JO 2036-2044 : Le DOSB confirme la poursuite du processus de candidature

Au cours de son Assemblée Générale, la Confédération Allemande des Sports Olympiques (DOSB) a sans surprise validé la poursuite du processus de candidature, consacrant de facto la stratégie adoptée ces dernières années pour assurer l’émergence d’un projet visant une future édition des Jeux.

(Crédits – DOSB / Picture Alliance)

Le DOSB aborde la fin de l’année 2025 sous les meilleurs auspices.

Alors que quatre prétendantes sont en lice pour tenter de porter les couleurs de l’Allemagne sur la scène olympique internationale, et après le soutien formalisé par le Gouvernement fédéral et l’appui exprimé par plusieurs dizaines d’entreprises, l’instance a sans surprise validé à 99,79% la poursuite de son processus interne de sélection d’une candidature pour une future édition des Jeux d’été.

Fidèle à sa ligne de conduite, le DOSB confirme par la même occasion une orientation calendaire comprenant les trois prochaines échéances estivales non-encore attribuées, soit dans l’ordre, 2036, 2040 ou 2044.

Au cours des mois qui viennent, l’instance olympique allemande et les postulantes vont être amenées à affiner le concept d’une candidature avant de devoir cibler une édition prioritaire, mais sans forcément une affirmation claire eu égard au fait que l’Allemagne est désormais engagée dans la phase de dialogue continu avec le Comité International Olympique (CIO).

En d’autres termes, le DOSB discute avec le CIO qui en retour apporte l’expertise et les conseils pour finaliser une candidature, tout en réfléchissant à la meilleure échéance calendaire.

En résumé, la quête du bon partenaire pour le bonne édition.

(Crédits – DOSB)

Aussi, avec l’Allemagne, le CIO sait qu’il est en présence d’un pays solide à la culture sportive éclatante qui, plus de cinquante ans après la dernière édition des Jeux accueillie in situ, pourrait être en mesure de reprendre le flambeau et d’assurer le retour de l’événement planétaire sur le sol européen, après les Jeux de 2028 à Los Angeles (Californie, États-Unis) et de 2032 à Brisbane (Queensland, Australie).

Pour apparaître dès lors comme un interlocuteur incontournable, le DOSB a engagé ces dernières années une refonte complète de sa stratégie et de son approche pour bâtir les conditions d’une candidature concurrentielle.

Si les mois passés ont permis de poser un à un les jalons successifs du nouveau processus de sélection d’une candidature, l’instance avait prévu d’évoquer la poursuite – ou non – de la démarche et ce, à l’occasion de son Assemblée Générale qui s’est tenue ce samedi 06 décembre 2025 à Francfort.

En adoptant largement cette poursuite, le DOSB formalise ainsi une étape-clé de sa réflexion en précisant de surcroît les prochains jalons qui devront être validés par les candidatures en lice avant la sélection officielle d’un projet lors de l’Assemblée Générale 2026.

Concrètement, il a été confirmé que les postulantes – à savoir Berlin, Hambourg, Munich, et la Région Métropolitaine Rhin-Ruhr autour de Cologne – auront désormais jusqu’au 04 juin 2026 pour soumettre leur concept respectif et ce, après un premier examen conduit cette année sur les propositions initiales.

Le rameur allemand Hannes Ocik à la tribune de l’Assemblée Générale du DOSB, samedi 06 décembre 2025 à Francfort, Allemagne (Crédits – DOSB)

Afin d’accompagner au mieux les quatre candidates, l’instance olympique présentera à ces dernières cinq critères d’évaluation, se fondant en cela sur les barèmes habituellement instaurés par le CIO pour examiner les candidatures aux Jeux.

L’instance s’appuiera sur trois Groupes de travail, chacun disposant de prérogatives particulières.

De fait, les critères « Compétitivité internationale et acception nationale » et « Pertinence sportive et opérationnelle » seront directement évalués par le DOSB et les Fédérations sportives allemandes.

L’aspect « Vision et Héritage » sera examiné par un autre Groupe qui se penchera spécifiquement sur les réponses en matière de durabilité en mettant en perspective celles-ci avec les objectifs nationaux sur les plans du développement social et sportif à long terme.

Enfin, un dernier Groupe de travail étudiera les concepts de chacun des candidats sous le prisme des thèmes « Coûts et Financement » et « Projets d’infrastructures ». Eu égard à la sensibilité desdits thèmes, le Groupe en question sera copiloté par le DOSB et par la Chancellerie fédérale, via le Département en charge des Sports, sachant que les Ministères fédéraux concernés seront également associés à l’examen des candidatures.

Au-delà de l’étude des candidatures par ces trois Groupes de travail, le DOSB a par ailleurs décidé la création d’une Commission d’Évaluation – dont la composition sera actée d’ici le 31 janvier prochain – qui examinera les projets dans leur globalité et qui validera les résultats du processus d’évaluation et ce, afin de pouvoir formuler en suivant une recommandation auprès de l’Assemblée Générale Extraordinaire du DOSB qui aura lieu le 26 septembre 2026.

Quelques semaines plus tard, l’instance olympique allemande retrouvera enfin Francfort pour y établir son Assemblée Générale qui, le 05 décembre 2026, entérinera officiellement le choix du territoire candidat à l’organisation des Jeux d’été.

Thomas Weikert, Président du DOSB, à la tribune de l’Assemblée Générale de l’instance olympique allemande, samedi 06 décembre 2025 (Crédits – DOSB / Picture Alliance)

D’ici-là, alors que le processus de sélection s’apprête à entrer dans une année décisive sur la base des modalités précitées, le DOSB scrutera avec la plus grande attention les initiatives des postulantes concernant la consultation de leur population.

Si Munich a d’ores et déjà conduit un référendum qui s’est révélé des plus fructueux, avec un taux d’adhésion supérieur à 66%, la donne pourrait être bien différente au sein des trois autres territoires aujourd’hui engagés.

L’instance olympique allemande espère néanmoins que la mise en œuvre d’un nouveau processus et une préparation affinée des concepts seront de nature à convaincre les électeurs.

Pour l’heure – et à l’exception de la capitale bavaroise qui a su prendre une longueur d’avance sur ses poursuivantes – le DOSB se contente d’apprécier les données sondagières.

Réalisée plus tôt ce mois-ci par l’institut « Infratest Dimap »,  la dernière enquête en la matière indique que 74% des Allemands soutiennent à ce jour l’idée d’une candidature aux Jeux Olympiques et Paralympiques. Un chiffre légèrement supérieur à un précédent sondage qui projetait une adhésion populaire de 71% à l’échelle du pays en fin d’année 2024.

En attendant en tout cas l’issue des référendums à venir, le DOSB va pouvoir s’engager plus avant dans les échanges avec le CIO.

Cela fait suite – après le succès référendaire à Munich qui a étonné par son ampleur jusque dans les rangs du DOSB – à la récente entrée de l’Allemagne dans la phase de dialogue ciblé qui permet dès lors d’accéder aux équipes de l’institution de Lausanne (Suisse) dans le but de consolider le principe d’une candidature aux Jeux.

Présent à Francfort lors du vote de l’Assemblée Générale de ce samedi 06 décembre, Michael Mronz a rappelé l’essence de la quête des Jeux et l’importance que le sport peut avoir dans un pays comme l’Allemagne.

Comme l’a notamment évoqué celui qui est membre du CIO et qui siège par ailleurs au sein du Conseil d’administration du DOSB :

Le sport nous place à nouveau au cœur de la société.

Les Jeux Olympiques nous offrent l’opportunité d’améliorer le moral de la population. Le sport est un pilier fondamental de la société.

Cette unité entre le sport, la politique, les entreprises, et la société civile, que nous avons réalisée ces derniers mois, est la clé du succès, tant au niveau national qu’international.

Le Chancelier allemand Friedrich Merz signe le Protocole d’accord avec la Confédération Allemande des Sports Olympiques et les territoires candidats en vue de la formalisation d’un projet pour l’organisation d’une future édition des Jeux d’été, jeudi 04 décembre 2025 (Crédits – Bundesregierung / Christina Czybik)

Dix ans après le retrait contraint de Hambourg de la course aux JO 2024, l’Allemagne se met à nouveau à rêver en grand d’un retour des Jeux sur son sol.

Un rêve qui fut douché pour Hambourg et, auparavant déjà, pour Munich à deux reprises pour les Jeux d’hiver (2018 et 2022), mais également Leipzig (2012) et Berlin (2000).

Un rêve qui peut désormais être incarné par quatre prétendantes avec, pour chacune, des propositions-cadres solidement travaillées et répondant dans la mesure du possible aux exigences olympiques développées autour de l’Agenda 2020, de l’Agenda 2020+5, ou encore de la Nouvelle Norme.

Reste à savoir désormais si ce cheminement aboutira d’une part, à la sélection d’une candidature et, d’autre part et en cas de validation par le DOSB, à la désignation par le CIO et ce, alors que la concurrence planétaire est déjà bien installée pour l’édition 2036 et les suivantes.

L’instance allemande pense en tout cas avoir trouvé la solution.

Également présent ce samedi, Otto Fricke n’a pas manqué de saluer l’unité autour du principe de candidature pour l’Allemagne, le pays pouvant aujourd’hui à nouveau prétendre à l’accueil de l’événement planétaire.

Ainsi que l’a exprimé le Président du Conseil d’administration du DOSB :

Je me réjouis que nos organisations membres aient approuvé aujourd’hui, à la quasi-unanimité, la poursuite du processus menant à la sélection du concept final en septembre 2026.

La grille d’analyse adoptée garantit une décision transparente, démocratique et compréhensible quant au concept final qui correspond le mieux aux besoins de l’Allemagne et qui présente les meilleures chances de succès international.


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