JO 2024 : Signature du Contrat de Gouvernance relatif au Village des Athlètes et au Village des Médias

L’aménagement d’un Village des Athlètes est, pour toute candidature olympique et paralympique, un défi urbain majeur.

Aussi, il apparaît essentiel que des études soient menées bien en amont de la désignation de la Ville Hôte, et que des pistes de réflexion soient conduites dans ce même cadre – notamment en coordination avec le Comité International Olympique (CIO) – et durant la phase préparatoire qui in fine doit aboutir à l’édification et à la gestion de l’ensemble immobilier.

Quelques éditions olympiques passées ont pleinement démontré cette importance de planification ; Barcelone 1992 est bien sûr une réussite avec en outre l’aménagement du front de mer qui est aujourd’hui l’un des sites touristiques les plus prisés de la cité catalane, mais Londres 2012 a aussi démontré sa capacité à proposer un modèle de Village Olympique et Paralympique avec les services attenants.

Visuel du Village des Athlètes de la candidature française (Crédits – Paris 2024 / Luxigon / DPA)

Dans le cadre de la candidature de Paris 2024, les porteurs du projet ainsi que les Collectivités Territoriales avaient fait le choix, en mai 2016, de mandater l’architecte Dominique Perrault pour mener l’étude urbaine du Village des Athlètes.

Cette décision intervenait alors quelques mois après la sélection du secteur de Pleyel-L’Île-Saint-Denis pour accueillir les futurs appartements des athlètes olympiques et paralympiques.

Face à Pantin, ce secteur avait en effet convaincu la candidature par sa proximité avec le Stade de France et avec des axes de communication majeurs de l’Île-de-France comme les autoroutes A1 et A86. Le cadre de l’Île-Saint-Denis avait également séduit avec l’idée de construire un écoquartier permettant à 84% des athlètes d’être à moins de 25 minutes de leur site de compétition.

En parallèle de la sélection du secteur de Pleyel-L’Île-Saint-Denis, la candidature tricolore avait annoncé le choix de Dugny-Le Bourget pour abriter les installations du Centre des Médias ainsi que du Village des Médias.

Au total, l’aménagement des deux Villages nécessitera un investissement global de 1,820 milliard de dollars (1,68 milliard d’euros), dont 1,560 milliard (1,44 milliard d’euros) à la charge d’investisseurs privés.

(Crédits – H.Hamon / Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports)

Ce lundi 20 mars, une nouvelle étape a été franchie dans la mise en œuvre de la stratégie d’aménagement de ces deux Villages qui laisseront un héritage, après les Jeux, de 4 500 logements à la Seine-Saint-Denis.

En effet, le Comité de Candidature de Paris 2024, les représentants des Collectivités Territoriales et le Secrétaire d’État aux Sports, ont signé le Contrat de Gouvernance relatif au Village Olympique et Paralympique et au Village des Médias.

Outre Thierry Braillard, Bernard Lapasset, coprésident de Paris 2024 était présent, ainsi que Jean-Louis Missika, Adjoint à la Maire de Paris en charge de l’urbanisme, ou encore Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-Sous-Bois et Président de Paris-Terres d’Envol, Vincent Capo-Canellas, Maire du Bourget, et Stéphane Troussel, Président du Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis.

La Région Île-de-France – acteur incontournable de la candidature – était également représentée, tout comme la Préfecture de Seine-Saint-Denis et la Caisse des Dépôts et Consignations, partenaire essentiel de Paris 2024.

« Avec ce contrat, qui est un véritable accélérateur de développement pour les territoires d’accueil des sites, nous envoyons un signal fort pour montrer que nous préparons déjà l’après 13 septembre » a fait savoir le Secrétaire d’État aux Sports, dans une référence à la date d’élection de la Ville Organisatrice des Jeux.

Au-delà de la symbolique de la signature – qui intervient après l’adoption d’un projet de loi délimitant les contours de la Société de Livraison des Ouvrages Olympiques (SOLIDEO) -, les acteurs de la candidature ont de fait souhaité affirmer un engagement fort en matière d’aménagement du territoire.

Le Contrat de Gouvernance a ainsi été élaboré comme un outil opérationnel qui permettra de superviser les différents chantiers et d’assurer la reconversion des deux Villages.

Visuel du Village des Médias dans le secteur de Dugny-Le Bourget (Crédits – Paris 2024 / Luxigon / DPA)

Pour ce qui est du Village des Médias par exemple, la phase post-olympique devra faciliter la constitution d’un nouveau quartier de la ville de Dugny. Des logements – dont certains en accession libre – seront ainsi proposés, mais également des commerces, des services, sans oublier un gymnase et une nouvelle école.

Du côté du Bourget, les Jeux laisseront en héritage un parc sportif rénové avec des équipements scolaires et un Pôle Espoir paralympique.

Conçu comme un centre d’entrainement dédié aux jeux sportifs en situation de handicap, ce Pôle sera implanté sur le site prévu pour l’accueil des épreuves paralympiques d’escrime fauteuil et de badminton.

Advertisements

JO 2024 : Paris 2024 signe une Charte Sociale avec les cinq principales organisations syndicales

A quelques semaines de la venue à Paris de la Commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO), la candidature de la capitale française a réunis ce lundi les cinq principales organisations syndicales afin de signer une Charte Sociale.

Cet événement intervient à un moment essentiel de la campagne olympique et paralympique, avant la visite de la Commission du CIO donc (14 au 16 mai 2017), et à moins de six mois de l’élection de la Ville Hôte (13 septembre 2017).

De gauche à droite, Alain Giffard, Secrétaire Général de la CFE-CGC ; Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général de FO ; Laurent Berger, Secrétaire Général de la CFDT ; Bernard Lapasset et Tony Estanguet, coprésidents de Paris 2024 ; Philippe Martinez, Secrétaire Général de la CGT ; et Bernard Sagez, Secrétaire Général de la CFTC (Crédits – Paris 2024)

Autour de Bernard Lapasset et Tony Estanguet, les deux coprésidents de Paris 2024, les leaders des cinq centrales syndicales se sont engagés sur cette Charte qui comprend 16 engagements.

Ces derniers impliqueront le Comité d’Organisation des Jeux, les entreprises ainsi que les Collectivités Territoriales qui seront mobilisées pour assurer le bon déroulement des préparatifs.

L’accès à l’emploi, le soutien aux petites et moyennes entreprises, l’accompagnement professionnel sont des points-clés du dispositif, sans oublier la valorisation souhaitée du travail des bénévoles, au travers d’une validation des acquis ou de l’octroi d’une certification.

A chaque édition des Jeux, plusieurs centaines de milliers de candidatures sont adressées au Comité d’Organisation, mais seules quelques dizaines de milliers de personnes sont finalement sélectionnées pour intégrer le Programme des Volontaires.

Véritables « petites mains », ils assurent dans des domaines très divers la mise en place des compétitions et l’accueil des spectateurs.

De gauche à droite, Laurent Berger, Secrétaire Général de la CFDT ; Philippe Martinez, Secrétaire Général de la CGT ; Tony Estanguet et Bernard Lapasset, coprésidents de Paris 2024 ; Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général de FO ; Alain Giffard, Secrétaire Général de la CFE-CGC ; et Bernard Sagez, Secrétaire Général de la CFTC (Crédits – Paris 2024)

Les engagements compilés dans la Charte se répartissent autour de quatre thématiques :

1 – Constituer un Comité Consultatif réunissant les organisations syndicales de salariés et d’employeurs et les Collectivités pour le suivi de la mise en œuvre de la Charte Sociale Paris 2024 et la mesure de ses impacts.

2 – Assurer la présence des organisations syndicales au sein de la gouvernance du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques (COJO) en la personne du représentant des salariés au Conseil d’Administration de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

3 – Encourager une commande publique qui prendra en compte l’insertion par l’activité économique et intégrer des clauses de responsabilité sociale et environnementale dans les marchés publics.

4 – Garantir l’accès à l’information des appels d’offres publics liés aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 à des petites et moyennes entreprises françaises visant à développer l’emploi local et le tissu économique.

  • Placer la qualité de l’emploi et des conditions de travail au cœur de l’impact économique des Jeux

5 – Prévenir toutes les formes de discrimination dans l’accès à l’emploi et pendant l’emploi, encourager la mixité dans les métiers exercés pour l’organisation des Jeux.

6 – Favoriser l’accès à l’emploi des publics qui en sont éloignés : jeunes de zones prioritaires, travailleurs en situation de handicap, chômeurs de longue durée, seniors ; grâce à la mobilisation de tous les acteurs (Etat, Collectivités Territoriales, entreprises, etc…).

7 – S’engager sur un objectif de protection de la santé et de la sécurité des salariés ainsi que de leurs conditions de travail, notamment lors des travaux nécessaires à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.

8 – Faire respecter les normes internationales du travail et notamment « le travail décent » au sens de l’OIT auprès des sous-traitants et des fournisseurs.

9 – Porter une attention particulière aux salariés détachés afin de favoriser leur accès à l’information et le respect de leurs droits, notamment par l’accompagnement des employeurs.

  • Favoriser le développement des compétences et la sécurisation des parcours professionnels des salariés et des bénévoles engagés dans l’organisation des Jeux

10 – Accompagner les publics jeunes via des parcours de professionnalisation ou d’apprentissage afin d’optimiser leur accès à l’emploi à long terme.

11 – Accompagner via des programmes de formation renforcés, le développement des compétences par filière métiers et l’insertion vers des métiers émergents pendant la période d’organisation des Jeux.

12 – Valoriser l’engagement personnel des bénévoles mobilisés par la validation des acquis de l’expérience ou une certification.

13 – Favoriser le reclassement professionnel des salariés qui auront travaillé à l’organisation des Jeux.

  • Faire du sport, à travers l’organisation des Jeux de 2024, le moteur d’un développement social et solidaire

14 – Assurer une reconversion exemplaire du Village Olympique autour d’un programme de logements sociaux et d’urbanisme innovants après les Jeux.

15 – Promouvoir conjointement avec l’État, les Collectivités Territoriales, le Mouvement Sportif et les organisations syndicales, le développement du sport en entreprise, notamment à travers un partenariat avec les comités d’entreprise.

16 – Mettre en place des actions de solidarité internationale dans le domaine du sport.

En cas de succès de la candidature de Paris 2024, la construction du Village des Athlètes sera l’un des chantiers-phares de la mise en œuvre du projet olympique et paralympique (Crédits – Paris 2024 / Luxigon / DPA)

La signature d’une Charte Sociale – qui intervient après les engagements actés pour le développement durable – est un élément fort pour la candidature de Paris 2024, soucieuse de ne pas être inquiétée par de possibles mouvements sociaux d’ici l’élection de la Ville Organisatrice des Jeux dans un premier temps, et dans le cadre des préparatifs d’organisation dans un second temps.

Il y a douze ans, la visite de la Commission d’évaluation du CIO avait failli tourner au fiasco en raison d’une journée de mobilisation des acteurs sociaux.

Ces derniers avaient en effet choisi la date du 10 mars 2005 – en pleine visite de ladite Commission présidée par Nawal El Moutawakel, aujourd’hui membre de la Commission pour 2024 – pour afficher leur désapprobation vis-à-vis de la politique sociale du Gouvernement de l’époque.

Si un accord avait été trouvé pour une modification du parcours de la manifestation, les propos tenus alors par les organisations syndicales ne démontraient pas un réel enthousiasme pour le projet de Paris 2012, ou tout du moins une inquiétude quant aux répercussions possibles sur la visite du CIO en France.

« Si on doit considérer que les Jeux Olympiques ne peuvent avoir lieu que dans un pays où il n’y a pas de manifestations et de grèves, ça signifie que les Jeux ne peuvent pas avoir lieu dans une démocratie » avait notamment affirmé Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général de Force Ouvrière (FO).

Pour Bernard Lapasset, la dynamique est aujourd’hui positive pour la candidature tricolore. Celui qui a été un acteur déterminant pour l’unité politique autour de Paris 2024 – et pour le soutien de la Maire de Paris, Anne Hidalgo – se félicite ainsi de cette nouvelle étape.

« Cette Charte Sociale signée par Paris 2024 avec les cinq principaux syndicats de salariés est une nouvelle preuve du pouvoir fédérateur de notre projet. Nous avons besoin d’eux, de leur expérience et de leur expertise.

Cette Charte illustre notre ambition sociale à Paris 2024. Nous voulons des Jeux exemplaires et utiles.

Nos Jeux seront plus que quelques semaines de compétition ; ils laisseront une trace positive et partagée par le plus grand nombre, un héritage durable pour la population » a d’ailleurs souligné le coprésident du Comité de Candidature.

En 2014, la candidature d’Oslo 2022 s’était mobilisée en faveur du dialogue social. De gauche à droite, Anders Folkestad, Président de UNIO ; Gerd Kristiansen, Président de LO ; Borre Rognlien, Président de la Confédération Norvégienne des Sports ; et Jorunn Berland, Présidente de YS (Crédits – Karl Filip Singdahlsen / Confédération Norvégienne des Sports)

Au cours des dernières années, d’autres candidatures s’étaient illustrées dans le dialogue social.

Ainsi, en janvier 2014, la candidature de Stockholm 2022 – au travers du Comité Olympique de Suède (SOK) – avait convenu d’un accord de coopération avec la Confédération des Syndicats Suédois LO-Suède.

L’objectif principal de cet accord visait à « montrer comment un événement international majeur peut être construit dans le respect des droits de l’Homme ; non seulement pour les participants mais aussi pour ceux qui construisent les stades et garantissent un accueil optimal aux visiteurs de l’événement ».

Quelques semaines plus tard, en mars 2014, la candidature d’Oslo 2022 avait à son tour obtenu un accord de coopération sur le plan de la protection des travailleurs. Cet accord avait alors été signé entre la Confédération Norvégienne des Sports et quatre des principaux syndicats du pays.

(Crédits – Page officielle Twitter de María Elena Durazo)

Pour l’échéance de 2024, Paris n’est pas la seule à avoir fait un geste en direction des organisations syndicales.

En novembre 2015, Los Angeles (États-Unis) a en effet annoncé la nomination de María Elena Durazo en qualité de vice-Présidente de son Comité de Candidature. De 2006 à 2014, cette dernière avait dirigé la deuxième centrale syndicale des États-Unis, « AFL-CIO ».

JO 2024 : La Région Île-de-France réaffirme son soutien au sport et à la « Génération 2024 »

Cette semaine, la Région Île-de-France a souhaité réaffirmer une fois encore son engagement auprès de la candidature olympique et paralympique de Paris 2024.

Acteur incontournable de cette dernière – avec notamment une enveloppe budgétaire de 209 millions d’euros pour la mise en œuvre du projet – la Région accompagne depuis maintenant plusieurs années l’ambition du Mouvement sportif tricolore.

Que ce soit sous la mandature de Jean-Paul Huchon, et depuis fin 2015, sous celle de Valérie Pécresse, les services franciliens œuvrent à la bonne compréhension de la candidature et à sa promotion dans l’Hexagone mais aussi à l’échelle internationale.

Valérie Pécresse s’est ainsi rendue au Japon et au Brésil au cours des derniers mois et ce, dans le but de soutenir Paris 2024 et de valoriser l’expertise de l’Île-de-France dans l’accueil de grands événements.

Pour soutenir la création d’emplois grâce aux formations professionnalisantes, Valérie Pécresse était accompagnée de 21 Présidents de Ligues et Clubs franciliens (Crédits – Région Île-de-France)

Ce mercredi 15 mars, la Présidente de la Région et Patrick Karam, Vice-Président en charge de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative, ont signé des Protocoles d’Accord avec le Mouvement sportif francilien dans l’optique de créer plus de 2 000 emplois sur l’année en cours grâce aux formations professionnalisantes.

Il faut dire que l’Île-de-France comptabilise pas moins de 19 000 clubs sur son territoire et quelques 2,4 millions de licenciés, soit un formidable vivier d’acteurs professionnels et amateurs.

Pierre-Yves Bournazel, Délégué spécial auprès de la Présidente de Région en charge de la candidature aux JO 2024 (à gauche) et Michaël Aloïsio, Directeur Général Adjoint du Comité de Candidature de Paris 2024 (à droite) se sont exprimés devant les élèves du Lycée Pierre-Emile Victor d’Osny (Crédits – Paris 2024)

Ce jeudi 16 mars, la Région Île-de-France s’est mobilisée dans le cadre de l’accompagnement d’une initiative portée par une élève de Première Sciences Économiques et Sociales (SES) du Lycée Paul-Emile-Victor d’Osny (Val-d’Oise).

Vice-Présidente du Conseil de la Vie Lycéenne (CVL) de son établissement scolaire, Laura Bellois a en effet rassemblé les 700 élèves autour de la problématique de l’engagement dans le cadre de la candidature de Paris 2024.

Reflétant le concept de la candidature autour des notions d’héritage, de partage et de jeunesse, la mobilisation autour de l’engagement a permis aux élèves d’être sensibilisés au handicap, au développement de la pratique sportive mais aussi aux gestes de premiers secours et à l’engagement citoyen au travers du service civique.

Pour épauler les élèves mobilisés, pas moins de 15 athlètes ayant participé aux Jeux de Rio 2016 sont intervenus, parmi lesquels Yannick Borel (Champion Olympique d’épée par équipe) et Anabelle Euranie (judo).

Ces interventions illustrent d’ailleurs le dispositif « Les Ambassadeurs du sport de la Région Île-de-France ». Ce dernier – acté par les élus régionaux – se veut un soutien à 76 Olympiens et Paralympiens en échange de moments d’interventions dans les lycées ou les centres de formations franciliens.

(Crédits – Paris 2024)

« Paris 2024 est un projet d’intérêt général tourné vers la jeunesse. Il laissera un héritage au service des Franciliens, en particulier en termes de mobilité.

Mais c’est aussi pour la Région une formidable opportunité de former une ‘génération 2024’ aux valeurs de l’Olympisme, de l’effort, de la tolérance et de l’ouverture sur le monde.

C’est le sens de cette journée autour de l’engagement au Lycée Paul-Emile Victor qui permet de mettre en avant tout l’héritage immatériel que l’accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques pourront laisser à la jeunesse francilienne » a estimé Pierre-Yves Bournazel, Délégué spécial auprès de la Présidente de la Région en charge de la candidature de Paris 2024.

JO 2024 : Paris devance Los Angeles dans le classement Mercer sur la qualité de vie

Quelques semaines après un classement sur les villes les plus congestionnées au monde, Los Angeles et Paris se retrouvent à nouveau au cœur d’une enquête consacrée cette fois-ci à la qualité de vie.

Comme chaque année, le Cabinet Mercer a mené une étude destinée en priorité aux expatriés. Cette étude fournit notamment des indications utiles aux employeurs pour déterminer un juste niveau de rémunération.

« L’infrastructure d’une ville, ou plutôt son absence, peut considérablement affecter la qualité de vie quotidienne des expatriés et de leurs familles.

L’accès à une offre variée dans le domaine des transport, connectée localement et internationalement, et l’accès à l’électricité et à l’eau potable sont parmi les besoins essentiels des expatriés qui arrivent dans un nouvel endroit dans le cadre de leur mission.

Une infrastructure bien développée peut également constituer un avantage concurrentiel clé pour les villes qui tentent d’attirer des multinationales, des talents et des investisseurs étrangers » a d’ailleurs rappelé Slagin Parakatil, Directeur de Mercer et Responsable des recherches sur la qualité de vie.

Selon le classement 2017 qui comptabilise pas moins de 231 villes, Vienne (Autriche) arrive en tête des cités où la qualité de vie est jugée la plus satisfaisante et ce, pour la huitième année consécutive.

La capitale autrichienne devance Zurich (Suisse) et Auckland (Nouvelle-Zélande) qui viennent compléter le podium.

Los Angeles et Paris sont également présentes dans ce classement.

Les deux Villes Candidates à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024 se situent en effet à la 58ème place pour la première et à la 38ème position pour la seconde.

Pour Los Angeles, cela représente une chute de neuf places par rapport au classement 2016 et ce, en raison du taux de criminalité qui a été parmi les plus hauts enregistrés aux États-Unis sur l’année écoulée. Pour Paris, la baisse est plus limitée avec une place de moins que lors de la précédente étude Mercer.

Dans le cadre de leur projet olympique et paralympique respectif, Los Angeles et Paris défendent un confort accru pour les habitants et les spectateurs au niveau des transports et des efforts importants sur le créneau de l’environnement et plus globalement du développement durable.

La Ville de Paris devrait en tous cas poursuivre les efforts engagés jusqu’à présent pour améliorer la qualité de vie dans la capitale française.

Visuel du futur tram-bus de Paris (Crédits – Mairie de Paris)

Cela commence bien sûr par les déplacements, avec les mesures adoptées pour l’extension de voies cyclables et l’accompagnement de la pratique du vélo au cours des prochaines années, ainsi que par la mise en place d’un tram-bus sur les quais Rive Droite de la Seine.

Mais au-delà des transports, la Ville de Paris entend aussi profiter de l’opportunité offerte par la candidature olympique et paralympique pour permettre la baignade des Parisiens et des touristes dans la Seine et dans le Bassin de La Villette.

Ce dernier sera d’ailleurs accessible dès cet été, avant l’ouverture d’une portion du Lac Daumesnil d’ici 2019.

JO 2024 : A Paris, la Fête du Pain sera placée sous le signe de la candidature aux Jeux

Si l’image de la France à l’étranger est souvent associée à la Tour Eiffel, au béret et à la baguette de pain, la Ville de Paris entend faire des artisans boulangers et pâtissiers de véritables ambassadeurs de la candidature olympique et paralympique à l’organisation des Jeux d’été de 2024.

Avec plus de 1 000 boulangeries et pâtisseries implantées sur son territoire, Paris offre une indéniable vitrine du savoir-faire français aux millions de touristes qui arpentent ses rues chaque année.

Il n’est donc pas étonnant que la Ville de Paris cherche cette année à profiter de la traditionnelle Fête du Pain pour promouvoir sa candidature aux Jeux.

(Crédits - Fête du Pain)

(Crédits – Fête du Pain)

Du 13 au 19 mai, soit au moment de la visite de la Commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO) à Paris – 14 au 16 mai -, un Village de la Fête du Pain aux couleurs de Paris 2024 sera notamment installé sur le parvis de Notre-Dame.

L’emplacement choisi promet une visibilité importante pour la candidature, Notre-Dame étant l’un des monuments les plus visités et les plus photographiés de la « Ville Lumière ».

« La Fête du Pain sera un réel moment de cohésion qui participera à valoriser l’engagement des artisans dans ce projet collectif et rassembleur que constitue la candidature de Paris aux Jeux Olympiques et Paralympiques.

Sur le plan économique, ces Jeux peuvent être un véritable booster d’investissements et d’attractivité pour la capitale, et la mobilisation des commerçants est primordiale pour démontrer que nous sommes prêts à accueillir les visiteurs du monde entier dans les meilleures conditions » a affirmé Olivia Polski, Adjointe en charge du Commerce, de l’Artisanat, des Professions libérales et indépendantes.

Signe que la thématique sportive sera au centre de la Fête du Pain 2017, le siège du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) sera ce mardi le point de rendez-vous de la Ville de Paris et de ses partenaires.

Olivia Polski participera ainsi à la conférence de presse de présentation de l’édition 2017 de la Fête du Pain. L’élu parisienne sera accompagnée à cette occasion par Martine Pinville, Secrétaire d’État chargée du Commerce et de l’Artisanat. Les Présidents de la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française et de l’Association Nationale de la Meunerie Française seront eux aussi présents à la Maison du Sport Français.

JO 2024 : La RATP veut mobiliser les voyageurs pour la candidature de Paris

Partenaire Officiel de la candidature de Paris à l’organisation des Jeux d’été de 2024, le groupe RATP s’engage – comme la FDJ il y a peu – dans une campagne de communication visant à promouvoir le projet tricolore.

Moins d’un an après une première initiative qui avait mis en avant les sportifs soutenus par la RATP, l’entreprise se mobilise à nouveau dans les stations franciliennes du métro et du RER. Cette fois-ci, les voyageurs sont invités à devenir athlètes de la ville.

(Crédits - Paris 2024)

(Crédits – Paris 2024)

Concrètement, un dispositif itinérant sera installé dans cinq gares et stations d’Île-de-France du 03 mars au 07 avril :

  • Saint-Lazare (Ligne 14) du 03 au 17 mars,
  • La Défense (RER A) du 21 au 31 mars,
  • Marne-La-Vallée-Chessy (RER A) du 21 au 31 mars,
  • Gare de Lyon (Ligne 1) du 03 au 07 avril,
  • Nanterre-Université (RER A) du 03 au 07 avril.

Dans les stations spécialement habillées aux couleurs de Paris 2024, les voyageurs trouveront à leur disposition des vélos et des vélos à bras connectés pour pédaler et cumuler des kilomètres.

(Crédits - Paris 2024)

(Crédits – Paris 2024)

Cette initiative se veut un symbole de l’engagement des Franciliens dans la candidature olympique et paralympique. La RATP mise en tous cas sur le maillage territorial et sur son expertise dans l’appui des grands événements pour convaincre les millions de voyageurs quotidiens.

L'inauguration de l'initiative de la RATP s'est notamment déroulée en présence de Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024 ; Elizabeth Borne, Présidente de la RATP ; et Pierre-Yves Bournazel, Délégué spécial auprès de la Présidente de Région en charge du projet olympique et paralympique (Crédits - Paris 2024)

L’inauguration de l’initiative de la RATP s’est notamment déroulée en présence de sportifs ; de Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024 ; d’Élisabeth Borne, Présidente de la RATP ; de Pierre Rabadan, Conseiller Sport auprès de la Maire de Paris ; et de Pierre-Yves Bournazel, Délégué spécial auprès de la Présidente de la Région en charge du projet olympique et paralympique (Crédits – Paris 2024)

Outre cette campagne promotionnelle et ludique, la RATP entend profiter de l’opportunité de la candidature et – le cas échéant – de l’organisation des Jeux, pour repenser sa flotte.

Pour les JO 2024, 100% de cette dernière sera ainsi considérée comme propre, avec par exemple 80% de bus électriques et 20% de bus qui fonctionneront au bio-GNV.

Cet engagement rejoint les propos formulés en octobre 2016 par la Présidente de la Région Île-de-France lors de la visite du Président du Comité International Olympique (CIO) à Paris.

« On parle de candidature écologique mais il n’y a pas de candidature écologique sans transports écologiques.

Ce programme sera un énorme atout pour le territoire : 100% des spectateurs des Jeux pourront être transportés par les transports en commun, et cela, aucune autre capitale dans le monde, aucune autre métropole, n’est capable de proposer une telle offre » avait notamment affirmé Valérie Pécresse au micro de « Sport & Société ».

JO 2024 : Le Maire de Los Angeles acte le lancement des travaux d’extension de l’aéroport LAX

En 2016, pas moins de 81 millions de voyageurs ont transité par l’aéroport international LAX de Los Angeles.

Ce chiffre – en constante hausse et qui devrait encore évoluer au cours des prochaines années – illustre l’attractivité dont bénéficie la Californie et plus particulièrement Los Angeles qui a accueilli l’année passée un nombre record de touristes américains et étrangers.

Pour garantir un accroissement de l’activité de l’aéroport, les autorités locales avaient décidé de lancer un vaste programme de modernisation et d’extension du site actuel pour un investissement global de 14 milliards de dollars (13,22 milliards d’euros).

Au cours de la cérémonie officielle de présentation du projet et des travaux, le Maire de Los Angeles a affiché son soutien à la candidature de LA 2024 avec un badge accroché à sa veste (Crédits - Eric Garcetti / Page Facebook)

La candidature de LA 2024 était bien présente à l’esprit du Maire de Los Angeles. Comme au cours de toutes les cérémonies officielles, le badge de la candidature est accrochée à la veste d’Eric Garcetti (Crédits – Eric Garcetti / Page Facebook)

Aujourd’hui, les travaux d’extension sont entrés dans une phase concrète avec la présentation du projet.

Une cérémonie officielle s’est d’ailleurs déroulée en présence du Maire de Los Angeles, ainsi que des Conseillers Mike Bonin, Bob Blumenfield et Joe Buscaino, ainsi que des responsables de la structure en charge de l’aéroport.

Le nouveau Terminal, qui doit constituer une extension du Terminal Tom Bradley (TBIT) grâce à un tunnel d’accès, comprendra des installations modernes sur près de 7 hectares avec également 12 nouvelles portes d’embarquement.

L’investissement nécessaire sera de 1,6 milliard de dollars (1,51 milliard d’euros) jusqu’à l’inauguration prévue de l’installation en 2019. Pas moins de 6 000 emplois devraient être créés pour aboutir à l’édification du Terminal.

(Crédits - Eric Garcetti / Page Facebook)

Visuel de l’intérieur du futur Terminal qui doit offrir un confort accru pour les voyageurs (Crédits – Eric Garcetti / Page Facebook)

« L’aéroport LAX signifie beaucoup pour l’économie de Los Angeles, c’est un incroyable secteur qui emploie plus de 50 000 personnes.

Avec le nombre record de touristes l’an dernier dans notre ville, il était opportun d’investir des milliards de dollars pour en faire l’un des aéroports de premier plan dans le monde.

Le Midfield Satellite Concourse est un projet de transformation qui profitera à des milliers de personnes sur le plan de l’emploi et qui aidera à étendre encore davantage la portée mondiale de Los Angeles » a déclaré Eric Garcetti lors de la cérémonie de présentation du projet et du lancement officiel des travaux.

Les aménagements aéroportuaires qui jalonneront les prochaines années s’inscrivent dans le cadre de la stratégie de modernisation des transports souhaitée par les autorités, notamment dans l’optique de l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024.

Si une partie des investissements sera réalisée d’ici cette échéance – avec ou sans l’obtention de l’événement d’ailleurs – la majeure partie des deux plans dédiés aux infrastructures routières et ferroviaires sera déployée ultérieurement.

Au total, ce sont plus de 200 milliards de dollars (188,89 milliards d’euros) qui doivent être injectés pour mettre en œuvre ces projets d’envergure.

Le Comité de Candidature de LA 2024 compte en tous cas sur ces divers investissements pour améliorer les dessertes et la qualité opérationnelle des transports.

« Le plan de modernisation de l’aéroport LAX améliorera sans aucun doute la capacité de LA 2024 à offrir une expérience exceptionnelle de bout en bout pour chaque visiteur.

LA 2024 ne nécessite aucune nouvelle infrastructure de transport pour accueillir les Jeux, mais nous avons travaillé à capitaliser autant que possible sur ces projets ambitieux, percutants et durables qui révolutionneront le transport en commun et amélioreront la vie des habitants de Los Angeles.

Le plan de modernisation de l’aéroport LAX est une preuve supplémentaire que la vision durable et à faible risque de LA 2024 s’inscrit parfaitement dans la transformation et l’investissement constant de la ville pour son avenir » a fait savoir Casey Wasserman, Président du Comité de Candidature.

JO 2024 : Anne Hidalgo rencontre la Gouverneure de Tokyo et visite les sites aquatiques des JO 2020

Présente à Tokyo (Japon) aujourd’hui et demain, la Maire de Paris s’est entretenue ce lundi avec la Gouverneure de la capitale nippone pour dresser les perspectives en vue de l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Tokyo 2020 et de la candidature de Paris 2024.

Yuriko Koike, Gouverneure de Tokyo, et Anne Hidalgo, Maire de Paris (Crédits - Anne Hidalgo / Page Twitter)

Yuriko Koike, Gouverneure de Tokyo, et Anne Hidalgo, Maire de Paris (Crédits – Anne Hidalgo / Page Twitter)

Les deux responsables politiques ont par ailleurs évoqué la dimension environnementale dans le cadre des politiques urbaines, avec toujours une référence portée sur les projets aux Jeux d’été.

« Paris et Tokyo ont la même volonté de développer les mobilités propres et collectives. Avoir un réseau performant de métro et de bus est essentiel à nos yeux pour accueillir les Jeux. C’est la garantie pour les athlètes et les visiteurs de circuler rapidement et avec un haut niveau de confort.

En dix ans, Tokyo a éradiqué le diesel avec succès. Paris tient à s’en inspirer et à s’appuyer sur cette expérience positive.

Améliorer la qualité de l’air et protéger l’environnement est au cœur de l’Agenda 2020 du Comité International Olympique. C’est aussi un héritage concret des Jeux pour les habitants, en matière de santé et de cadre de vie » a notamment affirmé Anne Hidalgo.

Anne Hidalgo est notamment accompagnée par Etienne Thobois, Directeur Général de Paris 2024 (Crédits - Anne Hidalgo / Page Twitter)

Anne Hidalgo est notamment accompagnée par Étienne Thobois, Directeur Général de Paris 2024 (Crédits – Anne Hidalgo / Page Twitter)

A la suite de cette entrevue avec Yuriko Koike, la Maire de Paris – qui s’était déjà rendue au Japon au début de l’année 2016 – a visité deux des sites qui accueilleront les compétitions des Jeux de Tokyo 2020.

Ainsi, Anne Hidalgo – qui est notamment accompagnée dans son déplacement par Jean-François Martins, Adjoint en charge des sports et du tourisme, ainsi que par Étienne Thobois, Directeur Général du Comité de Candidature de Paris 2024 – a inspecté le chantier du Centre Aquatique et a parcouru le site du Tatsumi International Swimming Centre.

Anne Hidalgo sur le site du chantier du futur Centre Aquatique des JO 2020 (Crédits - Anne Hidalgo / Page Twitter)

Anne Hidalgo sur le site du chantier du futur Centre Aquatique des JO 2020 (Crédits – Anne Hidalgo / Page Twitter)

D’une capacité de 20 000 places durant les JO, le premier accueillera les épreuves de natation, de natation synchronisée et de plongeon, tandis que le deuxième – qui dispose aujourd’hui de 3 600 places – abritera le tournoi de water-polo.

JO 2024 : Le projet de Paris est « un point d’horizon très important » selon Emmanuel Macron

L’ancien Ministre et actuel candidat à l’élection présidentielle française, Emmanuel Macron, était ce dimanche soir l’invité de Jacques Vendroux sur France Bleu.

Au cours de cet entretien, le leader du mouvement « En Marche ! » est revenu sur sa pratique du sport, ses axes de réflexion pour mener une politique sportive durant les cinq prochaines années, ainsi que sur son soutien à la candidature de Paris à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024.

Le candidat – crédité dans un récent sondage de 25% d’intentions de vote au premier tour, ce qui lui permettrait d’accéder au second tour face à Marine Le Pen (Front National) – a d’abord rappelé la dimension exceptionnelle des Jeux au regard des disciplines sportives représentées.

« Les Jeux c’est très important, car ce sont plusieurs disciplines, énormément de disciplines.

Il ne faut pas oublier d’ailleurs que ce sont les Jeux Olympiques et Paralympiques. Il n’y a pas des Jeux au rabais ; car pour le sport professionnel comme pour le sport amateur, c’est quelque chose de très inclusif et c’est vraiment l’esprit olympique.

C’est donc un élément de mobilisation pour absolument tous les sports qui sont concernés.

Quand on prépare les Jeux, il y a une vibration dans tous les secteurs concernés, chez tous les sportifs, avec des passerelles entre les sports. C’est formidable » a notamment affirmé Emmanuel Macron.

Le candidat a ensuite abordé la fierté nationale qui ressort de la tenue d’un tel événement – citant au passage l’exemple des Jeux d’hiver d’Albertville 1992, de la Coupe du Monde de football 1998 ou encore de l’Euro 2016 – mais surtout de l’opportunité offerte en ce qui concerne l’aménagement du territoire avec des équipements structurants et la formation d’équipes et de filières performantes.

« C’est un point d’horizon très important pour le sport français – les sports français -, pour la population, mais aussi pour le pays et le moral du pays.

Les Jeux, c’est quelque chose aussi qui permet d’avoir une stratégie pour à la fois les sports eux-mêmes et les équipements – parce que ça se prépare – et je pense que l’on a là-dessus de vrais atouts.

D’abord, nous avons déjà des équipements de grande qualité. Ensuite on a dans tous les sports concernés des athlètes de très haut niveau, avec un niveau d’homogénéité qu’ont quelques pays au monde, et à chaque fois un public. Et là, c’est très important, car cela a beau être les JO, si vous n’avez pas un public fort et vibrant dans le pays hôte, ce n’est pas la même chose.

Je pense donc que les axes pour porter cette candidature, ça va être notre capacité à organiser, notre capacité à sécuriser, ce qui est très important dans l’environnement actuel. Nous l’avons d’ailleurs démontré avec l’Euro 2016 qui s’est formidablement bien passé grâce au travail remarquable des forces de l’ordre.

Il faut aussi avoir les équipements au niveau et je pense ici que ce qui a déjà été lancé doit être démultiplié ; ce sera aussi l’occasion de moderniser certains équipements et de passer sur la taille critique sur quelques autres ; d’avoir des équipes et des filières à la pointe ; toute la moralisation du sport professionnel – lutte contre le dopage, etc… – ; et la vitalité du sport amateur.

Nous avons toutes les armes pour être ce fer de lance et porter cette candidature » a ainsi déclaré le candidat à la Présidentielle.

(Crédits - Bercy Photos)

(Crédits – Bercy Photos)

Alors Ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron avait déjà eu l’occasion d’évoquer l’importance de la candidature olympique et paralympique de la France à l’occasion de la signature du Contrat de la Filière Sport.

Réunis à Bercy le 23 mars 2016, Emmanuel Macron, Patrick Kanner, Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, et Matthias Fekl, Secrétaire d’État au Commerce extérieur, avaient ainsi signé ce contrat qui faisait suite à l’instauration – en avril 2015 – d’un Comité stratégique composé de 120 acteurs du monde sportif et économique.

L’événement s’était déroulé en présence de Denis Masseglia, Président du Comité Olympique et Sportif Français, de Bernard Lapasset, coprésident du Comité de Candidature de Paris 2024, mais aussi de Thierry Rey, Champion Olympique de judo et Conseiller de la candidature tricolore.

JO 2024 : La Maire de Paris en visite au Japon, les 27 et 28 février

La Maire de Paris se rendra au Japon en début de semaine prochaine.

Dans le cadre d’un déplacement ayant pour objectif de renforcer les liens qui unissent Paris et Tokyo, Anne Hidalgo aura également l’occasion de se rendre sur les sites olympiques et paralympiques des Jeux d’été de 2020.

(Crédits - Anne Hidalgo / Page Facebook)

(Crédits – Anne Hidalgo / Page Facebook)

Ce déplacement s’inscrit bien entendu dans la stratégie de promotion de la candidature de Paris 2024. En effet, la Maire de la capitale française s’était déjà rendue au Pays du Soleil Levant au premier trimestre 2016.

En compagnie de Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France, Anne Hidalgo s’était entretenue avec les autorités locales et avait visité le site prévu pour l’édification du Village des Athlètes de Tokyo 2020. Les deux responsables politiques avaient par ailleurs fait des problématiques du logement et des transports une priorité du projet olympique et paralympique tricolore.

Cette volonté de profiter des Jeux pour accroître l’investissement sur ces deux secteurs avait d’ailleurs été évoquée quelques mois plus tard, en octobre 2016, lors de la venue à Paris du Président du Comité International Olympique (CIO), Thomas Bach.

L'ex-Gouverneur de Tokyo expliquant les contours du projet du Village des Athlètes à Anne Hidalgo et Valérie Pécresse (Crédits - Yoichi Masuzoe)

L’ex-Gouverneur de Tokyo expliquant les contours du projet du Village des Athlètes à Anne Hidalgo et Valérie Pécresse (Crédits – Yoichi Masuzoe)

Ce lundi 27 février – à son arrivée au Japon – Anne Hidalgo s’entretiendra donc avec Yuriko Koike, Gouverneure de Tokyo.

Dès 14h30, la Maire de Paris visitera les sites des prochains Jeux Olympiques et Paralympiques et ce, afin de constater l’évolution des chantiers depuis sa dernière visite et surtout de tirer des enseignements utiles pour la candidature de Paris et, le cas échéant, pour la mise en application du projet.

Mardi 28 février, une rencontre avec les tour-opérateurs et professionnels du tourisme – sur le modèle d’ailleurs des visites de Patrick Kanner et de Laurent Wauquiez en Chine il y a quelques jours – précédera un déjeuner avec la presse du Japon.

Enfin, le déplacement de la Maire de Paris s’achèvera par une rencontre avec Kumamon, mascotte emblématique du Japon, ainsi qu’avec des bloggeuses nippones. Ce rendez-vous se déroulera à la résidence de l’Ambassade de France à Tokyo.