JO 2024 : Le CIO conforte les Villes Candidates mais fait un premier constat amer

Avec l’apport de l’Agenda 2020 et le « big bang » de la procédure des candidatures, le Comité International Olympique (CIO) a revu à la fois la cadence des présentations officielles, mais aussi l’étude des dossiers techniques.

Ainsi, du fait de la suppression de la phase dite de « requérance », le CIO a institué un processus de deux ans découpé en trois étapes. Les deux premières étaient constituées du dépôt des premiers volets techniques – le 17 février 2016 et le 07 octobre 2016 – tandis que la troisième a été fixée au 03 février 2017.

A cette date, les trois Villes Candidates que sont Los Angeles (États-Unis), Budapest (Hongrie) et Paris (France), devront remettre le volet consacré à la livraison des Jeux, à l’expérience et à l’héritage olympique.

(Crédits - CIO)

(Crédits – CIO)

Mais avant cette échéance, le CIO a tenu à faire un point sur le processus actuel. Cette semaine, la Commission Exécutive de l’instance olympique a donc étudié le Rapport d’avancement présenté par la Commission d’évaluation des Villes Candidates.

Sur la base de celui-ci, la Commission Exécutive a décidé de confirmer la présence de Los Angeles, Budapest et Paris dans la course pour l’obtention des Jeux d’été de 2024.

« Il n’a été relevé à ce stade aucun problème majeur qui justifierait qu’une Ville en particulier ne passe pas à l’étape suivante.

[…] Durant l’étape 3, en avril-mai, la Commission d’évaluation du CIO se rendra dans chaque Ville, avant de publier un rapport final qui sera communiqué à l’ensemble des membres du CIO et rendu public avant la séance d’information sur les Villes Candidates 2024 destinée aux membres du CIO et Fédérations Internationales des sports olympiques d’été prévue en juillet 2017″ a précisé le CIO dans un communiqué.

L’institution de Lausanne (Suisse) a par ailleurs officialisé les dates relatives aux visites de la Commission d’évaluation.

Conformément au tirage au sort effectué en décembre 2015, Los Angeles sera la première des Villes Candidates à recevoir la délégation conduite par Frank Fredericks. La « Cité des Anges » sera ainsi inspectée du 23 au 25 avril 2017.

Le mois de mai sera ensuite plus chargé pour la Commission d’évaluation, puisque cette dernière visitera Budapest du 10 au 12 mai, puis Paris du 14 au 16 mai.

L’inspection parisienne aura lieu une semaine à peine après le deuxième tour de l’élection présidentielle (07 mai). La Commission pourrait dès lors s’entretenir avec le Président élu, même si ce dernier n’entrera officiellement en fonction que quelques jours plus tard.

Présentation de l'Agenda 2020 par Thomas Bach, lors de la 128e Session du CIO, le 02 août 2015 (Crédits - CIO / Ian Jones)

Présentation de l’Agenda 2020 par Thomas Bach, lors de la 128e Session du CIO, le 02 août 2015 (Crédits – CIO / Ian Jones)

En marge de ces annonces, le Président du CIO a fait un premier bilan du processus nouvellement mis en place pour les candidatures, dressant à cette occasion un constat quelque peu amer.

« Nous devons examiner en profondeur le processus des candidatures au-delà de 2024. Nous sommes satisfaits pour 2024 mais nous constatons que depuis l’adoption de l’Agenda Olympique 2020, il y a dans la sphère politique davantage de changements qui s’opèrent dans les mécanismes de prise de décisions.

On assiste dans de nombreux pays, et pas seulement en Europe mais sur d’autres continents également, à la montée de mouvements populistes et contestataires qui posent un certain nombre de questions sur la procédure de candidature » a notamment affirmé Thomas Bach.

A ce moment-là, le Président du CIO devait indéniablement penser au retrait de Rome (Italie) consécutif à l’arrivée au Capitole, du « M5S » et de Virginia Raggi, farouche opposante à la candidature italienne pour 2024.

Thomas Bach devait également penser à la récente élection de Donald Trump à la Maison Blanche et à l’échange téléphonique qu’il a eu avec ce dernier il y a peu.

« Nous avons besoin de revoir la procédure actuelle car elle produit trop de perdants.

On peut se réjouir d’un grand nombre de candidats mais très vite, le processus produit de nombreux perdants alors que le but est de trouver le meilleur hôte » a par ailleurs déclaré Thomas Bach.

Il faut dire que l’un des objectifs de l’Agenda 2020 était de faire revenir les villes dans le giron du CIO et ce, après deux scrutins olympiques marqués par une raréfaction des postulants (trois pour 2020, deux pour 2022).

Or, malgré la réforme – qui a notamment consisté à une baisse des frais liés au droit de candidature – la course pour 2024 entre désormais dans un manège à trois, alors que cinq villes avaient officiellement fait acte de candidature au cours de l’année 2015.

Outre les « survivantes » Los Angeles, Budapest et Paris, il y avait en effet Rome comme indiqué précédemment, et Hambourg (Allemagne).

Notons par ailleurs la présence de Boston, première des candidatures américaines.

Toutefois, la méfiance populaire à l’égard de la machine olympique et de ses dirigeants a eu raison de ces trois dernières candidatures au travers de trois issues distinctes : l’arrivée d’un mouvement politique contestataire pour la première, la tenue d’un référendum pour la seconde, et enfin la succession de sondages plus alarmistes les uns que les autres pour la troisième.

La course pour 2024 est loin d’être terminée.

Des rebondissements ne sont pas à écarter d’ici le 13 septembre 2017 et l’élection de la Ville Hôte. Quoiqu’il en soit, le CIO devra en tirer les enseignements en gardant aussi à l’esprit les préparatifs des prochaines échéances, à savoir PyeongChang 2018, Tokyo 2020 et Pékin 2022.

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JO 2024 : Avec le retrait de Rome, l’hécatombe olympique se poursuit

Elles étaient initialement cinq à postuler à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024.

Rome (Italie) fut la première à se positionner officiellement – dès le 15 décembre 2014 – suivie par Boston (États-Unis), puis Hambourg (Allemagne), Paris (France) et Budapest (Hongrie).

La course promettait alors d’être passionnante, au moins autant que pour l’attribution des JO 2012.

Cette ferveur s’accompagnait il faut dire de l’adoption d’un important projet de réformes, intitulé Agenda 2020, et ayant pour objectif de moderniser la procédure des candidatures, tout en rendant plus transparent les règles et les modalités d’attribution de l’événement olympique.

(Crédits - Boston 2024)

(Crédits – Boston 2024)

Toutefois, les premières secousses se sont manifestées au printemps 2015 avec les déboires de la candidature américaine et les multiples changements opérés à sa tête ainsi que dans son projet. Après plusieurs mois de sondages en baisse et d’une contestation populaire croissante, les autorités du Massachusetts et celles du Comité Olympique des États-Unis (USOC) avaient finalement convenu de cesser l’aventure olympique.

La ville de Los Angeles (Californie) fut alors et sans surprise repêchée après avoir été éliminée par la cité étudiante de la côte Est quelques mois auparavant. Celle qui fut deux fois Ville Olympique (1932 et 1984) se relança alors dans la course pour incarner à la fois l’héritage des Jeux et la rupture avec les pratiques passées.

Malgré ce changement de ville – qui aurait été impossible à compter du 15 septembre 2015, date de la clôture officielle des candidatures par le Comité International Olympique (CIO) – la course aux JO 2024 se poursuivait avec cinq concurrentes.

Mais dans la foulée de Boston, une autre ville s’est retrouvée peu à peu empêtrée entre les exigences de son projet, le coût éventuel de l’organisation, et la fronde populaire. Faisant figure de modèle novateur, Hambourg avait multiplié les initiatives pour promouvoir son concept compact, peut-être à l’excès, ce qui finalement a conduit au rejet de la candidature par la voie du référendum, le 29 novembre 2015.

Exit donc Hambourg et l’Allemagne.

(Crédits - Mutabor / Hamburg 2024)

(Crédits – Mutabor / Hamburg 2024)

Seules quatre Villes Candidates ont franchi la fin d’année 2015, non sans se questionner sur l’opportunité de donner la parole aux citoyens et surtout sous quelle forme (concertation, référendum, etc…).

Si Los Angeles, Paris et Rome ont rapidement écarté l’idée d’une consultation populaire – faisant notamment valoir des sondages au beau fixe – Budapest a longtemps débattu d’une telle entreprise avant in fine de renoncer, arguant de l’enthousiasme de la classe politique.

Aujourd’hui, les choses pourraient néanmoins changer du côté de la Hongrie où la porte a de nouveau été ouverte pour une aventure des plus périlleuses. Mais c’est avant tout en Italie que les choses se sont considérablement dégradées depuis le début de l’année et l’arrivée à la tête de la « Ville Éternelle » de Virginia Raggi et du Mouvement 5 Étoiles.

Ayant fait de son refus des JO 2024 l’un de ses principaux thèmes de campagne, Virginia Raggi n’a cessé depuis son élection au mois de juin 2016 de contester l’opportunité d’une candidature de Rome.

Après avoir annoncé son intention de faire connaître sa décision en octobre 2016 – après des rencontres et des réunions pour tenter de renégocier la gigantesque dette de la capitale italienne – la Première Magistrate avait rejeté l’invitation du Président du Conseil Italien à se rendre à Rio de Janeiro (Brésil) afin de défendre les chances transalpines aux JO 2016.

Cette absence – remarquée par la presse internationale et les membres de la Famille Olympique – avait d’ailleurs conduit à l’annulation de la conférence de presse de Rome 2024, une conférence dont l’exercice avait été autorisé par le CIO pour l’ensemble des Villes Candidates.

Avec le retrait ce mercredi de la candidature italienne, la péninsule se retrouve dans une situation particulièrement délicate et qui peut se résumer aux récentes déclarations du Président du Comité Olympique Italien (CONI).

« Pour les 30 ou 50 ans qui viennent, nous dirons au revoir aux Jeux.

[…] La candidature est devenue un jeu complexe qui ne concerne plus seulement le sport, mais qui est désormais orienté pour moitié par la politique.

Comme le monde du sport, nous sommes embarrassés, car il s’agit d’un événement dont l’organisation est prévue dans 8 ans » avait ainsi affirmé Giovanni Malago durant la première quinzaine de septembre.

Ces propos, loin d’être anodins, peuvent en tous cas s’entendre au regard de la difficulté de l’Italie à se faire comprendre aux yeux du CIO depuis plus de dix ans et l’obtention des JO 2006 par Turin.

Depuis cette date, les Jeux ont échappé à l’Italie et ce, alors qu’ils auraient pu constituer une évidence avec la candidature de Rome 2020.

Les querelles politiques et la crise économique avaient cependant douché les espoirs du Mouvement olympique italien et ses représentants au sein du CIO, à commencer par Mario Pescante qui fit le choix de démissionner de ses fonctions de vice-Président de l’institution de Lausanne (Suisse) en février 2012.

Avec désormais deux retraits en moins de cinq ans, la crédibilité italienne et encore davantage celle de Rome, est considérablement entamée parmi la Famille Olympique.

Le discrédit est présent et pourrait être durable, ce qui pose la question de la légitimité d’une nouvelle candidature pour 2028 ou 2032, même avec une autre ville que Rome comme l’a récemment laissé entendre Matteo Renzi, Président du Conseil et ancien Maire de Florence.

(Crédits - Sport & Société)

(Crédits – Sport & Société)

Dans l’attente de prochaines évolutions, la course se retrouve désormais limitée.

Face à l’incertitude qui risque de s’accroître pour Budapest – et au regard de son profil d’outsider aussi – les Jeux d’été de 2024 semblent plus que jamais se diriger vers un duel entre deux mastodontes de l’Olympisme, deux villes ayant une riche expérience et surtout une ambition débordante compte-tenu de leurs candidatures passées : Los Angeles (deux fois Hôte des JO et sept fois candidates) et Paris (deux fois Hôte des JO et trois fois candidates).

Mais si ce duel annoncé – rêvé et excitant – est une formidable publicité pour les Jeux et ses sponsors, il n’en demeure pas moins l’illustration des limites du Mouvement Olympique tel qu’il s’est constitué et transformé depuis sa création et surtout depuis sa mutation dans les années 1980 sous l’impulsion de Juan Antonio Samaranch.

Le CIO peut-il en effet se satisfaire du maintien de deux ou trois candidatures finales pour 2024 lorsque les Jeux d’été drainaient jusqu’à sept prétendantes pour 2016 (dont quatre officiellement candidates) ; neuf pour 2012 (cinq dans le tableau final) ; dix pour 2008 (cinq finalistes) ; onze pour 2004 (cinq finalistes) ?

Force est de constater que la réforme Agenda 2020 n’a pas encore produit les effets escomptés. D’ailleurs, ces derniers seront-ils visibles dans les années à venir et en particulier dès le lancement des candidatures pour 2028 ?

A suivre. Il n’est pas certain en effet que des villes ayant fait acte de candidature par le passé fassent à nouveau partie des concurrentes.

Parvis du Stade de Durban en Afrique du Sud (Crédits - Moses Mabhida Stadium)

Parvis du Stade de Durban en Afrique du Sud (Crédits – Moses Mabhida Stadium)

Rome bien sûr ne devrait pas se risquer à pareil challenge dans un avenir proche, de même que Madrid (Espagne) dont les trois précédentes tentatives (2012, 2016 et 2020) se sont toutes soldées par de cuisants échecs, ou encore Istanbul (Turquie) qui a espéré ouvrir l’Olympisme vers de nouveaux horizons avec ses candidatures échelonnées dans le temps (2000, 2004, 2008, 2012, 2020).

L’Australie a bien fait mention d’un intérêt pour 2028.

L’Afrique du Sud pourrait aussi se décider à repartir dans la course après une tentative remarquée mais infructueuse avec Le Cap pour 2004. Le Pérou avec Lima – hôte de la Session qui désignera la Ville Organisatrice des JO 2024 en septembre 2017 – pourrait également se pencher sur la question d’une candidature, de même que l’Argentine qui prépare actuellement les Jeux Olympiques de la Jeunesse 2018.

Les leçons et les enseignements qui seront tirés dans les mois à venir sur les préparatifs et l’organisation des Jeux de Rio 2016 seront sans nul doute un premier indicateur sur les chances de ces territoires à prétendre à l’accueil du plus grand événement sportif de la planète.

Toutefois, face au désamour persistant dont il est victime, le CIO pourrait ne pas avoir le choix et être forcé en conséquence de revoir encore ces critères de sélection.

Le « gigantisme » des Jeux – longtemps vilipendé – est peut-être arrivé à l’heure de son crépuscule. Le CIO garde d’ici-là une manne financière conséquente pour affronter les temps difficiles qui s’annoncent.

(Crédits - Comité Olympique de Suède)

(Crédits – Comité Olympique de Suède)

Car au-delà des seuls Jeux d’été – certes plus prestigieux et à l’audience télévisée plus importante – c’est bien l’ensemble du système olympique qui se trouve à présent dans une impasse.

Les difficultés du CIO à mobiliser les villes pour les Jeux d’hiver au cours des dernières années se sont d’ailleurs manifestées avec éclats et inquiétudes pour l’échéance de 2022 : référendums défavorables de Munich (Allemagne) et Cracovie (Pologne) ; retrait de Lviv (Ukraine) et Oslo (Norvège) ; renoncement de Stockholm (Suède) ; réflexion puis abandon de Barcelone (Espagne).

In fine, la course aux JO 2022 s’était soldée par un duel inattendu et aux antipodes des expériences passées : Almaty (Kazakhstan) face à Pékin (Chine), la victoire finale allant à cette dernière en dépit de réels défis techniques dans une région où l’enneigement est une problématique majeure. Un comble pour des Jeux d’hiver en sursit.

La campagne pour 2026 ne s’annonce guère plus ouverte avec la présence notable de la Suisse et le retour de la Suède, mais avec le retrait déjà effectif de la Province du Québec et certainement des États-Unis, davantage préoccupés par l’obtention des Jeux d’été de 2024.

JO 2024 / Le baromètre de décembre 2015 : Los Angeles à la traîne sur les réseaux sociaux

Si le mois de novembre a été marqué par le retrait de la candidature de Hambourg (Allemagne), consécutif au référendum défavorable, le mois de décembre se caractérise par le maintien d’une forte dynamique en faveur de Rome (Italie), mais aussi et surtout, d’une candidature américaine à la traîne.

(Crédits - Capture d'écran / Sport & Société)

(Crédits – Capture d’écran / Sport & Société)

En effet, malgré le prestige de Los Angeles (Californie) et l’arrivée de grands noms du sport américain au sein du dispositif, la candidature aux JO 2024 peine à convaincre et à attirer l’attention sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter.

Pour preuve, en l’espace d’un mois, Los Angeles 2024 n’a enregistré qu’un afflux de 66 « fans » sur Facebook alors que dans le même temps, Rome 2024 a bénéficié de l’appui de près de 4 100 « fans » supplémentaires.

Sans être complètement dépassée, la candidature américaine devra aborder l’année 2016 avec un intérêt croissant sur les réseaux sociaux. Car même si ces derniers ne font pas l’élection de la Ville Hôte, ils contribuent néanmoins à faire émerger – et parfois-même à consolider – les bases d’un soutien populaire indispensable pour remporter, in fine, l’adhésion des membres électeurs du Comité International Olympique (CIO).

Concernant Paris, la capitale française enregistre une progression moyenne sur Facebook (+ 385 fans) mais demeure largement en tête sur Twitter (+ 1 192 followers) par rapport à ses concurrentes.

Rome enfin confirme sa dynamique, au travers d’une communication efficace sur le terrain et sur les réseaux sociaux. Ces derniers sont d’ailleurs conçus comme de véritables outils au service de la candidature italienne, avec désormais près de 35 000 fans sur Facebook, soit près de trois fois plus que Paris 2024…

La candidature de la « Ville Éternelle »bien que critiquée par l’ancien Maire, Ignazio Marino – s’apprête donc à aborder l’année 2016 dans les meilleures conditions et ce, sous l’impulsion du charismatique et convaincant Luca di Montezemolo.

Luca di Montezemolo (Crédits - CONI / Ferdinando Mezzelani / GMT)

Luca di Montezemolo, Président du Comité de Candidature de Rome 2024 (Crédits – CONI / Ferdinando Mezzelani / GMT)

  • Les candidatures sur FACEBOOK
  1. Rome = 33 865 fans (+13,77%),
  2. PARIS = 11 252 fans (+3,54%),
  3. Los Angeles = 1 715 fans (+4%).
  • Les candidatures sur TWITTER
  1. PARIS = 19 592 followers (+6,48%),
  2. Los Angeles = 2 764 followers (+7,67%),
  3. Rome = 1 632 followers (+86,51%).
* Pour des raisons évidentes, la candidature de Hambourg 2024 n’est plus comptabilisée dans la base de données du Baromètre « Sport & Société ». La candidature de Budapest 2024 n’est pas non plus prise en compte, du fait de l’absence de pages officielles sur les réseaux sociaux.

JO 2024 : « Une occasion manquée pour Hambourg et pour l’Allemagne » selon le Président du CIO, Thomas Bach

Très attendue, la réaction du Président du Comité International Olympique (CIO) concernant le retrait de la candidature de Hambourg (Allemagne) est intervenue il y a quelques heures.

Au lendemain du « Non » au référendum, l’ancien Président du Comité Olympique Allemand (DOSB)qui déclarait en août 2014 qu’une candidature allemande serait « très forte » – a affirmé le respect du vote, tout en faisant part de ses regrets.

Thomas Bach, brandissant un exemplaire de l'Agenda 2020 (Crédits - CIO / Ian Jones)

Thomas Bach, brandissant un exemplaire de l’Agenda 2020, lors de la 128e Session du CIO, le 02 août 2015 (Crédits – CIO / Ian Jones)

« Le CIO respecte bien entendu le vote serré des habitants de Hambourg. Nous regrettons la décision qui doit aujourd’hui être considérée à la lumière des circonstances très particulières et difficiles dans lesquelles le référendum s’est tenu. Cela constitue une occasion manquée pour Hambourg et pour l’Allemagne.

Évidemment, le résultat serré a été fortement influencé par le débat autour du financement du projet présenté par la Ville Candidate. Le budget pour l’organisation des Jeux Olympiques – 3,4 milliards d’euros – était très bien équilibré, avec notamment le versement de 1,7 milliard de dollars par le CIO et par les partenaires des Jeux, en comparaison avec l’apport de 1,2 milliard d’euros par la Ville dans le cadre d’un investissement global de 7,8 milliards d’euros.

Nous sommes conscients que la décision a été prise à un moment où l’Allemagne doit gérer un défi historique avec un nombre extrêmement élevé de réfugiés qui arrivent dans le pays. Cela exige un effort important du Gouvernement Fédéral et de la société. Cette situation conduit à un sentiment généralisé d’incertitude.

La décision des citoyens de Hambourg peut aussi avoir été influencé par des incidents regrettables en matière de dopage et par la corruption au sein d’autres organisations sportives. Cela est dommage, car le CIO lui-même garantit la transparence et la bonne gouvernance, tout en appliquant des règles strictes contre la corruption, dans le cadre de sa réforme Agenda 2020, avec en ligne de mire, les normes internationales les plus élevées.

Le CIO est fier d’avoir quatre Villes Candidates fortes.

Budapest, Los Angeles, Paris et Rome sont à la recherche d’un modèle d’avenir pour leur ville et veulent utiliser le projet olympique comme un catalyseur pour le développement positif, durable et faisable du territoire. Les Villes Candidates coopèrent déjà avec le CIO afin de tirer pleinement profit de la réforme Agenda 2020″ a ainsi rappelé Thomas Bach.

Ce n’est pas la première fois que le Président du CIO s’exprime à la suite d’un retrait de candidature.

En octobre 2014, Thomas Bach avait évoqué une « décision politique » de la part des autorités à la suite du retrait de la candidature de Oslo (Norvège) pour les Jeux d’hiver de 2022.

Quelques jours plus tôt, Christophe Dubi, Directeur exécutif du CIO en charge des Jeux, avait déjà employé le terme « occasion manquée » pour qualifier le retrait du projet norvégien.

Plus récemment, Thomas Bach s’était intéressé au retrait de la candidature de Boston (États-Unis) pour les Jeux de 2024. Le patron de l’Olympisme mondial avait alors eu des mots sévères à l’égard des porteurs de la candidature du Massachusetts, estimant que ces derniers n’avaient pas « tenus leurs promesses » vis-à-vis du Comité Olympique des États-Unis (USOC).

Le retrait de Hambourg pourrait en tous cas rebattre les cartes entre les quatre Villes Candidates encore dans la course.

JO 2024 : Réaction du Directeur Général de Hambourg 2024 après le « Non » du référendum

Ce dimanche 29 novembre 2015, les citoyens de Hambourg ont rejeté par 51,6% contre 48,4% des voix la candidature olympique pour l’organisation des Jeux de 2024. Malgré le vote largement favorable de Kiel (65,6% contre 34,4%) – site choisi pour les épreuves de voile du projet allemand – la tendance n’a pu s’inverser avant la fin du dépouillement des 556 bureaux de vote.

Peu après l’officialisation des résultats et la prise de parole du Maire de Hambourg, Olaf Scholz, le Directeur Général du Comité de Candidature s’est exprimé par voie de presse.

(Crédits - Faceland / Brinckmann / Hambourg 2024)

(Crédits – Faceland / Brinckmann / Hambourg 2024)

Comme l’a reconnu le Dr. Nikolas Hill – récemment interviewé par « Sport & Société »« les citoyens de Hambourg et de Kiel ont voté et le résultat ne pouvait pas être plus éloquent.

Le résultat constitue une pilule amère qu’il nous faut avaler, mais une telle décision démocratique doit simplement être acceptée.

Il est évident que sans le soutien d’une majorité des citoyens de Hambourg, nous ne pouvons pas poursuivre la candidature pour l’accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024. Nous avons toujours affirmé que la candidature ne pourrait être efficace qu’avec le soutien réel des citoyens.

Nous tenons à remercier les citoyens de Kiel pour leur « Oui » et je regrette en leur nom que nous ne puissions embarquer dans la course olympique pour les Jeux de 2024.

Le référendum a une lieu dans un contexte extraordinaire pour le sport et pour la société, mais nous devons en accepter le résultat. Nous acceptons bien sûr pleinement et totalement le fait, qu’à l’heure actuelle, une majorité de citoyens n’ait pas voulu soutenir une candidature aux Jeux.

La première phase de la candidature a néanmoins beaucoup apporter pour Hambourg et pour Kiel : les deux villes jouissent d’une reconnaissance internationale nettement plus élevée et le développement urbain et sportif ne pourra qu’en être renforcé.

L’accent doit désormais être mis sur le développement de la ville de Hambourg ainsi que sur le développement du sport en Allemagne et ce, même en l’absence d’une perspective olympique ».

JO 2024 : Échec de la candidature de Hambourg : L’analyse de « Sport & Société »

Au cours des dernières années, les référendums olympiques ont été dévastateurs pour les candidatures désireuses de s’appuyer sur la légitimité des urnes : Munich 2022 (Allemagne), Cracovie 2022 (Pologne), Les Grisons 2022 (Suisse).

L’échec de la candidature de Hambourg 2024 (Allemagne) après le rejet de cette dernière hier soir, symbolise en tous cas un monde olympique à la croisée des chemins.

Chacun pouvait légitimement penser que l’adoption, en fin d’année 2014, des 40 résolutions de l’Agenda 2020, serait de nature à modifier la perception du décorum olympique auprès de la population. Force est de constater que Hambourg 2024 n’a pas réussi à transformer l’essai et ce, malgré des qualités évidentes.

Quatre points peuvent, ce matin, permettre de mieux comprendre le rejet surprise – et de fait le retrait – de la candidature olympique de Hambourg.

Composition des anneaux olympiques par 17 000 personnes, le 08 novembre 2015 (Crédits - Hamburg 2024)

Composition des anneaux olympiques par 17 000 personnes, le 08 novembre 2015 (Crédits – Hamburg 2024)

  • Un choix déterminé par l’originalité du pré-projet de candidature

Le 21 mars 2015, le Comité Olympique Allemand (DOSB) surprend et désigne à l’unanimité le pré-projet de Hambourg dans la course à l’investiture nationale. Avec ce choix, l’institution affiche sa préférence pour la cité portuaire plutôt que pour la capitale fédérale, Berlin.

Cette dernière, après son échec dans la course aux JO 2000, a vu une nouvelle fois son rêve olympique s’éteindre.

Il faut dire que sa rivale a su, très tôt, développer une stratégie de communication singulière ainsi qu’un projet de candidature d’ampleur comparable à la transformation urbaine de Barcelone 1992 ou plus récemment, de Londres 2012.

En envisageant le réaménagement du quartier portuaire et industriel de Kleiner Grasbrook, Hambourg 2024 a porté un souffle nouveau, un vent de fraîcheur, en promettant un cadre écologique et un investissement économe. Surtout, Hambourg bénéficiait alors d’un soutien populaire exceptionnel, soutien qui était moindre dans la capitale allemande.

Il y a quelques jours, le Dr. Nikolas Hill, Directeur Général du Comité de Candidature de Hambourg 2024, avait résumé le choix du DOSB en quelques lignes :

« Même si Berlin a beaucoup de sites sportifs existants, Hambourg a convaincu avec un concept unique.

L’offre de Hambourg est durable, compacte et elle a inclus la population dès le lancement de la procédure. Le projet olympique et paralympique de Hambourg présente un grand potentiel pour être un modèle du programme Agenda 2020 du Comité International Olympique ».

Les escaliers aux couleurs de la candidature (Crédits - Feuer und Flamme für Hamburg 2024)

Les escaliers de l’une des principales stations ferroviaires de Hambourg aux couleurs de la candidature (Crédits – Feuer und Flamme für Hamburg 2024)

  • Une campagne promotionnelle intense… mais contre-productive

L’une des forces de la candidature de Hambourg a longtemps résidé dans sa capacité à mettre en scène sa communication et sa promotion.

De fait, plusieurs partenaires ont contribué à créer une « marque » Hambourg 2024 : l’entreprise Miniatur Wunderland a notamment réalisé plusieurs affiches promotionnelles avec des objets miniatures, mais encore une maquette d’exposition d’un Stade Olympique aux couleurs de Hambourg 2024…

Plus tard, une série de timbres postaux a été éditée à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires, sans oublier des autocollants pour les voitures, des pin’s et plus récemment… un album Panini avec ses célèbre vignettes.

D’autres actions ont par ailleurs été entreprises sur le terrain : marche aux flambeaux autour du Lac Binnenalster en février 2015, composition de gigantesque anneaux olympiques au début du mois de novembre, mobilisation du plus grand porte-conteneurs du monde pour rappeler la vocation portuaire de Hambourg, décoration d’une station ferroviaire et des pistes de l’aéroport

Cette stratégie de communication variée a sans nul doute permis de promouvoir le projet olympique, mais elle a aussi eu pour conséquence de rendre la candidature inaudible. Paradoxal ? Pas vraiment.

En multipliant les efforts de communication, les partisans de la candidature ont noyé le message de cette dernière et surtout les éléments techniques qu’elle devait initialement présenter à la population.

Certes, une brochure explicative de plus de 80 pages a été présentée avec des visuels et des données chiffrées précises, mais cela n’a pas permis de consolider une base de soutien populaire forte mais qui s’est finalement érodée à mesure que la date fatidique approchait.

Olaf Scholz et Alfons Hörmann (Crédits - Wilfried Witters Sport-Presse-Fotos GmbH)

Olaf Scholz, Maire de Hambourg, et Alfons Hörmann, Président du DOSB (Crédits – Wilfried Witters Sport-Presse-Fotos GmbH)

  • Une forme d’arrogance ?

Avec une telle stratégie – communication pour les entreprises partenaires et information pour le Comité de Candidature – Hambourg 2024 ambitionnait de rallier une majorité de suffrages.

Sûr de lui, le Maire de Hambourg, Olaf Scholz, avait même affiché un optimiste exacerbé en mai dernier. Écartant le sens même de la question posée par « Sport & Société », le Maire avait ainsi affirmé :

« En cas de rejet populaire lors du référendum de novembre 2015, quelle sera la position de la Ville ? Retrait ou maintien de la candidature ?

L’issue du référendum sera favorable à Hambourg 2024 à une écrasante majorité ».

Si cette déclaration peut paraître à mille lieues des résultats constatés hier soir, elle ne fut pas la seule à exprimer une certaine forme d’arrogance et de certitude.

Ainsi, il y a quelques semaines, Walther Tröger, membre honoraire du CIO, a fixé un ambitieux objectif dans le cadre du référendum : 60% en faveur du « Oui ». Cruel erreur puisque cela n’a eu d’autre effet que de conforter les partisans de la candidature dans leur certitude et de rendre plus évidente encore la mobilisation des opposants.

Car l’échec du référendum de Munich 2022 a eu pour première leçon la grande mobilisation des opposants dans la dernière ligne droite. Certain de son succès, la candidature bavaroise n’avait pas pris garde à la poussée du « Non » dans les derniers jours de la campagne.

In fine, le « Non » l’avait emporté à près de 52%… Le même résultat qu’hier soir pour Hambourg 2024. Cruelle destinée.

Alors certes, les porteurs de la candidature ont bien tenté de ne pas fixer le moindre objectif par la suite, le mal était fait. Certains, comme le Maire, avait notamment déclaré qu’une victoire à 50% serait suffisante et que chaque point supplémentaire serait perçu comme un bonus, les citoyens en ont décidé autrement.

Pourtant, une donnée aurait pu mettre la puce à l’oreille des partisans de la candidature. Le dernier sondage FORSA réalisé au mois de novembre et récemment publié sur « Sport & Société » avait mentionné une forte baisse de popularité.

En l’espace de deux mois, la candidature de Hambourg était ainsi passée de 63% à 56% d’avis favorables. Sept points de moins en deux mois, alors que la candidature avait sans cesse dépassé les 60% voire même frôlé les 70% d’opinions positives

Visuel des trois principaux équipements sportifs de Kleiner Grasbrook, avec de gauche à droite, le Centre Aquatique, le Stade Olympique et la Halle Olympique (Crédits – Hambourg 2024 / Visualisierungen HH Vision, Luftbilder Matthias Friedel)

Visuel des trois principaux équipements sportifs de Kleiner Grasbrook, avec de gauche à droite, le Centre Aquatique, le Stade Olympique et la Halle Olympique (Crédits – Hambourg 2024 / Visualisierungen HH Vision, Luftbilder Matthias Friedel)

  • Un projet coûteux et un manque de transparence quant à l’investissement public

En présentant un projet particulièrement détaillé et illustré, Hambourg 2024 avait vu les choses en grand. Au milieu de l’un des hangars principaux de Kleiner Grasbrook, le Maire de la ville avait précisé certaines données de la candidature.

Cette dernière ne devait pas seulement servir les intérêts du sport local et fédéral, elle devait aussi et surtout permettre une accélération de la transformation urbaine de la ville.

Mais si le projet olympique est apparu séduisant sur le papier, il présentait néanmoins d’importantes carences et représentait même un risque de dérives financières au yeux de la Cour des Comptes.

Pour rappel, Hambourg dispose de 64% d’installations sportives existantes. Un bon score, mais un score en dessous de Paris, Los Angeles ou encore Rome, chacune disposant de 80% des sites nécessaires aux Jeux.

Surtout, à l’inverse des Villes Candidates précitées, Hambourg ne dispose pas d’un Stade Olympique, une infrastructure qui représente tout de même un élément majeur du projet et de fait, du budget d’organisation des Jeux.

D’autres équipements devaient également être aménagés dans le cadre de la candidature : Halle Olympique et Centre Aquatique, sans oublier le Vélodrome Olympique et le Village des Athlètes.

Un autre point faible avait par ailleurs été soulevé par les opposants aux JO 2024 à Hambourg : la délocalisation et l’indemnisation des entreprises actuellement présentes sur le site de Kleiner Grasbrook.

Membre active du mouvement « NOlympia Hamburg », Nicole Vrenegor avait précisé l’avis général des opposants dans le cadre d’une interview exclusive pour « Sport & Société » :

« Les coûts d’aménagement et de développement de l’île de Kleiner Grasbrook sont immenses.

Il s’agit d’un site inexploité par les transports publics et dont les sols sont extrêmement chargés.

Les entreprises portuaires résidentes réclameraient 5 à 7 milliards d’euros pour le déménagement de leurs structures et l’implantation sur un site présentant des conditions similaires d’exploitation ».

Dernièrement, un nouveau point de vue avait même été apporté et avait conforté la position des opposants.

Outre ces coûts potentiellement élevés, une autre donnée a sans nul doute joué un rôle déterminant dans le choix final des citoyens de Hambourg : la part d’investissement public et donc, le niveau de financement du projet par les contribuables.

En dévoilant son projet, Hambourg 2024 ne s’attendait peut-être pas à soulever une telle méfiance. Pourtant, sur 11,218 milliards d’euros nécessaires à la tenue des Jeux à Hambourg et dans sa périphérie, 7,4 milliards devaient incomber aux autorités locales, régionales et fédérales, dont 1,2 milliard à la charge exclusive de la Ville de Hambourg.

Une part trop important qui a fini par fragiliser le concept même de Hambourg 2024.

Maquette d'un Stade Olympique avec 70 000 figurines (Crédits - Miniatur Wunderland / Hamburg 2024)

Maquette d’un Stade Olympique avec 70 000 figurines (Crédits – Miniatur Wunderland / Hamburg 2024)

Avec les suffrages exprimés hier soir, les citoyens de Hambourg ont clairement écarté la candidature de leur ville.

Désormais, le Maire de Hambourg et le DOSB devront faire un examen approfondi afin de connaître les erreurs et les failles de la candidature et de la campagne référendaire.

Ce retrait précipité et inattendu de Hambourg de la course aux JO 2024 va par ailleurs rebattre les cartes.

Elles étaient cinq sur la ligne de départ, le 15 septembre dernier, elles ne sont plus que quatre à présent. Paris (France), Rome (Italie), Budapest (Hongrie) et Los Angeles (États-Unis) vont certainement analyser à leur tour les raisons de l’échec allemand, avant peut-être d’en récolter les fruits.

Car même affaibli – il ne faut pas espérer une nouvelle candidature Outre-Rhin avant plusieurs années -, le Mouvement Olympique allemand demeure un acteur incontournable. Aussi ne faut-il pas oublier la présence de membres au sein du CIO et d’institutions internationales et surtout la présence de Thomas Bach, ancien patron du DOSB, à la tête de l’institution de Lausanne (Suisse).

Les déclarations des Villes Candidates auront donc toute leur importance et aucune ne devra se permettre la moindre critique ou le moindre écart vis-à-vis de la désormais ex-candidature allemande.

Le positionnement – stratégique – de ces mêmes Villes Candidates aura là encore toute son importance dans une course qui se terminera par l’élection de la Ville Hôte, le 13 septembre 2017 à Lima (Pérou).

JO 2024 / Référendum à Hambourg : Le DIRECT : Le « Non » l’emporte et entraîne le retrait de la candidature allemande

21h39 : Les chiffres officiels sont tombés, avec une participation de 50,1%.

Les quelques 650 106 électeurs qui se sont exprimé ont rejeté la candidature de Hambourg par 51,6% (335 638 voix) contre 48,4% (314 468 voix).

(Crédits - Sky Sport News)

(Crédits – Sky Sport News)

  • 21h32 : Malgré une communication massive, Hambourg 2024 paye sans doute le coût de son projet.

Présenté dans le courant du mois d’octobre dernier, le projet olympique de Hambourg avait interpellé au regard de son coût, supérieur à 12,35 milliards d’euros. Très détaillé, ce projet se voulait un plan d’aménagement urbain pour les 30 prochaines années.

Néanmoins, le manque de transparence concernant la répartition du budget a sans nul doute effrayé certains électeurs. Il faut dire que 7,4 milliards d’euros devaient être financés par les contribuables…

Visuel du quartier portuaire de Kleiner Grasbrook (Crédits - Hambourg 2024 / Visualisierungen HH Vision, Luftbilder Matthias Friedel)

Visuel du quartier portuaire de Kleiner Grasbrook (Crédits – Hamburg 2024 / Visualisierungen HH Vision, Luftbilder Matthias Friedel)

  • 21h24 : Le retrait de la candidature de Hambourg officialisé, il ne reste plus que quatre Villes Candidates.

Elles étaient cinq à prendre le départ, le 15 septembre 2015. Elles ne seront que quatre à débuter l’année 2016 et à présenter le premier volet de leur dossier technique auprès du CIO : Paris (France), Rome (Italie), Budapest (Hongrie) et Los Angeles (États-Unis).

Reste à savoir si ces quatre Villes Candidates seront toutes présentes sur la ligne d’arrivée, le 13 septembre 2017 à Lima (Pérou).

  • 21h04 : Le Maire de Hambourg officialise le retrait de sa ville.

Constatant le rejet de la candidature olympique pour l’organisation des Jeux, Olaf Scholz a fait l’annonce suivante :

« Hambourg ne sera pas candidate à l’organisation des JO 2024.

Cela aura un impact sur le développement du sport en Allemagne ».

  • 20h57 : Les dés sont jetés. Après dépouillement de 542 bureaux de vote sur 556, la tendance est désormais acquise : le « Non » l’emporte avec 51,7% des suffrages.

Conséquence directe de ce résultat surprise, le Maire de Hambourg et le Président du DOSB vont annoncer le retrait de la candidature allemande.

  • 20h44 : Comme pour le référendum de Munich 2022, la mobilisation des opposants semble avoir été plus importante. La faute à une trop grande confiance des partisans de la candidature de Hambourg 2024 ?

Quoiqu’il en soit, un enseignement devra être tiré par les porteurs de l’ambition olympique allemande et ce, compte-tenu de l’importante campagne de communication et de promotion développée depuis le début de l’année 2015.

  • 20h42 : Près de 50 000 bulletins encore en attente.

602 328 bulletins ont été dépouillés depuis 18h00.

  • 20h40 : La reconnaissance de la défaite du « Oui » ?

Le Maire de Hambourg, Olaf Scholz, et le Président du Comité Olympique Allemand (DOSB), Alfons Hörmann, devraient s’exprimer à 21h00.

  • 20h37 : 519 bureaux de vote sur 556.

Le « Non » conforte son avance à 51,7% contre 48,3% pour le « Oui ».

  • 20h28 : Nouveau seuil symbolique franchi : plus de 500 bureaux de vote dépouillés sur 556.
(Crédits - Sky Sport News)

(Crédits – Sky Sport News)

Désormais, ce sont quelques 505 bureaux de vote qui ont été entièrement dépouillés. Il ne reste donc plus que 51 bureaux où les résultats n’ont pas encore été dévoilés.

Une poignée qui pourrait conforter la tendance constatée depuis le début de la soirée, à savoir une victoire du « Non » (51,6%) ou au contraire, qui pourrait inverser ladite tendance et faire pencher la balance en faveur du « Oui ».

  • 20h24 :

Près de 530 000 suffrages dépouillés.

  • 20h15 : Plus de 425 000 bulletins dépouillés et un écart qui se réduit.

Véritable surprise de la soirée, le « Non » continue de faire la course en tête. Après dépouillement de 426 580 bulletins, le « Non » s’établit à 51,7% soit 220 748 voix, contre 48,3% pour le « Oui », soit 205 832 voix.

référendum

  • 20h06 : Kiel livre ses résultats… positifs.

La station portuaire et balnéaire de Kiel a livré ses résultats peu après 20h00. Sur les 87 bureaux de vote dépouillés, le « Oui » l’emporte largement à 65,6% contre 34,4% en faveur du « Non ».

(Crédits - Hamburg 2024)

(Crédits – Hamburg 2024)

  • 20h00 :

70% des bureaux de vote dépouillés et une tendance durable : le « Non » en tête à 52%.

  • 19h56 : Près de deux heures après la fermeture des bureaux de vote, le « Non » se maintient à un niveau supérieur à 50%.

Près de 300 000 bulletins ont d’ores et déjà été dépouillés. 52% en faveur du « Non » (155 514 voix). 48% en faveur du « Oui » (143 400). Le quorum a atteindre pour le « Oui » est fixé à 259 883 suffrages exprimés… et à plus de 50% évidemment.

  • 19h49 : La fin du suspens du côté de Kiel.

La ville portuaire – site choisi pour les épreuves de voile du projet allemand – va bientôt livrer ses résultats. Pour l’heure, après dépouillement de 82 des 87 bureaux de vote, la tendance est sans appel : 65,5% pour le « Oui ».

  • 19h40 : Dans l’attente du dépouillement des principaux bureaux de vote, l’écart semble se réduire.

Le cap des 300 bureaux de vote dépouillés a été franchi. Pour la première fois depuis de longues minutes, le « Non » recule à 51,9% des suffrages exprimés.

Une note d’espoir pour les partisans du « Oui » ?

  • 19h35 : Plus les minutes passent, plus les voix en faveur du « Non » progressent.

Sur 265 bureaux de vote dépouillés jusqu’à présent, 52,4% des suffrages exprimés vont en direction des opposants à la candidature de Hambourg. Désormais, le « Oui » n’est plus qu’à 47,6%.

Il reste 291 bureaux de vote à dépouiller pour espérer inverser la tendance dans le camp du « Oui ». Un véritable challenge.

  • 19h26 : L’objectif des 60% en faveur du « Oui »

Il y a quelques semaines, Walther Tröger, membre honoraire du Comité International Olympique (CIO) avait fixé un objectif de 60% en faveur du « Oui ».

Ce soir, ce score semble être hors de portée pour les partisans de la candidature de Hambourg. Si le « Non » est actuellement en tête, le « Oui » peut encore s’imposer mais avec une marge réduite.

  • 19h25 : Le Maire de Hambourg s’exprimera après 20h00.

Olaf Scholz aurait pu prendre la parole dès 19h30. Finalement, il ne le fera qu’après 20h00, compte-tenu de la tendance du dépouillement et des résultats serrés constatés jusqu’à présent.

  • 19h18 : Les partisans de la candidature de Hambourg 2024 n’avaient surement pas imaginé une telle tendance.

Plus de 40% des bureaux de vote ont été dépouillées et ces derniers livrent des résultats pour le moins étonnants au regard des derniers sondages : 52,1% des suffrages se portent sur le « Non ».

  • 19h11 : Le « Non » progresse encore après dépouillement de 219 bureaux de vote.

Pour l’heure, le camp du « Non » semble en mesure de remporter la bataille référendaire. Après dépouillement de 219 bureaux de vote, soit 102 311 bulletins, la candidature olympique serait rejetée à hauteur de 51,8%.

  • 19h07 : Malgré une tendance favorable au « Non », le camp du « Oui » ne perd pas espoir, bien au contraire.

Après dépouillement de 57 des 87 bureaux de vote de Kiel, le « Oui » l’emporte à 65,5%.

Les citoyens de Kiel assistent au dépouillement du référendum (Crédits - Kiel Fuer Olympia)

Les citoyens de Kiel assistent au dépouillement du référendum (Crédits – Kiel Fuer Olympia)

  • 18h59 : Près d’une heure après le début du dépouillement, le « Non » s’installe en force.

Se dirige-t-on vers un nouveau séisme sportif en Allemagne ? Après le rejet de la candidature de Munich 2022 par voie référendaire, les citoyens de Hambourg seraient-ils en passe de faire de même avec la candidature de leur ville ?

Le « Non » progresse en tous cas. Après dépouillement de 200 des 556 bureaux de vote, la tendance semble se confirmer : 51,2% en faveur du « Non » à la candidature olympique, contre 48,8% d’un avis contraire.

Si le « Non » l’emporte finalement, la candidature devra se retirer de la course olympique. Pas sûr que l’Allemagne sportive soit en capacité de relever la tête aussi vite…

  • 18h52 : Le « Non » demeure en tête après dépouillement de 35% des bulletins.

Après avoir dépouillé 70 452 bulletins, le « Non » reste en tête des suffrages exprimés, avec pas moins de 50,9% des voix contre 49,1% en faveur du « Oui ».

  • 18h47 : Tendance plus que favorable à la candidature olympique dans la ville de Kiel.

Les citoyens de Kiel semblent particulièrement enthousiastes à l’idée de participer à la candidature de Hambourg 2024.

Sur 16 des 87 bureaux de vote, une tendance claire se dégage en effet : 64,8% des suffrages vont en direction du « Oui ».

  • 18h44 : Une déclaration publique du Maire de Hambourg avant 20h00 ?

Le Maire de Hambourg, Olaf Scholz, pourrait s’exprimer avant 20h00 afin de commenter et d’annoncer les résultats. Bien sûr, cela ne sera possible et envisageable que si une tendance nette se dégage.

Pour l’heure, le « Oui » et le « Non » sont au coude-à-coude.

  • 18h35 : La tendance s’inverse.

Le « Non » passe en tête après dépouillement de 44 088 bulletins. Le camp des opposants obtient ainsi 50,7% des suffrages, contre 49,3% pour celui des partisans à la candidature olympique de Hambourg 2024.

  • 18h22 : Les premiers dépouillements.

Sur 8 851 suffrages exprimés, le « Oui » possède une fine avance : 50,3% contre 49,7% pour le « Non ».

  • 18h11 : Premier sondage à la sortie des urnes.

Selon un sondage réalisé à la sortie des urnes par la chaîne de télévision « ZDF », auprès de 3 800 électeurs, 56% des suffrages exprimés iraient en direction du « Oui », contre 44% en direction du « Non ».

(Crédits - ZDF Sport)

(Crédits – ZDF Sport)

  • 18h00 : Les bureaux de vote sont désormais fermés à Hambourg et à Kiel où se déroulaient un référendum concernant la candidature olympique et paralympique allemande pour les Jeux de 2024.

A 17h00, le taux de participation s’établissait à 48,8%, soit quelques 637 273 votants. Ce chiffre témoigne de fait d’un intérêt important pour ce référendum. Néanmoins, à l’aune de cette donnée, force est de constater que les électeurs ont davantage exprimé leur choix par correspondance.

A Kiel, site retenu pour les épreuves de voile du projet olympique, la participation est moindre, à 30,67% à 17h30.

Ainsi, ce dimanche matin, peu avant l’ouverture des 200 bureaux de vote, les autorités avaient comptabilisé pas moins de 569 484 enveloppes, soit un taux de participation de 43,6%.

Quoiqu’il en soit, le succès populaire est déjà bien présent. Pour rappel, afin que le « Oui » l’emporte, il sera nécessaire que plus de 20% des électeurs inscrits (259 883) se prononcent en faveur de la candidature. Sauf surprise, et au regard des derniers sondages, cela devrait être le cas, compte-tenu du taux de participation élevé ce dimanche.

Dans le cas inverse, la candidature n’aura d’autre choix que de se retirer de la course aux JO 2024.

JO 2024 / Référendum à Hambourg : Plus de 43,6% de participation, dimanche matin

Ce dimanche 29 novembre, au moment de l’ouverture des plus de 200 bureaux de vote à Hambourg et à Kiel, de nouvelles données ont été communiquées en ce qui concerne le vote par correspondance.

Ainsi, sur 1,3 million d’électeurs appelés aux urnes, 569 484 citoyens se sont déjà prononcés en revoyant leur bulletin de vote par voie postale.

Ce chiffre représente une participation de 43,6%, soit un score bien plus élevé que celui enregistré dans le cadre du vote par correspondance pour le référendum portant sur la réforme scolaire de 2010. A l’époque, la participation avait atteint 34,1%.

Bulletin de vote pour le référendum. Les électeurs devront répondre par Oui ou Non : "Je suis favorable à ce que la Confédération Allemandes des Sports Olympiques (DOSB) candidate à l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 avec la Ville libre et hanséatique de Hambourg"

Bulletin de vote pour le référendum. Les électeurs devront répondre par Oui ou Non :
« Je suis favorable à ce que la Confédération Allemandes des Sports Olympiques (DOSB) candidate à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024 avec la Ville libre et hanséatique de Hambourg »

Le 03 novembre, 44 000 personnes avaient envoyé leur bulletin. Dix jours plus tard, ce sont 285 000 enveloppes qui furent comptabilisées (22% de participation), soit un chiffre supérieur à la première condition nécessaire pour la validité du scrutin (20%). En fin de semaine dernière, le succès était une nouvelle fois au rendez-vous avec 455 826 votants, soit une participation de l’ordre de 34,9%.

Selon toute vraisemblance, le seuil de 50% de participation devrait donc être franchi d’ici la fermeture des bureaux de vote, à 18h00.

Si le « Oui » venait à l’emporter, nul doute que cela constituerait un premier succès pour la candidature olympique de Hambourg 2024. En cas de victoire du « Non » en revanche, le bénéficie de ce succès populaire irait tout droit en direction des opposants à la candidature allemande.