Pékin 2022 : Nouveaux échanges autour de l’expertise française dans le domaine de la montagne

En août 2015, en marge des Championnats du Monde d’athlétisme de Pékin, le Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, s’était rendu dans la région de Zhangjiakou (Chine).

Accompagné de Guy Drut, membre français du Comité International Olympique (CIO), Patrick Kanner avait alors visité les sites prévus pour l’accueil des compétitions de neige des Jeux d’hiver de 2022, et avait également rencontré divers interlocuteurs afin de promouvoir l’expertise française dans le domaine de l’aménagement de montagne.

Dans la foulée de ce déplacement – auquel avait aussi participé Thierry Braillard, Secrétaire d’État aux Sports -, la société « ENGIE » avait conclu deux partenariats avec « China Huaneng » concernant le développement de la filière GNL et avec « Beijing Enterprise » pour la recherche autour de la gestion énergétique dans le cadre des Jeux de Pékin 2022.

Cette semaine, un nouveau déplacement a été programmé pour Patrick Kanner.

(Crédits - Patrick Kanner / Page Twitter)

(Crédits – Patrick Kanner / Page Twitter)

Du 15 au 17 février, le Ministre a ainsi prévu plusieurs visites, rencontres et prises de parole autour de la filière sportive et des partenariats avec la Chine dans le domaine des grands événements.

Mercredi, Patrick Kanner se rendra sur les Salons professionnels ISPO et ALPITEC avant de visiter l’Université des Sports de Pékin où il signera des accords de coopération avec l’École Nationale des Sports de Montagne (ENSM) et l’Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance (INSEP).

Le lendemain, le Ministre inaugurera le Bureau de représentation de la Fédération Française de Football et de la Ligue de Football Professionnel à Pékin, puis il signera un nouveau accord de coopération concernant cette fois-ci un partenariat entre la Fédération Française d’Équitation (FFE) et l’Université du Commerce de Wuhan.

La journée de jeudi sera par ailleurs ponctué par une réception sur le thème « France-Chine, terres de grands événements sportifs » au cours de laquelle des prises de parole ont été programmées, de même que la projection du film promotionnel de la candidature de Paris à l’organisation des Jeux d’été de 2024.

Vendredi 17 février enfin, Patrick Kanner a prévu de s’entretenir avec le Vice-Président exécutif du Comité d’Organisation des Jeux de Pékin 2022, et de présenter à ce dernier les entreprises françaises de la délégation. Un entretien avec Gou Zhongwen, Administrateur Général des Sports – équivalent du Président du Comité National Olympique -, est également à l’ordre du jour, de même qu’un dîner avec les tours opérateurs sur le tourisme sportif en France.

Mais si ce déplacement de plusieurs jours revêt un caractère d’importance au regard des enjeux – liés tout à la fois à l’organisation des Jeux de Pékin 2022 et à la candidature de Paris 2024 – il en sera de même avec la venue en Chine de Laurent Wauquiez.

(Crédits - Laurent Wauquiez / Page Twitter)

(Crédits – Laurent Wauquiez / Page Twitter)

Le Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes sera en effet lui-aussi présent dans l’Empire du Milieu afin de promouvoir l’expertise tricolore dans les industries de montagne.

A la tête d’une délégation d’une cinquantaine de chefs d’entreprise, d’universitaires et de représentants des forces vives de la Région, Laurent Wauquiez a prévu de rencontrer le Maire de Shanghai pour célébrer les 30 ans de la coopération entre Auvergne-Rhône-Alpes et la ville la plus peuplée de Chine. Un nouveau partenariat viendra d’ailleurs renforcer cette coopération.

Laurent Wauquiez entend aussi profiter de son déplacement – le premier du genre en Chine depuis son élection en 2015 – pour valoriser le territoire régional auprès d’investisseurs et de tours opérateurs chinois, en particulier en ce qui concerne la gastronomie, la viticulture et le patrimoine naturel avec bien sûr le Mont-Blanc et les volcans d’Auvergne.

En complément de ces diverses rencontres, la perspective des Jeux d’hiver de 2022 ne sera pas négligée, loin de là.

En effet, l’ancien Ministre du Gouvernement de François Fillon (2007-2012) se rendra en compagnie de Patrick Kanner sur les salons ISPO et Alpitec mercredi 15 février, mais il participera surtout à la signature d’un accord de coopération entre Chamonix-Mont-Blanc et le district de Yanqinq – l’un des pôles sélectionnés pour les JO 2022 – près de la Grande Muraille de Chine.

Jeudi, Laurent Wauquiez se rendra dans la station de ski de Thaiwoo où il assistera à la signature de nouveaux partenariats stratégiques entre la « Compagnie des Alpes »déjà présente en Russie avec la dynamique des Jeux de Sotchi 2014 -, le « Club Med », « POMA » et les interlocuteurs chinois de ces entreprises.

Enfin, le Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes s’entretiendra avec le Maire de Pékin, vendredi, avant de prendre part à une soirée organisée à l’Ambassade de France et notamment consacrée aux Jeux de Pékin 2022.

Gou Zhongwen et Jürg Stahl ; le Président de la République Populaire de Chine, Xi Jinping, et la Présidente de la Confédération, Doris Leuthard en arrière plan (Crédits - DFAE / Kaspar Bacher)

Gou Zhongwen et Jürg Stahl ; le Président de la République Populaire de Chine, Xi Jinping, et la Présidente de la Confédération, Doris Leuthard en arrière plan (Crédits – DFAE / Kaspar Bacher)

Les différents échanges et visites des responsables politiques français en Chine interviennent en tous cas au moment où le Comité Olympique Chinois et Swiss Olympic ont conclu une coopération stratégique.

Conscient du poids grandissant de la Chine dans le domaine du sport et notamment des sports d’hiver, le Comité Olympique helvète a ainsi acté des échanges bilatéraux pour assurer la construction de complexes sportifs et l’utilisation de sites d’entraînement, ainsi qu’un transfert de connaissances à destination des régions chinoises.

Ces dernières proposent en effet un potentiel sans équivalent en ce qui concerne l’accès aux sports d’hiver.

Dans le cadre de sa candidature aux JO 2022, Pékin avait notamment exprimé son souhait d’ouvrir les pistes de ski à 300 millions de Chinois.

En engageant des accords avec des pays et des entreprises spécialisés, la Chine veut donc accélérer ce développement et surtout en assurer la pérennité.

Au-delà des accords commerciaux et stratégiques, c’est aussi une campagne de promotion qui se fait jour dans l’Empire du Milieu ; pour Paris 2024 côté français et pour la probable candidature de Sion 2026 côté suisse.

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JO 2024 : Paris présente son projet devant des diplomates et reçoit le soutien de 54 villes à travers le monde

Cette semaine, la candidature olympique et paralympique de Paris a profité du lancement de la phase de promotion internationale pour présenter son concept auprès de diplomates de 80 pays.

Réunis au Quai d’Orsay à Paris, les diplomates ont été reçus par le Ministre français des Affaires étrangères et du Développement international, Jean-Marc Ayrault, ainsi que par le Secrétaire d’État aux Sports, Thierry Braillard, la Maire de Paris, Anne Hidalgo, et les coprésidents du Comité de Candidature de Paris 2024, Tony Estanguet et Bernard Lapasset.

Membre français du Comité International Olympique (CIO), Guy Drut avait également fait le déplacement au Ministère, de même que la vice-Championne olympique de basketball aux Jeux de Londres 2012 et ambassadrice sportive de Paris 2024, Emmeline Ndongue.

(Crédits - Tony Estanguet / Instagram)

De haut en bas, Emmeline Ndongue, ambassadrice sportive de la candidature ; Bernard Lapasset, coprésident de Paris 2024 ; Guy Drut, membre du CIO ; Thierry Braillard, Secrétaire d’Etat aux Sports ; Anne Hidalgo, Maire de Paris ; Jean-Marc Ayrault, Ministre des Affaires étrangères et du Développement international ; Valérie Fourneyron, ancienne Ministre des Sports aujourd’hui membre du Comité exécutif de l’Agence Mondiale Antidopage ; Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024 et membre du CIO (Crédits – Tony Estanguet / Instagram)

Par cette démonstration, souhaitée dès janvier 2016 par l’intermédiaire de l’ancien Ministre en poste au Quai d’Orsay, Laurent Fabius, Paris 2024 souhaite pleinement profiter du réseau diplomatique français – le deuxième plus important au monde derrière les États-Unis – afin de mettre en mouvement une dynamique à l’échelle internationale.

« Le projet Paris 2024 est une priorité du gouvernement.

La France possède une longue tradition d’accueil et d’organisation d’événements sportifs internationaux, ainsi qu’un savoir-faire reconnu.

Nous souhaitons accueillir ces Jeux Olympiques et Paralympiques, le plus grand événement sportif au monde, qui doit être spectaculaire, festif, populaire, porteur de passion, d’engagement et de sens. C’est la promesse de Paris 2024 et celle de la France » a d’ailleurs fait savoir le Ministre des Affaires étrangères et du Développement international.

Le message de partage porté par Paris 2024 pourrait rapidement rencontrer un écho au cours des prochains déplacements internationaux de représentants français.

En déplacement en Chine du 15 au 17 février, le Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, aura notamment l’occasion d’évoquer le projet olympique et paralympique. En effet, une projection du film de Paris 2024 est prévue le 16 février au cours d’une réception sur la thématique « France / Chine, terres de grands événements sportifs ».

Patrick Kanner devrait également profiter de son déplacement pour rappeler le lien unissant les entreprises françaises aux entreprises chinoises en matière de sport, en particulier dans l’optique des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de Pékin 2022.

Une rencontre avec les responsables du Comité d’Organisation des JO 2022 est en ce sens planifiée pour le 17 février.

Patrick Kanner, lors de sa visite à Zhangjiakou (Crédits - SportsGouv.fr)

Patrick Kanner s’était rendu à Zhangjiakou – en compagnie de Guy Drut – en marge des Championnats du Monde d’athlétisme de Pékin 2015 (Crédits – SportsGouv.fr)

Outre ces initiatives, la candidature de Paris 2024 a aussi reçu cette semaine les premiers signes d’une mobilisation internationale derrière son concept et ce, avec l’appui de 54 Maires de grandes villes du monde.

A l’initiative du Maire de Montréal, Denis Coderre, des dizaines de leaders régionaux – sur tous les continents – ont d’ores et déjà répondu à cet Appel en faveur du projet français, parmi lesquels le Maire de Lima, ville qui accueillera la 130ème Session du CIO en septembre prochain, mais aussi les Maires de six Villes Olympiques (Mexico, Munich, Montréal, Barcelone, Sydney et Athènes), sans compter ceux de dizaines de capitales.

Cette mobilisation inédite peut s’expliquer par l’image de marque de Paris à travers le monde ; mais elle s’explique surtout par le réseau de coopération développé depuis plusieurs années par Anne Hidalgo.

Cette dernière a en effet démontré sa capacité à réunir et à dialoguer avec les responsables des grandes villes du monde à l’occasion d’événements majeurs comme ce fut le cas en marge de la COP 21 organisée à Paris. L’Hôtel de Ville avait alors reçu plus de 1 000 Maires au sein de la Salle des Fêtes.

Anne Hidalgo dispose en outre d’une tribune exceptionnelle en sa qualité de Présidente du « C40 »Cities Climate Leadership Group, une institution à laquelle participe aussi le Maire de Los Angeles, Eric Garcetti, en tant que vice-Président.

(Crédits - Paris 2024)

(Crédits – Paris 2024)

« En 2050, les villes du monde concentreront les deux tiers des habitants de la planète. Elles font d’ores et déjà face aux défis majeurs de notre temps, au premier rang desquels figurent le dérèglement climatique et l’accroissement des inégalités. Mais elles concentrent également les solutions permettant de relever et surmonter ces défis. Elles peuvent être les principaux acteurs de la transition vers un monde plus inclusif, durable et innovant.

Pionnière dans la transition énergétique, le numérique et l’économie collaborative, Paris compte parmi les villes déjà pleinement engagées dans cette voie.

Aujourd’hui, elle entend faire des Jeux Olympiques et Paralympiques un accélérateur des progrès sociaux et environnementaux, et un levier de transformation pour l’ensemble de sa métropole. A nos yeux, c’est la ville la plus apte à poursuivre cette ambition et à la partager avec le monde.

Lorsque nous pensons à Paris, il nous vient en mémoire des avancées collectives décisives : l’adoption de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme par les Nations Unies en 1948, et plus récemment, l’Accord pour le climat de décembre 2015, et dans son sillage, l’Appel des villes innovantes, inclusives et résilientes de novembre 2016.

Ces initiatives ont été animées par la volonté de partager et de dialoguer avec les autres grandes villes du monde. Elles nous ont rassemblés et fédérés. Ce dialogue nous a permis de mesurer combien la Ville de Paris croit à la modernité, c’est-à-dire à la capacité collective d’une société à mettre à jour ses possibilités nouvelles.

Paris a compris que la transition écologique ne se décrète pas, que le progrès ne s’improvise pas, et que le renouveau démocratique ne s’impose pas. Elle a fait le choix d’une écologie non pas imposée mais choisie, non pas subie mais vécue, non pas abstraite mais concrète. Cette écologie, c’est celle que nous partageons dans nos villes. C’est une écologie par et pour les citoyens, à commencer par les enfants et les familles.

Lorsque nous pensons à Paris, nous revoyons les deux millions de supporters en liesse au pied de la Tour Eiffel, pendant l’Euro 2016 de football.

Cette métropole à dimension humaine a montré qu’elle savait répondre aux exigences de sécurité s’imposant dans ces circonstances. Surtout, elle a montré qu’elle restait un lieu de célébration, de partage et de fête. Ces moments de fraternité entre les peuples, unis grâce au pouvoir du sport, nous ont émus et inspirés.

Aujourd’hui, la Ville Lumière poursuit l’idéal olympique du fondateur des Jeux Olympiques modernes, le français Pierre de Coubertin, qui rêvait de bâtir un monde meilleur grâce au sport.

A travers cette candidature, cent ans après les Jeux de Paris de 1924, les Parisiens souhaitent partager avec nous leur passion des sports et leur ambition pour la planète. Portés par cette volonté, les Jeux de 2024 peuvent créer un avant et un après en matière d’éco-responsabilité, de transports innovants, de social business, de célébration et de partage.

A l’heure où beaucoup de villes réfléchissent à l’opportunité d’accueillir de grands événements sportifs, Paris dispose des atouts et de la volonté nécessaires pour donner un nouveau souffle aux valeurs olympiques. Ces Jeux seraient partagés, utiles et joyeux.

Comme beaucoup d’amoureux de Paris et du sport, nous apportons tout notre soutien et nos vœux de réussite à Paris 2024″.

Liste des 54 premières villes ayant répondu à l’Appel du Maire de Montréal :

  • Abidjan (Côte d’Ivoire),
  • Alexandrie (Égypte),
  • Amman (Jordanie),
  • Antananarivo (Madagascar),
  • Athènes (Grèce),
  • Bamako (Mali),
  • Bangui (République Centrafricaine),
  • Barcelone (Espagne),
  • Beyrouth (Liban),
  • Brazzaville (Congo),
  • Bruxelles (Belgique),
  • Bucarest (Roumanie),
  • Le Cap (Afrique du Sud),
  • Casablanca (Maroc),
  • Cologne (Allemagne),
  • Copenhague (Danemark),
  • Cotonou (Bénin),
  • Dakar (Sénégal),
  • Douala (Cameroun),
  • Dublin (Irlande),
  • Erevan (Arménie),
  • Kazan (Russie),
  • Kyoto (Japon),
  • Libreville (Gabon),
  • Liège (Belgique),
  • Lima (Pérou),
  • Lisbonne (Portugal),
  • Luxembourg (Luxembourg),
  • Madrid (Espagne),
  • Marrakech (Maroc),
  • Medellín (Colombie),
  • Mexico (Mexique),
  • Montevideo (Uruguay),
  • Montréal (Canada),
  • Munich (Allemagne),
  • Namur (Allemagne),
  • Niamey (Niger),
  • Nicosie (Chypre),
  • Nouakchott (Mauritanie),
  • Ouagadougou (Burkina Faso),
  • Pointe-Noire (Congo),
  • Porto (Portugal),
  • Phnom Penh (Cambodge),
  • Praia (Cap-Vert),
  • Prague (République Tchèque),
  • Quito (Équateur),
  • Rabat (Maroc),
  • Riga (Lettonie),
  • Skopje (Macédoine),
  • Rotterdam (Pays-Bas),
  • Sydney (Australie),
  • Tbilissi (Géorgie),
  • Tunis (Tunisie),
  • Varsovie (Pologne).

Pékin 2022 : Coopération stratégique entre la Suisse et la Chine

Les Comités Olympiques de la Suisse et de la Chine ont signé en ce début de semaine une déclaration d’intention en vue d’une coopération stratégique dans le domaine des sports d’hiver et de l’accès de ces derniers au plus grand nombre.

Signe de l’importance de cette coopération à venir, Doris Leuthard, Présidente de la Confédération helvète, et Xi Jinping, Président de la République Populaire de Chine, étaient présents pour assister les leaders des deux Comités Nationaux Olympiques, Jürg Stahl et Gou Zhongwen.

(Crédits - DFAE / Kaspar Bacher)

Gou Zhongwen et Jürg Stahl ; le Président de la République Populaire de Chine, Xi Jinping, et la Présidente de la Confédération, Doris Leuthard en arrière plan (Crédits – DFAE / Kaspar Bacher)

Le Président chinois, en visite d’État en Suisse, s’est par la suite rendu au Forum Économique Mondial (WEF) de Davos, avant de rencontrer le Président du Comité International Olympique (CIO) et réaffirmer ainsi le soutien des autorités aux préparatifs d’organisation des Jeux d’hiver de 2022.

La coopération stratégique entre la Suisse et la Chine offrira des opportunités majeures pour les deux pays, dans l’optique bien sûr des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Lausanne 2020 et des JO de Pékin 2022, avec un apport bilatéral concernant la construction de complexes sportifs et l’utilisation de sites d’entraînement, sans oublier un transfert de connaissances pour permettre le développement des sports d’hiver dans l’Empire du Milieu.

La candidature de Pékin 2022 avait en effet basé une part majeure de son argumentaire sur la volonté d’ouvrir les sports d’hiver à 300 millions de Chinois, soit un potentiel exceptionnel pour les entreprises du secteur.

Mais si la coopération s’annonce intéressante pour la Chine, elle pourrait aussi profiter à l’éventuelle candidature olympique et paralympique de la Suisse pour les Jeux d’hiver de 2026, ainsi qu’aux activités touristiques helvètes.

(Crédits - DFAE / Kaspar Bacher)

(Crédits – DFAE / Kaspar Bacher)

Avec la signature de cette coopération, la Chine confirme en tous cas son souhait de s’appuyer sur l’expertise de pays expérimentés dans l’organisation de compétitions hivernales et plus largement, dans l’accueil d’un tourisme de sports d’hiver.

Quelques mois après son élection comme Ville Hôte des Jeux d’hiver de 2022, Pékin avait ainsi été au coeur d’un accord entre l’entreprise française « Engie » et la chinoise « Beijing Enterprise ».

Dans un communiqué, « Engie » précisait d’ailleurs que les deux sociétés entendaient « mener à bien leur coopération historique basée sur la confiance, en établissant un partenariat en Chine, en effectuant des recherches et en développant conjointement une énergie verte et une gestion énergétique efficace pour les Jeux Olympiques d’hiver de 2022 organisés par Pékin et la province de Hebei ».

JO 2026 : Stockholm pourrait se positionner dès la fin du mois de janvier

Dans les prochaines semaines, l’étude d’opportunité souhaitée par les élus de Stockholm (Suède) devrait rendre ses conclusions.

Après l’examen d’une étude de faisabilité au cours du premier trimestre 2016, le Conseil Municipal avait en effet annoncé la mise en place d’une étude d’opportunité pour une candidature olympique, avec une enveloppe budgétaire de quelques 10 millions de couronnes suédoises.

(Crédits - Stockholm 2022)

(Crédits – Stockholm 2022)

Selon toute vraisemblance, le pré-projet élaboré pour les Jeux d’hiver de 2022 devrait être en partie repris et remodelé. Plusieurs villes de Suède devraient également être associées au nouveau projet et ce, afin de limiter les coûts et de respecter les exigences de durabilité voulues par le Comité International Olympique (CIO) dans le cadre de l’Agenda 2020.

Au mois de décembre 2016, le Ministre des Entreprises et de l’Innovation avait apporté son appui au principe d’une candidature, suivant en ce sens l’avis formulé par le Ministre des Sports.

« Quand on parle tourisme, non seulement il y a la question des touristes, mais aussi celle des réunions et des événements.

Le Centre Nobel est important ici, mais toute la problématique est de savoir comment nous pouvons attirer de grands congrès et de grands événements.

Je pense donc qu’il est intéressant de mener – comme c’est le cas actuellement – une étude d’opportunité et de prendre en considération un ensemble de critères.

Les Jeux Olympiques d’hiver n’ont pas été le thème central de notre réunion, mais je suis tout à fait convaincu que Stockholm présentera – sur la base des études préliminaires – les meilleurs arguments en faveur ou non d’une telle entreprise » avait affirmé Mikaeil Damberg dans une interview au quotidien « Stockholm Direkt ».

Si une candidature de Stockholm est possible, elle le sera encore davantage en associant des collectivités comme Åre, Östersund ou encore Falun.

Cette dernière pourrait d’ailleurs accueillir une partie des compétitions de ski en cas de lancement d’une candidature et de conception d’un projet olympique et paralympique pour 2026.

(Crédits - Stockholm 2022)

(Crédits – Stockholm 2022)

Depuis 1984, la Suède a tenté à plusieurs reprises – et avec différentes villes – d’obtenir l’organisation des Jeux d’hiver.

Preuve de cette persévérance, le pays a présenté une candidature pour chaque échéance hivernale à l’exception de 2010 et aurait pu candidater pour 2014, 2018 et bien sûr 2022.

Dans ces trois derniers cas, le manque de soutien institutionnel a pesé dans le choix de renoncer à soumettre les candidatures de Åre et Östersund pour les JO 2014, de Östersund pour 2018 et de Stockholm pour 2022.

Avant ces retraits anticipés, la Suède avait pourtant affiché sa présence sur la scène olympique.

Pour les JO 1984, Göteborg avait échoué au premier tour de scrutin face à Sapporo (Japon) et à celle qui deviendra hôte des Jeux, Sarajevo (ex-Yougoslavie).

Pour 1988, Falun fut écartée au profit de Calgary (Canada). La même ville fut en lice pour l’édition 1992 mais elle fut finalement largement battue par Albertville (France) et devancée par Sofia (Bulgarie).

Pour l’échéance 1994, Lillehammer (Norvège) – potentielle candidate pour 2026 – s’imposa face à Östersund dans une sorte de revanche. En effet, un duel Norvège / Suède s’était déjà produit dans la course aux JO 1992. Au cinquième tour de scrutin, Falun avait toutefois pris l’avantage sur Lillehammer par 41 voix contre 40.

Pour 1998, Östersund fut à nouveau candidate. Néanmoins, la ville fut écartée au quatrième tour de scrutin face à Salt Lake City (États-Unis) et surtout Nagano (Japon).

Enfin pour les JO 2002, Östersund fut balayée par une rivale déjà présente quelques années auparavant. Salt Lake City s’imposa ainsi par 54 voix contre 14.

Pékin 2022 : Une vidéo pour illustrer la transition entre Jeux d’été et Jeux d’hiver

Le 31 juillet 2015, les membres électeurs du Comité International Olympique (CIO) ont accordé leur confiance à Pékin (Chine) pour organiser les Jeux d’hiver de 2022. A cette occasion, la capitale chinoise est devenue la première Ville Olympique à être désignée pour abriter les JO d’été et les JO d’hiver.

Après avoir organisé les Jeux d’été en 2008, Pékin s’apprête donc à réutiliser une partie de son patrimoine olympique pour héberger les Jeux d’hiver.

Pour marquer cette singularité et ce destin inédit, le Comité d’Organisation de Pékin 2022 a levé le voile aujourd’hui sur une vidéo promotionnelle.

De manière subtile, cette dernière fait le lien entre sports d’été et sports d’hiver, en mettant notamment en exergue certains sites emblématiques de Pékin, à l’instar du Cube d’Eau, hôte des épreuves de natation en 2008 et du curling lors des Jeux de 2022.

Outre cette transition entre différents sports, Pékin 2022 s’est aussi attaché à mettre en avant l’engouement populaire autour des Jeux Olympiques en Chine. Les images de centaines de personnes rassemblées sur le parvis du Stade Olympique, au moment de l’annonce par Thomas Bach, Président du CIO, de la Ville Organisatrice des JO 2022, sont ainsi incorporées à la vidéo.

Les montagnes aux cimes enneigées ponctuent également la vidéo et ce, alors même que la question de l’enneigement des stations de Zhangjiakou et Yanqing sera l’un des défis majeurs des organisateurs. La production de neige artificielle – en provenance d’immenses réservoirs – est d’ailleurs parfaitement assumée, même si une inflation des coûts n’est pas à négliger.

Bien sûr, un tel document promotionnel n’aurait pas la même symbolique s’il ne comportait pas des éléments faisant directement référence aux sportifs. Là-encore, le lien entre Jeux d’été et Jeux d’hiver est bien présent.

De manière brève, il est aussi intéressant de noter un aperçu de Martin Fourcade en fin de vidéo, comme un clin d’œil aux performances du biathlète tricolore lors des derniers Jeux de Sotchi 2014.

(Crédits - Capture d'écran / Sport & Société)

(Crédits – Capture d’écran / Sport & Société)

En octobre dernier, le CIO avait effectué sa première visite d’inspection à Pékin.

« Nous sommes satisfaits de ce que nous avons appris. Pékin 2022 démarre à vive allure. Les premiers préparatifs sont bien avancés.

Les inspections que nous avons effectués sur les sites de Zhangjiakou et Yanqing ont confirmé que l’équipe de Pékin 2022 restait totalement attachée à son objectif de laisser en héritage des installations de sports d’hiver de classe mondiale » avait affirmé Juan Antonio Samaranch Jr, vice-Président du CIO et membre de la Commission de Coordination pour les JO 2022.

Les préparatifs de Pékin 2022 ont d’ailleurs fait l’objet d’une autre vidéo qui retrace les divers événements qui ont jalonné l’année écoulée et qui présente également le siège du Comité d’Organisation des Jeux.

Pékin 2022 : « Les premiers préparatifs sont bien avancés » selon la Commission de Coordination du CIO

La Commission de Coordination du Comité International Olympique (CIO) des Jeux d’hiver de 2022 a achevé cette semaine sa première visite d’inspection à Pékin (Chine).

Quelques mois après la mise en place du Comité d’Organisation de Pékin 2022 et l’instauration de la Commission de Coordination sous la présidence du Russe Alexander Zhukov, la capitale chinoise est donc pleinement entrée dans la phase opérationnel et de planification des Jeux.

Outre la visite des sites de Zhangjiakou (sports de neige) et de Yanqing (ski alpin et ski nordique), les membres de la Commission de Coordination ont également inspecté les sites dédiés aux sports de glace à Pékin.

(Crédits - CIO)

(Crédits – CIO)

« Nous sommes satisfaits de ce que nous avons appris. Pékin 2022 démarre à vive allure.

Les premiers préparatifs sont bien avancés.

Les inspections que nous avons effectués sur les sites de Zhangjiakou et Yanqing ont confirmé que l’équipe de Pékin 2022 restait totalement attachée à son objectif de laisser en héritage des installations de sports d’hiver de classe mondiale » a indiqué Juan Antonio Samaranch Jr, vice-Président du CIO et membre de la Commission de Coordination.

Vue du nouveau siège du Comité d'Organisation des JO 2022 (Crédits - Pékin 2022)

Vue du nouveau siège du Comité d’Organisation des JO 2022 (Crédits – Pékin 2022)

Au-delà de ces visites – ponctuées aussi par la découverte du nouveau siège de Pékin 2022 au sein d’une ancienne usine – la Commission du CIO a tenu à informer les responsables des Jeux de la nécessité de travailler sur cinq thématiques majeures, à savoir la gouvernance de l’événement ; l’aménagement des sites ; les questions sportives, mais aussi les problématiques du marketing ; et de la communication / mobilisation.

« Durant les réunions et inspections, la Commission de Coordination et l’équipe de Pékin 2022 ont eu des discussions approfondies et productives sur un large éventail de sujets, en définissant plus précisément les orientations et les priorités pour la préparation des Jeux.

Nous avons obtenu d’excellents résultats » a affirmé Zhang Jiandong, vice-Président exécutif du Comité d’Organisation.

Vue du Parc Olympique de Pékin, avec au centre, le Stade Olympique construit pour les JO d'été de 2008 (Crédits - Pékin 2022)

Vue du Parc Olympique de Pékin, avec au centre, le Stade Olympique construit pour les JO d’été de 2008 (Crédits – Pékin 2022)

En mai 2015, ce dernier avait accordé une interview exclusive à « Sport & Société », en revenant notamment sur les promesses de Pékin 2022 et l’ambition de faire de la Chine l’une des nouvelles destinations touristiques en matière de sports d’hiver.

Durant la campagne pour l’élection de la Ville Hôte des JO 2022, les autorités s’étaient en particulier engagées à attirer 300 millions de Chinois sur les pistes de ski aménagées à l’occasion des Jeux.

Un engagement qui avait alors permis à Pékin de rafler la mise aux dépens d’Almaty (Kazakhstan), quelques années à peine après avoir organisé les Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2008.

JO 2024 : Avec le retrait de Rome, l’hécatombe olympique se poursuit

Elles étaient initialement cinq à postuler à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024.

Rome (Italie) fut la première à se positionner officiellement – dès le 15 décembre 2014 – suivie par Boston (États-Unis), puis Hambourg (Allemagne), Paris (France) et Budapest (Hongrie).

La course promettait alors d’être passionnante, au moins autant que pour l’attribution des JO 2012.

Cette ferveur s’accompagnait il faut dire de l’adoption d’un important projet de réformes, intitulé Agenda 2020, et ayant pour objectif de moderniser la procédure des candidatures, tout en rendant plus transparent les règles et les modalités d’attribution de l’événement olympique.

(Crédits - Boston 2024)

(Crédits – Boston 2024)

Toutefois, les premières secousses se sont manifestées au printemps 2015 avec les déboires de la candidature américaine et les multiples changements opérés à sa tête ainsi que dans son projet. Après plusieurs mois de sondages en baisse et d’une contestation populaire croissante, les autorités du Massachusetts et celles du Comité Olympique des États-Unis (USOC) avaient finalement convenu de cesser l’aventure olympique.

La ville de Los Angeles (Californie) fut alors et sans surprise repêchée après avoir été éliminée par la cité étudiante de la côte Est quelques mois auparavant. Celle qui fut deux fois Ville Olympique (1932 et 1984) se relança alors dans la course pour incarner à la fois l’héritage des Jeux et la rupture avec les pratiques passées.

Malgré ce changement de ville – qui aurait été impossible à compter du 15 septembre 2015, date de la clôture officielle des candidatures par le Comité International Olympique (CIO) – la course aux JO 2024 se poursuivait avec cinq concurrentes.

Mais dans la foulée de Boston, une autre ville s’est retrouvée peu à peu empêtrée entre les exigences de son projet, le coût éventuel de l’organisation, et la fronde populaire. Faisant figure de modèle novateur, Hambourg avait multiplié les initiatives pour promouvoir son concept compact, peut-être à l’excès, ce qui finalement a conduit au rejet de la candidature par la voie du référendum, le 29 novembre 2015.

Exit donc Hambourg et l’Allemagne.

(Crédits - Mutabor / Hamburg 2024)

(Crédits – Mutabor / Hamburg 2024)

Seules quatre Villes Candidates ont franchi la fin d’année 2015, non sans se questionner sur l’opportunité de donner la parole aux citoyens et surtout sous quelle forme (concertation, référendum, etc…).

Si Los Angeles, Paris et Rome ont rapidement écarté l’idée d’une consultation populaire – faisant notamment valoir des sondages au beau fixe – Budapest a longtemps débattu d’une telle entreprise avant in fine de renoncer, arguant de l’enthousiasme de la classe politique.

Aujourd’hui, les choses pourraient néanmoins changer du côté de la Hongrie où la porte a de nouveau été ouverte pour une aventure des plus périlleuses. Mais c’est avant tout en Italie que les choses se sont considérablement dégradées depuis le début de l’année et l’arrivée à la tête de la « Ville Éternelle » de Virginia Raggi et du Mouvement 5 Étoiles.

Ayant fait de son refus des JO 2024 l’un de ses principaux thèmes de campagne, Virginia Raggi n’a cessé depuis son élection au mois de juin 2016 de contester l’opportunité d’une candidature de Rome.

Après avoir annoncé son intention de faire connaître sa décision en octobre 2016 – après des rencontres et des réunions pour tenter de renégocier la gigantesque dette de la capitale italienne – la Première Magistrate avait rejeté l’invitation du Président du Conseil Italien à se rendre à Rio de Janeiro (Brésil) afin de défendre les chances transalpines aux JO 2016.

Cette absence – remarquée par la presse internationale et les membres de la Famille Olympique – avait d’ailleurs conduit à l’annulation de la conférence de presse de Rome 2024, une conférence dont l’exercice avait été autorisé par le CIO pour l’ensemble des Villes Candidates.

Avec le retrait ce mercredi de la candidature italienne, la péninsule se retrouve dans une situation particulièrement délicate et qui peut se résumer aux récentes déclarations du Président du Comité Olympique Italien (CONI).

« Pour les 30 ou 50 ans qui viennent, nous dirons au revoir aux Jeux.

[…] La candidature est devenue un jeu complexe qui ne concerne plus seulement le sport, mais qui est désormais orienté pour moitié par la politique.

Comme le monde du sport, nous sommes embarrassés, car il s’agit d’un événement dont l’organisation est prévue dans 8 ans » avait ainsi affirmé Giovanni Malago durant la première quinzaine de septembre.

Ces propos, loin d’être anodins, peuvent en tous cas s’entendre au regard de la difficulté de l’Italie à se faire comprendre aux yeux du CIO depuis plus de dix ans et l’obtention des JO 2006 par Turin.

Depuis cette date, les Jeux ont échappé à l’Italie et ce, alors qu’ils auraient pu constituer une évidence avec la candidature de Rome 2020.

Les querelles politiques et la crise économique avaient cependant douché les espoirs du Mouvement olympique italien et ses représentants au sein du CIO, à commencer par Mario Pescante qui fit le choix de démissionner de ses fonctions de vice-Président de l’institution de Lausanne (Suisse) en février 2012.

Avec désormais deux retraits en moins de cinq ans, la crédibilité italienne et encore davantage celle de Rome, est considérablement entamée parmi la Famille Olympique.

Le discrédit est présent et pourrait être durable, ce qui pose la question de la légitimité d’une nouvelle candidature pour 2028 ou 2032, même avec une autre ville que Rome comme l’a récemment laissé entendre Matteo Renzi, Président du Conseil et ancien Maire de Florence.

(Crédits - Sport & Société)

(Crédits – Sport & Société)

Dans l’attente de prochaines évolutions, la course se retrouve désormais limitée.

Face à l’incertitude qui risque de s’accroître pour Budapest – et au regard de son profil d’outsider aussi – les Jeux d’été de 2024 semblent plus que jamais se diriger vers un duel entre deux mastodontes de l’Olympisme, deux villes ayant une riche expérience et surtout une ambition débordante compte-tenu de leurs candidatures passées : Los Angeles (deux fois Hôte des JO et sept fois candidates) et Paris (deux fois Hôte des JO et trois fois candidates).

Mais si ce duel annoncé – rêvé et excitant – est une formidable publicité pour les Jeux et ses sponsors, il n’en demeure pas moins l’illustration des limites du Mouvement Olympique tel qu’il s’est constitué et transformé depuis sa création et surtout depuis sa mutation dans les années 1980 sous l’impulsion de Juan Antonio Samaranch.

Le CIO peut-il en effet se satisfaire du maintien de deux ou trois candidatures finales pour 2024 lorsque les Jeux d’été drainaient jusqu’à sept prétendantes pour 2016 (dont quatre officiellement candidates) ; neuf pour 2012 (cinq dans le tableau final) ; dix pour 2008 (cinq finalistes) ; onze pour 2004 (cinq finalistes) ?

Force est de constater que la réforme Agenda 2020 n’a pas encore produit les effets escomptés. D’ailleurs, ces derniers seront-ils visibles dans les années à venir et en particulier dès le lancement des candidatures pour 2028 ?

A suivre. Il n’est pas certain en effet que des villes ayant fait acte de candidature par le passé fassent à nouveau partie des concurrentes.

Parvis du Stade de Durban en Afrique du Sud (Crédits - Moses Mabhida Stadium)

Parvis du Stade de Durban en Afrique du Sud (Crédits – Moses Mabhida Stadium)

Rome bien sûr ne devrait pas se risquer à pareil challenge dans un avenir proche, de même que Madrid (Espagne) dont les trois précédentes tentatives (2012, 2016 et 2020) se sont toutes soldées par de cuisants échecs, ou encore Istanbul (Turquie) qui a espéré ouvrir l’Olympisme vers de nouveaux horizons avec ses candidatures échelonnées dans le temps (2000, 2004, 2008, 2012, 2020).

L’Australie a bien fait mention d’un intérêt pour 2028.

L’Afrique du Sud pourrait aussi se décider à repartir dans la course après une tentative remarquée mais infructueuse avec Le Cap pour 2004. Le Pérou avec Lima – hôte de la Session qui désignera la Ville Organisatrice des JO 2024 en septembre 2017 – pourrait également se pencher sur la question d’une candidature, de même que l’Argentine qui prépare actuellement les Jeux Olympiques de la Jeunesse 2018.

Les leçons et les enseignements qui seront tirés dans les mois à venir sur les préparatifs et l’organisation des Jeux de Rio 2016 seront sans nul doute un premier indicateur sur les chances de ces territoires à prétendre à l’accueil du plus grand événement sportif de la planète.

Toutefois, face au désamour persistant dont il est victime, le CIO pourrait ne pas avoir le choix et être forcé en conséquence de revoir encore ces critères de sélection.

Le « gigantisme » des Jeux – longtemps vilipendé – est peut-être arrivé à l’heure de son crépuscule. Le CIO garde d’ici-là une manne financière conséquente pour affronter les temps difficiles qui s’annoncent.

(Crédits - Comité Olympique de Suède)

(Crédits – Comité Olympique de Suède)

Car au-delà des seuls Jeux d’été – certes plus prestigieux et à l’audience télévisée plus importante – c’est bien l’ensemble du système olympique qui se trouve à présent dans une impasse.

Les difficultés du CIO à mobiliser les villes pour les Jeux d’hiver au cours des dernières années se sont d’ailleurs manifestées avec éclats et inquiétudes pour l’échéance de 2022 : référendums défavorables de Munich (Allemagne) et Cracovie (Pologne) ; retrait de Lviv (Ukraine) et Oslo (Norvège) ; renoncement de Stockholm (Suède) ; réflexion puis abandon de Barcelone (Espagne).

In fine, la course aux JO 2022 s’était soldée par un duel inattendu et aux antipodes des expériences passées : Almaty (Kazakhstan) face à Pékin (Chine), la victoire finale allant à cette dernière en dépit de réels défis techniques dans une région où l’enneigement est une problématique majeure. Un comble pour des Jeux d’hiver en sursit.

La campagne pour 2026 ne s’annonce guère plus ouverte avec la présence notable de la Suisse et le retour de la Suède, mais avec le retrait déjà effectif de la Province du Québec et certainement des États-Unis, davantage préoccupés par l’obtention des Jeux d’été de 2024.

JO 2026 : Stockholm songe à une candidature

Un temps pressentie pour la course à l’organisation des Jeux d’hiver de 2022, la capitale suédoise avait finalement renoncé à se porter candidate et ce, faute d’un soutien politique et institutionnel suffisamment large.

Mais aujourd’hui, après avoir exprimé des regrets, après l’élection de Pékin (Chine) pour les JO 2022 et à la suite de la mise en œuvre de l’Agenda 2020, Stockholm songe à nouveau à présenter une candidature olympique et paralympique.

(Crédits - Comité Olympique de Suède)

(Crédits – Comité Olympique de Suède)

En février 2016, une étude de faisabilité a ainsi été commandée par le Conseil Municipal et le 04 mai dernier, les élus ont voté une enveloppe budgétaire de 10 millions de couronnes suédoises (1,21 million d’euros) pour la réalisation d’une étude d’opportunité.

« Même si nous ne recevons pas les Jeux, ces derniers peuvent avoir des effets positifs pour Stockholm et ce, rien qu’au travers d’une candidature » a affirmé le Commissaire aux Finances de la ville, Karin Wanngard, pour justifier la démarche municipale.

L’étude d’opportunité suivra un calendrier précis et une approche qui devra être commune à la ville de Stockholm bien sûr, mais aussi au Comité Olympique et au Comité Paralympique, sans oublier les membres suédois du Comité International Olympique (CIO), ainsi que les représentants des forces vives du pays.

Prenant en considération la réforme de l’institution et des pratiques olympiques, Stockholm pourrait également s’appuyer sur le pré-projet conçu en 2013 dans le cadre de sa réflexion pour les JO 2022.

Carte des principaux sites dans la capitale suédoise (Crédits - Stockholm 2022)

Carte des principaux sites du projet de Stockholm 2022 (Crédits – Comité Olympique de Suède / Stockholm 2022)

En décembre 2013, le Comité Olympique Suédois avait envisagé la construction d’un Village Olympique pour 2,5 milliards de couronnes (268 millions d’euros) et la rénovation d’infrastructures existantes, à l’instar de l’Ericsson Globe qui accueillera ce samedi la 61e édition du Concours Eurovision de la Chanson.

Cet équipement d’envergure (14 000 à 16 000 places) aurait alors bénéficié d’un programme de réfection de 4,5 millions d’euros pour permettre l’organisation des épreuves de curling, de patinage artistique, ainsi que de patinage de vitesse et de short-track. La Friends Arena aurait pour sa part abriter le hockey-sur-glace dans une enceinte rénovée de 50 000 places (5,6 millions d’euros).

D’autres équipements ou installations auraient aussi pu être réaménagés pour accueillir les JO 2022, à l’instar de la colline de Hammarby pour les épreuves de bobsleigh, luge, skeleton ainsi que pour le ski acrobatique et le half-pipe. Les banlieues de Tullinge et Flottsbro auraient elles aussi abrité des compétitions, avec le biathlon, le saut à ski, le snowboard et le ski-cross.

Mais que ce soit pour Hammarby, Tullinge et Flottsbro, les autorités s’étaient accordées sur la nécessité de proposer un programme spectaculaire, avec l’édification de tribunes temporaires d’une capacité comprise entre 10 000 et 50 000 places.

Pour ce qui est des Cérémonies d’ouverture et de clôture, Stockholm 2022 souhaitait mobiliser la Tele 2 Arena et sa capacité modulable de 30 000 à 40 000 places.

Si ce document prévoyait à l’époque un budget d’organisation de 9,79 milliards de couronnes (1,19 milliard d’euros), les autorités du pays n’ont pas encore chiffré un nouveau projet, même si elles comptent sur l’apport important du CIO.

Avec l’échéance 2022, l’institution de Lausanne (Suisse) devrait en effet contribuer à hauteur de 880 millions de dollars (778,3 millions d’euros) pour chaque édition des Jeux d’hiver.

Vue extérieure de l'Ericsson Globe (Crédits - Site officiel / Sören Andersson)

Vue extérieure de l’Ericsson Globe (Crédits – Site officiel / Sören Andersson)

A présent, la Ville de Stockholm et les localités de Huddinge et Botkyrka devraient probablement attendre les conclusions de l’étude d’opportunité d’ici l’automne 2016 avant de se prononcer officiellement quant à l’idée d’une candidature.

Cette décision tripartite devrait intervenir à la fin de l’année 2016 ou au début de l’année 2017.

A ce moment-là, la balle sera envoyée dans le camp des autorités gouvernementales qui devront elles aussi se positionner après l’examen de l’étude d’opportunité. A la suite de cette enquête, le Gouvernement pourrait choisir d’aller de l’avant dès l’automne 2017, avec l’appui des Collectivités parties prenantes.

Une lettre d’intention de candidature pourrait en conséquence être déposée en septembre ou octobre 2017, soit dans la foulée du scrutin olympique qui désignera la Ville Hôte des Jeux d’été de 2024.

Pékin 2022 : La Commission de Coordination se met en place

Quelques mois après l’élection de Pékin (Chine) comme Ville Hôte des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2022, et deux mois après la constitution du Comité d’Organisation, l’institution olympique a annoncé hier l’instauration de la Commission de Coordination.

Cette dernière sera chargée de suivre l’évolution des chantiers sur les sites des futures compétitions, ainsi que la bonne mise en œuvre du programme marketing des JO 2022.

Sans surprise, la Commission de Coordination sera pilotée par celui qui dirigea la Commission d’évaluation, à savoir le Russe Alexander Zhukov.

Alexander Zhukov (Crédits - Sotchi 2014)

Alexander Zhukov (Crédits – Sotchi 2014)

Il sera épaulé dans sa mission par 15 personnalités, parmi lesquelles Gian-Franco Kasper, Président de la Fédération Internationale de Ski ou encore Juan Antonio Samaranch Jr, fils de l’ancien Président du Comité International Olympique (CIO).

Certains membres sont membres du CIO, d’autres siégeront en qualité de Président de Fédération ou au regard de leur compétence dans le domaine des sports d’hiver.

Composition de la Commission de Coordination :

  • Alexander Zhukov (Russie),
  • Kate Caithness (Ecosse / Présidente de la Fédération Internationale de Curling),
  • Dmitry Chernyshenko (Russie / Président du Comité d’Organisation des JO de Sotchi 2014),
  • Ivo Ferriani (Italie / Président de la Fédération Internationale de Bobsleigh),
  • Timothy Tsun Ting Fok (Hong-Kong),
  • Gian-Franco Kasper (Suisse / Président de la Fédération Internationale de Ski),
  • Jae Youl Kim (Corée du Sud / Président de la Fédération Sud-Coréenne de Patinage),
  • José Luis Marco (Espagne),
  • Octavian Morariu (Roumanie),
  • Risto Nieminen (Finlande / Président du Comité Olympique de Finlande),
  • Nicole Resch (Allemagne / Secrétaire Générale de l’Union Internationale de Biathlon),
  • Angela Ruggiero (États-Unis),
  • Juan Antonio Samaranch Jr (Espagne),
  • Vladimir Smirnov (Kazakhstan),
  • Rita Van Driel (Allemagne / Membre du Comité International Paralympique),
  • Ching-Kuo Wu (Taïwan).

Pékin 2022 : Instauration du Comité d’Organisation

Comme annoncé dans le courant du mois de novembre dernier, les autorités chinoises ont officiellement instauré le Comité d’Organisation (COJO) des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2022, le 15 décembre 2015.

Cette constitution intervient quelques mois à peine après l’élection de Pékin en tant que Ville Hôte, le 31 juillet dernier.

En présence de nombreuses personnalités politiques du pays, Guo Jinlong – Chef du Parti Communiste de Pékin – a été confirmé au poste stratégique de Président du COJO et sera donc un interlocuteur privilégié entre les autorités nationales et le Comité International Olympique (CIO) au cours des prochaines années.

Le Président du CIO, Thomas Bach, lors de l'annonce de la Ville Hôte des JO d'hiver 2022 (Crédits - CIO / Ubald Rutar)

Le Président du CIO, Thomas Bach, lors de l’annonce de la Ville Hôte des JO d’hiver 2022 (Crédits – CIO / Ubald Rutar)

Le Président de l’institution de Lausanne (Suisse) a d’ailleurs adressé une lettre à destination des dirigeants du COJO, lettre dans laquelle il fait part de ses félicitations, mais dans laquelle il mentionne surtout l’aspect historique de la nomination de Pékin comme Ville Hôte des JO 2022.

« Pékin entre dans l’Histoire en tant que première ville du monde à accueillir aussi bien les Jeux Olympiques d’été que d’hiver.

La création du Comité d’Organisation représente le début d’une aventure passionnante pour toute la Famille Olympique.

Cette étape est la première de notre voyage de six ans ensemble afin d’offrir des Jeux Olympiques d’hiver exceptionnels en 2022 pour Pékin, pour la Chine et pour le monde entier » a notamment affirmé Thomas Bach.

Les autorités chinoises vont désormais superviser les différents aménagements sportifs prévus dans le cadre des Jeux, ainsi que le projet de ligne à grande vitesse entre Pékin et Zhangjiakou, l’un des pôles olympiques pour 2022.

Elles vont également devoir gérer les contraintes relatives à l’organisation des Jeux d’hiver dans des sites parfois dépourvus d’enneigement, sans oublier la problématique numéro un aujourd’hui en Chine, à savoir la pollution atmosphérique.

Cette pollution au smog a notamment eu pour conséquence le déclenchement inédit de l’alerte rouge à deux reprises au cours des derniers semaines.

Jamais jusqu’à présent, une telle alerte n’avait été déclenchée dans la capitale chinoise pourtant régulièrement soumise aux effets combinés des transports de millions de personnes chaque jour et d’une industrie toujours plus galopante dans et aux alentours de Pékin.