Tokyo 2020 : Un panel de personnalités pour superviser la sélection des mascottes

A l’instar du processus mis en place en 2015 pour sélectionner les emblèmes des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2020, le Comité d’Organisation de Tokyo 2020 a récemment installé un panel de personnalités chargé de superviser la sélection des futures mascottes qui symboliseront l’événement à travers le monde.

De premières discussions se sont déroulées au cours réunions techniques dudit panel – les 25 janvier et 06 février – et de prochains rendez-vous ont été planifiés afin de définir les contours précis du programme de sélection.

Ainsi, les mascottes officielles seront dévoilées d’ici l’été 2018 à l’issue d’un concours ouvert à tous les Japonais, professionnel du design ou non, majeur mais aussi mineur, à condition toutefois d’être parrainé par un majeur.

D’ici le 23 février, le panel de personnalités indiquera si le concours pourra être ouvert au-delà des frontières nippones, ce qui multiplierait le nombre potentiel de candidatures.

Comme pour le Comité de sélection des emblèmes, Ryohei Miyata – Commissaire de l’Agence des Affaires Culturelles – présidera le panel de 15 personnalités chargées de choisir les futures mascottes.

(Crédits - Tokyo 2020)

(Crédits – Tokyo 2020)

Composition du panel de sélection des mascottes de Tokyo 2020 :

Président

  • Ryohei Miyata ; Commissaire de l’Agence des Affaires Culturelles,

Vice-Président

  • Yoshiko Ikoma ; Journaliste de mode et producteur artistique,

Membres

  • Yasuko Ambiru ; Illustrateur, membre du Bureau de la Japan Children’s book Artists Society, vice-Président de la Japan Artistic Copylight Federation,
  • Akari-Lisa Ishii ; Designer,
  • Kazuko Ishikawa ; Président de The Association of Japanese Animations,
  • Toshiya Kakiuchi ; Président de Mirairo Inc.,
  • Tatsuo Kannami ; Consultant en design,
  • Ai Sugiyama ; Commentateur sportif, ancien joueur de tennis professionnel,
  • Aki Taguchi ; Directeur de l’Association Japonaise des Paralympiens,
  • Shiko Nakagawa ; Présentatrice de télévision, chanteuse,
  • Tadanori Nagasawa ; Président de la Musashino Art University,
  • Takeshi Natsuno ; Professeur invité à la Graduate School of Media and Governance de la Keio University,
  • Izumi Hayashi ; Avocat, Partenaire de Sakurazaka Law Offices, Professeur invité de la Chuo Law School,
  • Akihiro Hino ; Président Directeur Général de Level-5 Inc.,
  • Kazuo Rikukawa ; Président de Character Databank Ltd., Directeur Exécutif et Secrétaire Général de la Character Brand Licensing Association.
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Tokyo 2020 : Premières visites groupées de Comités Nationaux Olympiques

A un peu plus de trois ans de l’ouverture des Jeux d’été 2020 dans l’enceinte du Stade Olympique de Tokyo (Japon), les organisateurs ont engagé ces derniers jours les premières visites de Comités Nationaux Olympiques (CNO).

Afin de mettre en avant les préparatifs et permettre la visite des sites qui accueilleront les compétitions, Tokyo 2020 a en effet mis en place trois journées thématiques au cours desquelles treize CNO et trente deux personnes ont été conviés : Australie, Autriche, Belgique, Brésil, Canada, Danemark, Finlande, Irlande, Japon, Liechtenstein, Luxembourg, Pays-Bas, et Nouvelle-Zélande.

Visite des délégations au Tokyo Metropolitan Gymnasium (Crédits - Tokyo 2020 / Uta Mukuo)

Visite des délégations au Tokyo Metropolitan Gymnasium, lundi 06 février 2017 (Crédits – Tokyo 2020 / Uta Mukuo)

Outre des réunions avec des responsables du Comité d’Organisation – dans le domaine des transports notamment – les délégués présents ont visité le site du Village Olympique, ainsi que du Gymnase Métropolitain de Tokyo (gymnastique), du Stade de Tokyo – à ne pas confondre avec le futur Stade Olympique – (football, rugby, pentathlon moderne) et du Makuhari Messe (taekwondo, lutte, escrime).

« Depuis novembre dernier, nous avons reçu des délégations de CNO à Tokyo, mais il s’agissait d’une première concernant l’accueil de délégations groupées.

Les visites de groupes ont été une pratique régulière et appréciée aussi bien à Londres qu’à Rio, et nous comptons les développer ici aussi.

Nous prévoyons d’organiser quatre autres Journées Portes Ouvertes pour les CNO et deux Journées Portes Ouvertes pour les Comités Nationaux Paralympiques jusqu’en 2019 et ce, en plus des visites individuelles » a affirmé Toru Kobayashi, Directeur des Services et Relations de Tokyo 2020 avec les CNO.

(Crédits - Capture d'écran / Sport & Société)

(Crédits – Capture d’écran / Sport & Société)

Le Comité d’Organisation a par ailleurs mis en ligne un site Internet dédié à l’hospitalité, accessible en Anglais et en Français.

Élément majeur de la culture nippone, l’hospitalité est aussi au cœur des préparatifs de Tokyo 2020.

De ce fait, le site Internet permet de présenter le Japon, son attachement et son expérience des Jeux – hôte en 1964, 1972 et 1998 – mais également les opportunités d’entraînement pour les sportifs qui participeront aux JO 2020.

Comme le mentionne ainsi le site, « ce guide en ligne a pour objectif de fournir des informations utiles pour trouver votre camp d’entraînement idéal au Japon.

Nous espérons qu’il permettra à chaque athlète d’avoir la meilleure préparation possible en vue des Jeux ».

A ce jour, 351 établissements implantés dans 44 Préfectures du Japon ont exprimé un intérêt pour accueillir des centres d’entraînement d’ici aux Jeux d’été de 2020.

Tokyo 2020 : Le futur Stade Olympique se révèle dans une vidéo

En décembre 2016, les autorités nippones avaient officiellement lancé les travaux d’édification du futur Stade Olympique de Tokyo 2020 et ce, après plusieurs mois d’un feuilleton à rebondissements au cours duquel le projet initial fut abandonné au profit d’un concept repensé.

Mais les autorités ont aussi mis en ligne un document vidéo afin de découvrir le futur écrin des équipes nationales de football et de rugby du Japon.

Dans une vidéo signée du Japan Sport Council, le calendrier prévisionnel du chantier est ainsi évoqué au moyen d’images de synthèse qui permettent de découvrir le visage de l’enceinte sportive.

Les premières structures du bâtiment devraient être visibles d’ici le mois de juin 2017 avant une montée en puissance qui devrait aboutir à la construction des tribunes de 80 000 places à l’horizon du mois d’août 2018. Quelques mois plus tard – en avril 2019 – la toiture devrait être posée à une hauteur de 49 mètres ; la fin des travaux étant prévue pour le mois de novembre 2019.

Édifié sur l’emplacement de l’ancien Stade National – hôte des JO 1964 – le futur Stade Olympique sera composé de structures en bois et de matériaux recyclés afin de donner l’image d’un bâtiment et de Jeux respectueux de l’environnement.

Signe de cet intérêt porté à la préservation de l’écosystème, l’esplanade et la façade de l’ouvrage seront largement arborées. Ouverte sur l’extérieur, la façade donnera en outre l’opportunité au public de déambuler à sa guise le long d’une promenade aménagée sous les tribunes du Stade Olympique.

Ces tribunes abriteront par ailleurs de vastes salons de réception et de restauration.

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Afin de respecter le cadrage budgétaire récemment actualisé par le Comité de Candidature de Tokyo 2020, les promoteurs du projet de Kengo Kuma devront respecter une enveloppe globale de 158,1 milliards de yens, soit 1,28 milliard d’euros.

Tokyo 2020 précise le montant de ses budgets et promet de nouveaux efforts

En début de semaine, la presse nippone s’était fait l’écho d’une nouvelle estimation du coût global des Jeux de Tokyo 2020. Cette dernière se voulait comprise entre 1 600 et 1 800 milliards de yens, soit entre 13,07 et 14,71 milliards d’euros.

Aujourd’hui, le Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2020 a précisé la répartition des dépenses envisagées, tout en mentionnant la poursuite d’efforts visant à affiner le coût total de l’événement.

(Crédits - Tokyo 2020)

(Crédits – Tokyo 2020)

Ainsi, le budget d’organisation (COJO) est actuellement fixé à 500 milliards de yens, soit 4,7 milliards de dollars.

Pour rappel, Tokyo 2020 avait envisagé un budget COJO à hauteur de 3,42 milliards de dollars au moment du dépôt de la candidature et de sa présentation en 2012.

Comme le précise cependant le Comité d’Organisation, la hausse du budget COJO s’explique en partie par l’afflux de nouvelles recettes, à commencer bien sûr par la contribution du Comité International Olympique (CIO) et surtout par le niveau exceptionnel du Programme des Partenaires.

Avec 42 signataires, ce dernier peut être estimé à au moins 3,3 milliards de dollars en cette fin d’année 2016, soit largement au-dessus des prévisions initiales (932 millions de dollars).

Les autres dépenses envisagées et compilées dans la section hors-COJO est quant à elle fixée dans une fourchette comprise entre 1 100 et 1 300 milliards de yens, soit entre 10,3 et 12,1 milliards de dollars.

Là aussi, une hausse sensible est à constater par rapport à l’estimation formulée dans le dossier de candidature de la capitale nippone (4,92 milliards de dollars).

Sur cette enveloppe actualisée, les autorités envisagent des dépenses de construction de 590 milliards de yens, soit 5,5 milliards de dollars.

Visuel du futur Stade Olympique de Tokyo 2020 (Crédits – Kengo Kuma / Japan Sport Council)

Visuel du futur Stade Olympique de Tokyo 2020. Celui-ci doit être aménagé pour un coût inférieur à 158,1 milliard de yens, soit 1,34 milliard de dollars (Crédits – Kengo Kuma / Japan Sport Council)

« Les quatre parties – CIO, Gouvernement Métropolitain de Tokyo, Gouvernement du Japon et Comité d’Organisation de Tokyo 2020 – vont continuer de travailler pour optimiser encore davantage les budgets.

L’engagement de Tokyo 2020 à livrer des Jeux au plus haut niveau, conformément au calendrier et avec la meilleure expérience donnée aux athlètes et aux supporters, reste la priorité dans le cadre des décisions prises autour des budgets des Jeux » a fait savoir le Comité d’Organisation dans un bref communiqué.

Tokyo 2020 : Dans l’optique des Jeux, les autorités nippones donnent leur feu vert à la légalisation des casinos

En dépit d’une opposition populaire qui estime que de possibles dérives (crime organisé, addiction, etc…) ne sont pas à écarter, le Parlement nippon a voté la semaine dernière en faveur de la légalisation des casinos sur le territoire du Japon.

Les autorités pensent en effet que l’ouverture de tels complexes pourraient générer l’afflux de dizaines de millions de touristes d’ici 2020, année où le pays organisera les Jeux Olympiques et Paralympiques.

(Crédits - Reuters / The Japan Times)

(Crédits – Reuters / The Japan Times)

Cette fenêtre de tir à multiples enjeux n’a donc pas été choisie au hasard par le Gouvernement de Shinzo Abe.

Le développement des premiers casinos devrait permettre d’accroître encore davantage la manne financière représentée par les activités de jeux.

Les promoteurs attendent en tout cas le bon moment pour investir massivement au pays du Soleil Levant.

A titre d’exemple, l’entreprise MGM Resorts s’est dite prête – via son Président James Murren – à investir entre 500 milliards et 1 000 milliards de yens (4,08 à 8,17 milliards d’euros) dans l’aménagement d’un complexe regroupant tout à la fois casinos, hôtels et lieux de conférences à Tokyo, Osaka ou Yokohama.

Les différents jeux d’argent (courses de chevaux, courses de bateaux, etc…) représentent déjà un marché de quelques 26 000 milliards de yens, soit plus de 212 milliards d’euros chaque année. En taxant les futurs complexes, les autorités nippones pourraient donc obtenir de nouvelles recettes non-négligeables pour l’économie du pays.

Cette dernière entend par ailleurs bénéficier des préparatifs d’organisation des Jeux. Là encore, les sommes envisagées sont colossales.

Selon une étude menée par le Mizuho Research Institute en octobre 2014, le Produit Intérieur Brut (PIB) du Japon pourrait croître de 36 000 milliards de yens sur la période 2015-2020, soit 294 milliards d’euros, grâce aux préparatifs olympiques et aux réformes du Gouvernement de Shinzo Abe.

Tokyo 2020 s’engage sur une facture globale à moins de 15 milliards d’euros

En 2012, dans le cadre de son dossier de candidature, Tokyo 2020 avait estimé l’accueil des Jeux à hauteur de 8,34 milliards de dollars. Sur ce montant, 3,42 milliards de dollars devaient provenir du budget d’organisation (COJO) et près de 4,92 milliards du budget hors-COJO.

La Commission d’évaluation des Villes Candidates avait alors accordé sa confiance concernant ces estimations.

Dans son Rapport, ladite Commission avait ainsi souligné que « le budget du COJO a été préparé de façon efficace et approfondie en tenant compte des exigences ainsi que de l’expérience des précédentes Villes Hôtes afin d’appliquer le tout au contexte de Tokyo.

Il représente une estimation raisonnable des coûts et des revenus liés à l’accueil des Jeux. Aussi la Commission le considère-t-elle comme réalisable.

Le budget hors-COJO reflète une bonne compréhension de la portée des engagements financiers requis par l’organisation des Jeux. Les Jeux tireraient parti du fait qu’un fonds de réserve qui couvre entièrement les investissements hors-COJO ait déjà été créé. Toutes les garanties financières requises ont été fournies ».

Trois ans après l’élection de la capitale nippone par le Comité International Olympique (CIO), la facture globale devrait – sauf surprise – largement dépasser les estimations, ce qui pose outre la responsabilité des organisateurs, celle aussi de l’institution de Lausanne (Suisse).

Après l’explosion des coûts des dernières éditions des Jeux – été comme hiver – la pertinence du Rapport d’évaluation et de la Commission en charge de sa rédaction est un légitime sujet de discussions.

A l’heure de l’Agenda 2020 qui prône une meilleure prise en compte de l’héritage des Jeux – au sens large – et de la durabilité de l’événement, comment le CIO peut-il maintenir en l’état une structure négligée par les membres électeurs et dont les conclusions se révèlent bien souvent éloignées du contexte organisationnel sept ans plus tard ?

Cérémonie de clôture des Jeux de Rio 2016 (Crédits - Tokyo 2020)

Cérémonie de clôture des Jeux de Rio 2016 (Crédits – Tokyo 2020)

En attendant une hypothétique refonte du système d’évaluation, davantage basé sur des critères techniques que sur des présentations formelles des Villes Candidates, le Comité d’Organisation de Tokyo 2020 a précisé ce week-end – selon les informations du quotidien « The Japan Times » – le montant des dépenses projetées.

Pour Tokyo 2020, la facture finale devrait être comprise entre 1 600 et 1 800 milliards de yens, soit entre 13,07 et 14,71 milliards d’euros.

Les pouvoirs publics seront pleinement mobilisés pour couvrir les différents investissements, en particulier dans le secteur de la sécurité, puisque Tokyo 2020 envisage une participation du Gouvernement du Japon et du Gouvernement Métropolitain de 1 110 à 1 340 milliards de yens, soit 9,08 à 10,97 milliards d’euros.

Ces montants estimés – bien que largement au-dessus des prévisions de 2012 – demeurent toutefois inférieurs à ce que certains analystes ont pu indiqué au cours des derniers mois.

Des estimations avaient ainsi mentionné la possibilité d’atteindre la barre des 3 000 milliards de yens (24,6 milliards d’euros), tandis que le CIO avait – par l’intermédiaire du Président de la Commission de Coordination des JO 2020, John Coates – fermement écarté la perspective de Jeux à plus de 2 000 milliards de yens (16,4 milliards d’euros).

Les réajustements successifs des plans olympiques et paralympiques avaient déjà permis de réduire la facture de 1,8 milliard de dollars (1,72 milliard d’euros), sans oublier les efforts réalisés quant à la finalisation du financement du Stade Olympique.

A l’heure où le CIO s’inquiète de la mise en œuvre de l’Agenda 2020 et de possibles répercussions sur les Villes Candidates aux Jeux, nul doute que l’institution veillera à ce que les efforts budgétaires soient maintenus au cours de l’année à venir.

La conférence téléphonique qui doit se tenir mercredi 21 décembre entre les autorités nippones, le Comité d’Organisation et le CIO devrait permettre de rappeler les diverses exigences.

« Nous sommes très satisfaits des progrès significatifs accomplis depuis la dernière visite de la Commission de Coordination à Tokyo. […]

Le CIO et tous les partenaires japonais avancent dans la même direction. La poursuite de notre étroite collaboration permettra de finaliser rapidement le plan directeur des sites, de réaliser des économies substantielles sur le budget des Jeux et de laisser un héritage post-olympique important à la population locale.

Il est particulièrement appréciable de constater que les revenus de Tokyo 2020 se sont considérablement accrus, ce qui permettra au Comité d’Organisation d’avoir un budget équilibré. En ce qui concerne les autres composantes du budget global, nous sommes convaincus que d’importantes économies pourront être réalisées » avait d’ailleurs indiqué la Commission de Coordination lors de sa visite à Tokyo, au début du mois de décembre.

Yoshiro Mori, Président du Comité d'Organisation des Jeux de Tokyo 2020 ; et John Coates, Président de la Commission de Coordination du CIO (Crédits - CIO)

Yoshiro Mori, Président du Comité d’Organisation des Jeux de Tokyo 2020 ; et John Coates, Président de la Commission de Coordination du CIO (Crédits – CIO)

En dépit des déboires rencontrés cette année, le Comité d’Organisation des JO 2020 peut néanmoins se satisfaire d’une réussite, soulignée par la Commission du CIO.

Car si la tendance générale est à la hausse, il est un secteur où celle-ci est bienvenue : celui du marketing.

Estimés en 2012 à 932 millions de dollars, les revenus générés par le Programme des Partenaires dépassent aujourd’hui la barre des 3,3 milliards de dollars, soit plus de 3,17 milliards d’euros.

Tokyo 2020 se fixe un objectif ambitieux de 90 000 bénévoles

En avril dernier, les responsables du Comité d’Organisation de Tokyo 2020 avaient laissé entendre qu’ils comptaient s’appuyer sur le recrutement de 80 000 bénévoles afin d’assurer le bon déroulement des prochains Jeux d’été.

Le Comité d’Organisation des JO 2020 ainsi que le Gouvernement Métropolitain de Tokyo planchent actuellement sur la mise en place de ce vaste programme qui génère traditionnellement l’intérêt de centaines de milliers de personnes et le dépôt massif de candidatures.

Mais si le chiffre de 80 000 bénévoles apparaissait déjà comme le plus élevé des dernières Olympiades (environ 50 000 à Rio cet été ; 70 000 à Londres en 2012), les dernières informations communiquées par Tokyo 2020 annoncent un programme basé sur la formation de 90 000 personnes.

(Crédits - Tokyo 2020)

(Crédits – Tokyo 2020)

Concrètement, le recrutement, la gestion et la formation des bénévoles seraient assurés conjointement par le Comité d’Organisation des Jeux et par les services du Gouvernement Métropolitain et ce, au regard des missions à effectuer.

De fait, le Comité d’Organisation s’occupera des bénévoles en charge de l’orientation des athlètes, du placement des spectateurs dans les enceintes sportives, de l’aide logistique sur les sites de compétitions, des installations liées aux Jeux, de même que du Village des Athlètes.

Pour sa part, le Gouvernement Métropolitain s’occupera des bénévoles qui seront postés aux aéroports et dans les gares principales de Tokyo ainsi que sur les principaux sites touristiques de la région.

Cet effort important – qui intégrera en particulier la formation linguistique – n’est pas une surprise lorsque l’on sait que l’hospitalité et la qualité d’accueil sont deux notions fortes au Japon et encore davantage dans le cadre de l’organisation de l’événement olympique.

Pour relever ce challenge, Tokyo 2020 compte sur le retour d’expérience des précédentes Olympiades, mais également sur les préparatifs de la Coupe du Monde de rugby 2019 qui sera organisée au Japon.

Tokyo 2020 : Lancement officiel des travaux du futur Stade Olympique

Un an presque jour pour jour après avoir sélectionné le projet de l’architecte Kengo Kuma, les autorités nippones ont procédé cette semaine au coup d’envoi officiel des travaux d’édification du futur Stade Olympique des Jeux d’été de Tokyo 2020.

Les travaux – qui devraient s’achever d’ici novembre 2019 – marquent la fin d’un feuilleton à rebondissements.

(Crédits – Kengo Kuma / Japan Sport Council)

(Crédits – Kengo Kuma / Japan Sport Council)

Au cours des dernières années, le choix initial portant sur un projet développé par l’architecte – aujourd’hui disparue – Zaha Hadid, avait soulevé la controverse. Sur son esthétisme tout d’abord, sur son coût ensuite.

Il faut dire qu’au regard des contraintes locales – en particulier un manque de main d’œuvre – l’architecte irako-britannique avait reconnu la complexité du projet mais avait néanmoins tenu à recadrer ses détracteurs. La pression des architectes nippons et l’inflation des coûts avaient cependant eu raison du projet mal aimé.

A la suite de ce fiasco – et alors que le chantier de démolition de l’ancien Stade National avait été achevé quelques mois auparavant -, les autorités avaient alors convenu de relancer un appel d’offres avant de ne retenir qu’une short-list de deux candidats.

Entre temps, le Gouvernement Métropolitain de Tokyo et l’État avaient convenu d’un accord pour assurer le financement du nouveau Stade National du Japon.

Pour cela, une enveloppe globale de 158,1 milliards de yens (1,28 milliard d’euros) avait été annoncé au début du mois de décembre 2015.

(Crédits – Kengo Kuma / Japan Sport Council)

(Crédits – Kengo Kuma / Japan Sport Council)

A présent, les équipes de Kengo Kuma vont pouvoir entrer en action afin de bâtir une installation de 80 000 places où le bois et les matériaux recyclés auront une part importante sur l’ensemble de l’édifice d’une hauteur de 49 mètres.

Outre les Cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux, la future enceinte abritera les compétitions d’athlétisme.

Si le projet final est loin de ressembler à celui de Zaha Hadid, il est aussi bien éloigner du projet imaginé dans le cadre de la candidature de Tokyo à l’organisation des Jeux d’été de 2016.

Visuel du projet de Stade Olympique de Tokyo 2016 (Crédits - Dossier de candidature de Tokyo 2016)

Visuel du projet de Stade Olympique de Tokyo 2016 (Crédits – Dossier de candidature de Tokyo 2016)

Pour cette échéance, la capitale nippone avait en effet proposé l’aménagement d’un stade de 100 000 places – dont 20 000 temporaires -, offrant une perspective exceptionnelle sur la baie de Tokyo et ses environs.

Cet ambitieux projet pour les Cérémonies, l’athlétisme mais aussi le football, avait été chiffré par le Comité de Candidature, à quelques 862 millions de dollars en 2008.

Tokyo 2020 : Le CIO approuve le choix des sites pour les cinq sports supplémentaires

Au mois de juin dernier, la Commission Exécutive du Comité International Olympique (CIO) s’était déclarée favorable à l’ajout de cinq sports au programme des Jeux Olympiques de Tokyo 2020.

Au mois d’août, la Session du CIO avait pour sa part validé l’intégration de ces sports, à savoir le baseball / softball ; l’escalade sportive ; le karaté ; le skateboard et le surf.

(Crédits - Tokyo 2020)

(Crédits – Tokyo 2020)

Mais afin de rendre possible l’ajout de ces sports – soit 18 épreuves supplémentaires sur la quinzaine olympique – encore fallait il sélectionner les sites dédiés aux futures compétitions.

Aujourd’hui, la Commission Exécutive a approuvé les choix du Comité d’Organisation des Jeux. Ce dernier avait ciblé quatre sites, sans construction nouvelle.

En effet, dans le cheminement de la réforme Agenda 2020, les organisateurs ont souhaité miser sur des installations existantes ou temporaires.

(Crédits - Tokyo 2020)

(Crédits – Tokyo 2020)

Concernant les équipements existants, le Nippon Budokan (11 000 places) accueillera le karaté. L’installation, construite pour les Jeux de Tokyo 1964, figurait déjà dans le dispositif de Tokyo 2020, puisque les organisateurs ont prévu d’y loger le sport-roi au Japon, à savoir le judo.

(Crédits - Tokyo 2020)

(Crédits – Tokyo 2020)

Le Yokohama Stadium (30 000 places), édifié en 1978 et à ne pas confondre avec l’International Stadium Yokohama ou Nissan Stadium, organisera de son côté les matchs de baseball / softball.

(Crédits - Tokyo 2020)

(Crédits – Tokyo 2020)

Pour ce qui est des équipements temporaires, Tokyo 2020 mobilisera le secteur de Aomi, près de la baie de Tokyo, pour l’aménagement des terrains et des tribunes pour le skateboard et l’escalade sportive, ainsi que pour le football à 5 lors des Jeux Paralympiques.

(Crédits - Tokyo 2020)

(Crédits – Tokyo 2020)

Le Comité d’Organisation entend par ailleurs investir la Tsurigasaki Beach pour les compétitions de surf, à un peu plus de 100 kilomètres à l’Est de Tokyo.

Avec ces ajouts, le dispositif des Jeux de Tokyo 2020 repose désormais sur 39 sites. Cette planification – qui pourrait encore changé au cours des semaines à venir – comporte 22 sites existants, 9 sites temporaires et 8 nouveaux sites.

Rio 2016 à l’heure du bilan, sous l’œil attentif des Villes Candidates aux JO 2024

En cette fin d’année 2016, le Comité International Olympique (CIO) planche tout à la fois sur les éditions à venir des Jeux, mais également sur le bilan de la dernière Olympiade.

Jusqu’au 30 novembre, l’institution – présente à Tokyo (Japon) – va ainsi réaliser un débriefing des JO d’été de Rio.

Vue de la baie de Rio de Janeiro (Crédits - Cidade Olimpica)

Vue de la baie de Rio de Janeiro (Crédits – Cidade Olimpica)

En 2009, au moment d’élire la Ville Hôte des Jeux de 2016, le CIO avait fait un pari ; celui de s’ouvrir au monde et de se diriger vers l’Amérique du Sud, pour la première fois de son histoire.

Si la ferveur populaire était alors de mise, il n’en fut pas autant quelques années plus tard, avec successivement l’organisation chaotique de la Coupe du Monde de football 2014, les préparatifs des Jeux et les manifestations à répétition contre la dégradation des conditions de vie et la corruption de la classe politique brésilienne.

Le contexte d’organisation a d’ailleurs été mouvementé, avec le départ forcé de la Présidente Dilma Rousseff, l’accueil mitigé des Cariocas au Président par intérim, Michel Temer – notamment lors de la Cérémonie d’ouverture des Jeux – ainsi qu’avec les grèves et les retards sur les différents chantiers.

L’inflation des coûts a également conduit à revoir à la baisse les ambitions des organisateurs, que ce soit sur le plan environnemental – avec la dépollution partielle de la Baie de Rio – ou sur le plan du recrutement et de la formation des bénévoles.

Les révélations de dopage en Russie ont aussi perturbé les dernières semaines avant l’ouverture des Jeux et ce, avec l’incertitude ayant entouré la participation des sportifs russes. La suspension temporaire du laboratoire antidopage de Rio n’a pas non plus arrangé une situation des plus tendues…

In fine, les Jeux Olympiques se sont déroulés avec des difficultés notables sur le plan des transports, quelques accros dans le domaine de la sécurité, un intérêt relatif de la population pour l’événement dans son ensemble, mais un engouement réel pour des disciplines-phares : football bien sûr avec la victoire de l’équipe nationale, volleyball, handball, basketball et gymnastique.

Les images du Stade Joao Havelange en partie déserté peuvent quant à elles expliquer l’absence de l’athlétisme dans les compétitions les plus suivies.

(Crédits - Rio 2016)

(Crédits – Rio 2016)

A l’heure du bilan, nul doute que les Jeux de Rio 2016 serviront de curseur aux membres du CIO dans l’optique d’attribuer les Jeux d’été de 2024. Il n’est pas anodin d’ailleurs de souligner que les trois Villes Candidates – Los Angeles, Budapest et Paris – sont actuellement représentées à Tokyo.

Deux sessions sont en effet ouvertes aux Villes Candidates.

Ce fut le cas ce lundi matin à Tokyo. Ce sera également le cas mercredi 30 novembre au moment de la plénière de clôture.

Entre-temps, les discussions de couloirs devraient permettre aux unes et aux autres de prendre le pouls de la maison olympique, une maison dont une partie de l’avenir se décidera à l’aune de l’Agenda 2020, des préparatifs de Tokyo 2020 – ainsi que de Pékin 2022 également présent au Japon – et de l’attribution des Jeux de 2024.

Il en était récemment question dans une tribune pour le site « Around The Rings ».

Face aux deux favorites, la candidature de Budapest 2024 entend en tout cas se démarquer une nouvelle fois en portant le message qu’elle a délivré devant l’Assemblée Générale des Comités Nationaux Olympiques (ANOC) mi-novembre à Doha (Qatar).

« Budapest 2024 profite de chaque occasion pour apprendre et coopérer avec les experts olympiques dans la construction d’une offre en capacité de démontrer que Budapest est la bonne ville au bon moment pour accueillir les Jeux Olympiques de 2024.

Pour incarner une vraie alternative aussi » a précisé Balázs Fürjes, Président du Comité de Candidature.

(Crédits - Tokyo 2020)

(Crédits – Tokyo 2020)

Le débriefing olympique devrait en outre permettre d’éclaircir une situation complexe autour des préparatifs de Tokyo 2020. Un temps envisagé, le grand bouleversement dans la planification pourrait finalement ne pas avoir lieu.

La suite de la semaine et des travaux du CIO au Japon apporteront quoiqu’il en soit des éléments.

Ces derniers serviront dès lors – comme Rio 2016 – d’indéniables curseurs en vue de la Session de Lima 2017 au cours de laquelle sera élue la Ville Organisatrice des JO 2024.