JO 2024 : Le Président de la République évoque les « excellentes » relations avec le Japon

La semaine dernière, le Président de la République, François Hollande, a accueilli le Premier Ministre du Japon, Shinzo Abe, au Palais de l’Élysée.

A l’occasion de cette entrevue, le Chef de l’État – en exercice jusqu’au début du mois de mai – a rappelé l’importance des partenariats avec l’Empire du Soleil Levant, notamment dans le domaine économique.

Le Président de la République Française, François Hollande, a accueilli le Premier Ministre du Japon, Shinzo Abe, au Palais de l’Élysée, lundi 20 mars 2017 (Crédits – Présidence de la République / F. Lafite)

« C’est un grand plaisir pour moi de recevoir une fois encore le Premier Ministre Shinzo Abe qui est un ami, et qui lui-même est venu plusieurs fois ici, à Paris. Moi-même, je suis allé à plusieurs reprises au Japon, la dernière était pour le Sommet du 67 qui était un grand succès.

Les relations entre la France et le Japon sont excellentes. Le mot n’est pas trop fort.

Nous avions signé, avec le Premier Ministre japonais lors de ma visite en 2013, un partenariat d’exception fondé sur trois objectifs : l’économie, la sécurité et la culture et nous allons donner une illustration à ce partenariat d’exception.

Le Japon est notre deuxième client en Asie, le premier investisseur asiatique en France » a d’abord affirmé François Hollande.

Le Président de la République a ensuite évoqué l’aspect culturel et sportif des partenariats avec le Japon, et n’a pas manqué de rappeler le calendrier des prochaines années, un calendrier qui pourrait concorder avec les ambitions communes des deux pays.

« Nous avons beaucoup à apprendre les uns des autres y compris pour l’organisation de grandes manifestations sportives puisque vous savez que le Japon va accueillir la Coupe du Monde de Rugby en 2019 et puis il y aura les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020.

Comme la France est candidate pour les Jeux Olympiques de 2024, nous avons beaucoup à apprendre, beaucoup à échanger sur la capacité de nos deux pays à accueillir de grands événements internationaux » a ainsi déclaré le Chef de l’État.

Ce dernier aurait pu aborder aussi la candidature de la France à l’accueil de la Coupe du Monde de Rugby de 2023.

Si la France venait à remporter l’organisation des JO 2024 et de ladite Coupe du Monde, elle réaliserait en effet un « Grand Chelem » dans la lignée du Japon.

Un symbole intéressant dans l’optique de prochains échanges entre les deux pays, d’autant plus si l’on prend en considération l’intensité des relations bilatérales au cours des derniers années.

Le Premier Ministre du Japon, Shinzo Abe, et le Président de la République Française, François Hollande, lundi 20 mars 2017 (Crédits – Présidence de la République / F. Lafite)

Outre les visites du Président de la République et les rencontres avec les autorités nippones, plusieurs déplacements ministériels ont été effectués, que ce soit à l’initiative de Valérie Fourneyron (2014) ou de Patrick Kanner (2015).

Un accord de coopération fut par ailleurs signé entre le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) et le Comité Olympique du Japon à l’été 2014.

La Maire de Paris, Anne Hidalgo, s’est quant à elle rendue à deux reprises au Japon, à l’hiver 2016 et il y a encore quelques semaines. Dans le cadre de son premier séjour, Anne Hidalgo était notamment accompagnée par la Présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse.

Placée sous le signe de la relance du tourisme, ce déplacement commun fut surtout l’occasion pour les deux responsables politiques de visiter des sites des Jeux de Tokyo 2020 et de s’entretenir avec les autorités locales.

Pour son second déplacement nippon, Anne Hidalgo avait inspecté quelques installations prévues pour les JO et avait au préalable rencontré la Gouverneure de Tokyo, Yuriko Koike. En 2015, le prédécesseur de cette dernière s’était rendue à Paris. L’occasion pour la capitale française d’afficher son partenariat privilégié avec la capitale nippone.

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JO 2024 : L’État présente 24 mesures d’accompagnement de la candidature de Paris

Ce mercredi matin, le Conseil des Ministres a écouté une communication du Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner, et du Secrétaire d’État aux Sports, Thierry Braillard, concernant le programme Héritage de l’État qui doit accompagner la candidature de Paris 2024.

Ce programme ambitieux se compose de 24 mesures qui visent notamment à développer la pratique du sport, à promouvoir l’engagement des jeunes – Service Civique, bénévolat, etc… – à réduire les inégalités territoriales, à lutter contre la sédentarité, ou encore à développer des infrastructures sportives de proximité.

(Crédits – Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports)

Intitulé « Le sport au service de la société », le programme du Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports se veut donc un lien avec la candidature olympique et paralympique de Paris 2024.

« Cette candidature offre à notre pays une opportunité exceptionnelle de mettre le sport au cœur de notre projet de société en faisant de la France une nation plus sportive et plus active.

Elle nous permet également de mettre en avant la capacité indéniable du sport à constituer un vecteur de politiques publiques dans de nombreux secteurs et à fédérer autour de ses valeurs des projets qui le dépassent. Elle nous donne une occasion nouvelle de considérer le sport comme un catalyseur important de l’action publique en faveur de la jeunesse, de l’aménagement territorial, de l’emploi, de l’environnement, de la lutte contre les discriminations sous toutes leurs formes et de rappeler qu’il constitue un facteur de santé publique, de cohésion et de mixité sociale incontestable.

C’est dans cette optique que l’ensemble des Ministères s’est mobilisé afin de dresser 24 mesures qui doivent constituer une part majeure de l’héritage durable de Paris 2024, au service des Françaises et des Français » précise d’ailleurs la communication officielle du Gouvernement.

Toutes les mesures compilées dans le programme Héritage de l’État viennent en complément des actions engagées par la Région Île-de-France ainsi que par la Ville de Paris pour faire des Jeux un événement sportif bien sûr, mais aussi un tremplin et un accélérateur des politiques publiques.

Concrètement, six axes ont été délimités par les autorités gouvernementales :

  • Jeunesse, éducation et culture,
  • Santé et handicap,
  • Insertion sociale et emploi,
  • Égalité femmes-hommes,
  • Sport et territoires,
  • Excellence environnementale.

La Journée Olympique, le 23 juin 2016 (Crédits – Paris 2024 / Julien Crosnier / KMSP)

Pour la première thématique, les pouvoirs publics entendent créer un Label « Génération 2024 » pour les établissements scolaires et universitaires.

Ce Label accompagnerait dès lors les initiatives des établissements en faveur de l’initiation à la pratique sportive, et encouragerait notamment la mise à disposition d’équipements sportifs dans l’enceinte des établissements à destination des associations et entreprises locales.

Un objectif de 20% d’établissements labellisés a été fixé d’ici 2024 et 63 000 écoles, collèges et lycées français doivent désormais participer à la Semaine Olympique. En outre, une augmentation de 20% des licences jeunes dans les Fédérations olympiques, paralympiques et scolaires est attendue.

En lien avec les dispositifs existants – notamment en ce qui concerne la natation – le programme Héritage doit permettre à 200 000 enfants âgés de 8 à 12 ans d’apprendre à nager. La construction du Centre Aquatique à Saint-Denis et la rénovation de la Piscine de Marville pourraient d’ailleurs servir de tremplin à l’échelle de la Seine-Saint-Denis.

Entre 2017 et 2024, les autorités souhaitent par ailleurs atteindre l’objectif de 80 000 jeunes en Service Civique dans le domaine du sport, dont 10 000 autour des grands événements sportifs que la France organisera dans les années à venir.

L’émergence d’une nouvelle génération d’éducateurs et de professionnels du sport est également souhaitée, tout comme la création de 1 000 emplois « Citoyens du Sport » d’ici l’échéance olympique et paralympique.

Preuve que la jeunesse est au cœur du dispositif porté par les pouvoirs publics en parallèle du projet de Paris 2024, la création d’un Pass Sport et Culture est proposé.

Au-delà de 30 000 Pass en phase de test lors de la Ryder Cup organisée au Golf National de Guyancourt en 2018, les autorités entendent généraliser ce projet à l’ensemble des grands événements entre 2019 et 2024.

La Semaine Olympique au collège Buffon à Paris, le 23 janvier 2017 (Crédits – Paris 2024 / Philippe Millereau / KMSP)

Pour ce qui est de la deuxième thématique relative à la santé et au handicap, le programme d’héritage fait mention d’une offre d’activité physique accessible à tous et de la mise en place d’une prescription d’activité physique pour les patients en affection longue durée (ALD), grâce en particulier au programme « Sport sur ordonnance ».

Le développement de la pratique sportive des personnes en situation de handicap fait partie également des priorités, avec aussi l’accessibilité de l’intégralité des infrastructures sportives d’ici 2024.

La création d’une Cellule de la haute performance paralympique à l’Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance (INSEP) est par ailleurs avancée. Cette dernière serait un complément de la création – après les Jeux Paralympiques – d’un Pôle Espoir dans le secteur de Dugny-Le Bourget.

Les efforts dans le cadre de la lutte contre le dopage ne sont pas négligés, au contraire.

Des actions de sensibilisation aux dangers des conduites dopantes sont proposées, de même que l’installation d’une campagne de communication et de la désignation d’un Référent « lutte contre le dopage » dans toutes les Fédérations sportives.

Ce lundi 20 mars 2017, les leaders syndicaux français et les responsables de la candidature olympique et paralympique se sont engagés autour d’une Charte Sociale (Crédits – Paris 2024)

Pour ce qui concerne la troisième thématique relative à l’insertion sociale et à l’emploi, la Charte Sociale signée en début de semaine par le Comité de Candidature de Paris 2024 et les leaders syndicaux prend ici tout son sens.

La formation et la qualification professionnelle sont aussi évoquées, de même que le développement du sport en entreprise. La création de 40 000 emplois durables dans le sport sur la période 2017-2024, soit 5 000 emplois chaque année, est également abordée.

La réussite et la reconversion professionnelle des sportifs de haut niveau ne sont pas non plus oubliées. Le programme entend ainsi permettre à l’ensemble des sportifs de haut niveau de valoriser leurs compétences transversales d’ici 2024 par la normalisation d’un Livret de compétences spécifique.

En 2016, la course « La Parisienne » avait rassemblé pas moins de 37 000 femmes (Crédits – Paris 2024)

Sur la quatrième thématique, le développement de compétitions mixtes à tous les niveaux est souhaité et ce, afin d’accroître la pratique féminine du sport.

Un objectif chiffré de 75% est d’ailleurs posé concernant le pourcentage de Fédérations qui organiseront des compétitions et qui devront proposer de telles épreuves au niveau local ou national d’ici 2024.

La présence des femmes au sein des instances dirigeantes du sport hexagonal et le principe de parité sont aussi évoqués. Un point plus que symbolique à l’heure où Isabelle Lamour est la seule femme candidate à la Présidence du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF).

Visuel des Champs-Élysées, site des épreuves de cyclisme sur route (Crédits – Paris 2024 / Luxigon)

Concernant la cinquième thématique déployée par le programme gouvernemental, la création d’un Label « Ville Sportive – Horizon 2024 » pourrait permettre l’attribution dudit sésame à 1 000 villes sur la période 2018-2024. Ce Label serait une récompense pour les communes qui s’engagent dans l’investissement sportif.

Élément essentiel du programme Héritage 2024, un appel à projet pour la construction de 500 équipements de proximité labellisés « Paris 2024 » est annoncé. Symbole des nouveaux modèles de pratiques sportives, les mobiliers sportifs urbains et les plateaux de fitness pourront être aménagés grâce à ce programme.

Moins concret mais tout aussi important pour les territoires, le programme entend inscrire dans la durée la dynamique des Jeux. Un chiffre est sur ce point avancé : 25% de visiteurs étrangers en plus dans les cinq ans suivant les Jeux Olympiques et Paralympiques sur le périmètre du Grand Paris.

Les Ministères ont en outre convenu d’un manque d’un centre de ressources et de mutualisation des pratiques pour permettre de profiter au mieux de l’impact des activités sportives dans la société. Pour palier à cette carence, un Institut du Sport pour Tous doit être créé.

Ce dernier aura pour mission d’anticiper les tendances et de soutenir les projets fédéraux et ceux des partenaires des politiques du sport.

Si la métropole est bien évidemment au centre du dispositif du programme Héritage, les territoires d’Outre-Mer doivent également profiter des retombées de la candidature et, le cas échéant de l’organisation des Jeux.

Pour cela, la détection et l’accompagneront des sportifs de haut niveau ultramarins seront renforcés et les Fédérations sportives seront incitées à délocaliser des événements dans les territoires d’Outre-Mer. La réduction du taux de prévalence de l’obésité est un objectif clairement affirmé, de même que l’apprentissage de la natation pour tous les collégiens ultramarins.

De gauche à droite, Bernard Lapasset, coprésident de Paris 2024 ; Isabelle Autissier, Présidente du WWF France ; et Tony Estanguet, coprésident de la candidature et membre de la Commission « Durabilité et Héritage » du CIO (Crédits – Paris 2024)

Pour ce qui est enfin de la sixième et dernière thématique, l’accroissement de la pratique du vélo est souhaité, avec notamment l’intégration de ce paramètre dans l’ensemble des plans de déplacements urbains. L’objectif est ici de tripler – 3% à 9% – la part modale des déplacements effectués quotidiennement à vélo d’ici 2024.

Les principes de la récente Charte d’éco-responsabilité signée par Paris 2024 sont par ailleurs réaffirmés.

JO 2024 : Le programme Héritage de l’État à l’ordre du jour du Conseil des Ministres

Ce mercredi 22 mars, le programme Héritage sera l’un des points de discussion du Conseil des Ministres qui se réunira autour du Président de la République, François Hollande.

L’engagement de l’État pour appuyer la candidature olympique et paralympique de Paris 2024 est ainsi une fois de plus démontré. Au-delà des annonces, les pouvoirs publics entendent profiter de la candidature pour accroître les investissements dans le sport.

Plusieurs centaines d’équipements de proximité doivent en effet voir le jour au cours des prochaines années et ce, indépendamment de l’obtention des Jeux d’été de 2024. Cet effort majeur s’accompagnera aussi d’une politique renforcée en ce qui concerne l’accessibilité des installations ou encore la féminisation du sport et de ses instances dirigeantes.

(Crédits – Paris 2024 / Jean-Marie Hervio / KMSP)

En novembre 2016, le Conseil d’administration du Centre National pour le Développement du Sport (CNDS) – Établissement Public à caractère administratif placé sous la tutelle du Ministère des Sports – avait validé les orientations 2017 relatives à la mise en œuvre du programme Héritage 2024.

Le 27 février dernier, une nouvelle réunion avait permis d’acter les premiers financements.

De fait, sur une enveloppe globale de 20 millions d’euros, la moitié sera consacrée à la construction de nouveaux équipements de proximité, tandis que que 4 millions d’euros sont destinés à l’accompagnement des structures associatives locales.

Outre ces financements, le CNDS a aussi prévu la mobilisation de 4 millions d’euros pour la détection et la préparation des sportifs dits de la « Génération 2024 », et 2 millions d’euros pour le rayonnement international de la France dans le domaine du sport.

Ce soutien de l’État – inscrit dans le dossier de candidature de Paris 2024 – intervient à quelques semaines de la venue à Paris de la Commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO).

Depuis le lancement de la candidature tricolore, les autorités nationales – avec en particulier le Chef de l’État et le Secrétaire d’État aux Sports – ont eu à plusieurs reprises l’occasion d’affirmer un appui sans faille au projet olympique et paralympique.

D’un point de vue financier, 10 millions d’euros ont été alloués au budget de candidature par les services de l’État – sur une enveloppe totale de 60 millions d’euros – et un investissement de 1 milliard d’euros a été acté dans le cadre du projet de Paris 2024.

JO 2024 : Signature du Contrat de Gouvernance relatif au Village des Athlètes et au Village des Médias

L’aménagement d’un Village des Athlètes est, pour toute candidature olympique et paralympique, un défi urbain majeur.

Aussi, il apparaît essentiel que des études soient menées bien en amont de la désignation de la Ville Hôte, et que des pistes de réflexion soient conduites dans ce même cadre – notamment en coordination avec le Comité International Olympique (CIO) – et durant la phase préparatoire qui in fine doit aboutir à l’édification et à la gestion de l’ensemble immobilier.

Quelques éditions olympiques passées ont pleinement démontré cette importance de planification ; Barcelone 1992 est bien sûr une réussite avec en outre l’aménagement du front de mer qui est aujourd’hui l’un des sites touristiques les plus prisés de la cité catalane, mais Londres 2012 a aussi démontré sa capacité à proposer un modèle de Village Olympique et Paralympique avec les services attenants.

Visuel du Village des Athlètes de la candidature française (Crédits – Paris 2024 / Luxigon / DPA)

Dans le cadre de la candidature de Paris 2024, les porteurs du projet ainsi que les Collectivités Territoriales avaient fait le choix, en mai 2016, de mandater l’architecte Dominique Perrault pour mener l’étude urbaine du Village des Athlètes.

Cette décision intervenait alors quelques mois après la sélection du secteur de Pleyel-L’Île-Saint-Denis pour accueillir les futurs appartements des athlètes olympiques et paralympiques.

Face à Pantin, ce secteur avait en effet convaincu la candidature par sa proximité avec le Stade de France et avec des axes de communication majeurs de l’Île-de-France comme les autoroutes A1 et A86. Le cadre de l’Île-Saint-Denis avait également séduit avec l’idée de construire un écoquartier permettant à 84% des athlètes d’être à moins de 25 minutes de leur site de compétition.

En parallèle de la sélection du secteur de Pleyel-L’Île-Saint-Denis, la candidature tricolore avait annoncé le choix de Dugny-Le Bourget pour abriter les installations du Centre des Médias ainsi que du Village des Médias.

Au total, l’aménagement des deux Villages nécessitera un investissement global de 1,820 milliard de dollars (1,68 milliard d’euros), dont 1,560 milliard (1,44 milliard d’euros) à la charge d’investisseurs privés.

(Crédits – H.Hamon / Ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports)

Ce lundi 20 mars, une nouvelle étape a été franchie dans la mise en œuvre de la stratégie d’aménagement de ces deux Villages qui laisseront un héritage, après les Jeux, de 4 500 logements à la Seine-Saint-Denis.

En effet, le Comité de Candidature de Paris 2024, les représentants des Collectivités Territoriales et le Secrétaire d’État aux Sports, ont signé le Contrat de Gouvernance relatif au Village Olympique et Paralympique et au Village des Médias.

Outre Thierry Braillard, Bernard Lapasset, coprésident de Paris 2024 était présent, ainsi que Jean-Louis Missika, Adjoint à la Maire de Paris en charge de l’urbanisme, ou encore Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-Sous-Bois et Président de Paris-Terres d’Envol, Vincent Capo-Canellas, Maire du Bourget, et Stéphane Troussel, Président du Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis.

La Région Île-de-France – acteur incontournable de la candidature – était également représentée, tout comme la Préfecture de Seine-Saint-Denis et la Caisse des Dépôts et Consignations, partenaire essentiel de Paris 2024.

« Avec ce contrat, qui est un véritable accélérateur de développement pour les territoires d’accueil des sites, nous envoyons un signal fort pour montrer que nous préparons déjà l’après 13 septembre » a fait savoir le Secrétaire d’État aux Sports, dans une référence à la date d’élection de la Ville Organisatrice des Jeux.

Au-delà de la symbolique de la signature – qui intervient après l’adoption d’un projet de loi délimitant les contours de la Société de Livraison des Ouvrages Olympiques (SOLIDEO) -, les acteurs de la candidature ont de fait souhaité affirmer un engagement fort en matière d’aménagement du territoire.

Le Contrat de Gouvernance a ainsi été élaboré comme un outil opérationnel qui permettra de superviser les différents chantiers et d’assurer la reconversion des deux Villages.

Visuel du Village des Médias dans le secteur de Dugny-Le Bourget (Crédits – Paris 2024 / Luxigon / DPA)

Pour ce qui est du Village des Médias par exemple, la phase post-olympique devra faciliter la constitution d’un nouveau quartier de la ville de Dugny. Des logements – dont certains en accession libre – seront ainsi proposés, mais également des commerces, des services, sans oublier un gymnase et une nouvelle école.

Du côté du Bourget, les Jeux laisseront en héritage un parc sportif rénové avec des équipements scolaires et un Pôle Espoir paralympique.

Conçu comme un centre d’entrainement dédié aux jeux sportifs en situation de handicap, ce Pôle sera implanté sur le site prévu pour l’accueil des épreuves paralympiques d’escrime fauteuil et de badminton.

JO 2024 : Paris 2024 signe une Charte Sociale avec les cinq principales organisations syndicales

A quelques semaines de la venue à Paris de la Commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO), la candidature de la capitale française a réunis ce lundi les cinq principales organisations syndicales afin de signer une Charte Sociale.

Cet événement intervient à un moment essentiel de la campagne olympique et paralympique, avant la visite de la Commission du CIO donc (14 au 16 mai 2017), et à moins de six mois de l’élection de la Ville Hôte (13 septembre 2017).

De gauche à droite, Alain Giffard, Secrétaire Général de la CFE-CGC ; Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général de FO ; Laurent Berger, Secrétaire Général de la CFDT ; Bernard Lapasset et Tony Estanguet, coprésidents de Paris 2024 ; Philippe Martinez, Secrétaire Général de la CGT ; et Bernard Sagez, Secrétaire Général de la CFTC (Crédits – Paris 2024)

Autour de Bernard Lapasset et Tony Estanguet, les deux coprésidents de Paris 2024, les leaders des cinq centrales syndicales se sont engagés sur cette Charte qui comprend 16 engagements.

Ces derniers impliqueront le Comité d’Organisation des Jeux, les entreprises ainsi que les Collectivités Territoriales qui seront mobilisées pour assurer le bon déroulement des préparatifs.

L’accès à l’emploi, le soutien aux petites et moyennes entreprises, l’accompagnement professionnel sont des points-clés du dispositif, sans oublier la valorisation souhaitée du travail des bénévoles, au travers d’une validation des acquis ou de l’octroi d’une certification.

A chaque édition des Jeux, plusieurs centaines de milliers de candidatures sont adressées au Comité d’Organisation, mais seules quelques dizaines de milliers de personnes sont finalement sélectionnées pour intégrer le Programme des Volontaires.

Véritables « petites mains », ils assurent dans des domaines très divers la mise en place des compétitions et l’accueil des spectateurs.

De gauche à droite, Laurent Berger, Secrétaire Général de la CFDT ; Philippe Martinez, Secrétaire Général de la CGT ; Tony Estanguet et Bernard Lapasset, coprésidents de Paris 2024 ; Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général de FO ; Alain Giffard, Secrétaire Général de la CFE-CGC ; et Bernard Sagez, Secrétaire Général de la CFTC (Crédits – Paris 2024)

Les engagements compilés dans la Charte se répartissent autour de quatre thématiques :

1 – Constituer un Comité Consultatif réunissant les organisations syndicales de salariés et d’employeurs et les Collectivités pour le suivi de la mise en œuvre de la Charte Sociale Paris 2024 et la mesure de ses impacts.

2 – Assurer la présence des organisations syndicales au sein de la gouvernance du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques (COJO) en la personne du représentant des salariés au Conseil d’Administration de l’Organisation Internationale du Travail (OIT).

3 – Encourager une commande publique qui prendra en compte l’insertion par l’activité économique et intégrer des clauses de responsabilité sociale et environnementale dans les marchés publics.

4 – Garantir l’accès à l’information des appels d’offres publics liés aux Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 à des petites et moyennes entreprises françaises visant à développer l’emploi local et le tissu économique.

  • Placer la qualité de l’emploi et des conditions de travail au cœur de l’impact économique des Jeux

5 – Prévenir toutes les formes de discrimination dans l’accès à l’emploi et pendant l’emploi, encourager la mixité dans les métiers exercés pour l’organisation des Jeux.

6 – Favoriser l’accès à l’emploi des publics qui en sont éloignés : jeunes de zones prioritaires, travailleurs en situation de handicap, chômeurs de longue durée, seniors ; grâce à la mobilisation de tous les acteurs (Etat, Collectivités Territoriales, entreprises, etc…).

7 – S’engager sur un objectif de protection de la santé et de la sécurité des salariés ainsi que de leurs conditions de travail, notamment lors des travaux nécessaires à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.

8 – Faire respecter les normes internationales du travail et notamment « le travail décent » au sens de l’OIT auprès des sous-traitants et des fournisseurs.

9 – Porter une attention particulière aux salariés détachés afin de favoriser leur accès à l’information et le respect de leurs droits, notamment par l’accompagnement des employeurs.

  • Favoriser le développement des compétences et la sécurisation des parcours professionnels des salariés et des bénévoles engagés dans l’organisation des Jeux

10 – Accompagner les publics jeunes via des parcours de professionnalisation ou d’apprentissage afin d’optimiser leur accès à l’emploi à long terme.

11 – Accompagner via des programmes de formation renforcés, le développement des compétences par filière métiers et l’insertion vers des métiers émergents pendant la période d’organisation des Jeux.

12 – Valoriser l’engagement personnel des bénévoles mobilisés par la validation des acquis de l’expérience ou une certification.

13 – Favoriser le reclassement professionnel des salariés qui auront travaillé à l’organisation des Jeux.

  • Faire du sport, à travers l’organisation des Jeux de 2024, le moteur d’un développement social et solidaire

14 – Assurer une reconversion exemplaire du Village Olympique autour d’un programme de logements sociaux et d’urbanisme innovants après les Jeux.

15 – Promouvoir conjointement avec l’État, les Collectivités Territoriales, le Mouvement Sportif et les organisations syndicales, le développement du sport en entreprise, notamment à travers un partenariat avec les comités d’entreprise.

16 – Mettre en place des actions de solidarité internationale dans le domaine du sport.

En cas de succès de la candidature de Paris 2024, la construction du Village des Athlètes sera l’un des chantiers-phares de la mise en œuvre du projet olympique et paralympique (Crédits – Paris 2024 / Luxigon / DPA)

La signature d’une Charte Sociale – qui intervient après les engagements actés pour le développement durable – est un élément fort pour la candidature de Paris 2024, soucieuse de ne pas être inquiétée par de possibles mouvements sociaux d’ici l’élection de la Ville Organisatrice des Jeux dans un premier temps, et dans le cadre des préparatifs d’organisation dans un second temps.

Il y a douze ans, la visite de la Commission d’évaluation du CIO avait failli tourner au fiasco en raison d’une journée de mobilisation des acteurs sociaux.

Ces derniers avaient en effet choisi la date du 10 mars 2005 – en pleine visite de ladite Commission présidée par Nawal El Moutawakel, aujourd’hui membre de la Commission pour 2024 – pour afficher leur désapprobation vis-à-vis de la politique sociale du Gouvernement de l’époque.

Si un accord avait été trouvé pour une modification du parcours de la manifestation, les propos tenus alors par les organisations syndicales ne démontraient pas un réel enthousiasme pour le projet de Paris 2012, ou tout du moins une inquiétude quant aux répercussions possibles sur la visite du CIO en France.

« Si on doit considérer que les Jeux Olympiques ne peuvent avoir lieu que dans un pays où il n’y a pas de manifestations et de grèves, ça signifie que les Jeux ne peuvent pas avoir lieu dans une démocratie » avait notamment affirmé Jean-Claude Mailly, Secrétaire Général de Force Ouvrière (FO).

Pour Bernard Lapasset, la dynamique est aujourd’hui positive pour la candidature tricolore. Celui qui a été un acteur déterminant pour l’unité politique autour de Paris 2024 – et pour le soutien de la Maire de Paris, Anne Hidalgo – se félicite ainsi de cette nouvelle étape.

« Cette Charte Sociale signée par Paris 2024 avec les cinq principaux syndicats de salariés est une nouvelle preuve du pouvoir fédérateur de notre projet. Nous avons besoin d’eux, de leur expérience et de leur expertise.

Cette Charte illustre notre ambition sociale à Paris 2024. Nous voulons des Jeux exemplaires et utiles.

Nos Jeux seront plus que quelques semaines de compétition ; ils laisseront une trace positive et partagée par le plus grand nombre, un héritage durable pour la population » a d’ailleurs souligné le coprésident du Comité de Candidature.

En 2014, la candidature d’Oslo 2022 s’était mobilisée en faveur du dialogue social. De gauche à droite, Anders Folkestad, Président de UNIO ; Gerd Kristiansen, Président de LO ; Borre Rognlien, Président de la Confédération Norvégienne des Sports ; et Jorunn Berland, Présidente de YS (Crédits – Karl Filip Singdahlsen / Confédération Norvégienne des Sports)

Au cours des dernières années, d’autres candidatures s’étaient illustrées dans le dialogue social.

Ainsi, en janvier 2014, la candidature de Stockholm 2022 – au travers du Comité Olympique de Suède (SOK) – avait convenu d’un accord de coopération avec la Confédération des Syndicats Suédois LO-Suède.

L’objectif principal de cet accord visait à « montrer comment un événement international majeur peut être construit dans le respect des droits de l’Homme ; non seulement pour les participants mais aussi pour ceux qui construisent les stades et garantissent un accueil optimal aux visiteurs de l’événement ».

Quelques semaines plus tard, en mars 2014, la candidature d’Oslo 2022 avait à son tour obtenu un accord de coopération sur le plan de la protection des travailleurs. Cet accord avait alors été signé entre la Confédération Norvégienne des Sports et quatre des principaux syndicats du pays.

(Crédits – Page officielle Twitter de María Elena Durazo)

Pour l’échéance de 2024, Paris n’est pas la seule à avoir fait un geste en direction des organisations syndicales.

En novembre 2015, Los Angeles (États-Unis) a en effet annoncé la nomination de María Elena Durazo en qualité de vice-Présidente de son Comité de Candidature. De 2006 à 2014, cette dernière avait dirigé la deuxième centrale syndicale des États-Unis, « AFL-CIO ».

JO 2024 : Le projet français s’expose au MIPIM 2017

Dans le cadre de l’élaboration d’une candidature et d’un projet à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques, la problématique du logement occupe – à l’instar de celle relative aux transports – une place majeure.

En effet, l’événement mondial représente une occasion exceptionnelle pour accroître ou accélérer les projets d’aménagement urbain à l’échelle régionale ou nationale.

Aussi, la candidature de Paris 2024 a pleinement pris conscience de ce challenge et propose aujourd’hui la construction d’un Village des Athlètes et d’un Village des Médias qui offriront – en cas d’obtention des JO bien sûr – plusieurs milliers de logements en Seine-Saint-Denis.

(Crédits – Paris 2024)

Au regard de cette promesse, il était donc indispensable que Paris 2024 soit représentée au Salon International des Acteurs de l’Immobilier (MIPIM) qui s’est déroulé cette semaine à Cannes.

Pas moins de 23 000 participants en provenance de 89 pays ont pris part à cet événement d’envergure. La candidature tricolore était à cette occasion représentée par les responsables du projet – dont Michaël Aloïsio, Directeur Général Adjoint du Comité de Candidature – et par des élus locaux pleinement mobilisés pour la mise en œuvre du projet.

Outre Pierre-Yves Bournazel, Délégué spécial auprès de la Présidente de la Région Île-de-France en charge de Paris 2024, la délégation était ainsi composée de Stéphane Troussel, Président du Conseil Départemental de Seine-Saint-Denis, Patrick Braouezec, Président de Plaine Commune, Bruno Beschizza, Maire d’Aulnay-Sous-Bois et Président de Paris-Terre d’Envol ou encore Patrick Ollier, Président de la Métropole du Grand Paris, et Jean-François Martins, Adjoint à la Maire de Paris chargé des Sports et du Tourisme.

Cette mobilisation des acteurs sportifs et politiques de la candidature a dès lors permis de présenter les fondements du projet français en matière d’aménagement immobilier.

Visuel du Village des Athlètes (Crédits – Paris 2024 / Luxigon / DPA)

Conçu comme un accélérateur du développement territorial, le projet de Paris 2024 prévoit ainsi la construction du Village Olympique et Paralympique dans le secteur de Pleyel-L’Île-Saint-Denis et du Village des Médias à Dugny-Le Bourget.

Ces deux éco-quartiers offriront à terme pas moins de 4 500 logements accessibles aux personnes en situation de handicap, mais également 100 000 m² d’installations dédiés à l’activité économique et quelques 23 000 m² consacrés à des équipements et à des services.

Au-delà de ces infrastructures, les deux Villages disposeront aussi d’espaces végétalisés. Le Village des Athlètes sera notamment agrémenté de 10 hectares de jardins et de 3 hectares d’agriculture urbaine sur les toits des bâtiments.

L’accessibilité des différents sites sportifs et d’hébergement a par ailleurs été mentionnée par les porteurs de la candidature.

Le Village Olympique et Paralympique sera ainsi connecté grâce au hub « Pleyel » qui permettra un accès par l’autoroute – des équipements anti-bruits seront installés – et par les nouvelles lignes de métro du Grand Paris Express (15, 16 et 17).

Visuel du Village Olympique et Paralympique, avec le Stade de France en arrière plan (Crédits – Paris 2024 / Luxigon / DPA)

Sur ce point, Philippe Yvin a d’ailleurs rappelé la complémentarité du projet de Paris 2024 avec celui du futur « Super Métro ».

« Le Grand Paris Express et Paris 2024 ont en commun d’être des projets fédérateurs et populaires, créateurs de lien social et d’attractivité.

En 2024, les lignes 14, 15, 16 et 17 du nouveau métro desserviront les aéroports et le centre de Paris avec les principaux sites olympiques et paralympiques » a notamment affirmé le Président du Directoire de la Société du Grand Paris.

Si la thématique des transports est au cœur de l’argumentaire développé par les responsables sportifs et politiques de la candidature, l’aspect économique et social des Jeux n’en est pas moins négligé, bien au contraire.

Paris 2024 ambitionne en effet des retombées économiques de 10,7 milliards d’euros à l’échelle de l’Île-de-France, et la création de près de 250 000 emplois. Ces chiffres – issus de l’étude d’impact mené par le Centre de Droit et d’Économie du Sport (CDES) de Limoges – constituent un élément majeur qui se conjugue avec les engagements territoriaux d’ores et déjà actés.

Visuel du Village des Médias dans le secteur de Dugny-Le Bourget (Crédits – Paris 2024 / Luxigon / DPA)

« La candidature aux Jeux est une occasion formidable d’accélérer la mutation urbaine de tout un territoire et de gommer les frontières entre Paris et la Seine-Saint-Denis.

Elle laissera un héritage partagé pour Paris et la Métropole tant matériel qu’immatériel et dans tous les domaines : pratique sportive, mais également environnement, mobilité, accessibilité, etc…

Les Jeux représentent pour Paris un projet exceptionnel de concevoir une nouvelle façon de faire la ville : innovante, intelligente et durable. Le meilleur exemple est l’amélioration de la qualité de la Seine, permettant la tenue des compétitions en 2024 et la baignade pour le grand public en héritage«  a d’ailleurs rappelé Anne Hidalgo, Maire de Paris.

JO 2024 : La Région Île-de-France réaffirme son soutien au sport et à la « Génération 2024 »

Cette semaine, la Région Île-de-France a souhaité réaffirmer une fois encore son engagement auprès de la candidature olympique et paralympique de Paris 2024.

Acteur incontournable de cette dernière – avec notamment une enveloppe budgétaire de 209 millions d’euros pour la mise en œuvre du projet – la Région accompagne depuis maintenant plusieurs années l’ambition du Mouvement sportif tricolore.

Que ce soit sous la mandature de Jean-Paul Huchon, et depuis fin 2015, sous celle de Valérie Pécresse, les services franciliens œuvrent à la bonne compréhension de la candidature et à sa promotion dans l’Hexagone mais aussi à l’échelle internationale.

Valérie Pécresse s’est ainsi rendue au Japon et au Brésil au cours des derniers mois et ce, dans le but de soutenir Paris 2024 et de valoriser l’expertise de l’Île-de-France dans l’accueil de grands événements.

Pour soutenir la création d’emplois grâce aux formations professionnalisantes, Valérie Pécresse était accompagnée de 21 Présidents de Ligues et Clubs franciliens (Crédits – Région Île-de-France)

Ce mercredi 15 mars, la Présidente de la Région et Patrick Karam, Vice-Président en charge de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative, ont signé des Protocoles d’Accord avec le Mouvement sportif francilien dans l’optique de créer plus de 2 000 emplois sur l’année en cours grâce aux formations professionnalisantes.

Il faut dire que l’Île-de-France comptabilise pas moins de 19 000 clubs sur son territoire et quelques 2,4 millions de licenciés, soit un formidable vivier d’acteurs professionnels et amateurs.

Pierre-Yves Bournazel, Délégué spécial auprès de la Présidente de Région en charge de la candidature aux JO 2024 (à gauche) et Michaël Aloïsio, Directeur Général Adjoint du Comité de Candidature de Paris 2024 (à droite) se sont exprimés devant les élèves du Lycée Pierre-Emile Victor d’Osny (Crédits – Paris 2024)

Ce jeudi 16 mars, la Région Île-de-France s’est mobilisée dans le cadre de l’accompagnement d’une initiative portée par une élève de Première Sciences Économiques et Sociales (SES) du Lycée Paul-Emile-Victor d’Osny (Val-d’Oise).

Vice-Présidente du Conseil de la Vie Lycéenne (CVL) de son établissement scolaire, Laura Bellois a en effet rassemblé les 700 élèves autour de la problématique de l’engagement dans le cadre de la candidature de Paris 2024.

Reflétant le concept de la candidature autour des notions d’héritage, de partage et de jeunesse, la mobilisation autour de l’engagement a permis aux élèves d’être sensibilisés au handicap, au développement de la pratique sportive mais aussi aux gestes de premiers secours et à l’engagement citoyen au travers du service civique.

Pour épauler les élèves mobilisés, pas moins de 15 athlètes ayant participé aux Jeux de Rio 2016 sont intervenus, parmi lesquels Yannick Borel (Champion Olympique d’épée par équipe) et Anabelle Euranie (judo).

Ces interventions illustrent d’ailleurs le dispositif « Les Ambassadeurs du sport de la Région Île-de-France ». Ce dernier – acté par les élus régionaux – se veut un soutien à 76 Olympiens et Paralympiens en échange de moments d’interventions dans les lycées ou les centres de formations franciliens.

(Crédits – Paris 2024)

« Paris 2024 est un projet d’intérêt général tourné vers la jeunesse. Il laissera un héritage au service des Franciliens, en particulier en termes de mobilité.

Mais c’est aussi pour la Région une formidable opportunité de former une ‘génération 2024’ aux valeurs de l’Olympisme, de l’effort, de la tolérance et de l’ouverture sur le monde.

C’est le sens de cette journée autour de l’engagement au Lycée Paul-Emile Victor qui permet de mettre en avant tout l’héritage immatériel que l’accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques pourront laisser à la jeunesse francilienne » a estimé Pierre-Yves Bournazel, Délégué spécial auprès de la Présidente de la Région en charge de la candidature de Paris 2024.

JO 2024 : Paris devance Los Angeles dans le classement Mercer sur la qualité de vie

Quelques semaines après un classement sur les villes les plus congestionnées au monde, Los Angeles et Paris se retrouvent à nouveau au cœur d’une enquête consacrée cette fois-ci à la qualité de vie.

Comme chaque année, le Cabinet Mercer a mené une étude destinée en priorité aux expatriés. Cette étude fournit notamment des indications utiles aux employeurs pour déterminer un juste niveau de rémunération.

« L’infrastructure d’une ville, ou plutôt son absence, peut considérablement affecter la qualité de vie quotidienne des expatriés et de leurs familles.

L’accès à une offre variée dans le domaine des transport, connectée localement et internationalement, et l’accès à l’électricité et à l’eau potable sont parmi les besoins essentiels des expatriés qui arrivent dans un nouvel endroit dans le cadre de leur mission.

Une infrastructure bien développée peut également constituer un avantage concurrentiel clé pour les villes qui tentent d’attirer des multinationales, des talents et des investisseurs étrangers » a d’ailleurs rappelé Slagin Parakatil, Directeur de Mercer et Responsable des recherches sur la qualité de vie.

Selon le classement 2017 qui comptabilise pas moins de 231 villes, Vienne (Autriche) arrive en tête des cités où la qualité de vie est jugée la plus satisfaisante et ce, pour la huitième année consécutive.

La capitale autrichienne devance Zurich (Suisse) et Auckland (Nouvelle-Zélande) qui viennent compléter le podium.

Los Angeles et Paris sont également présentes dans ce classement.

Les deux Villes Candidates à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024 se situent en effet à la 58ème place pour la première et à la 38ème position pour la seconde.

Pour Los Angeles, cela représente une chute de neuf places par rapport au classement 2016 et ce, en raison du taux de criminalité qui a été parmi les plus hauts enregistrés aux États-Unis sur l’année écoulée. Pour Paris, la baisse est plus limitée avec une place de moins que lors de la précédente étude Mercer.

Dans le cadre de leur projet olympique et paralympique respectif, Los Angeles et Paris défendent un confort accru pour les habitants et les spectateurs au niveau des transports et des efforts importants sur le créneau de l’environnement et plus globalement du développement durable.

La Ville de Paris devrait en tous cas poursuivre les efforts engagés jusqu’à présent pour améliorer la qualité de vie dans la capitale française.

Visuel du futur tram-bus de Paris (Crédits – Mairie de Paris)

Cela commence bien sûr par les déplacements, avec les mesures adoptées pour l’extension de voies cyclables et l’accompagnement de la pratique du vélo au cours des prochaines années, ainsi que par la mise en place d’un tram-bus sur les quais Rive Droite de la Seine.

Mais au-delà des transports, la Ville de Paris entend aussi profiter de l’opportunité offerte par la candidature olympique et paralympique pour permettre la baignade des Parisiens et des touristes dans la Seine et dans le Bassin de La Villette.

Ce dernier sera d’ailleurs accessible dès cet été, avant l’ouverture d’une portion du Lac Daumesnil d’ici 2019.

JO 2024 : La RATP veut mobiliser les voyageurs pour la candidature de Paris

Partenaire Officiel de la candidature de Paris à l’organisation des Jeux d’été de 2024, le groupe RATP s’engage – comme la FDJ il y a peu – dans une campagne de communication visant à promouvoir le projet tricolore.

Moins d’un an après une première initiative qui avait mis en avant les sportifs soutenus par la RATP, l’entreprise se mobilise à nouveau dans les stations franciliennes du métro et du RER. Cette fois-ci, les voyageurs sont invités à devenir athlètes de la ville.

(Crédits - Paris 2024)

(Crédits – Paris 2024)

Concrètement, un dispositif itinérant sera installé dans cinq gares et stations d’Île-de-France du 03 mars au 07 avril :

  • Saint-Lazare (Ligne 14) du 03 au 17 mars,
  • La Défense (RER A) du 21 au 31 mars,
  • Marne-La-Vallée-Chessy (RER A) du 21 au 31 mars,
  • Gare de Lyon (Ligne 1) du 03 au 07 avril,
  • Nanterre-Université (RER A) du 03 au 07 avril.

Dans les stations spécialement habillées aux couleurs de Paris 2024, les voyageurs trouveront à leur disposition des vélos et des vélos à bras connectés pour pédaler et cumuler des kilomètres.

(Crédits - Paris 2024)

(Crédits – Paris 2024)

Cette initiative se veut un symbole de l’engagement des Franciliens dans la candidature olympique et paralympique. La RATP mise en tous cas sur le maillage territorial et sur son expertise dans l’appui des grands événements pour convaincre les millions de voyageurs quotidiens.

L'inauguration de l'initiative de la RATP s'est notamment déroulée en présence de Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024 ; Elizabeth Borne, Présidente de la RATP ; et Pierre-Yves Bournazel, Délégué spécial auprès de la Présidente de Région en charge du projet olympique et paralympique (Crédits - Paris 2024)

L’inauguration de l’initiative de la RATP s’est notamment déroulée en présence de sportifs ; de Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024 ; d’Élisabeth Borne, Présidente de la RATP ; de Pierre Rabadan, Conseiller Sport auprès de la Maire de Paris ; et de Pierre-Yves Bournazel, Délégué spécial auprès de la Présidente de la Région en charge du projet olympique et paralympique (Crédits – Paris 2024)

Outre cette campagne promotionnelle et ludique, la RATP entend profiter de l’opportunité de la candidature et – le cas échéant – de l’organisation des Jeux, pour repenser sa flotte.

Pour les JO 2024, 100% de cette dernière sera ainsi considérée comme propre, avec par exemple 80% de bus électriques et 20% de bus qui fonctionneront au bio-GNV.

Cet engagement rejoint les propos formulés en octobre 2016 par la Présidente de la Région Île-de-France lors de la visite du Président du Comité International Olympique (CIO) à Paris.

« On parle de candidature écologique mais il n’y a pas de candidature écologique sans transports écologiques.

Ce programme sera un énorme atout pour le territoire : 100% des spectateurs des Jeux pourront être transportés par les transports en commun, et cela, aucune autre capitale dans le monde, aucune autre métropole, n’est capable de proposer une telle offre » avait notamment affirmé Valérie Pécresse au micro de « Sport & Société ».

JO 2024 : La candidature de Paris séduit à présent près de 70% des Français

En avril 2016, une enquête de l’institut Odoxa pour RTL et Winamax avait révélé que 61% des Français soutenaient le projet de candidature de Paris à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024.

Aujourd’hui, après la remise du deuxième et du troisième volet du dossier de candidature, les contours du concept tricolore sont davantage connus, notamment sur le plan des financements et de la gouvernance. De fait, une nouvelle enquête sondagière a été menée par l’institut précité et les conclusions de celle-ci ont été dévoilées hier*.

(Crédits - Institut Odoxa pour RTL et Winamax)

(Crédits – Institut Odoxa pour RTL et Winamax)

Ainsi, 69% des Français se disent favorables à l’organisation des JO 2024 dans la capitale et dans les villes associées à la candidature. Dans le même temps, le nombre d’opposants est en baisse à 30% alors que ce score s’établissait à 39% en avril dernier.

Parmi les amateurs de sport, le soutien à la candidature française est encore plus marqué : 77% contre 23%.

Outre cet enseignement important avant la venue à Paris de la Commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO) du 14 au 16 mai 2017, le sondage Odoxa fait aussi mention d’un taux de confiance en forte hausse en ce qui concerne la perception des chances de victoire de la candidature de Paris face à celle de Los Angeles.

En effet, 65% des Français pensent aujourd’hui que la « Ville Lumière » sera désignée organisatrice des Jeux par le CIO, lors du scrutin olympique du 13 septembre prochain, soit 16 points de mieux qu’au moment de la précédente enquête (49%).

Mais au-delà de ces bons chiffres pour la candidature française – en hausse aussi par rapport à un sondage de novembre 2016 -, la révélation, le 03 février dernier, du slogan de campagne de Paris 2024 semble néanmoins avoir dérouté les Français.

Ainsi, 69% d’entre eux se disent choqués par le choix d’un slogan en Anglais et ce, alors même qu’une version Française a été dévoilée.

« Made For Sharing » est ainsi transposée dans la langue de Molière en « Venez Partagez ». Ce double slogan marque de fait la prise en compte des deux langues officielles du Mouvement Olympique. Surtout, il traduit un réel effort par rapport aux précédentes candidatures olympiques et paralympiques de la France.

(Crédits - Paris 2024)

(Crédits – Paris 2024)

Exit « Oui Paris 2008 » et plus récemment « L’Amour des Jeux », place désormais à un discours qui se veut davantage universel.

Comme ce fut le cas lors de la première présentation du concept de Paris 2024 à Doha (Qatar) en novembre dernier, la candidature entend communiquer et promouvoir son projet à l’attention du plus grand nombre. Car si l’utilisation d’un slogan strictement français aurait pu convenir pour un autre type de candidature, il convient ici de s’ouvrir et de parler à l’ensemble des acteurs du Mouvement Olympique.

Sur les 95 membres électeurs du CIO, seule une partie est en effet Francophone. Cela suppose dès lors une adaptation du discours. A Doha, la délégation française avait ainsi décliné sa présentation en trois langues : le Français bien sûr, mais aussi l’Anglais et l’Espagnol.

Sur les trois Villes Candidates alors en course – Budapest était encore présente – Paris fut la seule à tenir une présentation avec des interventions de plusieurs phrases et de plusieurs minutes dans chacune des trois langues. A l’inverse, Los Angeles s’était contenté d’une seule phrase et d’une mention dans un clip vidéo de la langue du Baron Pierre de Coubertin, tandis que Budapest n’avait effectué son grand oral que dans la langue de Shakespeare.

Les règles bien singulières du Mouvement Olympique imposent implicitement de se conformer à l’évolution d’une institution qui n’est plus celle qu’avait connu et contribué à développer, Pierre de Coubertin.

Il y a deux ans, en amont des Jeux de Sotchi 2014, le Français Jean-Claude Killy avait d’ailleurs affirmé à l’attention des porteurs d’une candidature, que « le CIO romantique n’existe plus ». La flamme nostalgique et l’évocation récurrente du célèbre Baron n’ont plus le même impact que ce qui pouvait être le cas il y a quelques décennies.

Cela s’explique par la mondialisation du sport et l’ouverture à de nouveaux territoires. Les dernières années ont d’ailleurs parfaitement démontré ce constat, entre l’Olympiade de Pékin 2008 ou plus récemment celle de Rio 2016.

A présent, les Jeux sont davantage tournés vers l’Asie – le continent organisera les trois prochains événements olympiques – que vers le Vieux Continent.

(Crédits - Paris 2024)

(Crédits – Paris 2024)

Face à cette évolution, qui suit d’ailleurs celle de l’économie et du commerce, il est donc nécessaire pour une candidature francophone de se démarquer et d’utiliser au mieux les nouveaux outils et langages de la communication pour s’adresser à ce public bien ciblé et si exigeant que sont les membres du CIO.

Et là encore, la nomination de certains membres au cours des dernières années illustrent l’internationalisation du sport et de l’Olympisme.

Mais que les tenants d’un discours de la perte de l’influence française se rassurent toutefois. Les Villes Candidates doivent toujours fournir les éléments de leur dossier de candidature – ou Bid Book – en Anglais et en Français et ce, qu’il s’agisse d’une candidature anglophone ou francophone.

En faisant le choix stratégique d’un slogan en Anglais avec une déclinaison en Français, Paris 2024 n’hypothèque donc pas ses chances de victoire comme cela a pu être le cas par le passé. Bien sûr, le slogan n’est pas le seul élément qui fait ou défait les candidatures aux Jeux, mais il en constitue un indéniable poids.

Sur ce point, Londres 2012 et son « Inspire A Generation » en est l’exemple le plus percutant.

* Sondage réalisé du 22 au 23 février 2017 auprès d’un échantillon de 980 personnes représentatif de la population française et interrogé sur Internet. Marge d’erreur de 2,5 points.