation des Jeux d’hiver.

Preuve de cette persévérance, le pays a présenté une candidature pour chaque échéance hivernale à l’exception de 2010 et aurait pu candidater pour 2014, 2018 et bien sûr 2022.

Dans ces trois derniers cas, le manque de soutien institutionnel a pesé dans le choix de renoncer à soumettre les candidatures de Åre et Östersund pour les JO 2014, de Östersund pour 2018 et de Stockholm pour 2022.

Avant ces retraits anticipés, la Suède avait pourtant affiché sa présence sur la scène olympique.

Pour les JO 1984, Göteborg avait échoué au premier tour de scrutin face à Sapporo (Japon) et à celle qui deviendra hôte des Jeux, Sarajevo (ex-Yougoslavie).

Pour 1988, Falun fut écartée au profit de Calgary (Canada). La même ville fut en lice pour l’édition 1992 mais elle fut finalement largement battue par Albertville (France) et devancée par Sofia (Bulgarie).

Pour l’échéance 1994, Lillehammer (Norvège) – potentielle candidate pour 2026 – s’imposa face à Östersund dans une sorte de revanche. En effet, un duel Norvège / Suède s’était déjà produit dans la course aux JO 1992. Au cinquième tour de scrutin, Falun avait toutefois pris l’avantage sur Lillehammer par 41 voix contre 40.

Pour 1998, Östersund fut à nouveau candidate. Néanmoins, la ville fut écartée au quatrième tour de scrutin face à Salt Lake City (États-Unis) et surtout Nagano (Japon).

Enfin pour les JO 2002, Östersund fut balayée par une rivale déjà présente quelques années auparavant. Salt Lake City s’imposa ainsi par 54 voix contre 14.

JO 2026 : Sapporo précise sa candidature et reçoit un appui non-négligeable

En novembre 2014, la ville de Sapporo (Japon) se déclarait intéressée par l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2026.

Après avoir accueilli l’édition hivernale des JO en 1972, la cité nippone avait profité de son héritage sportif pour héberger les Jeux Asiatiques en 1986 puis en 1990. La ville s’apprête désormais à organiser la troisième édition de l’événement continental (19 au 26 février 2017) et utiliser celui-ci comme un potentiel tremplin en vue du dépôt d’une candidature olympique.

Il y a quelques semaines, les autorités locales avaient en tous cas informé le Comité Olympique du Japon (COJ) de ses intentions, en dévoilant notamment un pré-dossier de candidature de 91 pages et les dates proposées pour les Jeux Olympiques (06 au 22 février 2026) et Paralympiques (06 au 15 mars 2026).

La compacité du projet figure comme l’un des principaux éléments du plan de Sapporo. Selon le document de faisabilité, 90% des installations sportives seraient situées à moins de 30 minutes du Village des Athlètes.

Visuel du Village des Athlètes (Crédits - Sapporo 2026)

Visuel du Village des Athlètes (Crédits – Sapporo 2026)

Pour parvenir à cette ambitieuse exigence, Sapporo 2026 propose sans surprise de réutiliser les installations héritées des JO 1972 et prévoit par ailleurs l’aménagement d’un Village des Athlètes près du Sapporo Dome qui serait quant à lui hôte des Cérémonies d’ouverture et de clôture grâce à sa capacité d’accueil conséquente (41 484 à 53 738 places).

Souhaitant en outre se poser en modèle de bonne gestion environnementale, Sapporo entend limiter les nouveaux aménagements et envisage ainsi un investissement compris entre 430 et 450 milliards de yens, soit entre 3,49 et 3,66 milliards d’euros.

(Crédits - Sapporo 2026)

Vue de la station de Niseki Annupuri (Crédits – Sapporo 2026)

Concernant les sites des compétitions, Sapporo 2026 propose la station de Niseko Annupuri (1 308 mètres d’altitude) pour les épreuves de slalom, slalom géant, descente et Super G. Pas moins de 18 000 spectateurs pourront prendre place aux pieds des montagnes.

Le ski de fond se déroulerait pour sa part sur le Stade de Shirahatasan construit en 1990. Au moment des Jeux, 10 000 places temporaires viendront s’ajouter aux 3 000 sièges existants.

Le saut à ski et le combiné nordique seraient quant à eux organisés sur les tremplins d’Okurayama et de Miyanomori. Ces deux équipements furent utilisés lors des JO 1972 et proposent une vue spectaculaire sur la ville de Sapporo. Le stade de Maruyama – écrin de matchs de baseball depuis 1934 – offrirait également des prestations pour le combiné nordique. Comme pour les tremplins de saut à ski, 3 000 sièges permanents et 10 000 sièges temporaires seraient aménagés.

Le dossier de pré-candidature proposent les stations de Sapporo Teine et Sapporo Bankei pour le ski acrobatique et le snowboard. Jusqu’à 14 000 spectateurs pourraient être accueillis sur les sites.

Sapporo Teine serait par ailleurs utilisé pour le bobsleigh, la luge et le skeleton sur la piste qui fut celle des épreuves de bobsleigh pour les Jeux d’hiver de 1972. Le site devrait néanmoins être reconstruit car étant actuellement inutilisé. Quelques 1 000 places permanentes seraient édifiées et 10 000 places temporaires seraient aménagées pour les Jeux de 2026.

Discipline-phare des JO d’hiver, le biathlon prendrait place sur le Nishioka Biathlon Stadium avec une capacité de 7 000 places permanentes et 15 000 places temporaires.

(Crédits - Sapporo 2026)

Visuel du Stade Makomanai et vue du site actuel en vignette en bas à droite (Crédits – Sapporo 2026)

Pour les sports de glace, les promoteurs de la candidature nippone souhaitent poursuivre la référence aux JO 1972. Pour le patinage de vitesse, deux sites sont aujourd’hui en concurrence.

Le Stade Makomanai – équipement extérieur qui fut hôte de la Cérémonie d’ouverture et du patinage de vitesse en 1972 – pourrait être couvert et équipé de 6 000 places. Édifié en 2009, le Meji Hokkaido Tokachi Oval pourrait lui aussi accueillir les épreuves de patinage de vitesse. Après rénovation, 6 000 spectateurs pourraient être accueillis.

Le patinage artistique et le short-track – patinage sur piste courte – auraient lieu dans le même secteur que le Stade Makomanai puisqu’il s’agirait ici d’utiliser l’arène couverte. En 1972, cette installation avait abrité les matchs de hockey-sur-glace ainsi que la Cérémonie de clôture des Jeux. Une rénovation serait nécessaire d’ici 2026 afin d’accueillir jusqu’à 12 000 personnes.

Les rencontres de hockey-sur-glace seraient pour leur part divisées en deux. Le tournoi masculin se déroulerait ainsi au Sapporo Community Dome. Aménagé en 1997 et surnommé « Tsudome », l’équipement peut héberger 10 000 spectateurs. Le tournoi féminin serait quant à lui organisé dans l’enceinte du Tsukisamu Gymnasium, utilisé en 1972 et disposant d’une capacité de 6 000 places.

Enfin, le Tohoku Gymnasium – conçu en 2000 – serait l’hôte des épreuves de curling.

(Crédits - Sapporo 2026)

Visuel du Tohoku Gymnasium en configuration curling (Crédits – Sapporo 2026)

Si le Comité Olympique du Japon doit encore se prononcer sur l’opportunité d’une candidature hivernale, le pré-projet de Sapporo 2026 vient d’obtenir un appui non-négligeable en la personne du Cheik Ahmad Al-Fahad Al-Sabah.

Président du Conseil Olympique d’Asie et personnalité influente dans la sphère olympique et sportive mondiale, ce dernier verrait en effet d’un bon œil une candidature de Sapporo.

« Si les Japonais ont un intérêt, nous serons très heureux de donner nos conseils.

Les Jeux Asiatiques sont toujours une porte d’entrée vers d’autres événements internationaux. Sapporo va prochainement accueillir les Jeux Asiatiques d’hiver pour la troisième fois et elle est capable de présenter une candidature pour les Jeux Olympiques d’hiver.

Pour nous, Sapporo est une ville spéciale. Ce n’est pas seulement une ville hôte, c’est aussi un partenaire pour contribuer au développement des sports d’hiver en Asie » a récemment affirmé le leader koweïtien dans les colonnes de « Kyodo News ».

(Crédits - Sapporo 2026)

(Crédits – Sapporo 2026)

Toutefois, la perspective d’une nouvelle candidature nippone apparaît aujourd’hui difficilement concevable.

Le Japon prépare en effet l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de Tokyo 2020, un événement dont les coûts ont récemment été actualisés face aux inquiétudes. Surtout, le Comité Olympique du Japon devrait sans doute garder à l’esprit que les Jeux d’hiver auront lieu coup sur coup sur le continent asiatique entre 2018 (PyeongChang / Corée du Sud) et 2022 (Pékin / Chine).

Même si aucun scénario n’est écrit à l’avance – d’autant plus dans le domaine olympique – il semble aujourd’hui peut probable que le CIO se tourne à nouveau du côté de l’Asie pour 2026, sauf à imaginer des défections similaires à celles constatées pour l’échéance 2022.

Or, pour l’instant, la Suisse est engagée dans un processus visant à désigner une Ville Candidate, et le Canada pourrait décider de se lancer dans la course avec la ville de Calgary, hôte des JO en 1976.

La ville de Stockholm (Suède) – un temps pressenti pour concourir aux JO 2022 – pourrait aussi figurer sur la ligne de départ.