Pékin 2022 : Coopération stratégique entre la Suisse et la Chine

Les Comités Olympiques de la Suisse et de la Chine ont signé en ce début de semaine une déclaration d’intention en vue d’une coopération stratégique dans le domaine des sports d’hiver et de l’accès de ces derniers au plus grand nombre.

Signe de l’importance de cette coopération à venir, Doris Leuthard, Présidente de la Confédération helvète, et Xi Jinping, Président de la République Populaire de Chine, étaient présents pour assister les leaders des deux Comités Nationaux Olympiques, Jürg Stahl et Gou Zhongwen.

(Crédits - DFAE / Kaspar Bacher)

Gou Zhongwen et Jürg Stahl ; le Président de la République Populaire de Chine, Xi Jinping, et la Présidente de la Confédération, Doris Leuthard en arrière plan (Crédits – DFAE / Kaspar Bacher)

Le Président chinois, en visite d’État en Suisse, s’est par la suite rendu au Forum Économique Mondial (WEF) de Davos, avant de rencontrer le Président du Comité International Olympique (CIO) et réaffirmer ainsi le soutien des autorités aux préparatifs d’organisation des Jeux d’hiver de 2022.

La coopération stratégique entre la Suisse et la Chine offrira des opportunités majeures pour les deux pays, dans l’optique bien sûr des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Lausanne 2020 et des JO de Pékin 2022, avec un apport bilatéral concernant la construction de complexes sportifs et l’utilisation de sites d’entraînement, sans oublier un transfert de connaissances pour permettre le développement des sports d’hiver dans l’Empire du Milieu.

La candidature de Pékin 2022 avait en effet basé une part majeure de son argumentaire sur la volonté d’ouvrir les sports d’hiver à 300 millions de Chinois, soit un potentiel exceptionnel pour les entreprises du secteur.

Mais si la coopération s’annonce intéressante pour la Chine, elle pourrait aussi profiter à l’éventuelle candidature olympique et paralympique de la Suisse pour les Jeux d’hiver de 2026, ainsi qu’aux activités touristiques helvètes.

(Crédits - DFAE / Kaspar Bacher)

(Crédits – DFAE / Kaspar Bacher)

Avec la signature de cette coopération, la Chine confirme en tous cas son souhait de s’appuyer sur l’expertise de pays expérimentés dans l’organisation de compétitions hivernales et plus largement, dans l’accueil d’un tourisme de sports d’hiver.

Quelques mois après son élection comme Ville Hôte des Jeux d’hiver de 2022, Pékin avait ainsi été au coeur d’un accord entre l’entreprise française « Engie » et la chinoise « Beijing Enterprise ».

Dans un communiqué, « Engie » précisait d’ailleurs que les deux sociétés entendaient « mener à bien leur coopération historique basée sur la confiance, en établissant un partenariat en Chine, en effectuant des recherches et en développant conjointement une énergie verte et une gestion énergétique efficace pour les Jeux Olympiques d’hiver de 2022 organisés par Pékin et la province de Hebei ».

Advertisements

JO 2024 : Anne Hidalgo contrainte d’annuler son voyage à Lillehammer

La Maire de Paris devait se rendre à Lillehammer (Norvège), vendredi 12 février, afin d’assister à la Cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de la Jeunesse d’hiver.

Invitée par le Maire de la ville norvégienne et accompagnée des membres français du Comité International Olympique (CIO), Anne Hidalgo devait en outre rencontrer plusieurs membres de l’institution de Lausanne (Suisse) et ce, afin d’évoquer la candidature de Paris à l’organisation des Jeux d’été de 2024.

Anne Hidalgo, au centre, et les représentants de Paris 2024, mardi 09 février 2016 (Crédits - Paris 2024 / KMSP)

Anne Hidalgo, au centre, et les représentants de Paris 2024, mardi 09 février 2016 (Crédits – Paris 2024 / KMSP)

Toutefois, le CIO aurait demandé aux Villes Candidates de ne pas envoyer de délégations hors-Mouvement olympique.

Le but est clair : ne pas brouiller le message des JOJ 2016 et de fait, leur visibilité.

Anne Hidalgo a donc été contrainte d’annuler au dernier moment sa venue dans la Ville Hôte des Jeux d’hiver 1994. La Maire de Paris devrait toutefois pouvoir se rattraper très prochainement, avec une visite prévue à Tokyo (Japon) dès le 27 février.

Anne Hidalgo devrait à cette occasion s’entretenir avec les leaders du Comité d’Organisation des JO 2020 et rencontrer à nouveau le Gouverneur de la capitale nippone qui avait affiché son soutien à la candidature de Paris 2024 lors d’une visite officielle en octobre dernier.

Pour ce déplacement international, la Maire de Paris sera accompagnée par Valérie Pécresse, Présidente du Conseil Régional d’Île-de-France.

La victoire de Lausanne 2020 relance l’idée d’une candidature olympique de la Suisse

Vendredi 31 juillet, Pékin (Chine) n’a pas été la seule ville gagnante des suffrages du Comité International Olympique (CIO). Si cette dernière a obtenu les faveurs des membres électeurs pour organiser les Jeux d’hiver de 2022, Lausanne (Suisse) a de son côté décrocher l’accueil des Jeux Olympiques de la Jeunesse d’hiver de 2020.

Lausanne a ainsi battu Brasov (Roumanie) sur le score éclatant de 71 voix sur 81. Logique si l’on regarde son projet et surtout son statut qui fait de la ville suisse la capitale olympique depuis 100 ans.

La délégation de Lausanne 2020 au moment de l'annonce des résultats (Crédits - CIO / Ubald Rutar)

La délégation de Lausanne 2020 au moment de l’annonce des résultats (Crédits – CIO / Ubald Rutar)

La candidature a d’ailleurs pleinement misé sur cet argument – évoquant notamment le fait que les athlètes traverseront le nouveau siège du CIO pour rejoindre le Stade Pierre de Coubertin, hôte des Cérémonies d’ouverture et de clôture.

Aujourd’hui, le succès de Lausanne va permettre au territoire régional de pouvoir réaménager ses sites sportifs, à l’instar de la Patinoire de Malley, tout en facilitant la construction d’installations comme le Village des Athlètes, appelé à devenir une résidence universitaire d’un nouveau genre.

Mais la victoire de Lausanne va aussi et surtout relancer l’ambition d’un pays qui n’a plus accueilli les Jeux Olympiques d’hiver depuis 1948.

Si la dernière tentative pour obtenir l’événement s’est finalement soldée par le retrait prématuré de la candidature des Grisons 2022, la Suisse pourrait bien retenter l’expérience au cours de la prochaine décennie.

Comme l’a ainsi rappelé Jörg Schild, Président de Swiss Olympic, après la victoire de Lausanne 2020, « des cantons aimeraient bien organiser des JO d’hiver.

Six groupes sont aujourd’hui intéressés. Nous étudierons les différentes possibilités, mais 2020 constitue un premier pas avant 2026 ou 2030″.

De fait, les préparatifs de Lausanne 2020 pourraient idéalement positionner la Suisse pour les échéances à venir, et ce d’autant plus lorsque l’on sait que le continent asiatique va organiser – Jeux d’été et d’hiver confondus – trois des quatre prochains rendez-vous olympiques, avec PyeongChang 2018, Tokyo 2020 et Pékin 2022.

Visuel de l'un des terrasses du futur Village Olympique de Lausanne (Crédits - Lausanne 2020)

Visuel de l’une des terrasses du futur Village Olympique de Lausanne (Crédits – Lausanne 2020)

Une situation qui devrait dès lors avantager de potentielles candidatures européennes, même si l’Amérique du Nord pourrait elle-aussi tirer profit de ce contexte.

A l’heure actuelle, Genève et Sion semblent être les options suisses les plus sérieuses. Mais dans les deux cas, le modèle proposé repose sur une culture traditionnelle des sports d’hiver, une conception éloignée de l’esprit olympique d’aujourd’hui, après l’élection de Pékin 2022 et avant elle, de Vancouver 2010 et Sotchi 2014.

La mise en application effective de la réforme Agenda 2020 mais surtout les résultats pour les JO d’été de 2024 seront intéressants à analyser.

Il faudra pour cela attendre 2017. La même année où devrait débuter le processus des candidatures pour les Jeux d’hiver de 2026.

Avant d’envisager une candidature aux JO 2026, la Suisse se concentre sur l’obtention des JOJ 2020

Candidate ou postulante malheureuse à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver pour 1960 (Saint-Moritz), 1968 (Sion), 1976 (Sion), 1994 (Lausanne), 2002 (Sion), 2006 (Sion), 2010 (Berne) et 2022 (Davos / Saint-Moritz), la Suisse pourrait à nouveau tenter l’aventure pour l’échéance 2026.

Jusqu’à présent, Genève et Sion semblent être les deux villes les plus intéressées par l’événement sportif planétaire, mais un sursaut de Lausanne n’est pas à écarter et ce, d’autant plus si la Capitale Olympique venait à être désignée hôte des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2020, le 31 juillet prochain.

Vue de Lausanne et du Lac Léman (Crédits - Lausanne 2020)

Vue de Lausanne et du Lac Léman (Crédits – Lausanne 2020)

Lausanne est en effet candidate pour accueillir les JOJ d’hiver et dispose de sérieux atouts face à Brasov (Roumanie).

Outre son statut de Capitale Olympique – en raison de l’implantation centenaire du siège du Comité International Olympique (CIO), la ville possède des infrastructures sportives de qualité et présente un dossier solide reposant sur la construction d’équipements structurants pour le territoire.

Visuel du futur Village Olympique de Lausanne (Crédits - Lausanne 2020)

Visuel du futur Village Olympique de Lausanne (Crédits – Lausanne 2020)

Ainsi, Lausanne 2020 prévoit l’édification de « Vortex » sur le site du campus universitaire de Lausanne. Le Village Olympique pourrait alors accueillir 1 000 athlètes pour un coût d’aménagement de 175 millions de francs suisses (167,28 millions d’euros).

A l’issue des JOJ, le site deviendrait une vaste résidence étudiante comprenant 630 chambres, 475 studios et 50 appartements dans un environnement résolument moderne.

Visuel de l'un des terrasses du futur Village Olympique de Lausanne (Crédits - Lausanne 2020)

Visuel de l’un des terrasses du futur Village Olympique de Lausanne (Crédits – Lausanne 2020)

Au-delà de cet équipement majeur, Lausanne 2020 s’appuie aussi sur la requalification du Centre omnisports de Malley.

Baptisé « H2O », le projet prévoit – dès 2017 – la construction d’une salle multifonctionnelle avec une patinoire de 10 000 places, une patinoire d’entraînement de 300 places, une patinoire extérieure mais également une piscine olympique (bassin de 50 mètres, fosse de plongeon, bassin aqua-ludique, pataugeoire) et des centres d’entraînement pour le tennis de table et l’escrime.

Visuel de la future patinoire de Malley (Crédits - Lausanne 2020)

Visuel de la future patinoire de Malley (Crédits – Lausanne 2020)

Le coût d’édification de la nouvelle structure est actuellement estimé à 208 millions de francs suisses (198,75 millions d’euros), sachant que l’ensemble du dispositif sportif prendrait place dans le cadre d’un quartier entièrement repensé.

D’autres investissements seraient par ailleurs nécessaires pour accueillir de manière optimale les JOJ 2020 et ce, pour un montant global de 420 millions de francs suisses (401,41 millions d’euros).

Visuel de la future piscine du Centre omnisports de Malley (Crédits - Lausanne 2020)

Visuel de la future piscine du Centre omnisports de Malley (Crédits – Lausanne 2020)

Ces différents chantiers à venir – certaines projets étant planifiés indépendamment de l’attribution des JOJ – laissent en tous cas ouverte la porte vers une éventuelle candidature olympique, de Lausanne ou d’une autre ville suisse.

Pour Jörg Schild, Président de Swiss Olympic toutefois, les moyens sont aujourd’hui exclusivement concentrés sur la candidature et le cas échéant, l’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse. Cet événement, moins important que les JO et plus économe serait surtout une occasion de proposer des Jeux à taille humaine.

« Nous montrons régulièrement que nous savons organiser des événements importants. […]

Par contre, il est vrai que les grands pays démocratiques ne peuvent plus obtenir les Jeux Olympiques. A partir du moment où la population est appelée à voter, elle s’y oppose le plus souvent. On l’a vu dernièrement avec la candidature des Grisons 2022 ou encore à Munich ou Oslo. […]

Il y a toujours des gens qui trouvent bien d’organiser des JO. Il suffit de voir ce que Christian Constantin a dit à propos d’une candidature valaisanne pour 2026. Je lui ai juste dit de patienter pour l’instant, parce que tous nos efforts sont concentrés sur Lausanne 2020″ a notamment affirmé le patron du Comité Olympique Suisse dans une interview accordée à « 20 Minutes ».

Nanjing 2014, une chance pour Pékin 2022

En accueillant dès aujourd’hui la deuxième édition des Jeux Olympiques de la Jeunesse d’été (16 au 28 août), la Chine veut marquer les esprits et consolider ses liens avec le Mouvement olympique.

Cette stratégie n’est pas anodine, le pays construisant sa diplomatie internationale autour des grands événements sportifs et culturels, à l’instar des Jeux d’été de Pékin 2008 ou encore de l’Exposition Universelle de Shanghai 2010.

Nanjing 2014 - Stade principal

Aujourd’hui, la Chine se positionne encore et toujours et mise sur deux événements : les Jeux de la Jeunesse afin de démontrer son dynamisme persistant et les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2022 pour permettre le développement de la pratique des sports d’hiver.

Au moment où le Comité International Olympique (CIO) songe à se réformer – avec l’Agenda 2020 – l’organisation des JOJ 2014 est un bon moyen pour affirmer la position chinoise et l’expérience du pays en ce qui concerne l’accueil et la mise en œuvre des événements internationaux.

Nanjing 2014 - Village des Athlètes

L’organisation de Nanjing 2014 est aussi un moyen de prouver que le pays peut assurer la sécurité d’un événement, tant du point de vue logistique qu’organisationnel avec le soutien de l’ensemble des rouages de l’État et des plus hautes autorités politiques.

A Nanjing, le monde va donc découvrir une ville en pleine métamorphose et un pays non encore rassasier. La prochaine étape est indiscutablement l’attribution des Jeux d’hiver.

Si 2022 n’est peut être qu’un tour de piste, 2026 pourrait bien être l’heure du réveil chinois. Pékin pourrait dès lors se placer comme l’une des nouvelles destinations hivernales phares, concurrençant de fait les nations historiques comme la France, la Suisse ou l’Autriche mais aussi les pays scandinaves où la pratique des sports d’hiver est une véritable religion.

Illustrations : Crédits – Nanjing 2014
– Vue nocturne du Stade des Jeux (62 500 places)
– Vue du Village des Athlètes

JO 2022 : Le Comité Olympique Chinois estime que les JOJ de Nanjing auront un impact sur la candidature de Pékin

En marge d’une conférence de presse relative aux préparatifs des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Nanjing 2014, le vice-président du Comité Olympique Chinois a évoqué la candidature de Pékin à l’organisation des Jeux d’hiver de 2022.

Nanjing 2014

Pour Xiao Tian, « si les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Nanjing (16 au 28 août) sont réussis, cela pèsera beaucoup dans le cadre du processus de sélection pour les JO d’hiver de 2022.

Le succès à Nanjing renforcera la confiance du Comité International Olympique (CIO) concernant la capacité de la Chine à pouvoir organiser des manifestations internationales.

Les innovations et la durabilité des Jeux de Nanjing vont impressionner le CIO et aider la candidature olympique aux JO d’hiver ».

JOJ 2018 : Buenos Aires élue Ville Hôte

Après l’élimination dès le premier tour de scrutin de Glasgow (Grande-Bretagne), seules Medellin (Colombie) et Buenos Aires (Argentine) restaient en compétition pour organiser les Jeux Olympiques de la Jeunesse en 2018.

Pour Craig Reedie, membre du Comité International Olympique (CIO), la candidature de Glasgow aurait souffert de la proximité avec les Jeux Olympiques d’été de Londres 2012.

A 15h40, le CIO a finalement désigné la cité de Buenos Aires comme Ville Hôte des JOJ 2018.

Dans le détail, la répartition des voix olympiques a été la suivante :

Au premier tour

– Buenos Aires = 40

– Glasgow = 13

– Medellin = 32

Au second tour

– Buenos Aires = 49

– Medellin = 39

C’est une surprise car peu de personnes auraient misé au départ sur la capitale de l’Argentine. Son budget a été le moins onéreux des trois candidatures et le rapport d’évaluation du CIO avait été sévère à l’égard de son projet.

Pourtant, elle a réussi à inverser la tendance et à brouiller les cartes, jusqu’à se hisser au deuxième tour de scrutin face à Medellin, pourtant doté de plusieurs équipements sportifs en mesure d’accueillir un événement tel que les JOJ d’été.

L’édition 2010 – la première – s’était tenue à Singapour. En 2014, c’est la ville de Nanjing (Chine) qui sera organisatrice de la compétition olympique.

Lausanne (Suisse) souhaite « approfondir la faisabilité et le coût » d’une candidature pour les Jeux Olympiques d’hiver de la Jeunesse 2020

Après l’échec du projet olympique de Davos et St-Moritz, la Suisse pourrait bien tenter sa chance pour décrocher l’organisation des Jeux Olympiques d’hiver de la Jeunesse 2020 (JOJ).

Ainsi, dès le 06 mars, la ville de Lucerne affichait son intérêt pour la manifestation sportive. Aujourd’hui, c’est au tour de Lausanne de se prendre au rêve de ces « mini-JO ».

Lausanne

La ville-siège du Comité International Olympique (CIO) et le Canton de Vaud étudient en effet la possibilité de soumettre prochainement un dossier de candidature.

Philippe Leuba et Pascal Broulis, Conseillers d’Etat, Daniel Brélaz, Syndic de Lausanne et Marc Vuilleumier, Conseiller Municipal, ont ainsi rencontré ce mardi, les représentants du comité exécutif de Swiss Olympic, dans le cadre du travail préparatoire à une candidature pour les JOJ 2020.

De fait, cette première rencontre a eu pour objectif « d’approfondir la faisabilité et le coût d’une telle candidature » et ce, après l’échec de la candidature olympique de la Suisse, pour les JO d’hiver 2022.

D’ailleurs, comme l’a indiqué la Ville de Lausanne et le Canton de Vaud dans un communiqué commun, « soucieuses de favoriser et de soutenir le dossier de candidature de Saint-Moritz pour les Jeux d’hiver 2022, les autorités lausannoises et vaudoises ont choisi d’attendre la fin du processus démocratique et le vote négatif grison du 03 mars dernier pour finaliser leur propre dossier ».

Dès à présent, les prochaines échéances importantes seront conditionnées par le CIO.

Ce dernier adressera tout d’abord un courrier aux divers Comités Nationaux Olympiques pour connaître les intentions des uns et des autres, d’ici la fin de l’année 2013. Ensuite, l’institution sportive désignera la Ville Hôte dans le courant de l’année 2015, à l’issue d’une campagne promotionnelle de dix-huit mois.

Illustration – Crédits – Office de Tourisme de Lausanne

Les Jeux Olympiques de la Jeunesse, lot de consolation pour la Suisse ?

Faute de pouvoir continuer l’aventure pour obtenir l’organisation des JO d’hiver 2022, la Suisse pourrait bien soumettre un dossier pour accueillir les Jeux Olympiques de la Jeunesse d’hiver 2020.

En effet, après le vote défavorable du Canton des Grisons, lors du référendum organisé le 03 mars dernier, les autorités suisses seraient tentées de relancer un projet « bis », selon « La Tribune de Genève ».

Le quotidien estime ainsi qu’avec « sa dimension réalisable et acceptable, les JOJ semblent désormais être une bonne alternative […] ». La compétition pourrait avoir pour cadre, la ville de Lucerne, dans le centre du pays.

Célèbre pour son festival d’été, la ville est la sixième de Suisse avec près de 80 000 habitants intra-muros et 205 000 au sein de l’agglomération.

En accueillant les JOJ d’hiver, elle deviendrait la troisième cité européenne à héberger l’événement, après Innsbruck (2012) et prochainement Lillehammer (2016), par ailleurs Ville Olympique en 1994.

Sur le même principe que les Jeux Olympiques, tous les quatre ans, les JOJ rassemblent environ mille athlètes âgés de 15 à 18 ans. Volonté de l’actuel Président du Comité International Olympique (CIO), Jacques Rogge, ils se sont progressivement installés comme étant un rendez-vous sportif à part entière.

Pour les JOJ d’été, Singapour fut l’hôte de l’édition inaugurale en 2010 et Nanjing (Chine) organisera la seconde édition en 2014.