JO 2036 : Le Maire de Londres mise sur un nouveau projet

Candidat à sa propre succession, le Maire de la capitale britannique, Sadiq Khan, a indiqué qu’il comptait promouvoir un nouveau projet olympique et paralympique en cas de réélection, ce jeudi. Objectif affiché : redynamiser durablement l’économie locale après l’épidémie de Covid-19.

Le Maire de Londres, Sadiq Khan, et le médaillé olympique, Joe Joyce (Crédits – Sadiq Khan / Compte officiel Twitter)

Déjà évoquée dans le courant de l’année 2019, l’idée d’une candidature de Londres (Royaume-Uni) pour l’organisation des Jeux d’été de 2036 refait aujourd’hui surface.

Au détour d’une déclaration pour le quotidien londonien « Evening Standard », celui qui occupe les fonctions de Maire depuis 2016, ambitionne en effet de faire émerger un nouveau projet pour une ville auréolée à trois reprises des anneaux olympiques par le passé (1908, 1948, 2012).

Pour y parvenir, Sadiq Khan entend mobiliser des personnalités sportives et des acteurs économiques et institutionnels de premier plan.

Comme il l’a justifié ce mardi 04 mai :

Explorer une candidature pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2036 ou 2040 est la démonstration ultime de mon plan visant à bâtir un avenir meilleur pour Londres après la pandémie.

Mon ambition est que Londres accueille les Jeux les plus durables de tous les temps, mettant en valeur le Green New Deal pour Londres avec des investissements dans des projets à faible émission de carbone et des actions pour assainir l’air de Londres.

Parmi les projets d’infrastructures qui pourraient bénéficier du tremplin offert par la dynamique des Jeux, le Maire de la capitale britannique a notamment fait mention de Crossrail 2, un projet de liaison ferroviaire destinée à traverser Londres du Nord au Sud et à relier les lignes existantes qui assurent actuellement le maillage territorial.

L’édile londonien a également cité le projet d’extension de la ligne de métro Bakerloo.

Vue extérieure du monumental Centre Aquatique de Londres (Crédits – Queen Elizabeth Olympic Park)

En cas de nouvelle candidature aux Jeux, Londres profiterait à n’en pas douter des équipements hérités de l’Olympiade de 2012 qui, dans leur grande majorité, furent édifiés au cœur du Queen Elizabeth Olympic Park, dont l’aménagement se poursuit encore aujourd’hui avec des chantiers divers, pour des logements, des espaces récréatifs et de culture ou encore des bureaux et des espaces dédiés à l’enseignement.

La quête d’une quatrième édition des Jeux sur le sol britannique pourrait par ailleurs obtenir l’appui du Premier Ministre, et ancien Maire de Londres, Boris Johnson, mais aussi – au moins dans l’ombre – de Sebastian Coe, actuel Président de World Athletics et artisan majeur de la candidature et de l’organisation des JO 2012.

Mais que ce soit pour 2036 ou 2040, la capitale britannique aurait certainement face à elle une forte concurrence, les déçus de 2032 étant d’ores et déjà attendus sur les rangs de la course aux prochaines éditions.

Il faut dire qu’avec la mise en place d’une nouvelle procédure de sélection des territoires-hôtes des Jeux et l’entrée dans un dialogue privilégié avec les porteurs du projet de Brisbane et du Queensland (Australie) pour 2032, le Comité International Olympique (CIO) a, volontairement ou non, suscité des interrogations et in fine une volonté décuplée de certains prétendants.

Vue du Stade Olympique de Londres et de ses alentours (Crédits – Queen Elizabeth Olympic Park)

Le Qatar devrait ainsi se focaliser sur 2036 au cours des mois à venir, tout comme Budapest (Hongrie) et quelques pays asiatiques comme l’Indonésie, l’Inde – même si la crise sanitaire actuelle fait évidemment passer au second plan toute ambition olympique et paralympique pour le pays – sans compter une possible tentation chinoise sur les bases des Jeux d’été de Pékin 2008 et des prochains Jeux d’hiver de Pékin 2022.

L’Allemagne pourrait aussi être de la partie, avec la Rhénanie du Nord-Westphalie ou une candidature de Berlin, tandis que la Turquie pourrait être désireuse de revenir sur le devant de la scène avec une énième candidature d’Istanbul.

Le Canada pour sa part pourrait miser sur une alliance des territoires entre Montréal, hôte des JO 1976 et Toronto.

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