Paris 2024 : La Commission exécutive du CIO entérine le choix de nouveaux sports

Les quatre sports proposés sont en tout point conformes aux recommandations de l’Agenda olympique 2020. Ils contribuent à rendre le programme des Jeux Olympiques plus jeune, plus urbain, avec un meilleur équilibre entre les sexes. Ils offrent la possibilité de se rapprocher de la jeune génération.

Dans l’attente des conclusions de la Session du CIO, il est important de noter que les sports seront provisoirement inclus au programme, la décision finale ne devant intervenir que fin 2020.

Par ce propos, Thomas Bach, Président du Comité International Olympique (CIO), a résumé le choix de la Commission exécutive de l’institution d’entériner la proposition de Paris 2024 concernant l’ajout de nouveaux sports au programme des Jeux de 2024.

Réunion de la Commission exécutive du CIO, en présence d’une délégation de Paris 2024, mercredi 27 mars 2019 à Lausanne (Crédits – CIO / Christophe Moratal)

Ce mercredi 27 mars en effet, une délégation parisienne conduite par Tony Estanguet, Président du Comité d’Organisation (COJO), avec également Étienne Thobois, Directeur Général, Sophie Lorant, Directrice des Relations Internationales, mais encore Lambis Konstantinidis, Directeur de la Planification et de la Coordination, et Jean-Christophe Rolland, membre du CIO, a présenté les grandes lignes de ce programme et l’ambition de soumettre quatre nouveaux sports, dont trois présents aux Jeux de Tokyo 2020 : escalade sportive, skateboard, surf, et breakdance.

Pour le COJO, le choix de ces quatre sports résulte d’une convergence d’éléments alliant tout à la fois le principe de durabilité des Jeux, l’ouverture à la jeunesse et le respect des idéaux sportifs portés par Paris 2024, entre tradition et modernité.

D’ailleurs, comme l’a affirmé Tony Estanguet à l’issue de la réunion avec la Commission exécutive du CIO :

Nous voulions choisir des sports populaires qui soient inclusifs, accessibles et qui favorisent la créativité tout en complétant au mieux le programme sportif existant. Nous pensons que ces quatre sports pourront attirer de nouveaux publics aux Jeux Olympiques.

(Crédits – Paris 2024)

Désormais, la proposition de Paris 2024 doit encore franchir plusieurs étapes majeures avant d’être officiellement approuvée par l’institution olympique.

Ainsi, ladite proposition sera soumise à l’approbation de la Session du CIO lors de sa prochaine réunion en juin 2019.

Après cette échéance, le programme des épreuves et les quotas d’athlètes pour chaque sport présent au programme ne seront validés par le Commission exécutive qu’à la suite des Jeux de Tokyo 2020. Cela permettra dès lors d’adapter le programme si besoin au regard de l’expérience de la prochaine édition des Jeux.

In fine, la Commission exécutive confirmera définitivement les sports inscrits au programme des Jeux de Paris 2024 au cours d’une réunion qui se tiendra en décembre 2020.

Le cadre des sports olympiques se précise donc actuellement via les échanges réguliers entre le CIO et le COJO de Paris 2024. Il y a deux mois, d’autres discussions avaient permis d’aboutir à l’adoption d’une liste de vingt-deux sports paralympiques et ce, après la mise en œuvre d’un processus de sélection à l’initiative du Comité International Paralympique (IPC).

Réunion de la Commission exécutive du CIO, mardi 26 mars 2019 à Lausanne (Crédits – CIO / Christophe Moratal)

En marge des discussions concernant l’ajout des quatre nouveaux sports olympiques, la Commission exécutive du CIO a aussi abordé la question de l’admission de l’haltérophilie au programme de Paris 2024, mardi 26 mars.

Face au constat de multiples cas d’athlètes dopés, le CIO avait demandé à la Fédération Internationale d’Haltérophilie (IWF) de revoir ses critères et sa politique interne afin de lutter plus efficacement contre la pratique du dopage.

Au cours des dix-huit derniers mois, l’IWF a ainsi adopté une batterie de mesures, parmi lesquelles la mise en oeuvre d’une nouvelle procédure de qualification pour les Jeux de Tokyo 2020, avec notamment l’instauration d’un nombre de places de qualification disponibles par pays au regard des antécédents de ces derniers concernant le dopage. Un protocole d’accord a par ailleurs été conclu entre l’IWF et l’Agence de Contrôles Internationale (ACI), prévoyant de déléguer à celle-ci la gestion du programme antidopage de la Fédération Internationale d’Haltérophilie dès cette année.

Durant les mois à venir, le CIO gardera un œil attentif sur les efforts déployés par l’IWF.

Autrement dit, si les mesures prises par la Fédération sont jugées satisfaisantes par l’institution de Lausanne (Suisse), l’haltérophilie pourra alors être pleinement maintenue au programme des Jeux de Paris 2024.

_________________________

Indépendante, la plateforme d’information « Sport & Société » fonctionne grâce au soutien de ses lecteurs.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.