JO 2024 : La candidature de Paris fait escale à Bordeaux

Soucieuse d’associer l’ensemble du territoire national à son projet, la candidature olympique et paralympique de Paris 2024 poursuit sa tournée hexagonale débutée à l’automne 2016.

Ainsi, après Marseille, Nantes, Strasbourg et dernièrement Toulouse, une délégation du Comité de Candidature fait actuellement escale sur les bords de la Garonne, à Bordeaux.

Ce week-end, ladite délégation emmenée par Guy Drut, membre français du Comité International Olympique (CIO) et Thierry Rey, Conseiller de la candidature, a assisté au match de rugby de Top 14 entre Bordeaux-Bègles et Toulouse. Aujourd’hui, plusieurs étapes ont été programmées.

La délégation de Paris 2024 est intervenue ce lundi 27 mars 2017 devant les étudiants de l’école de commerce spécialisée dans le management du sport, AMOS Bordeaux (Crédits – Julie Chalot / Page Twitter)

Ce lundi, la délégation – également composée de Valérie Barlois, Championne Olympique d’escrime ; Damien Traille, ancien international de rugby ; et Frédéric Adjiwanou, basketteur professionnel – a débuté la journée bordelaise par un petit-déjeuner à l’Hôtel de Ville afin d’échanger avec les médias présents.

Pour Guy Drut, « l’unité autour du projet de Paris 2024 est plus forte que jamais grâce à la mobilisation et l’implication de tous les acteurs, réunis autour du Mouvement sportif.

Notre visite à Bordeaux, capitale mondiale du vin et symbole de la richesse culturelle française, nous permets de réaffirmer notre engagement auprès des Collectivités locales, gage de Jeux réussis, véritable célébration du sport pour toute la société française ».

Dès 09h30, la délégation de Paris 2024 a souhaité rencontrer les étudiants de plusieurs écoles de la région, comme AMOS Bordeaux, Kedge, EFAP ou encore INSEEC.

Illustration de la « Génération 2024 » que la candidature tricolore entend mettre en avant, cette rencontre a précédé une réception à l’Hôtel de Ville organisée sous l’égide du Maire de Bordeaux, Alain Juppé.

L’ancien Premier Ministre (1995-1997) et ex-candidat à la Primaire de la Droite et du Centre, accueillera en fin de matinée la délégation de Paris 2024 en présence d’acteurs économiques et sportifs régionaux. Cette étape permettra de présenter la candidature de Paris 2024, et en particulier l’implication de la région bordelaise dans la mise en œuvre – le cas échéant – du projet.

(Crédits – Stade Matmut Atlantique)

En effet, à l’instar de huit autres villes françaises, Bordeaux sera amenée à accueillir des matchs du tournoi olympique de football – dans le tableau masculin et dans le tableau féminin – et ce, au sein de son nouveau Stade Matmut Atlantique.

Dotée de 42 000 places et déjà riche de l’expérience de cinq matchs de l’Euro 2016 – dont le quart de finale entre l’Allemagne et l’Italie -, cette enceinte conçue en 2015 par les architectes du Nid d’Oiseau de Pékin (Chine) et de l’Allianz Arena de Munich (Allemagne), Herzog & De Meuron, sera un équipement majeur dans le cas où Paris obtiendrait l’organisation des Jeux de 2024.

Pour Alain Juppé, Président du Comité des Villes d’accueil de l’Euro 2016, « Bordeaux et sa Métropole ont le goût et l’expérience de l’accueil des grands événements internationaux. C’est pourquoi Paris 2024 a choisi notre stade pour recevoir des matchs du tournoi olympique et paralympique de football.

Fort de l’engagement des Bordelaises et des Bordelais autour du sport et des valeurs olympiques, faites de partage et d’émotion, Bordeaux soutient Paris dont nous espérons tous la désignation, le 13 septembre prochain ».

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JO 2024 : Le Président de la République évoque les « excellentes » relations avec le Japon

La semaine dernière, le Président de la République, François Hollande, a accueilli le Premier Ministre du Japon, Shinzo Abe, au Palais de l’Élysée.

A l’occasion de cette entrevue, le Chef de l’État – en exercice jusqu’au début du mois de mai – a rappelé l’importance des partenariats avec l’Empire du Soleil Levant, notamment dans le domaine économique.

Le Président de la République Française, François Hollande, a accueilli le Premier Ministre du Japon, Shinzo Abe, au Palais de l’Élysée, lundi 20 mars 2017 (Crédits – Présidence de la République / F. Lafite)

« C’est un grand plaisir pour moi de recevoir une fois encore le Premier Ministre Shinzo Abe qui est un ami, et qui lui-même est venu plusieurs fois ici, à Paris. Moi-même, je suis allé à plusieurs reprises au Japon, la dernière était pour le Sommet du 67 qui était un grand succès.

Les relations entre la France et le Japon sont excellentes. Le mot n’est pas trop fort.

Nous avions signé, avec le Premier Ministre japonais lors de ma visite en 2013, un partenariat d’exception fondé sur trois objectifs : l’économie, la sécurité et la culture et nous allons donner une illustration à ce partenariat d’exception.

Le Japon est notre deuxième client en Asie, le premier investisseur asiatique en France » a d’abord affirmé François Hollande.

Le Président de la République a ensuite évoqué l’aspect culturel et sportif des partenariats avec le Japon, et n’a pas manqué de rappeler le calendrier des prochaines années, un calendrier qui pourrait concorder avec les ambitions communes des deux pays.

« Nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres y compris pour l’organisation de grandes manifestations sportives puisque vous savez que le Japon va accueillir la Coupe du Monde de Rugby en 2019 et puis il y aura les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020.

Comme la France est candidate pour les Jeux Olympiques de 2024, nous avons beaucoup à apprendre, beaucoup à échanger sur la capacité de nos deux pays à accueillir de grands événements internationaux » a ainsi déclaré le Chef de l’État.

Ce dernier aurait pu aborder aussi la candidature de la France à l’accueil de la Coupe du Monde de Rugby de 2023.

Si la France venait à remporter l’organisation des JO 2024 et de ladite Coupe du Monde, elle réaliserait en effet un « Grand Chelem » dans la lignée du Japon.

Un symbole intéressant dans l’optique de prochains échanges entre les deux pays, d’autant plus si l’on prend en considération l’intensité des relations bilatérales au cours des derniers années.

Le Premier Ministre du Japon, Shinzo Abe, et le Président de la République Française, François Hollande, lundi 20 mars 2017 (Crédits – Présidence de la République / F. Lafite)

Outre les visites du Président de la République et les rencontres avec les autorités nippones, plusieurs déplacements ministériels ont été effectués, que ce soit à l’initiative de Valérie Fourneyron (2014) ou de Patrick Kanner (2015).

Un accord de coopération fut par ailleurs signé entre le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) et le Comité Olympique du Japon à l’été 2014.

La Maire de Paris, Anne Hidalgo, s’est quant à elle rendue à deux reprises au Japon, à l’hiver 2016 et il y a encore quelques semaines. Dans le cadre de son premier séjour, Anne Hidalgo était notamment accompagnée par la Présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse.

Placée sous le signe de la relance du tourisme, ce déplacement commun fut surtout l’occasion pour les deux responsables politiques de visiter des sites des Jeux de Tokyo 2020 et de s’entretenir avec les autorités locales.

Pour son second déplacement nippon, Anne Hidalgo avait inspecté quelques installations prévues pour les JO et avait au préalable rencontré la Gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike. En 2015, le prédécesseur de cette dernière s’était rendue à Paris. L’occasion pour la capitale française d’afficher son partenariat privilégié avec la capitale nippone.

JO 2024 : Les Régions de France apportent leur soutien à la candidature de Paris

En juin 2016, l’Association des Maires de France (AMF) avait apporté son soutien à la candidature olympique et paralympique de Paris 2024.

Les porteurs de la candidature tricolore avaient auparavant présenté les grands axes du projet devant plus de 4 000 Maires et Présidents d’intercommunalités réunis à la Porte de Versailles (Paris XVème).

« La candidature de Paris 2024 est celle de toutes les Collectivités.

Elle porte un message d’espoir et d’unité, et je suis fière que tous les élus se soient engagés derrière le Mouvement sportif pour que ce projet bénéficie à tous les Français » avait alors affirmé Anne Hidalgo, Maire de la capitale.

(Crédits – Régions de France)

Aujourd’hui, c’est au tour de l’Association des Régions de France d’apporter officiellement son appui à l’ambition de Paris 2024.

Dans un message publié sur son site Internet, l’institution émet ainsi le vœu que la candidature soit retenue, le 13 septembre prochain, par le Comité International Olympique (CIO) :

« Les Jeux Olympiques et Paralympiques incarnent des valeurs sportives, éducatives et citoyennes auxquelles les Régions sont attachées et qu’elles promeuvent.

La Ville de Paris est candidate à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024. La Région Île-de-France s’engage d’ores et déjà fortement pour cette candidature.

Au-delà de la Ville de Paris et de l’Île-de-France, cette candidature aura un impact important pour l’ensemble des Régions françaises bien des années avant et après les Jeux, à travers les lieux d’épreuves sportives, les centres d’entraînement, l’accueil d’événements sportifs majeurs, d’équipes étrangères et de milliers de visiteurs, ainsi que l’Olympiade culturelle qui se déroulera de 2020 à 2024.

L’organisation des Jeux aura également des retombées positives sur la pratique sportive de nos concitoyens et sur les politiques conduites par les Régions en matière sportive ».

Les Régions seront en effet pleinement actrices de l’accueil des Jeux de 2024 – si Paris en obtient l’organisation – car une partie des compétitions se déroulera en dehors du périmètre francilien.

Les épreuves de voile auraient lieu à Marseille (Provence-Alpes-Côte-d’Azur) de même qu’une partie des matchs du tournoi olympique de football.

Pour ledit tournoi d’ailleurs, pas moins de sept autres villes pourraient être mobilisées en plus de Paris avec le Parc des Princes : Bordeaux (Nouvelle-Aquitaine), Lille (Hauts-de-France), Lyon (Auvergne-Rhône-Alpes), Nantes (Pays de la Loire), Nice (Provence-Alpes-Côte-d’Azur), Saint-Étienne (Auvergne-Rhône-Alpes), et Toulouse (Occitanie).

D’autres territoires devraient également profiter de la dynamique olympique pour projeter des investissements dans le domaine sportif.

Hémicycle du Conseil Régional de Normandie (Crédits – Région Normandie)

A titre d’exemple, la Normandie – qui compte pas moins de 700 000 licenciés, 7 600 clubs sportifs, et qui avait accueilli avec succès les Jeux Équestres Mondiaux 2014 – se positionne d’ores et déjà comme une possible base arrière en vue des Jeux de 2024.

La Région a annoncé ce lundi – par l’intermédiaire de son Président, Hervé Morin, mais aussi de la Députée et ancienne Ministre des Sports, Valérie Fourneyron – l’engagement des moyens territoriaux au service de la candidature de Paris 2024 et du sport en général.

Le Conseil Régional va ainsi réaliser un investissement de 15 à 20 millions d’euros pour la rénovation du Centre Sportif de Houlgate (Calvados) et s’est engagé dès le mois de janvier 2017 sur une enveloppe annuelle de 30 millions d’euros en faveur du sport normand et du développement des installations sportives.

Des efforts vont également être apportés pour mobiliser l’ensemble des villes et des départements normands, ainsi que les différents acteurs économiques et touristiques de la Région.

L’annonce de ce soutien s’est déroulée à l’Hôtel de Région de Rouen (Seine-Maritime) en présence de Jean-Philippe Gatien, Directeur des Sports de Paris 2024 et de Thierry Rey, Conseiller de la candidature française.

De gauche à droite, David Smétanine, nageur paralympique ; Emmeline Ndongue, basketteuse ; Bernard Lapasset, coprésident de Paris 2024 ; Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie ; Yoann Miangué, taekwondoïste ; et Kamel Chibli, vice-Président de la Région en charge de l’éducation, de la jeunesse et du sport (Crédits – Carole Delga / Page Facebook)

En janvier dernier, la Région Occitanie avait elle-aussi fait savoir son intention de prendre en marche le train olympique.

A l’occasion de la venue à Toulouse d’une délégation du Comité de Candidature de Paris 2024, la Présidente de la Région, Carole Delga, avait fait part de son soutien au projet en rappelant également les atouts régionaux pour l’accueil des sportifs.

« Je pense bien sûr au Stadium de Toulouse, qui a accueilli l’été dernier quatre matchs de l’Euro 2016, et aux Centres de Ressources d’Expertise et de Performance Sportive (CREPS) de Toulouse et de Montpellier.

Mais nous avons aussi au Centre National d’Entraînement en Altitude (CNEA) de Font-Romeu, un pôle de référence mondiale » avait notamment déclaré l’ancienne Secrétaire d’État au Commerce, à l’Artisanat, à la Consommation et à l’Économie sociale et solidaire (2014-2015).

JO 2024 : L’État présente 24 mesures d’accompagnement de la candidature de Paris

Ce mercredi matin, le Conseil des Ministres a écouté une communication du Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner, et du Secrétaire d’État aux Sports, Thierry Braillard, concernant le programme Héritage de l’État qui doit accompagner la candidature de Paris 2024.

Ce programme ambitieux se compose de 24 mesures qui visent notamment à développer la pratique du sport, à promouvoir l’engagement des jeunes – Service Civique, bénévolat, etc… – à réduire les inégalités territoriales, à lutter contre la sédentarité, ou encore à développer des infrastructures sportives de proximité.

(Crédits – Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports)

Intitulé « Le sport au service de la société », le programme du Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports se veut donc un lien avec la candidature olympique et paralympique de Paris 2024.

« Cette candidature offre à notre pays une opportunité exceptionnelle de mettre le sport au cœur de notre projet de société en faisant de la France une nation plus sportive et plus active.

Elle nous permet également de mettre en avant la capacité indéniable du sport à constituer un vecteur de politiques publiques dans de nombreux secteurs et à fédérer autour de ses valeurs des projets qui le dépassent. Elle nous donne une occasion nouvelle de considérer le sport comme un catalyseur important de l’action publique en faveur de la jeunesse, de l’aménagement territorial, de l’emploi, de l’environnement, de la lutte contre les discriminations sous toutes leurs formes et de rappeler qu’il constitue un facteur de santé publique, de cohésion et de mixité sociale incontestable.

C’est dans cette optique que l’ensemble des Ministères s’est mobilisé afin de dresser 24 mesures qui doivent constituer une part majeure de l’héritage durable de Paris 2024, au service des Françaises et des Français » précise d’ailleurs la communication officielle du Gouvernement.

Toutes les mesures compilées dans le programme Héritage de l’État viennent en complément des actions engagées par la Région Île-de-France ainsi que par la Ville de Paris pour faire des Jeux un événement sportif bien sûr, mais aussi un tremplin et un accélérateur des politiques publiques.

Concrètement, six axes ont été délimités par les autorités gouvernementales :

  • Jeunesse, éducation et culture,
  • Santé et handicap,
  • Insertion sociale et emploi,
  • Égalité femmes-hommes,
  • Sport et territoires,
  • Excellence environnementale.

La Journée Olympique, le 23 juin 2016 (Crédits – Paris 2024 / Julien Crosnier / KMSP)

Pour la première thématique, les pouvoirs publics entendent créer un Label « Génération 2024 » pour les établissements scolaires et universitaires.

Ce Label accompagnerait dès lors les initiatives des établissements en faveur de l’initiation à la pratique sportive, et encouragerait notamment la mise à disposition d’équipements sportifs dans l’enceinte des établissements à destination des associations et entreprises locales.

Un objectif de 20% d’établissements labellisés a été fixé d’ici 2024 et 63 000 écoles, collèges et lycées français doivent désormais participer à la Semaine Olympique. En outre, une augmentation de 20% des licences jeunes dans les Fédérations olympiques, paralympiques et scolaires est attendue.

En lien avec les dispositifs existants – notamment en ce qui concerne la natation – le programme Héritage doit permettre à 200 000 enfants âgés de 8 à 12 ans d’apprendre à nager. La construction du Centre Aquatique à Saint-Denis et la rénovation de la Piscine de Marville pourraient d’ailleurs servir de tremplin à l’échelle de la Seine-Saint-Denis.

Entre 2017 et 2024, les autorités souhaitent par ailleurs atteindre l’objectif de 80 000 jeunes en Service Civique dans le domaine du sport, dont 10 000 autour des grands événements sportifs que la France organisera dans les années à venir.

L’émergence d’une nouvelle génération d’éducateurs et de professionnels du sport est également souhaitée, tout comme la création de 1 000 emplois « Citoyens du Sport » d’ici l’échéance olympique et paralympique.

Preuve que la jeunesse est au cœur du dispositif porté par les pouvoirs publics en parallèle du projet de Paris 2024, la création d’un Pass Sport et Culture est proposé.

Au-delà de 30 000 Pass en phase de test lors de la Ryder Cup organisée au Golf National de Guyancourt en 2018, les autorités entendent généraliser ce projet à l’ensemble des grands événements entre 2019 et 2024.

La Semaine Olympique au collège Buffon à Paris, le 23 janvier 2017 (Crédits – Paris 2024 / Philippe Millereau / KMSP)

Pour ce qui est de la deuxième thématique relative à la santé et au handicap, le programme d’héritage fait mention d’une offre d’activité physique accessible à tous et de la mise en place d’une prescription d’activité physique pour les patients en affection longue durée (ALD), grâce en particulier au programme « Sport sur ordonnance ».

Le développement de la pratique sportive des personnes en situation de handicap fait partie également des priorités, avec aussi l’accessibilité de l’intégralité des infrastructures sportives d’ici 2024.

La création d’une Cellule de la haute performance paralympique à l’Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance (INSEP) est par ailleurs avancée. Cette dernière serait un complément de la création – après les Jeux Paralympiques – d’un Pôle Espoir dans le secteur de Dugny-Le Bourget.

Les efforts dans le cadre de la lutte contre le dopage ne sont pas négligés, au contraire.

Des actions de sensibilisation aux dangers des conduites dopantes sont proposées, de même que l’installation d’une campagne de communication et de la désignation d’un Référent « lutte contre le dopage » dans toutes les Fédérations sportives.

Ce lundi 20 mars 2017, les leaders syndicaux français et les responsables de la candidature olympique et paralympique se sont engagés autour d’une Charte Sociale (Crédits – Paris 2024)

Pour ce qui concerne la troisième thématique relative à l’insertion sociale et à l’emploi, la Charte Sociale signée en début de semaine par le Comité de Candidature de Paris 2024 et les leaders syndicaux prend ici tout son sens.

La formation et la qualification professionnelle sont aussi évoquées, de même que le développement du sport en entreprise. La création de 40 000 emplois durables dans le sport sur la période 2017-2024, soit 5 000 emplois chaque année, est également abordée.

La réussite et la reconversion professionnelle des sportifs de haut niveau ne sont pas non plus oubliées. Le programme entend ainsi permettre à l’ensemble des sportifs de haut niveau de valoriser leurs compétences transversales d’ici 2024 par la normalisation d’un Livret de compétences spécifique.

En 2016, la course « La Parisienne » avait rassemblé pas moins de 37 000 femmes (Crédits – Paris 2024)

Sur la quatrième thématique, le développement de compétitions mixtes à tous les niveaux est souhaité et ce, afin d’accroître la pratique féminine du sport.

Un objectif chiffré de 75% est d’ailleurs posé concernant le pourcentage de Fédérations qui organiseront des compétitions et qui devront proposer de telles épreuves au niveau local ou national d’ici 2024.

La présence des femmes au sein des instances dirigeantes du sport hexagonal et le principe de parité sont aussi évoqués. Un point plus que symbolique à l’heure où Isabelle Lamour est la seule femme candidate à la Présidence du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF).

Visuel des Champs-Élysées, site des épreuves de cyclisme sur route (Crédits – Paris 2024 / Luxigon)

Concernant la cinquième thématique déployée par le programme gouvernemental, la création d’un Label « Ville Sportive – Horizon 2024 » pourrait permettre l’attribution dudit sésame à 1 000 villes sur la période 2018-2024. Ce Label serait une récompense pour les communes qui s’engagent dans l’investissement sportif.

Élément essentiel du programme Héritage 2024, un appel à projet pour la construction de 500 équipements de proximité labellisés « Paris 2024 » est annoncé. Symbole des nouveaux modèles de pratiques sportives, les mobiliers sportifs urbains et les plateaux de fitness pourront être aménagés grâce à ce programme.

Moins concret mais tout aussi important pour les territoires, le programme entend inscrire dans la durée la dynamique des Jeux. Un chiffre est sur ce point avancé : 25% de visiteurs étrangers en plus dans les cinq ans suivant les Jeux Olympiques et Paralympiques sur le périmètre du Grand Paris.

Les Ministères ont en outre convenu d’un manque d’un centre de ressources et de mutualisation des pratiques pour permettre de profiter au mieux de l’impact des activités sportives dans la société. Pour palier à cette carence, un Institut du Sport pour Tous doit être créé.

Ce dernier aura pour mission d’anticiper les tendances et de soutenir les projets fédéraux et ceux des partenaires des politiques du sport.

Si la métropole est bien évidemment au centre du dispositif du programme Héritage, les territoires d’Outre-Mer doivent également profiter des retombées de la candidature et, le cas échéant de l’organisation des Jeux.

Pour cela, la détection et l’accompagneront des sportifs de haut niveau ultramarins seront renforcés et les Fédérations sportives seront incitées à délocaliser des événements dans les territoires d’Outre-Mer. La réduction du taux de prévalence de l’obésité est un objectif clairement affirmé, de même que l’apprentissage de la natation pour tous les collégiens ultramarins.

De gauche à droite, Bernard Lapasset, coprésident de Paris 2024 ; Isabelle Autissier, Présidente du WWF France ; et Tony Estanguet, coprésident de la candidature et membre de la Commission « Durabilité et Héritage » du CIO (Crédits – Paris 2024)

Pour ce qui est enfin de la sixième et dernière thématique, l’accroissement de la pratique du vélo est souhaité, avec notamment l’intégration de ce paramètre dans l’ensemble des plans de déplacements urbains. L’objectif est ici de tripler – 3% à 9% – la part modale des déplacements effectués quotidiennement à vélo d’ici 2024.

Les principes de la récente Charte d’éco-responsabilité signée par Paris 2024 sont par ailleurs réaffirmés.

JO 2024 : Le programme Héritage de l’État à l’ordre du jour du Conseil des Ministres

Ce mercredi 22 mars, le programme Héritage sera l’un des points de discussion du Conseil des Ministres qui se réunira autour du Président de la République, François Hollande.

L’engagement de l’État pour appuyer la candidature olympique et paralympique de Paris 2024 est ainsi une fois de plus démontré. Au-delà des annonces, les pouvoirs publics entendent profiter de la candidature pour accroître les investissements dans le sport.

Plusieurs centaines d’équipements de proximité doivent en effet voir le jour au cours des prochaines années et ce, indépendamment de l’obtention des Jeux d’été de 2024. Cet effort majeur s’accompagnera aussi d’une politique renforcée en ce qui concerne l’accessibilité des installations ou encore la féminisation du sport et de ses instances dirigeantes.

(Crédits – Paris 2024 / Jean-Marie Hervio / KMSP)

En novembre 2016, le Conseil d’administration du Centre National pour le Développement du Sport (CNDS) – Établissement Public à caractère administratif placé sous la tutelle du Ministère des Sports – avait validé les orientations 2017 relatives à la mise en œuvre du programme Héritage 2024.

Le 27 février dernier, une nouvelle réunion avait permis d’acter les premiers financements.

De fait, sur une enveloppe globale de 20 millions d’euros, la moitié sera consacrée à la construction de nouveaux équipements de proximité, tandis que que 4 millions d’euros sont destinés à l’accompagnement des structures associatives locales.

Outre ces financements, le CNDS a aussi prévu la mobilisation de 4 millions d’euros pour la détection et la préparation des sportifs dits de la « Génération 2024 », et 2 millions d’euros pour le rayonnement international de la France dans le domaine du sport.

Ce soutien de l’État – inscrit dans le dossier de candidature de Paris 2024 – intervient à quelques semaines de la venue à Paris de la Commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO).

Depuis le lancement de la candidature tricolore, les autorités nationales – avec en particulier le Chef de l’État et le Secrétaire d’État aux Sports – ont eu à plusieurs reprises l’occasion d’affirmer un appui sans faille au projet olympique et paralympique.

D’un point de vue financier, 10 millions d’euros ont été alloués au budget de candidature par les services de l’État – sur une enveloppe totale de 60 millions d’euros – et un investissement de 1 milliard d’euros a été acté dans le cadre du projet de Paris 2024.

JO 2024 : Signature du Contrat de Gouvernance relatif au Village des Athlètes et au Village des Médias

L’aménagement d’un Village des Athlètes est, pour toute candidature olympique et paralympique, un défi urbain majeur.

Aussi, il apparaît essentiel que des études soient menées bien en amont de la désignation de la Ville Hôte, et que des pistes de réflexion soient conduites dans ce même cadre – notamment en coordination avec le Comité International Olympique (CIO) – et durant la phase préparatoire qui in fine doit aboutir à l’édification et à la gestion de l’ensemble immobilier.

Quelques éditions olympiques passées ont pleinement démontré cette importance de planification ; Barcelone 1992 est bien sûr une réussite avec en outre l’aménagement du front de mer qui est aujourd’hui l’un des sites touristiques les plus prisés de la cité catalane, mais Londres 2012 a aussi démontré sa capacité à proposer un modèle de Village Olympique et Paralympique avec les services attenants.

Visuel du Village des Athlètes de la candidature française (Crédits – Paris 2024 / Luxigon / DPA)

Dans le cadre de la candidature de Paris 2024, les porteurs du projet ainsi que les Collectivités Territoriales avaient fait le choix, en mai 2016, de mandater l’architecte Dominique Perrault pour mener l’étude urbaine du Village des Athlètes.

Cette décision intervenait alors quelques mois après la sélection du secteur de Pleyel-L’Île-Saint-Denis pour accueillir les futurs appartements des athlètes olympiques et paralympiques.

Face à Pantin, ce secteur avait en effet convaincu la candidature par sa proximité avec le Stade de France et avec des axes de communication majeurs de l’Île-de-France comme les autoroutes A1 et A86. Le cadre de l’Île-Saint-Denis avait également séduit avec l’idée de construire un écoquartier permettant à 84% des athlètes d’être à moins de 25 minutes de leur site de compétition.

En parallèle de la sélection du secteur de Pleyel-L’Île-Saint-Denis, la candidature tricolore avait annoncé le choix de Dugny-Le Bourget pour abriter les installations du Centre des Médias ainsi que du Village des Médias.

Au total, l’aménagement des deux Villages nécessitera un investissement global de 1,820 milliard de dollars (1,68 milliard d’euros), dont 1,560 milliard (1,44 milliard d’euros) à la charge d’investisseurs privés.

(Crédits – H.Hamon / Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports)

Ce lundi 20 mars, une nouvelle étape a été franchie dans la mise en œuvre de la stratégie d’aménagement de ces deux Villages qui laisseront un héritage, après les Jeux, de 4 500 logements à la Seine-Saint-Denis.

En effet, le Comité de Candidature de Paris 2024, les représentants des Collectivités Territoriales et le Secrétaire d’État aux Sports, ont signé le Contrat de Gouvernance relatif au Village Olympique et Paralympique et au Village des Médias.

Outre Thierry Braillard, Bernard Lapasset, coprésident de Paris 2024 était présent, ainsi que Jean-Louis Missika, Adjoint à la Maire de Paris en charge de l’urbanisme, ou encore Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-Sous-Bois et Président de Paris-Terres d’Envol, Vincent Capo-Canellas, Maire du Bourget, et Stéphane Troussel, Président du Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis.

La Région Île-de-France – acteur incontournable de la candidature – était également représentée, tout comme la Préfecture de Seine-Saint-Denis et la Caisse des Dépôts et Consignations, partenaire essentiel de Paris 2024.

« Avec ce contrat, qui est un véritable accélérateur de développement pour les territoires d’accueil des sites, nous envoyons un signal fort pour montrer que nous préparons déjà l’après 13 septembre » a fait savoir le Secrétaire d’État aux Sports, dans une référence à la date d’élection de la Ville Organisatrice des Jeux.

Au-delà de la symbolique de la signature – qui intervient après l’adoption d’un projet de loi délimitant les contours de la Société de Livraison des Ouvrages Olympiques (SOLIDEO) -, les acteurs de la candidature ont de fait souhaité affirmer un engagement fort en matière d’aménagement du territoire.

Le Contrat de Gouvernance a ainsi été élaboré comme un outil opérationnel qui permettra de superviser les différents chantiers et d’assurer la reconversion des deux Villages.

Visuel du Village des Médias dans le secteur de Dugny-Le Bourget (Crédits – Paris 2024 / Luxigon / DPA)

Pour ce qui est du Village des Médias par exemple, la phase post-olympique devra faciliter la constitution d’un nouveau quartier de la ville de Dugny. Des logements – dont certains en accession libre – seront ainsi proposés, mais également des commerces, des services, sans oublier un gymnase et une nouvelle école.

Du côté du Bourget, les Jeux laisseront en héritage un parc sportif rénové avec des équipements scolaires et un Pôle Espoir paralympique.

Conçu comme un centre d’entrainement dédié aux jeux sportifs en situation de handicap, ce Pôle sera implanté sur le site prévu pour l’accueil des épreuves paralympiques d’escrime fauteuil et de badminton.

JO 2024 : Paris 2024 signe une Charte Sociale avec les cinq principales organisations syndicales

A quelques semaines de la venue à Paris de la Commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO), la candidature de la capitale française a réunis ce lundi les cinq principales organisations syndicales afin de signer une Charte Sociale.

Cet événement intervient à un moment essentiel de la campagne olympique et paralympique, avant la visite de la Commission du CIO donc (14 au 16 mai 2017), et à moins de six mois de l’élection de la Ville Hôte (13 septembre 2017).

De gauche à droite, Alain Giffard, Secrétaire Général de la CFE-CGC ; Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général de FO ; Laurent Berger, Secrétaire Général de la CFDT ; Bernard Lapasset et Tony Estanguet, coprésidents de Paris 2024 ; Philippe Martinez, Secrétaire Général de la CGT ; et Bernard Sagez, Secrétaire Général de la CFTC (Crédits – Paris 2024)

Autour de Bernard Lapasset et Tony Estanguet, les deux coprésidents de Paris 2024, les leaders des cinq centrales syndicales se sont engagés sur cette Charte qui comprend 16 engagements.

Ces derniers impliqueront le Comité d’Organisation des Jeux, les entreprises ainsi que les Collectivités Territoriales qui seront mobilisées pour assurer le bon déroulement des préparatifs.

L’accès à l’emploi, le soutien aux petites et moyennes entreprises, l’accompagnement professionnel sont des points-clés du dispositif, sans oublier la valorisation souhaitée du travail des bénévoles, au travers d’une validation des acquis ou de l’octroi d’une certification.

A chaque édition des Jeux, plusieurs centaines de milliers de candidatures sont adressées au Comité d’Organisation, mais seules quelques dizaines de milliers de personnes sont finalement sélectionnées pour intégrer le Programme des Volontaires.

Véritables « petites mains », ils assurent dans des domaines très divers la mise en place des compétitions et l’accueil des spectateurs.

De gauche à droite, Laurent Berger, Secrétaire Général de la CFDT ; Philippe Martinez, Secrétaire Général de la CGT ; Tony Estanguet et Bernard Lapasset, coprésidents de Paris 2024 ; Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général de FO ; Alain Giffard, Secrétaire Général de la CFE-CGC ; et Bernard Sagez, Secrétaire Général de la CFTC (Crédits – Paris 2024)

Les engagements compilés dans la Charte se répartissent autour de quatre thématiques :

1 – Constituer un Comité Consultatif réunissant les organisations syndicales de salariés et d’employeurs et les Collectivités pour le suivi de la mise en œuvre de la Charte Sociale Paris 2024 et la mesure de ses impacts.

2 – Assurer la présence des organisations syndicales au sein de la gouvernance du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques (COJO) en la personne du représentant des salariés au Conseil d’Administration de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

3 – Encourager une commande publique qui prendra en compte l’insertion par l’activité économique et intégrer des clauses de responsabilité sociale et environnementale dans les marchés publics.

4 – Garantir l’accès à l’information des appels d’offres publics liés aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 à des petites et moyennes entreprises françaises visant à développer l’emploi local et le tissu économique.

  • Placer la qualité de l’emploi et des conditions de travail au cœur de l’impact économique des Jeux

5 – Prévenir toutes les formes de discrimination dans l’accès à l’emploi et pendant l’emploi, encourager la mixité dans les métiers exercés pour l’organisation des Jeux.

6 – Favoriser l’accès à l’emploi des publics qui en sont éloignés : jeunes de zones prioritaires, travailleurs en situation de handicap, chômeurs de longue durée, seniors ; grâce à la mobilisation de tous les acteurs (Etat, Collectivités Territoriales, entreprises, etc…).

7 – S’engager sur un objectif de protection de la santé et de la sécurité des salariés ainsi que de leurs conditions de travail, notamment lors des travaux nécessaires à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.

8 – Faire respecter les normes internationales du travail et notamment « le travail décent » au sens de l’OIT auprès des sous-traitants et des fournisseurs.

9 – Porter une attention particulière aux salariés détachés afin de favoriser leur accès à l’information et le respect de leurs droits, notamment par l’accompagnement des employeurs.

  • Favoriser le développement des compétences et la sécurisation des parcours professionnels des salariés et des bénévoles engagés dans l’organisation des Jeux

10 – Accompagner les publics jeunes via des parcours de professionnalisation ou d’apprentissage afin d’optimiser leur accès à l’emploi à long terme.

11 – Accompagner via des programmes de formation renforcés, le développement des compétences par filière métiers et l’insertion vers des métiers émergents pendant la période d’organisation des Jeux.

12 – Valoriser l’engagement personnel des bénévoles mobilisés par la validation des acquis de l’expérience ou une certification.

13 – Favoriser le reclassement professionnel des salariés qui auront travaillé à l’organisation des Jeux.

  • Faire du sport, à travers l’organisation des Jeux de 2024, le moteur d’un développement social et solidaire

14 – Assurer une reconversion exemplaire du Village Olympique autour d’un programme de logements sociaux et d’urbanisme innovants après les Jeux.

15 – Promouvoir conjointement avec l’État, les Collectivités Territoriales, le Mouvement Sportif et les organisations syndicales, le développement du sport en entreprise, notamment à travers un partenariat avec les comités d’entreprise.

16 – Mettre en place des actions de solidarité internationale dans le domaine du sport.

En cas de succès de la candidature de Paris 2024, la construction du Village des Athlètes sera l’un des chantiers-phares de la mise en œuvre du projet olympique et paralympique (Crédits – Paris 2024 / Luxigon / DPA)

La signature d’une Charte Sociale – qui intervient après les engagements actés pour le développement durable – est un élément fort pour la candidature de Paris 2024, soucieuse de ne pas être inquiétée par de possibles mouvements sociaux d’ici l’élection de la Ville Organisatrice des Jeux dans un premier temps, et dans le cadre des préparatifs d’organisation dans un second temps.

Il y a douze ans, la visite de la Commission d’évaluation du CIO avait failli tourner au fiasco en raison d’une journée de mobilisation des acteurs sociaux.

Ces derniers avaient en effet choisi la date du 10 mars 2005 – en pleine visite de ladite Commission présidée par Nawal El Moutawakel, aujourd’hui membre de la Commission pour 2024 – pour afficher leur désapprobation vis-à-vis de la politique sociale du Gouvernement de l’époque.

Si un accord avait été trouvé pour une modification du parcours de la manifestation, les propos tenus alors par les organisations syndicales ne démontraient pas un réel enthousiasme pour le projet de Paris 2012, ou tout du moins une inquiétude quant aux répercussions possibles sur la visite du CIO en France.

« Si on doit considérer que les Jeux Olympiques ne peuvent avoir lieu que dans un pays où il n’y a pas de manifestations et de grèves, ça signifie que les Jeux ne peuvent pas avoir lieu dans une démocratie » avait notamment affirmé Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général de Force Ouvrière (FO).

Pour Bernard Lapasset, la dynamique est aujourd’hui positive pour la candidature tricolore. Celui qui a été un acteur déterminant pour l’unité politique autour de Paris 2024 – et pour le soutien de la Maire de Paris, Anne Hidalgo – se félicite ainsi de cette nouvelle étape.

« Cette Charte Sociale signée par Paris 2024 avec les cinq principaux syndicats de salariés est une nouvelle preuve du pouvoir fédérateur de notre projet. Nous avons besoin d’eux, de leur expérience et de leur expertise.

Cette Charte illustre notre ambition sociale à Paris 2024. Nous voulons des Jeux exemplaires et utiles.

Nos Jeux seront plus que quelques semaines de compétition ; ils laisseront une trace positive et partagée par le plus grand nombre, un héritage durable pour la population » a d’ailleurs souligné le coprésident du Comité de Candidature.

En 2014, la candidature d’Oslo 2022 s’était mobilisée en faveur du dialogue social. De gauche à droite, Anders Folkestad, Président de UNIO ; Gerd Kristiansen, Président de LO ; Borre Rognlien, Président de la Confédération Norvégienne des Sports ; et Jorunn Berland, Présidente de YS (Crédits – Karl Filip Singdahlsen / Confédération Norvégienne des Sports)

Au cours des dernières années, d’autres candidatures s’étaient illustrées dans le dialogue social.

Ainsi, en janvier 2014, la candidature de Stockholm 2022 – au travers du Comité Olympique de Suède (SOK) – avait convenu d’un accord de coopération avec la Confédération des Syndicats Suédois LO-Suède.

L’objectif principal de cet accord visait à « montrer comment un événement international majeur peut être construit dans le respect des droits de l’Homme ; non seulement pour les participants mais aussi pour ceux qui construisent les stades et garantissent un accueil optimal aux visiteurs de l’événement ».

Quelques semaines plus tard, en mars 2014, la candidature d’Oslo 2022 avait à son tour obtenu un accord de coopération sur le plan de la protection des travailleurs. Cet accord avait alors été signé entre la Confédération Norvégienne des Sports et quatre des principaux syndicats du pays.

(Crédits – Page officielle Twitter de María Elena Durazo)

Pour l’échéance de 2024, Paris n’est pas la seule à avoir fait un geste en direction des organisations syndicales.

En novembre 2015, Los Angeles (États-Unis) a en effet annoncé la nomination de María Elena Durazo en qualité de vice-Présidente de son Comité de Candidature. De 2006 à 2014, cette dernière avait dirigé la deuxième centrale syndicale des États-Unis, « AFL-CIO ».

JO 2024 : La candidature américaine s’engage à l’occasion de la Journée Internationale de la Francophonie

Ce lundi 20 mars marque la Journée Internationale de la Francophonie.

Si la candidature olympique et paralympique de Paris 2024 incarne bien sûr le créneau de la Francophonie – et ce, en dépit de la polémique concernant le choix d’un slogan anglophone – la candidature de Los Angeles 2024 entend elle-aussi séduire le monde francophone.

Ainsi, la candidature américaine a fait savoir aujourd’hui qu’elle s’engageait à honorer et à promouvoir la langue de Molière au sein du Mouvement Olympique en cas de succès comme Ville Hôte des JO 2024.

Outre en Anglais, le site Internet de la candidature de Los Angeles est aussi accessible en Français et en Espagnol (Crédits – LA 2024)

Comme le mentionne la Règle 23 de la Charte Olympique :

1. Les langues officielles du Comité International Olympique sont le Français et l’Anglais.

2. A toutes les Sessions, une interprétation simultanée doit être fournie en Français, Anglais, Allemand, Espagnol, Russe et Arabe.

3. En cas de divergence entre le texte français et le texte anglais de la Charte Olympique et de tout autre document du CIO, le texte français fera foi sauf dispositions expresse écrite contraire.

La candidature de Los Angeles 2024 respectera cette Règle majeure, mais elle entend aller plus loin encore.

De fait, la présence de bénévoles francophones au sein du programme des volontaires sera encouragée, et un hommage appuyé aux influences francophones sur la culture américaine sera organisé lors de l’Olympiade de 2024.

« Au nom de nous tous, au sein de Los Angeles 2024, je transmets nos vœux les plus chaleureux à l’ensemble des Francophones de la planète, à l’occasion de la Journée Internationale de la Francophonie.

Le Français est la langue olympique originelle et LA 2024 est profondément résolu à fêter et promouvoir cette langue magnifique, s’il échoit à Los Angeles l’honneur d’accueillir les Jeux de 2024.

Aucune autre ville que Los Angeles, cité la plus pluriethnique des États-Unis, ne se prête autant à la célébration des langues et cultures du monde entier. Étant donné les liens étroits qui unissent la ‘Cité des Anges’ à tous les points du monde francophone, chaque athlète ou supporteur francophone aura l’avantage d’évoluer ‘à domicile’ lors des Jeux de 2024″ a affirmé Casey Wasserman, Président du Comité de Candidature de Los Angeles 2024.

Dans un communiqué, la candidature américaine a en outre rappelé le soutien du Comité Olympique des États-Unis (USOC) pour le développement des Comités Nationaux (CNO) Francophones, notamment au travers de programmes d’échange sur le site de Colorado Springs, au bénéfice de sportifs et entraîneurs du Sénégal, d’Algérie, de Tunisie ou encore du Rwanda.

Le CIO engage une réflexion sur l’attribution des JO 2024 et 2028

A l’approche des visites de la Commission d’évaluation à Los Angeles (États-Unis) et Paris (France), l’idée d’une élection conjointe de la Ville Organisatrice des Jeux de 2024 et de 2028 revient sur le devant de la scène olympique.

Ce vendredi, une réunion de la Commission exécutive du Comité International Olympique (CIO) va ainsi acter la mise en place d’un Groupe de travail piloté par les quatre vice-Présidents de l’institution de Lausanne (Suisse) : John Coates, membre du CIO pour l’Australie ; Zaiqing Yu, membre pour la Chine ; Juan Antonio Samaranch Jr, membre pour l’Espagne et fils de l’emblématique ancien Président (1981-2001) ; et Ugur Erdener, membre pour la Turquie et membre de la Commission d’évaluation des Villes Candidates pour 2024.

Ce Groupe de travail examinera dès lors les modalités relatives à l’instauration d’une double élection, le 13 septembre prochain.

Un rapport sera d’ailleurs présenté lors la réunion des 11 et 12 juillet au siège du CIO, réunion au cours de laquelle les deux Villes Candidates doivent présenter leur projet respectif devant les membres de l’institution et les représentants des Fédérations Internationales (FI).

La Commission exécutive réunie autour du Président du CIO, le 17 mars 2017 (Crédits – IOC / Greg Martin)

Si l’institution décide à ce moment-là de modifier la procédure en cours, les dernières semaines avant le scrutin seront – à n’en pas douter – déterminantes, d’autant plus que ni Los Angeles, ni Paris n’ont jusqu’à présent démontrer un intérêt particulier au-delà de la seule et unique échéance de 2024.

Évidemment, si l’une des deux venait – d’ici le mois de juillet et encore davantage d’ici septembre – à évoquer publiquement la possibilité de se « contenter » de 2028, cela signerait immanquablement la fin de ses ambitions olympiques et paralympiques pour 2024.

A plusieurs reprises, des observateurs se sont fait l’écho d’une attribution 2024 pour Paris et 2028 pour Los Angeles.

Pour Paris, la date n’aurait rien d’un hasard puisqu’elle coïnciderait avec le Centenaire des derniers Jeux d’été organisés en France. Pour Los Angeles, la perspective de devoir attendre 2028 aurait le mérite de permettre la réalisation d’une plus grande part des travaux relatifs aux transports – un domaine qui demeure une faiblesse de la « Cité des Anges » – et d’envisager de futures négociations entre le Mouvement Olympique et de potentiels sponsors américains.

Pour le CIO, l’attribution des deux Olympiades à de telles Villes Hôtes aurait l’avantage d’assurer une certaine sécurité au Mouvement Olympique.

Qu’il s’agisse de Los Angeles ou Paris, chacune de ces villes dispose en effet d’une riche expérience dans l’organisation des Jeux – 1932 et 1984 pour la première et 1900 et 1924 pour la seconde – et de grands événements sportifs et culturels.

Ce double choix stratégique laisserait dès lors le temps nécessaire au CIO pour réformer durablement et en profondeur un processus qui selon les propos formulés il y a peu par Thomas Bach, « produit trop de perdants ».

Il faut dire que la campagne pour l’élection de la Ville Hôte des JO 2024 s’est rapidement apparentée à une véritable hécatombe.

L’abandon de Boston (États-Unis) avait constitué les prémices d’une lente chute – ou agonie – qui s’était poursuivie avec le retrait de Hambourg (Allemagne) face à la fronde populaire, puis de Rome (Italie) face au désengagement politique, et enfin de Budapest (Hongrie) sous la pression à la fois populaire et politique à un an d’une échéance électorale – les élections législatives – cruciale pour le parti du Premier Ministre, Viktor Orban.

La réflexion qui débutera dès aujourd’hui au sein du Mouvement Olympique pourrait ne pas conduire à une révision – dans l’immédiat – de la Charte Olympique. Seul le Contrat Ville Hôte pourrait exiger l’apport de clauses spécifiques.

La Règle 33 de ladite Charte mentionne ainsi que :

« 1. L’élection de toute Ville Hôte est la prérogative de la Session.

2. La Commission exécutive du CIO détermine la procédure à suivre jusqu’à ce que l’élection par la Session ait lieu. Sauf circonstances exceptionnelles, cette élection a lieu sept ans avant la célébration des Jeux Olympiques […] ».

Si l’on se penche sur les dispositions actuelles, la marge d’interprétation devrait donc permettre au CIO de procéder à une double attribution lors de la 130ème Session qui aura lieu en septembre à Lima (Pérou).

La Charte Olympique est le texte de référence du Mouvement Olympique concernant la gouvernance, l’attribution et l’organisation des Jeux (Crédits – Sport & Société / Capture d’écran)

A l’heure actuelle, les villes intéressées par l’Olympiade de 2028 ne se bousculent pas au portillon de départ. Hormis Brisbane (Australie), aucune autre candidature potentielle n’a fait l’objet d’une réflexion approfondie.

La Chine avec Shanghai pourrait éventuellement se positionner, bien qu’elle soit engagée dans les préparatifs organisationnels des JO d’hiver de Pékin 2022 et que les trois prochaines éditions des Jeux se dérouleront sur le continent asiatique. Quant à l’Afrique du Sud, un intérêt avant 2032 semble aujourd’hui à écarter, compte-tenu du récent retrait des Jeux du Commonwealth à Durban et des hésitations répétées pour 2020 et 2024.

Reste alors le Qatar ou Dubaï, même si les contraintes logistiques et météorologiques constituent un frein durable, voire l’Amérique du Sud. Néanmoins, les difficultés rencontrées par Rio de Janeiro (Brésil) pour l’organisation des Jeux d’été de 2016 devraient refroidir tout à la fois le CIO et d’éventuelles candidatures en provenance du Pérou ou de l’Argentine. Pour ces deux pays, la perspective de 2032 semble toutefois plus judicieuse.

Concernant enfin l’Europe, il n’est pas envisageable – à ce stade – de concevoir une ou plusieurs candidature(s).

Les échecs successifs de Madrid (Espagne) pour les JO 2012, 2016 et 2020 et le rapport de force politique local ne plaident pas pour une candidature ibérique. Il devrait en être de même pour l’Italie au cours des années à venir, ainsi que pour la Hongrie malgré l’Appel formulé par des sportifs hongrois.

La Turquie pour sa part pourrait chercher à se relancer avec une énième tentative d’Istanbul. Le contexte politique et les tensions diplomatiques récurrentes du côté d’Ankara pourraient cependant rendre caduque la moindre entreprise olympique.

Seule l’Allemagne semble donc en mesure de pouvoir proposer un projet pertinent mais là-encore, les échecs passés (Berlin 2000, Leipzig 2012, Munich 2018, Munich 2022, Hambourg 2024) devraient freiner l’enthousiasme des partisans les plus farouches.

Vue de la Salle de Présentation et d’Annonce des Villes Candidates et de la Ville Hôte des Jeux (Crédits – CIO / Ubald Rutar)

Les circonstances sont donc suffisamment « exceptionnelles » pour aboutir à une telle démarche avec le principe d’une double attribution.

Pour rappel, dans le cadre de la procédure d’attribution des Jeux d’été, le CIO n’a jamais été confronté à une crise ouverte de cette ampleur depuis le milieu des années 1980.

Pour l’Olympiade 1984, Los Angeles fut l’unique Ville Candidate, tandis que pour l’Olympiade suivante, seules Séoul (Corée du Sud) et Nagoya (Japon) avaient fait acte de candidature.

JO 2024 : Le projet français s’expose au MIPIM 2017

Dans le cadre de l’élaboration d’une candidature et d’un projet à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques, la problématique du logement occupe – à l’instar de celle relative aux transports – une place majeure.

En effet, l’événement mondial représente une occasion exceptionnelle pour accroître ou accélérer les projets d’aménagement urbain à l’échelle régionale ou nationale.

Aussi, la candidature de Paris 2024 a pleinement pris conscience de ce challenge et propose aujourd’hui la construction d’un Village des Athlètes et d’un Village des Médias qui offriront – en cas d’obtention des JO bien sûr – plusieurs milliers de logements en Seine-Saint-Denis.

(Crédits – Paris 2024)

Au regard de cette promesse, il était donc indispensable que Paris 2024 soit représentée au Salon International des Acteurs de l’Immobilier (MIPIM) qui s’est déroulé cette semaine à Cannes.

Pas moins de 23 000 participants en provenance de 89 pays ont pris part à cet événement d’envergure. La candidature tricolore était à cette occasion représentée par les responsables du projet – dont Michaël Aloïsio, Directeur Général Adjoint du Comité de Candidature – et par des élus locaux pleinement mobilisés pour la mise en œuvre du projet.

Outre Pierre-Yves Bournazel, Délégué spécial auprès de la Présidente de la Région Île-de-France en charge de Paris 2024, la délégation était ainsi composée de Stéphane Troussel, Président du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis, Patrick Braouezec, Président de Plaine Commune, Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-Sous-Bois et Président de Paris-Terre d’Envol ou encore Patrick Ollier, Président de la Métropole du Grand Paris, et Jean-François Martins, Adjoint à la Maire de Paris chargé des Sports et du Tourisme.

Cette mobilisation des acteurs sportifs et politiques de la candidature a dès lors permis de présenter les fondements du projet français en matière d’aménagement immobilier.

Visuel du Village des Athlètes (Crédits – Paris 2024 / Luxigon / DPA)

Conçu comme un accélérateur du développement territorial, le projet de Paris 2024 prévoit ainsi la construction du Village Olympique et Paralympique dans le secteur de Pleyel-L’Île-Saint-Denis et du Village des Médias à Dugny-Le Bourget.

Ces deux éco-quartiers offriront à terme pas moins de 4 500 logements accessibles aux personnes en situation de handicap, mais également 100 000 m² d’installations dédiés à l’activité économique et quelques 23 000 m² consacrés à des équipements et à des services.

Au-delà de ces infrastructures, les deux Villages disposeront aussi d’espaces végétalisés. Le Village des Athlètes sera notamment agrémenté de 10 hectares de jardins et de 3 hectares d’agriculture urbaine sur les toits des bâtiments.

L’accessibilité des différents sites sportifs et d’hébergement a par ailleurs été mentionnée par les porteurs de la candidature.

Le Village Olympique et Paralympique sera ainsi connecté grâce au hub « Pleyel » qui permettra un accès par l’autoroute – des équipements anti-bruits seront installés – et par les nouvelles lignes de métro du Grand Paris Express (15, 16 et 17).

Visuel du Village Olympique et Paralympique, avec le Stade de France en arrière plan (Crédits – Paris 2024 / Luxigon / DPA)

Sur ce point, Philippe Yvin a d’ailleurs rappelé la complémentarité du projet de Paris 2024 avec celui du futur « Super Métro ».

« Le Grand Paris Express et Paris 2024 ont en commun d’être des projets fédérateurs et populaires, créateurs de lien social et d’attractivité.

En 2024, les lignes 14, 15, 16 et 17 du nouveau métro desserviront les aéroports et le centre de Paris avec les principaux sites olympiques et paralympiques » a notamment affirmé le Président du Directoire de la Société du Grand Paris.

Si la thématique des transports est au cœur de l’argumentaire développé par les responsables sportifs et politiques de la candidature, l’aspect économique et social des Jeux n’en est pas moins négligé, bien au contraire.

Paris 2024 ambitionne en effet des retombées économiques de 10,7 milliards d’euros à l’échelle de l’Île-de-France, et la création de près de 250 000 emplois. Ces chiffres – issus de l’étude d’impact mené par le Centre de Droit et d’Économie du Sport (CDES) de Limoges – constituent un élément majeur qui se conjugue avec les engagements territoriaux d’ores et déjà actés.

Visuel du Village des Médias dans le secteur de Dugny-Le Bourget (Crédits – Paris 2024 / Luxigon / DPA)

« La candidature aux Jeux est une occasion formidable d’accélérer la mutation urbaine de tout un territoire et de gommer les frontières entre Paris et la Seine-Saint-Denis.

Elle laissera un héritage partagé pour Paris et la Métropole tant matériel qu’immatériel et dans tous les domaines : pratique sportive, mais également environnement, mobilité, accessibilité, etc…

Les Jeux représentent pour Paris un projet exceptionnel de concevoir une nouvelle façon de faire la ville : innovante, intelligente et durable. Le meilleur exemple est l’amélioration de la qualité de la Seine, permettant la tenue des compétitions en 2024 et la baignade pour le grand public en héritage«  a d’ailleurs rappelé Anne Hidalgo, Maire de Paris.