Paris 2024 : Le Champ-de-Mars, point de chute d’un Grand Palais éphémère

Tandis que le Grand Palais se prépare à une vaste campagne de rénovation et de modernisation (2020-2023), la Ville de Paris s’attèle – avec les parties prenantes – à trouver une solution temporaire pour assurer la continuité des actions de la prestigieuse institution.

En effet, la rénovation de l’emblématique édifice empêchera la tenue des manifestations d’envergure internationale régulièrement proposées par le Grand Palais sous sa célèbre nef (Saut Hermès, Biennale des Antiquaires, défilés Chanel, FIAC, Paris Photo, etc…). Aussi, la Réunion des Musées Nationaux et du Grand Palais (RMN-GP) a légitimement souhaité disposer d’un lieu capable de recevoir lesdites manifestations et ce, dans des conditions adéquates.

(Crédits – Sport & Société)

Dans un communiqué, l’institution a d’ailleurs précisé que :

« L’accueil de ces événements dans un lieu central et prestigieux de la capitale pendant cette période de travaux permettra de garantir et renforcer leur succès et de conforter la place de Paris comme capitale mondiale de l’art et de la culture ».

Dès lors, et pour répondre à cette exigence qui rappelle le rayonnement majeur que peut apporter l’organisation de tels rendez-vous, la Ville de Paris a proposé l’installation d’une structure temporaire sur le Champ-de-Mars (7ème arrondissement).

Vue du Champ-de-Mars (Crédits – Philippe Millereau / KMSP)

Dans le cadre du prochain Conseil de Paris – 02 au 05 juillet 2018 – la Ville va ainsi présenter un projet de délibération portant sur la mise à disposition du Plateau Joffre, entre l’École Militaire et la Tour Eiffel.

Cette structure, qui devra correspondre à des critères esthétiques et environnementaux soutenus, occupera une parcelle d’une superficie d’environ 13 500 m² pour une durée de quatre ans, entre le 1er septembre 2020 et le 30 novembre 2024. Cela permettra à la RMN-GP d’organiser ses événements durant les travaux de réhabilitation du Grand Palais. Cela permettra aussi à Paris de disposer d’un nouveau site temporaire dans le cadre des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024.

En ce sens, le Comité d’Organisation des Jeux (COJO) pourrait occuper les locaux éphémères entre le 16 juillet 2023 et le 18 octobre 2024 selon le calendrier prévisionnel mentionné dans le projet de délibération.

En plus du Grand Palais, où se dérouleront les épreuves d’escrime et de taekwondo, et du Champ-de-Mars, où aura lieu le beach-volley des Jeux Olympiques et le football à cinq des Jeux Paralympiques, Paris 2024 aurait donc la possibilité d’accueillir des événements dans un espace complémentaire.

Cette idée a d’ores et déjà été évoquée par les dirigeants de Paris 2024 à l’occasion de la récente visite de la Commission de Coordination du Comité International Olympique (CIO).

Pour l’heure, la fonction de la structure éphémère lors des Jeux n’a pas clairement été définie. Cette halle monumentale pourrait néanmoins accueillir des réceptions en l’honneur du Mouvement olympique et paralympique, voire même des épreuves (badminton par exemple). Le site pourrait aussi être utilisé dans le cadre de la formation des volontaires qui seront engagés au service des Jeux.

Quoiqu’il en soit, le projet de délibération pour le Conseil de Paris précise, à l’attention des parties intéressées – la RMN-GP et le COJO de Paris 2024 – les modalités de conclusion de la future convention. Ainsi, il est exposé que :

« La convention est consentie sous la condition du paiement d’une redevance d’occupation assise sur le chiffre d’affaires réalisé sur le site, comprenant une part variable modulée en fonction de la nature des activités projetées et un montant minimum annuel garanti de 420 000 euros. Le montant total de la redevance sur la durée de la convention est estimé à 2,5 millions d’euros ».

Visuel du Champ-de-Mars transformé pour les épreuves équestres (dressage) du projet olympique de Paris 1992 (Crédits – Dossier de candidature de Paris 1992)

Par le passé, le Plateau Joffre, où se situe notamment le Mur pour la Paix aménagé en 2000 par Clara Halter et Jean-Michel Wilmotte, fut déjà proposé pour un événement olympique.

Dans sa candidature aux Jeux de 1992, Paris avait ainsi projeté d’organiser une partie des épreuves équestres sur le Champ-de-Mars. Le site temporaire aurait été implanté face à l’École Militaire, offrant alors aux spectateurs et aux cavaliers, une spectaculaire perspective en direction de la Tour Eiffel et, au-delà, du Trocadéro.

D’une capacité de 20 000 places, la structure aurait pu recevoir la carrière de compétition pour le dressage et le paddock d’entrée. Les carrières d’entraînement et les box à chevaux auraient quant à eux été installés dans l’enceinte de l’École Militaire.

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