Travaillant depuis plus de trois ans à l’émergence d’une candidature pour une future édition des Jeux d’été, la Confédération Allemande des Sports Olympiques (DOSB) se prépare à entrer dans la dernière ligne droite de son processus décisionnel, avec le choix attendu de la ville ou du territoire candidat dans tout juste 50 jours.
Le 26 septembre 2026, l’Allemagne se positionnera encore un peu plus dans la course à une édition des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été comprise entre 2036 et 2044.
Ce jour-là, l’Assemblée Générale extraordinaire du DOSB se réunira en effet à Baden-Baden pour désigner le candidat qui portera les couleurs du pays sur la scène internationale et qui rivalisera dès lors avec les prétendants déjà déclarés ou en passe de l’être, notamment en Asie, en Europe et possiblement en Afrique.
Des quatre postulantes qui s’étaient initialement positionnées, trois restent aujourd’hui dans la compétition interne et ce, après le départ contraint de Hambourg qui, malgré un concept de « Jeux des courtes distances », n’a pas su convaincre sa population lors du référendum orchestré le 31 mai 2026.

Aussi, la capitale fédérale, Berlin, la Région Métropolitaine Rhin-Ruhr autour de Cologne, et la cité bavaroise de Munich poursuivent l’aventure initiée ces dernières années par le DOSB pour aboutir à la concrétisation d’un projet qui succédera aux candidatures infructueuses des décennies passées, de Berlin 2000 à Leipzig 2012 et Hambourg 2024 pour les Jeux d’été, en passant par les tentatives de Munich 2018 et 2022 pour les Jeux d’hiver.
Surtout, il s’agit aujourd’hui de créer les conditions de succès d’une candidature en capacité de ramener les Jeux en Allemagne pour la première fois depuis l’édition de 1972 alors organisée à Munich, trente-six ans après les Jeux de Berlin 1936.
Deux dates entrées dans l’histoire des Jeux Olympiques de façon polémique et tragique, l’une pour la récupération faite de l’événement par le régime nazi (1936), l’autre pour le souvenir de la prise d’otages de membres de la délégation israélienne par le commando terroriste « Septembre Noir ».
Deux dates pour lesquelles le DOSB espère pouvoir ajouter une nouvelle échéance symbole de l’Allemagne actuelle et de la passion sportive du pays aux plus de 83,5 millions d’habitants.
A cet égard, les trois projets présentés à l’examen du DOSB comporte chacun la promesse de maximiser les infrastructures sportives déjà existantes ou tout du moins temporaires et ce, afin de limiter les coûts et de s’inspirer du modèle véhiculé tant par les Jeux de Paris 2024 que par ceux de Los Angeles 2028 qui ont fait entrer le Mouvement olympique dans une nouvelle ère.
Si les candidatures avaient jusqu’au début du mois de juin 2026 pour soumettre leur concept affiné respectif, l’instance olympique allemande a depuis conduit une évaluation minutieuse des projets.
Ces derniers mois, ladite instance avait commencé par exposer cinq critères d’évaluation – « Compétitivité internationale et acceptation nationale » ; « Pertinence sportive et opérationnelle » ; « Vision et Héritage » ; « Coûts et Financement » ; et enfin « Projets d’infrastructures » – en mobilisant trois Groupes de travail et en sollicitant aussi le concours des Fédérations sportives allemandes et la participation de la Chancellerie fédérale par l’intermédiaire du Département en charge des Sports et par les Ministères fédéraux concernés.
Outre ces structures dédiées, une Commission d’Évaluation a aussi été installée dès le 31 janvier 2026 pour explorer les concepts finalisés et assurer une recommandation dans la perspective de l’Assemblée Générale Extraordinaire du 26 septembre prochain.
Le choix qui sera effectué dans les prochaines semaines par les membres du DOSB – et dont l’annonce officielle donnera lieu à une retransmission en direct sur les antennes de l’ARD dès 13h15 le jour du scrutin – devra ensuite être entériné au cours de l’Assemblée Générale attendue à Francfort, le 05 décembre 2026.
Outre l’identité du candidat allemand, il s’agira en effet de déterminer aussi l’échéance la plus adéquate entre 2036, 2040 et 2044, en tenant compte de la concurrence internationale, des nouvelles modalités fixées par le Comité International Olympique (CIO), et des objectifs calendaires et d’infrastructures au sein du territoire in fine retenu.
Comme l’avait en tout cas récemment résumé Thomas Weikert, Président du DOSB :
« Les deux premières phases de notre processus de sélection ont clairement indiqué deux choses : l’Allemagne peut jouer les Jeux, et l’Allemagne veut les Jeux.
Je tiens à remercier tous les candidats pour leur grand engagement et leur travail intensif au cours des derniers mois.
Maintenant, la tâche est de déterminer le meilleur concept pour l’Allemagne avec les plus grandes chances internationales de succès.
Quel que soit le projet sélectionné, la candidature olympique est un effort national. Les Jeux peuvent apporter une contribution significative à la mise en forme de notre pays pour l’avenir ».

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