Paris 2024 : Le Grand Palais éphémère prêt à accueillir les Jeux

Pensé pour palier la fermeture jusqu’en 2024 de son illustre voisin du 8e arrondissement, le Grand Palais éphémère a été livré sur le Champ-de-Mars (7e) après plusieurs mois d’un chantier singulier.

Vue du Grand Palais éphémère depuis le Champ-de-Mars (Crédits – Collection Rmn Grand Palais / Patrick Tourneboeuf – Tendance Floue)

Lancés en juillet 2020, les travaux du Grand Palais éphémère se sont achevés au cours des dernières semaines, avec un léger retard consécutif à la crise sanitaire.

Il n’empêche, la structure à ossature bois qui se déploie en majesté sur le Champ-de-Mars, offre une nouvelle interprétation de la perspective historique allant de l’École Militaire jusqu’au Trocadéro en passant bien sûr par la Tour Eiffel, et peut désormais se projeter sur les mois qui viennent avec l’accueil attendu de nombreux événements.

Pour rappel, le projet avait été voulu par la Ville de Paris en lien avec la Réunion des Musées Nationaux – Grand Palais (RMN-GP) pour apporter une réponse à la fermeture du Grand Palais programmée jusqu’en 2024.

Aussi, en concevant une installation démontable au cœur de l’un des sites les plus fréquentés de la « Ville Lumière », l’architecte Jean-Michel Wilmotte et les équipes de GL Events ont réussi l’audacieux pari de faire sortir de terre un nouveau lieu d’expression pour la culture et une arène sportive destinée à abriter une partie des épreuves lors des JO 2024.

Vue du Grand Palais éphémère depuis l’École Militaire (Crédits – Collection Rmn Grand Palais / Patrick Tourneboeuf – Tendance Floue)

L’aménagement de ce lieu – 40 millions d’euros de budget supporté par la RMN-GP et le Comité d’Organisation des Jeux (COJO) – a représenté un défi logistique certain pour les ouvriers mobilisés sur place et en ateliers, les différents éléments ayant largement été pré-assemblés afin de réduire au maximum les nuisances vis-à-vis des riverains et pour en faciliter par ailleurs la réutilisation après le démantèlement du site.

In fine, le Grand Palais éphémère constitue un écrin parfaitement modulable de 10 000 m², composé de 44 arches monumentales sans le moindre poteau pour ne pas casser les perspectives et les possibilités d’accueil de manifestations.

Se déployant en forme de croix sur près de 150 mètres de long et 33 mètres de large en direction de la Tour Eiffel, il dispose d’une transversale de plus de 130 mètres de longueur et 50 mètres de largeur.

La hauteur de 20 mètres de l’ouvrage a quant à elle été pensée pour intégrer au mieux le Grand Palais éphémère à l’espace environnant, en particulier au regard de la proximité avec le dôme de l’École Militaire datant du XVIIIe siècle qui culmine à 35 mètres.

Vue nocturne de la façade du Grand Palais éphémère située le long de l’École Militaire (Crédits – Collection Rmn Grand Palais / Patrick Tourneboeuf – Tendance Floue)

Dès la mi-juin, le site pourra héberger les expositions et événements culturels habituellement organisés sous la nef et dans les salons du Grand Palais.

Cette première phase d’occupation du site sera suivie par une seconde étape, dès l’été 2023, lors de laquelle le COJO prendra possession des espaces pour préparer la réception des Jeux. Durant l’événement planétaire, les compétitions de judo, de lutte, de para-judo et de rugby-fauteuil y seront ainsi accueillies face à des tribunes pouvant accueillir jusqu’à 9 000 spectateurs.

A ce moment-là, le Grand Palais éphémère – judicieusement dénommé Champ-de-Mars Aréna pour l’occasion – fera écho au Stade Eiffel. Également démontable, cette structure devrait venir s’installer au niveau de la Place Jacques Rueff, dans une configuration qui reste encore à définir, pour la tenue du tournoi olympique de beach-volley, puis du tournoi paralympique de cécifoot.

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