Candidate déclarée à l’organisation des Jeux d’été, l’Égypte bénéficie du soutien de l’Association des Comités Nationaux Olympiques d’Afrique (ACNOA) dont le Président, Mustapha Berraf, a précisé ces jours-ci une réflexion autour d’un projet pour 2036 et 2040.

Au regard de la nouvelle procédure entourant le processus de sélection des Futurs Hôtes des Jeux, les candidats déclarés ou potentiels ont aujourd’hui la possibilité de se positionner sur une saisonnalité mais sans échéance prédéterminée, le dialogue avec le Comité International Olympique (CIO) devant in fine permettre d’établir le calendrier le plus adéquat.
Aussi, alors que l’Égypte s’était jusqu’alors positionnée sur une future édition des Jeux d’été, il apparaît désormais que 2036 n’est plus la seule échéance visée, 2040 entrant également en ligne de mire et ce, comme l’a fait savoir Mustapha Berraf, Président de l’ACNOA et fervent partisan d’une candidature égyptienne au nom de l’Afrique.
Comme l’a notamment affirmé celui qui est membre du CIO depuis 2019 en marge des Jeux de Paris 2024 :
Les Jeux Olympiques ne seront véritablement un événement planétaire que lorsqu’ils seront aussi organisés en Afrique.
C’est une candidature soutenue par l’ACNOA et toute l’Afrique.
Pour autant, au-delà de l’Égypte, d’autres territoires africains pourraient être tentés par l’aventure des Jeux, notamment en tenant compte de l’organisation prochaine des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026. Il n’empêche, de nombreuses problématiques restent en suspens quant à la perspective d’une alliance de pays pour co-organiser l’événement planétaire à l’horizon 2036 ou 2040.
Ainsi que l’a d’ailleurs reconnu Mustapha Berraf :
Les choses sont extrêmement plus complexes. Mon souhait le plus ardent est de voir d’autres pays d’Afrique du Nord ou subsaharienne postuler pour accueillir les Jeux.
Nous avons un potentiel humain. Mais il est probablement encore trop tôt.
Il ne manque pas seulement des infrastructures sportives, mais aussi hôtelières ou routières. Les gouvernements ont d’autres priorités, la santé, les problèmes de la jeunesse, etc.

Si l’Égypte – qui accueillera les Jeux Africains en 2027 – entend présenter de solides arguments à l’aune des travaux titanesques en cours de réalisation dans la future capitale administrative du pays pour doter le territoire d’infrastructures sportives de première importance, il ne faudrait cependant pas tirer un trait définitif sur l’ambition d’autres pays du continent.
Le Maroc pourrait en effet être susceptible de candidater à une future édition des Jeux, un projet ayant un temps été envisagé pour 2028 sans que les autorités ne donnent suite.
L’Afrique du Sud pourrait également constituer une sérieuse alternative à l’offre égyptienne, avec une possible candidature du Cap, plus de deux décennies après l’échec du projet d’organisation des JO 2004.
En savoir plus sur Sport & Société
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
