JO 2036-2044 : Le DOSB vante le potentiel des quatre candidatures allemandes

Fidèle à sa feuille de route, la Confédération Allemande des Sports Olympiques (DOSB) a récemment entériné la poursuite du processus de sélection d’une candidature pour une future édition des Jeux d’été avec quatre postulantes en lice : Berlin, Hambourg, Munich, et la Région métropolitaine Rhin-Ruhr.

(Crédits – DOSB)

Plus que jamais, l’Allemagne semble déterminée à enfin retrouver la scène olympique et paralympique après la défaite de Berlin 2000, l’échec de Munich 2018 et les déroutes successives des candidatures de Munich 2022 et Hambourg 2024, ces deux dernières ayant été contraintes à l’abandon après une consultation populaire défavorable.

Mais par-delà la volonté de se positionner dans le concert des prétendantes aux Jeux, les autorités sportives allemandes espèrent surtout être en capacité d’obtenir l’organisation de l’événement planétaire pour la première fois depuis l’édition de 1972 alors orchestrée à Munich.

Pour tenter d’y parvenir – et en tout cas pour mettre toutes les chances de son côté – un processus décisionnel millimétré a été engagé ces trois dernières années par le DOSB avec l’idée de présenter aux yeux du Mouvement olympique une copie quasi-parfaite avec, parmi les inspirations assumées, le cadre des Jeux de Paris 2024.

Plus tôt cette année, quatre prétendantes se sont ainsi positionnées sur la ligne de départ pour décrocher l’investiture allemande.

Vue du parvis et du Stade Olympique de Berlin (Crédits – Site officiel de l’Olympiastadion Berlin)

La capitale fédérale est bien sûr de la partie, tout comme sa rivale de 2024, Hambourg, mais aussi Munich, ainsi que la Région métropolitaine Rhin-Ruhr située au cœur du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie.

Quatre postulantes pour quatre projets faisant la part belle à l’intégration de sites existants ou temporaires, avec une dimension urbaine bien marquée, comme pour illustrer le souhait collectif d’amener le sport au plus près des habitants, que ces derniers soient spectateurs ou pratiquants.

Aussi, depuis le dépôt de ces quatre projets à la fin du mois de mai 2025, le DOSB s’est laissé le temps pour examiner les propositions qui, bien que préliminaires à ce stade, préfigurent tout de même le concept des quatre candidates.

A l’aune de cet examen conduit durant l’été écoulé et avant son Assemblée Générale prévue pour le 06 décembre prochain à Francfort, le DOSB a récemment confirmé la présence des postulantes précitées qui, toutes, répondent aux critères fixés par l’instance olympique allemande.

Comme l’a d’ailleurs souligné le Président du DOSB, Thomas Weikert, le 30 septembre dernier :

Les quatre candidats ont fait un excellent travail ces derniers mois et ont développé des concepts très différents, de telle sorte qu’ils ont déjà tous le potentiel de survivre dans la compétition internationale à venir.

Je tiens à remercier les quatre candidats au nom du DOSB.

Nous attendons désormais avec impatience la poursuite des projets dans ce processus au terme duquel le meilleur concept avec les plus grandes chances internationales de succès pour l’Allemagne devrait se présenter.

Visuel du Volksparkstadion de Hambourg, Allemagne, configuré pour les épreuves de natation (Crédits – Hamburg+)

Pour mener à bien l’examen des projets regroupant un total de plus de 160 sites, le Groupe de travail dédié au sein du DOSB s’est focalisé sur six domaines d’évaluation et huit sous-catégories.

Composantes essentielles du processus, ces domaines et sous-catégories ont été déterminés sur la base des exigences minimales et des cahiers des charges du Comité International Olympique (CIO) et des Fédérations Internationales (FI) et ce, afin d’aboutir à une appréciation la plus juste possible.

Les infrastructures sportives, leur jauge et leur emplacement, ont évidemment été au cœur des réflexions, tout comme les temps de trajet entre les diverses arènes et les Village des Athlètes.

Ainsi que l’a évoqué Anna-Maria Maetz, membre du Groupe de travail pour une candidature olympique et paralympique allemande :

L’examen des temps de trajet a été particulièrement intensif, car ils ont une influence directe sur le nombre d’athlètes présents dans le Village. Dans certains cas, cela est descendu à quelques minutes. Mais puisque les temps de trajet peuvent varier, nous avons vérifié à quatre reprises les valeurs obtenus pour les plus de 160 sites examinés.

De cette façon, nous avons pu nous assurer que les spécificités locales ne causent pas de distorsion sur l’ensemble du projet.

L’évaluation ainsi menée a de surcroît permis de dispenser à chacune des candidates des conseils et autres observations qui ont d’ores et déjà pu être intégrés dans les concepts respectifs.

Comme l’a en ce sens indiqué Anna-Maria Maetz :

Les potentiels d’optimisation pourraient être identifiés et utilisés.

Par exemple, en réduisant les installations temporaires, les coûts de mise en œuvre pourraient être sensiblement réduits dans un concept, d’autres concepts sont maintenant beaucoup plus compacts et donc plus compréhensibles qu’il y a quelques mois.

Ce sont des succès tangibles pour cette phase d’évaluation, et je pense que nous avons utilisé ce temps à bon escient.

Vue d’une partie du Parc Olympique de Munich, Allemagne (Crédits – Olympiapark München)

Désormais, les quatre prétendantes pour incarner une future candidature allemande pour les JO 2036, 2040 ou 2044 vont pouvoir se servir des conclusions de cet examen préparatoire pour aller de l’avant et progressivement amener à l’émergence de projets encore plus solides et compétitifs.

Berlin, Hambourg, Munich, et la Région métropolitaine Rhin-Ruhr ont de fait jusqu’à la fin du mois de mai 2026 pour affiner leurs propositions.

D’ici-là, les candidates vont aussi pouvoir se soumettre à l’appréciation des citoyens des territoires concernés.

Munich ouvrira d’ailleurs le bal des référendums dès le 26 octobre 2025, marquant alors le franchissement d’une étape capitale qui sonnera comme la poursuite de l’aventure bavaroise ou a contrario comme un nouvel échec qui pourrait avoir une incidence sur le processus décisionnel dans son ensemble.

Quoiqu’il en soit, à ce stade du processus, le DOSB se veut confiant, eu égard à la qualité des projets présentés.

Ainsi que l’a exposé Anna-Maria Maetz au nom du Groupe de travail :

Bien sûr, les concepts ont été conçus différemment au niveau régional, mais tous les quatre se concentrent clairement sur la dimension nationale d’une candidature olympique et montrent que, quel que soit le lieu final des compétitions, il s’agit avant tout de créer de la valeur ajoutée pour l’ensemble du pays.

Et les concepts soulignent qu’en Allemagne – à l’exception d’une Centre Aquatique Olympique – nous avons déjà tout à notre disposition.

Bien sûr, certaines enceintes doivent être rénovées, mais que quatre concepts puissent se passer de nouvelles constructions pérennes, c’est quelque chose de remarquable et un signe fort au regard de l’Agenda olympique 2020+5 du CIO.

Visuel du Stade Olympique modulable de la région métropolitaine Rhin-Ruhr en Allemagne (Crédits – Region Rhein-Ruhr)

Face à cet état des lieux positif, le DOSB compte bien poursuivre sur la même dynamique.

A l’issue de la nouvelle phase qui s’ouvre aujourd’hui pour les quatre compétitrices, le DOSB devrait ainsi statuer à l’automne 2026 sur la ville ou le territoire qui portera les couleurs allemandes.

Cette échéance pourrait néanmoins être impactée par le calendrier propre au CIO qui, à l’initiative de sa nouvelle Présidente, Kirsty Coventry, a engagé une réflexion sur la procédure de sélection des Futurs Hôtes.


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