JO 2024 : Le clin d’œil à la candidature de Paris lors de la Cérémonie des César

Le monde artistique et culturel est généralement présent dans les campagnes électorales.

Que ce soit aux États-Unis ou en France, le soutien de telle ou telle personnalité est souvent recherché par les différents candidats et ce, afin de profiter d’une médiatisation singulière pour capter l’attention du grand public.

Si cette pratique est présente dans l’univers politique, elle l’est aussi – de manière plus subtile – dans la sphère olympique, l’important étant d’en faire un usage raisonnable.

(Crédits - Mairie de Paris / Henri Garat et Joséphine Brueder)

(Crédits – Mairie de Paris / Henri Garat et Joséphine Brueder)

Paris 2012 avait ainsi appuyer très fortement sur l’aspect artistique et nostalgique pour tenter de séduire les membres du Comité International Olympique (CIO), mais le film de Luc Besson mettant en scène Johnny Hallyday et Catherine Deneuve n’avait pas eu les effets escomptés lors du vote de Singapour en 2005.

Aujourd’hui, la dimension sportive a été replacée au cœur du concept des Jeux et Paris 2024 mobilise régulièrement les athlètes tricolores pour promouvoir son projet à l’échelle nationale et désormais internationale.

Toutefois, le monde culturel est à l’instar du monde politique un indéniable ambassadeur des intérêts français.

Ainsi, la candidature de Paris 2024 s’était affichée en 2016 sur le tapis rouge du Festival de Cannes en appui de la projection du documentaire sur le judoka Teddy Riner. Lors de la première présentation technique du projet de la capitale française en novembre dernier au Qatar, plusieurs personnalités avaient témoigné de leur soutien à la candidature via les réseaux sociaux. Ce fut notamment le cas de la comédienne Michelle Laroque ou encore du présentateur de télévision, Nikos Aliagas.

Hier, c’est lors d’un autre événement d’envergure que Paris 2024 s’est fait remarquer.

Au moment d’épauler son ami acteur George Clooney, le français Jean Dujardin n’a pas hésité ainsi à faire une traduction approximative pour mettre en exergue Paris 2024 lors de la Cérémonie des César.

« Nous, citoyens du monde, nous devons nous battre très très dur pour que la haine ne gagne pas et pour que les JO de 2024 ce soit à Paris et pas à Los Angeles » a déclaré l’acteur oscarisé en 2012.

Un clin d’œil qui a fait rire l’assistance présente à la Salle Pleyel, notamment la Maire de Paris, Anne Hidalgo, et la Ministre de la Culture, Audrey Azoulay.

Ce n’est pas la première fois ces dernières semaines qu’une Cérémonie de remise de prix est au centre de la communication d’une Ville Candidate.

Il y a peu, la candidature de Los Angeles 2024 avait ainsi mobilisé sportifs et athlètes sur le tapis rouge des Golden Globes.

Quelques semaines plus tard, c’était en lançant une playlist composée par des sportifs que LA 2024 a choisi de faire un clin d’œil au rapport entre monde sportif et monde culturel en marge de la Cérémonie des Grammy Awards.

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JO 2024 : Réaction de Los Angeles au retrait de Budapest

Il n’est pas habituel qu’une Ville Candidate évoque publiquement le retrait d’une concurrente.

Pourtant, le Comité de Candidature de Los Angeles 2024 a publié ce vendredi soir un communiqué pour réagir à l’annonce des autorités hongroises de retirer le projet de Budapest 2024 de la course aux Jeux d’été.

Dans une déclaration d’une dizaines de lignes, Casey Wasserman salue ainsi le parcours de Budapest et met en perspective les mois à venir pour l’avenir du Mouvement Olympique.

(Crédits - Casey Wasserman / Page Twitter)

(Crédits – Casey Wasserman / Page Twitter)

« Nous sommes tous déçus de cette nouvelle, nous avons le plus grand respect pour l’approche pionnière de Budapest 2024 pour concevoir et promouvoir sa candidature, et nous sommes impatients de poursuivre notre amitié avec nos collègues hongrois.

Le monde entre dans une ère de changement sans précédent. C’est la ‘nouvelle réalité’ pour le Mouvement Olympique et cela appelle à une nouvelle réflexion.

Nous croyons plus que jamais que le Comité International Olympique (CIO) doit se concentrer sur la sélection d’une Ville Hôte 2024 pour redéfinir la durabilité, relier le Mouvement Olympique et ses avantages aux jeunes du monde entier comme jamais auparavant et encourager les futures villes à soumissionner pour l’organisation des Jeux.

Avec un soutien public de 88% et un soutien encore plus important de la part des jeunes de Los Angeles, notre candidature offre une solution innovante, à faible risque et véritablement durable pour aider à assurer l’avenir du Mouvement Olympique en 2024 et au-delà » a affirmé le Président de la candidature américaine.

La démarche de Los Angeles 2024 n’est pas anodine et est loin d’être dénuée d’intérêt.

Le retrait de la candidature de Budapest 2024 constitue en effet une rivale de moins dans la course aux JO et ce, après les retraits successifs de Hambourg 2024 et de Rome 2024.

Désormais, et à quelques mois du vote de la Ville Organisatrice, il apparaît essentiel pour les deux Villes Candidates encore en lice – Los Angeles et Paris – de sécuriser le rapport qu’elles ont avec les membres du CIO qui sont potentiellement favorables à leur projet respectif et surtout, de capter l’attention des électeurs indécis, ceux-là même qui pourront faire pencher la balance le jour-J.

Aussi, en vantant les mérites de la candidature hongroise, Los Angeles 2024 espère sans doute séduire les membres du CIO – peut-être une quinzaine – qui auraient pu apporter leur suffrage à Budapest dans le cadre de l’élection olympique du 13 septembre prochain.

(Crédits - LA 2024)

(Crédits – LA 2024)

Le contenu du communiqué de Los Angeles 2024 sera en tous cas étudié. Il n’est pas certain cependant que le CIO apprécie une telle démarche venant d’une candidature.

La pratique n’est toutefois pas nouvelle.

En novembre 2013, la candidature d’Oslo avait ainsi réagit au référendum de Munich dans le cadre de la candidature allemande aux Jeux d’hiver de 2022. Il y a peu, après le retrait de la candidature de Rome pour les JO 2024, Budapest avait envoyé un communiqué aux journalistes et médias avant de se rétracter et de retirer sa publication.

Pour limiter les prises de position et les déclarations des uns et des autres, le CIO s’appuie notamment sur le Code d’éthique et en particulier sur les Règles de Bonne Conduite pour la procédure de candidature éditées à l’attention des Villes Candidates.

L’Article 12 de ces Règles mentionne d’ailleurs que « chaque ville doit, en toute circonstance et à tout moment, respecter les autres villes ainsi que les membres du CIO et le CIO lui-même.

Les villes doivent s’abstenir de tout acte ou propos susceptible de ternir l’image d’une ville concurrente ou de lui porter préjudice. Toute comparaison entre villes est strictement interdite.

Pour assurer le respect entre les Villes Candidates, ces dernières ne participeront à aucun débat entre elles.

Aucune entente, coalition ou collusion entre les villes ou leur Comité National Olympique (CNO), destinée à influencer le résultat du vote de la Ville Hôte, n’est admise ».

JO 2024 : La Maire de Paris en visite au Japon, les 27 et 28 février

La Maire de Paris se rendra au Japon en début de semaine prochaine.

Dans le cadre d’un déplacement ayant pour objectif de renforcer les liens qui unissent Paris et Tokyo, Anne Hidalgo aura également l’occasion de se rendre sur les sites olympiques et paralympiques des Jeux d’été de 2020.

(Crédits - Anne Hidalgo / Page Facebook)

(Crédits – Anne Hidalgo / Page Facebook)

Ce déplacement s’inscrit bien entendu dans la stratégie de promotion de la candidature de Paris 2024. En effet, la Maire de la capitale française s’était déjà rendue au Pays du Soleil Levant au premier trimestre 2016.

En compagnie de Valérie Pécresse, Présidente de la Région Île-de-France, Anne Hidalgo s’était entretenue avec les autorités locales et avait visité le site prévu pour l’édification du Village des Athlètes de Tokyo 2020. Les deux responsables politiques avaient par ailleurs fait des problématiques du logement et des transports une priorité du projet olympique et paralympique tricolore.

Cette volonté de profiter des Jeux pour accroître l’investissement sur ces deux secteurs avait d’ailleurs été évoquée quelques mois plus tard, en octobre 2016, lors de la venue à Paris du Président du Comité International Olympique (CIO), Thomas Bach.

L'ex-Gouverneur de Tokyo expliquant les contours du projet du Village des Athlètes à Anne Hidalgo et Valérie Pécresse (Crédits - Yoichi Masuzoe)

L’ex-Gouverneur de Tokyo expliquant les contours du projet du Village des Athlètes à Anne Hidalgo et Valérie Pécresse (Crédits – Yoichi Masuzoe)

Ce lundi 27 février – à son arrivée au Japon – Anne Hidalgo s’entretiendra donc avec Yuriko Koike, Gouverneure de Tokyo.

Dès 14h30, la Maire de Paris visitera les sites des prochains Jeux Olympiques et Paralympiques et ce, afin de constater l’évolution des chantiers depuis sa dernière visite et surtout de tirer des enseignements utiles pour la candidature de Paris et, le cas échéant, pour la mise en application du projet.

Mardi 28 février, une rencontre avec les tour-opérateurs et professionnels du tourisme – sur le modèle d’ailleurs des visites de Patrick Kanner et de Laurent Wauquiez en Chine il y a quelques jours – précédera un déjeuner avec la presse du Japon.

Enfin, le déplacement de la Maire de Paris s’achèvera par une rencontre avec Kumamon, mascotte emblématique du Japon, ainsi qu’avec des bloggeuses nippones. Ce rendez-vous se déroulera à la résidence de l’Ambassade de France à Tokyo.

JO 2024 : Les sportifs hongrois espèrent « une nouvelle candidature dans un avenir pas très lointain »

A l’instar des candidatures de Los Angeles et de Paris, le projet de Budapest 2024 avait instauré une Commission des Athlètes. Aujourd’hui, au lendemain de l’annonce du retrait de la candidature hongroise, les sportifs ont exprimé tristesse et regrets.

La déclaration de la Commission des Athlètes de Budapest 2024 – publiée sur le site Internet de la candidature – a été signée par la Présidente, Ágnes Kovács, le Président d’honneur, George Karpati, et plusieurs sportifs du pays ; Arlóy Sophie, John Becsey, Krisztián Berki, Peter Boronkay, Kinga Bota Attila Czene, Tamás Darnyi, Antal Dunai, Gyula Gál, GECS Tibor Zsolt Gyulay, Igaly Diana, Agnes Est Baiser Gergely Antal Kovács Győző Kulcsár, Hongrie Zoltan Janos Martinek, Timea Nagy, György Nébald Rácz Marianne, Krisztina Regőczy et Ákos Verecke.

Les membres de la Commission des Athlètes sous les drapeaux de la candidature et du Comité Olympique de Hongrie (Crédits - Budapest 2024)

Les membres de la Commission des Athlètes sous les drapeaux de la Ville de Budapest, du Comité Olympique de Hongrie et de la candidature olympique et paralympique (Crédits – Budapest 2024)

« Nous sommes tristes et déçus de manière indescriptible. La fin du rêve olympique et paralympique hongrois est une perte énorme pour notre pays. Dans un sprint compétitif unique nous avons été contraint de renoncer à la lutte finale.

Chacun de nous considère cette issue d’autant plus douloureuse qu’elle intervient peu de temps avant l’arrivée. En outre, la concurrence serrée représentait une chance sérieuse de gagner. Il est particulièrement douloureux de constater dès lors que Budapest ne prendra pas part à la finale de cette compétition, lors du scrutin de septembre à Lima (Pérou).

Des réactions nous sont parvenues. Non seulement auprès des athlètes, mais aussi à Budapest et dans tout le pays.

Nous savons tous qu’il ne faut pas perdre la foi après un échec. Les athlètes sont donc unanimes : il ne faut pas abandonner ! Nous avons participé à la préparation des documents de la candidature, en aidant l’équipe responsable. Nous avons vu beaucoup d’efforts et une connaissance approfondie pour créer de fantastiques plans pour la Hongrie. Voilà pourquoi nous sommes convaincus que la capitale hongroise fera une nouvelle offre dans un avenir pas très lointain et nous pensons que Budapest sera apte pour les Jeux Olympiques et Paralympiques ».

Signe que la fin approche pour l’ambition hongroise, le document a été rédigé uniquement en Hongrois.

Il faut dire que même en cas de poursuite de la candidature, les efforts immédiats de traduction n’auraient pas été réalisés, sans doute jusqu’à l’issue du référendum qui aurait eu lieu dans le courant du printemps.

Ainsi, le Comité de Candidature avait initialement prévu de rendre public cette semaine le troisième volet de son dossier technique, mais seulement en Hongrois et en Anglais. Sauf volonté d’informations, ce document ne devrait finalement pas être publié.

JO 2024 : La Seine-Saint-Denis confirme son engagement avec une campagne de communication

Pleinement associé au projet olympique et paralympique de Paris 2024, le département de la Seine-Saint-Denis multiplie les initiatives pour démontrer son appui à la candidature et surtout sa volonté de profiter de la dynamique des Jeux pour transformer l’ensemble du territoire.

Ainsi, après avoir participé à la phase de concertation à l’automne 2016, le Conseil Départemental avait il y a peu signé un partenariat de coopération avec la Ville de Paris et ce, dans l’optique de mettre en œuvre des projets dans le domaine sportif bien sûr, mais aussi éducatif et culturel.

La boxeuse, médaillée aux Jeux de Rio 2016, Sarah Ourahmoune, est l'un des visages de la campagne de communication (Crédits - Département de la Seine-Saint-Denis)

La boxeuse, médaillée aux Jeux de Rio 2016, Sarah Ourahmoune, est l’un des visages de la campagne de communication (Crédits – Département de la Seine-Saint-Denis)

Outre ces premiers engagements, la Seine-Saint-Denis s’est associée avec les Établissements Publics de Plaine Commune, Paris Terre d’Envol et Est-Ensemble afin de mettre en place une grande campagne de communication à destination des habitants du département.

Présentée ce mercredi 22 février, ladite campagne sera visible jusqu’au 13 septembre 2017, soit jusqu’au jour de l’élection de la Ville Hôte des Jeux d’été de 2024, une élection qui se jouera entre Los Angeles et Paris compte-tenu du retrait de Budapest.

Concrètement, un affichage mettant notamment en avant la boxeuse Sarah Ourahmoune ou l’entrepreneur Augustin Jaclin sera disposé sur une douzaine de bâtiments départementaux ainsi que dans l’ensemble des abribus de la Seine-Saint-Denis.

Intitulée « En Seine-Saint-Denis, nous sommes prêts ! » cette campagne se veut l’illustration du dynamisme et de la jeunesse du département et un message en direction de la population concernant les potentielles retombées que peut représenter l’accueil d’un événement de la dimension des Jeux Olympiques et Paralympiques, sur le plan de l’emploi mais aussi du logement, deux thématiques majeures pour ce territoire.

L'entrepreneur Augustin Jaclin est l'un des visages de la campagne de communication (Crédits - Département de la Seine-Saint-Denis)

L’entrepreneur Augustin Jaclin est l’un des visages de la campagne de communication (Crédits – Département de la Seine-Saint-Denis)

Au-delà de cette campagne, les Collectivités ont aussi prévu plusieurs manifestations sportives et culturelles en lien avec la candidature de Paris 2024.

Un calendrier a d’ailleurs été dévoilé par le Conseil Départemental, et comprend notamment une mobilisation populaire le long de l’ex-RN2, le 10 septembre 2017.

Avant cette date, d’autres événements seront organisés comme par exemple la randonnée « 24 kilomètres pour 2024 », le 22 avril. Cette dernière longera certains sites prévus par Paris 2024 en reliant le Parc de la Villette (XIXème arrondissement) au Parc Georges Valbon à La Courneuve.

Du 23 au 25 juin – en parallèle de la grande mobilisation prévue sur les Quais de Seine – une série de matchs de water-polo se tiendra à la Piscine La Baleine en présence de membres des équipes de France et des écoles de natation.

Visuel de la Piscine de Marville, rénové et reconfiguré pour le tournoi de water-polo (Crédits - Paris 2024 / Jean-Louis Bellurget / Populous / Luxigon)

Visuel de la Piscine de Marville, rénovée et reconfigurée pour le tournoi de water-polo (Crédits – Paris 2024 / Jean-Louis Bellurget / Populous / Luxigon)

Ces différentes initiatives s’entendent par la présence de plusieurs équipements majeurs du projet de Paris 2024 au cœur de la Seine-Saint-Denis.

Si le Stade de France constitue la pièce-maîtresse du dispositif soumis au Comité International Olympique (CIO), le futur Centre Aquatique de Saint-Denis et le Village des Athlètes de Pleyel-L’Île-Saint-Denis sont également des éléments-clés du projet. La Piscine de Marville – existante mais qui devra faire l’objet d’une rénovation – est elle-aussi un site structurant du territoire.

Il en sera de même pour les équipements qui seront implantés dans le secteur de Dugny-Le Bourget, à l’instar du Centre et du Village des Médias.

JO 2024 : Le retrait de Budapest est acté

Si aucun communiqué officiel n’a pour l’instant été publié par le Comité de Candidature de Budapest 2024, les autorités hongroises ont acté ce mercredi soir – comme c’était prévisible depuis la fin de semaine dernière – le retrait de la course à l’organisation des Jeux.

Contacté par « Sport & Société », le Comité de Candidature n’a souhaité faire aucun commentaire, précisant néanmoins qu’une communication interviendrait prochainement par l’intermédiaire du Comité Olympique de Hongrie (HOC).

Le logo de la candidature a été repensé ce mercredi soir et apparaît désormais sur fond noir (Crédits - Budapest 2024)

De manière symbolique, le logo de la candidature a été repensé ce mercredi soir et apparaît désormais sur fond noir (Crédits – Budapest 2024)

Ce retrait de Budapest apparaissait inéluctable après le pari réussi du mouvement contestataire « Momentum Mozgalom ». Ce dernier était parvenu entre mi-janvier et mi-février a collecté un nombre suffisant de signatures pour contraindre la Ville de Budapest à mettre en œuvre un référendum.

Bien que les signatures auraient mérité une vérification par la Commission électorale avant l’organisation d’un tel scrutin populaire, le nombre de documents collectés – plus de 266 000 signatures alors que la loi en exigeait 138 000 – fut suffisant pour faire vaciller la candidature de la capitale hongroise.

Plutôt que de risquer un camouflet face aux électeurs, le Premier Ministre Viktor Orbán et la Municipalité ont préféré mettre un terme à l’aventure olympique et paralympique, quelques mois seulement avant le scrutin olympique de Lima (Pérou), et avant les élections législatives de 2018 qui représente une échéance majeure pour la majorité gouvernementale actuelle.

Mais si le retrait de Budapest est évidemment un fiasco pour les autorités hongroises, il constitue surtout un terrible aveu d’échec pour le Comité International Olympique (CIO) et son Président, Thomas Bach.

Ce dernier avait fait de la réforme de l’Agenda 2020 le pilier de sa campagne pour la présidence de l’institution en septembre 2013. Depuis, il avait œuvré à mettre en place les 40 Recommandations de l’Agenda parmi lesquelles plusieurs mesures pour rendre le modèle olympique plus vertueux, grâce notamment à une réduction des coûts pour les candidatures.

Thomas Bach, brandissant un exemplaire de l'Agenda 2020, en décembre 2015 (Crédits - CIO / Ian Jones)

Thomas Bach, brandissant un exemplaire de l’Agenda 2020, en décembre 2015 (Crédits – CIO / Ian Jones)

Néanmoins, la communication du CIO a sans nul doute été insuffisante pour rassurer les Villes Candidates et plus encore, l’opinion publique.

De plus en plus soucieux de contrôler les grands projets qui engagent les deniers publics, les citoyens sont devenus de redoutables freins pour les candidatures aux Jeux et ce, alors même qu’ils devraient en être des porteurs.

Le retrait il y a peu de la candidature des Grisons (Suisse) pour l’investiture helvète pour 2026 n’en est que l’une des illustrations les plus évidentes, sans compter aussi l’abandon de Hambourg (Allemagne) pour 2024.

Désormais, la course olympique se jouera en présence de seulement deux Villes Candidates – alors qu’elles étaient cinq sur la ligne de départ le 15 septembre 2015 -, une situation inédite dans le cadre de l’attribution des Jeux d’été, depuis le milieu des années 1980 avec l’unique candidature de Los Angeles pour 1984 et le duel Séoul / Nagoya pour 1988.

Quoiqu’il en soit, les prochaines semaines s’annoncent tumultueuses pour le CIO.

Thomas Bach avait récemment évoqué la possibilité d’effectuer un double vote le 13 septembre prochain, à savoir l’élection de la Ville Hôte de 2024 et l’élection de la Ville Organisatrice de 2028.

Mais cette perspective – qui se résumerait de fait à l’attribution d’une édition à Los Angeles et d’une autre à Paris – rencontre cependant la contestation de plusieurs membres de l’institution de Lausanne (Suisse), notamment au sein de la Commission exécutive.

Le modèle olympique devra en tous cas être remanié pour espérer attirer à nouveau les Villes Candidates et renouer ainsi avec une certaine attractivité. Le temps sera court ; l’année 2019 étant marquée logiquement par le lancement de la procédure pour les Jeux d’hiver de 2026.

JO 2024 : Los Angeles en tête des villes les plus congestionnées au monde selon une étude

Le contenu de l’étude ne devrait sans doute pas satisfaire les porteurs de la candidature olympique et paralympique de Los Angeles 2024.

Relayée hier par le « Los Angeles Times », l’étude de la Fondation INRIX a été menée dans 1 064 villes de 38 pays à travers le monde. Élément important à noter toutefois, la Chine et l’Inde n’ont pas été comptabilisés et ce, alors que les déplacements automobiles y sont particulièrement élevés chaque année.

INRIX révèle que la « Cité des Anges » est la ville la plus congestionnée au monde du fait de la densité des déplacements et du nombre d’heures passées dans les embouteillages.

(Crédits - Luis Sinco / Los Angeles Times)

(Crédits – Luis Sinco / Los Angeles Times)

Ainsi, pour l’année 2016, les automobilistes de la ville de Californie ont enregistré une moyenne de 104 heures, soit davantage que ceux de Moscou (Russie) qui pointaient à 91 heures et que ceux de New York à 89 heures.

Autre donnée importante, et non des moindres : les dépenses engendrées par ces embouteillages ont représenté une moyenne annuelle de 2 408 dollars (2 289 euros) par automobiliste de Los Angeles et de de 300 milliards de dollars (285,27 milliards d’euros) à l’échelle des États-Unis.

Le top 10 est complété par les villes de San Francisco, Bogota (Colombie), Sao Paulo (Brésil), Londres (Royaume-Uni), Atlanta, Paris (France) et Miami.

(Crédits - INRIX)

(Crédits – INRIX)

Dans l’optique des Jeux d’été de 2024, Los Angeles entend faciliter les déplacements grâce à l’aménagement de nouveaux axes pour le métro notamment, et à la modernisation des équipements existants. Cependant, seule une partie des deux plans massifs adoptés par les autorités – de 88 milliards et de plus de 120 milliards de dollars – sera appliquée d’ici l’événement planétaire.

La problématique des transports promet donc d’être délicate à gérer pour Los Angeles qui espère des flux de 2 millions de visiteurs américains et de 1,2 million de visiteurs étrangers.

Bien sûr, l’aéroport international de Los Angeles sera en mesure de gérer ces allers et retours, mais le réseau des transports en commun pourrait être mis à rude épreuve et ce, à l’instar de la récente mobilisation de la Marche des Femmes.

Les réseaux sociaux s’étaient alors fait l’écho des messages d’information diffusés par les autorités pour aiguiller les voyageurs en direction d’axes secondaires.

Extrait du film technique de la candidature française (Crédits - Paris 2024)

Extrait du film technique de la candidature française (Crédits – Paris 2024)

Également présente dans le classement de l’étude INRIX – 9ème contre 15ème en 2015 avec une moyenne de 65 heures – Paris a aussi pris des engagements fermes pour permettre des déplacements homogènes dans le cas où la « Ville Lumière » serait élue Ville Hôte des Jeux.

Que ce soit dans le cadre de sa vidéo promotionnelle ou sur ces différents supports techniques, Paris 2024 martèle ainsi son souhait de permettre 100% des déplacements via les transports en commun, avec en particulier la promesse qu’aucun spectateur des Jeux ne sera à plus de 400 mètres d’une station de métro.

En octobre 2016, en marge de la visite à Paris du Président du Comité International Olympique (CIO), Thomas Bach, la Présidente de la Région Île-de-France avait d’ailleurs vanté les mérites du réseau des transports.

« Nous allons profondément rénover les transports, et avec les nouvelles lignes du Grand Paris Express, nous aurons le réseau de transport non seulement le plus performant, mais aussi le plus propre du monde.

C’est très important » avait notamment affirmé Valérie Pécresse au micro de « Sport & Société ».

Dans les deux cas – que ce soit Los Angeles ou Paris – l’organisation des Jeux devra tenter de faire oublier les déboires rencontrées lors des Jeux de Rio 2016, des Jeux où spectateurs et journalistes ont eu bien du mal à rallier les différents sites.

Il faut dire que le plan de Rio 2016 avait été conçu autour de pôles sportifs relativement éloignés les uns des autres.

JO 2024 : Dix mesures pour faciliter l’accès à la pratique sportive de 275 000 jeunes parisiens

Ce mardi 21 février – depuis la Cité Scolaire François Villon (XIVème arrondissement) – la Ville de Paris, l’Académie de Paris, et le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) ont dévoilé les mesures qu’ils entendent mettre en place dans le cadre de la Convention adoptée au début du mois.

Ces mesures se veulent une application concrète d’engagements éducatifs dans le cadre de la candidature olympique et paralympique de Paris 2024, une candidature qui a déjà eu l’occasion à plusieurs reprises de se rendre dans des établissement scolaires en France mais aussi à l’étranger.

Ce fut notamment le cas en novembre 2016 en marge de la présentation du projet français devant l’Assemblée Générale des Comités Nationaux Olympiques (ANOC) alors réunie à Doha (Qatar).

A chaque fois, la candidature tricolore attache une importance particulière à mobiliser des sportifs de haut niveau, à l’instar de Sarah Ourahmoune (boxe), Emmeline Ndongue (basketball), David Smetanine (natation paralympique), Emilie Gomis (basketball), ou encore Teddy Riner (judo).

(Crédits - Paris 2024)

(Crédits – Paris 2024)

Dix mesures seront instaurées dès cette année 2017 et bénéficieront à 275 000 élèves de Paris.

Un moyen bien sûr de démontrer l’engagement institutionnel auprès de Paris 2024 et de donner des gages au Comité International Olympique (CIO), dans l’optique de la mise en œuvre de projets plus vastes en cas de succès de la candidature, le 13 septembre prochain.

1 / Mutualiser et développer les ressources des signataires pour la valorisation des valeurs du sport et de l’Olympisme, le développement de la pratique sportive auprès de l’ensemble de la communauté scolaire et de la jeunesse parisienne en reconnaissant pleinement le rôle éducatif et d’émancipation de l’ensemble des pratiques sportives et l’importance de leur encadrement par les personnels de l’Éducation Nationale, de la Ville de Paris et du Mouvement sportif.

2 / Mettre en place, dans chaque district, une offre de parcours scolaires adaptés pour les élèves sportifs. Ils pourront concilier plus facilement leurs études et leurs entraînements en vue de compétitions, grâce à des aménagements d’horaires.

3 / Développement les rencontres entre les athlètes olympiques et paralympiques et la communauté scolaire et universitaire. Il s’agira en particulier d’encourager le sport féminin et l’accès à la pratique sportive des jeunes les moins favorisés.

4 / Renforcer les synergies entre les équipements sportifs municipaux et scolaires, en utilisant les installations sportives scolaires en dehors des heures d’enseignements, pour que les élèves parisiens et les habitants proches d’établissements scolaires bénéficient de davantage de lieux et de créneaux horaires pour pratiquer un sport.

5 / Faire découvrir l’Histoire et les valeurs de l’Olympisme grâce à la mallette pédagogique « A vos marques, prêts, Paris ! Vivre l’Histoire et les valeurs de l’Olympisme ». Élaborée par la Ligue de l’Enseignement, avec le soutien du CNOSF, du Rectorat et du Comité Paralympique et Sportif Français, elle sera diffusée à 15 000 élèves des 614 classes de CM2 parisiennes et de 150 collèges de la capitale.

6 / Soutenir l’ensemble des initiatives impulsées par la communauté éducative portant sur l’organisation de manifestations sportives, notamment les initiatives en faveur du handisport, du sport adapté, du sport partagé, et du sport féminin.

7 / Élaborer une offre d’activités péri et extrascolaires, dédiée à la découverte par les enfants des sports olympiques et la transmission des valeurs olympiques.

8 / Valoriser les initiatives qui se déroulent dans les écoles ou les établissements et les compétitions organisées dans le cadre du sport scolaire.

9 / Placer au cœur du Budget participatif de Paris la thématique sportive, avec la possibilité pour les enfants et les adolescents de voter pour choisir les projets qui correspondent le mieux à leurs attentes.

10 / Prendre en compte le sport dans les échanges scolaires internationaux, en développant les interactions et les correspondances entre les élèves parisiens et les élèves des villes qui ont déjà accueilli les Jeux Olympiques et Paralympiques.

(Crédits - Paris 2024)

(Crédits – Paris 2024)

Cette dixième et dernière mesure pourrait en particulier s’appuyer sur les six Villes Organisatrices des Jeux qui ont récemment signé un Appel – en compagnie d’une cinquante d’autres Villes à travers le monde – en soutien à la candidature de Paris 2024.

Les Villes de Mexico (1968), Munich (1972), Montréal (1976), Barcelone (1992), Sydney (2000) et Athènes (2004) ont en effet rejoint cet Appel initié par le Maire de Montréal, Denis Coderre, et qui vise à promouvoir la candidature française aux quatre coins du Globe.

JO 2024 : La Ville de Paris va présenter des mesures pour faciliter l’accès des jeunes parisiens à la pratique sportive

Au début du mois de février, le Conseil de Paris a examiné et entériné une Convention entre la Ville, l’Académie de Paris et le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) afin d’encourager l’accès à la pratique sportive tout en soutenant les valeurs de l’Olympisme.

A l’heure où la capitale française est candidate à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, chaque initiative est donc la bienvenue pour garantir la promotion du projet et faire de celui-ci un lien évident avec les politiques publiques instaurées à l’échelle du territoire.

Cette phase éducative se veut ainsi une traduction des engagements de la candidature de Paris 2024.

La candidature de Paris 2024 s'est déjà rendue à plusieurs reprises dans des établissements scolaires, comme ici au Collège Dora Maar de Saint-Denis, vendredi 03 février 2017 (Crédits - Alain Gadoffre / KMSP / Paris 2024)

La candidature de Paris 2024 s’est déjà rendue à plusieurs reprises dans des établissements scolaires, comme ici au Collège Dora Maar de Saint-Denis, vendredi 03 février 2017 (Crédits – Alain Gadoffre / KMSP / Paris 2024)

Au travers de l’exposé des motifs du projet de délibération soumis au Conseil de Paris, l’Adjointe en charge des questions scolaires et l’Adjoint chargé des sports avaient d’ailleurs rappelé cette volonté d’accompagner le projet olympique et paralympique.

« La dimension éducative d’une candidature aux Jeux est essentielle et cette dernière doit laisser un héritage durable pour les Parisiens » avaient notamment affirmé Alexandra Cordebard et Jean-François Martins.

Faisant suite à l’adoption du projet de Convention tripartite, les trois acteurs institutionnels vont donc présenter une série de mesures dès ce mardi 21 février.

Depuis la Cité Scolaire François Villon (XIVème arrondissement), la Maire de Paris, Anne Hidalgo, ainsi que le Recteur de l’Académie de Paris, Gilles Pécout, et le Président du CNOSF, Denis Masseglia, présenteront les initiatives qui seront progressivement instaurées cette année.

Les trois acteurs s’engagent notamment à mettre en place des classes à horaires aménagés dans chaque arrondissement de Paris afin de faciliter le quotidien des jeunes sportifs. Une mallette pédagogique « A vos marques, prêts, Paris ! Vivre l’histoire et les valeurs de l’Olympisme » sera également proposée à plus de 15 000 élèves de CM2 et de collège.

Cette dernière initiative n’est d’ailleurs pas sans rappeler le kit pédagogique et numérique qui avait été mis en place par la candidature de Rome 2024 lorsque celle-ci était encore dans la course aux JO d’été.

Le projet italien avait alors conçu quatre modules au sein de ce kit imaginé par Rome 2024, « ActionAid Italy » et « VoiceBook » : un premier module sur la découverte de l’histoire et des symboles des Jeux de l’Antiquité à aujourd’hui ; un second module sur la découverte des valeurs olympiques et paralympiques ; un troisième module sur la relation singulière entre des pays et le sport ; et enfin un quatrième module de présentation de la vision et du concept de Rome 2024.

JO 2024 : Face à l’incertitude hongroise, Los Angeles et Paris poursuivent leur campagne respective

Si Budapest (Hongrie) pourrait quitter la course à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été dès cette semaine – peut-être mercredi 22 février – les deux autres Villes Candidates ont décidé d’aller de l’avant.

Quelques semaines avant les visites de la Commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO), Los Angeles (États-Unis) et Paris (France) poursuivent ainsi leurs efforts, avec notamment la phase de promotion internationale rendue possible depuis le 03 février.

Larry Probst, Président du Comité Olympique des Etats-Unis (USOC) et membre du CIO, en compagnie de Casey Wasserman, Président de la candidature américaine (Crédits - LA 2024)

Larry Probst, Président du Comité Olympique des États-Unis (USOC) et membre du CIO, en compagnie de Casey Wasserman, Président de la candidature américaine, après leur arrivée au Japon (Crédits – LA 2024)

Le Comité de Candidature de Los Angeles 2024 est d’ailleurs représenté au Japon pour assister aux Jeux Asiatiques d’hiver qui se sont ouverts hier à Sapporo.

La ville – qui ambitionne d’être candidate à l’organisation des Jeux d’hiver de 2026 – est en effet hôte de l’événement du 19 au 26 février et accueille à cette occasion 29 Comités Nationaux Olympiques d’Asie. Mais au-delà de la compétition, l’intérêt pour l’édition 2017 des Jeux Asiatiques réside surtout dans l’invitation adressée à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande.

Casey Wasserman, Président de LA 2024 a tenu à saluer cette ouverture.

« La Cérémonie d’ouverture a été fantastique ; il est toujours agréable de voir autant d’athlètes issus d’une telle diversité de nations se réunir pour célébrer le sport.

C’était en plus très spécial de voir des athlètes d’Asie et d’Océanie marcher ensemble dans la solidarité.

C’est précisément cette inclusion et cette unité que nous célébrons à Los Angeles et dans le Sud de la Californie et que nous souhaitons promouvoir si nous avons l’honneur d’accueillir les Jeux de 2024″ a notamment affirmé le leader de la candidature américaine accompagné de Larry Probst, Président du Comité Olympique des États-Unis (USOC).

Cette déclaration autour des notions d’ouverture, de solidarité, d’inclusion et d’unité n’est pas anodine et se veut sans doute un message porté à l’attention des membres du CIO.

Ces derniers devraient être massivement présents au Japon et Los Angeles 2024 compte bien être à la manœuvre pour tenter de déminer un terrain rendu difficile par la politique migratoire du Président Donald Trump.

Signe supplémentaire de cette volonté de s’affranchir de la politique du nouveau patron de la Maison Blanche, Los Angeles 2024 entend profiter des Jeux Asiatiques d’hiver pour développer sa communication à l’égard des Comités Nationaux Olympiques.

Dans l’optique des JO 2024, le Comité de Candidature a ainsi pour ambition de mettre en place une enveloppe budgétaire afin de permettre la meilleure préparation possible des CNO et surtout, la venue éventuelle de ces derniers dans les installations d’entraînement présentes aux États-Unis et plus particulièrement, dans l’État de Californie.

Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024, et Tegla Loroupe, Ambassadrice des Nations Unies pour la Paix, lors de la Cérémonie des Laureus World Sports Awards (Crédits - Peace and Sport)

Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024, et Tegla Loroupe, Ambassadrice des Nations Unies pour la Paix, lors de la Cérémonie 2017 des Laureus World Sports Awards (Crédits – Peace and Sport)

Du côté de Paris 2024, la semaine a été marquée par la visite en Chine du Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner.

Ce dernier a notamment participé à la soirée France-Chine organisée à l’ambassade de France à Pékin, au côté de Jean-Philippe Gatien, Directeur des Sports du Comité de Candidature de Paris 2024.

Plus près de l’Hexagone, la candidature était aussi représentée à Monaco avec la présence de son coprésident, et également membre du CIO, Tony Estanguet, à la Cérémonie des Laureus World Sports Awards 2017.

L’événement a récompensé plusieurs grands noms du sport mondial qui se sont illustrés au cours de l’année écoulée.

La gymnaste de talent, Simone Biles, a ainsi reçu l’Award de la meilleure sportive de l’année, tandis que l’athlète Usain Bolt s’est vu remettre le trophée de sportif de l’année. Le géant de la natation, Michael Phelps, n’a pas été oublié dans ce palmarès qui a aussi récompensé l’équipe des réfugiés olympiques.

Le retraité des bassins a reçu le prix du retour de l’année grâce à son come-back réussi lors des Jeux d’été de Rio 2016.

Mais Michael Phelps a aussi fait parler de lui par sa présence à Paris.

(Crédits - Capture d'écran de la page Instagram de Michael Phelps / Sport & Société)

(Crédits – Capture d’écran de la page Instagram de Michael Phelps / Sport & Société)

Bien que fervent soutien de la candidature de Los Angeles 2024 – il est d’ailleurs membre de la Commission Consultative des Athlètes de la candidature américaine – Michael Phelps n’a pas hésité à poster plusieurs clichés de son escapade parisienne en compagnie de son épouse, Nicole ; devant la Tour Eiffel et la cathédrale Notre-Dame.

Ce dimanche, la légende de la natation a également mentionné sa présence à la piscine Molitor, profondément rénovée il y a quelques années.

Michael Phelps a ainsi nagé quelques longueurs au sein de ce monument du XVIème arrondissement de la capitale, situé non loin du Parc des Princes, du Stade Jean Bouin et du complexe tennistique de Roland Garros, trois sites majeurs inscrits dans le projet de Paris 2024.