Au soir du 31 décembre 2025, la Maire de Paris a dévoilé la vidéo de ses derniers vœux après plus d’une décennie à la tête de la capitale française, évoquant notamment l’héritage des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 qui resteront comme le rendez-vous majeur de sa mandature.

Pour la dernière fois, Anne Hidalgo s’est exprimée en tant que Maire de Paris pour délivrer ses vœux à l’approche de la nouvelle année.
Dans une vidéo d’un peu moins de trois minutes publiée au soir de ce 31 décembre, l’édile parisienne – Maire depuis 2014 après avoir été Première Adjointe de Bertrand Delanoë dès 2001 – qui laissera le fauteuil à l’issue des élections municipales des 15 et 22 mars prochains aborde ce départ annoncé en retenant les réalisations conduites sous son impulsion et avec ses équipes au fil des années passées.
Anne Hidalgo évoque d’ailleurs avec un certain enthousiasme le souvenir et l’héritage des Jeux de Paris 2024 qui ont constitué un point pivot des travaux menés par l’équipe municipale en place et une échéance déterminante pour laquelle elle s’était personnellement mobilisée à partir de février 2015.

Le 12 février de cette année-là, Anne Hidalgo avait ainsi été l’une des intervenantes à la tribune lors du dévoilement de l’étude d’opportunité d’une candidature tricolore pour 2024, en présence du chef d’orchestre de l’Ambition olympique, Bernard Lapasset, qui était parvenu à lever les doutes de la Maire de Paris, bien que cette dernière ait évoqué la possibilité d’une candidature dès le printemps 2013.
Il faut dire que l’élue parisienne avait encore à l’esprit le souvenir des échecs successifs de la capitale dans la course aux Jeux pour 1992 et plus encore pour les éditions 2008 et 2012, ayant même vécu cette dernière déconvenue sur le parvis de l’Hôtel de Ville pendant que Bertrand Delanoë et l’équipe de candidature assistaient au verdict des urnes olympiques depuis Singapour, le 06 juillet 2005.

Si l’annonce officielle d’une nouvelle candidature française a finalement eu lieu dans le cadre de la Journée Olympique du 23 juin 2015, le vote du Conseil de Paris deux mois plus tôt avait été un passage obligé et un feu vert décisif pour assurer une dynamique derrière le Mouvement sportif.
Par la suite, Anne Hidalgo avait pris part à chacun des grands jalons de la candidature, notamment dans le cadre des déplacements internationaux, des Jeux de Rio 2016, en passant par l’Assemblée Générale des Comités Nationaux Olympiques (ANOC) à Doha (Qatar) en novembre 2016, mais également par la SportAccord Convention à Aarhus (Danemark) en avril suivant, sans oublier aussi les interventions à Lausanne (Suisse) en juillet 2017 et à Lima (Pérou) en septembre de la même année.

Parmi les chantiers-phares menés depuis l’obtention des Jeux, la reconquête de la Seine a immanquablement été l’un des défis les plus importants pour les pouvoirs publics et les organisateurs qui projetaient in situ le déroulement de la Cérémonie d’ouverture, ainsi que la tenue de plusieurs épreuves olympiques et paralympiques.
Aussi, un peu plus de huit ans après avoir vécu l’attribution des JO 2024 et après avoir célébré le premier anniversaire de cette édition au cours de l’été écoulé en compagnie de la Présidente et du Président d’honneur du Comité International Olympique (CIO), la Maire de Paris est revenue sur l’apport de l’événement pour la « Ville Lumière ».
Comme elle l’a ainsi exprimé :
Les Jeux de Paris 2024 ont révélé la beauté, l’excellence et la fraternité de notre capitale. Ils nous laissent un héritage exceptionnel.
Notre fleuve, la Seine, a retrouvé sa place au cœur de notre ville.
La baignade est devenue une réalité et une promesse tenue grâce à un immense travail collectif.
De fait, bien que des travaux de dépollution ont été mis en œuvre au fil des ans, la perspective des Jeux a permis de donner un objectif calendaire précis pour être au rendez-vous de l’histoire, plus de cent ans après l’interdiction de la baignade dans le fleuve, et une quarantaine d’année après la promesse de l’ancien Maire de Paris et ancien Chef de l’État, Jacques Chirac, longtemps considérée comme un vœu pieux.
Pour y parvenir, un chantier colossal a été réalisé en coordination entre les services de l’État, la Préfecture de la Région Île-de-France, la Ville de Paris et les opérateurs dont l’activité est intrinsèquement liée à la Seine.

Moyennant un investissement de l’ordre de 1,4 milliard d’euros, ce chantier a notamment porté sur la modernisation et la construction d’ouvrages destinés à réduire les déversements d’eaux usées en cas d’intempéries orageuses, à l’image du bassin d’Austerlitz (13ème arrondissement) pouvant recevoir l’équivalent de vingt piscines olympiques.
Il s’est également matérialisé par une vaste opération de raccordement des habitations au réseau public d’assainissement, et au traitement de près de 23 000 mauvais branchements le long de la Seine et de la Marne à proximité de Paris.
Le raccordement des bateaux au réseau assainissement a aussi été engagé, avec l’installation d’équipements spécifiques dans les ports et sur les quais, avec le concours ici d’HAROPA Ports de Paris et des Voies Navigables de France (VNF).
En outre, le chantier de dépollution a conduit à un effort sans précédent en ce qui concerne le traitement dit de « désinfection » des eaux rejetées par les stations d’épuration gérées par le Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne (SIAAP) en amont de la capitale, notamment sur les sites de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) et de Valenton (Val-de-Marne).

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