Paris 2024 : Un Séminaire d’orientation comme point de départ de la coopération avec le CIO

« Le CIO et Paris 2024 ont d’ores et déjà noué une solide relation de collaboration, laquelle a permis la réalisation d’idées novatrices telles que l’accord tripartite.

Dans la poursuite de ce partenariat et dans le droit fil des objectifs de l’Agenda 2020 et de l’initiative baptisée ‘Gestion des Jeux à l’horizon 2020’, ce séminaire était l’étape suivante visant à s’assurer que la ville de Paris est pleinement accompagnée dans son parcours pour concrétiser sa vision et son concept olympiques ».

Par ces quelques mots, Pierre-Olivier Beckers-Vieujant, Président du Comité de Coordination des Jeux de 2024, a rappelé les objectifs du premier Séminaire d’orientation organisé hier et aujourd’hui dans la capitale française entre Paris 2024 et le Comité International Olympique (CIO).

Pierre-Olivier Beckers-Vieujant, Président du Comité de Coordination des Jeux de Paris 2024, lors du Séminaire d’orientation, le 30 novembre 2017 (Crédits – Jean-Marie Hervio / KMSP / Paris 2024)

Actuellement en phase de rodage pour établir son Comité d’Organisation – au cours des première semaine de l’année 2018 – Paris 2024 va désormais pleinement s’engager dans le partenariat olympique.

Concrètement, au travers de l’initiative « Gestion des Jeux à l’horizon 2020 », Paris 2024 et le CIO vont travailler de concert pour établir mettre en œuvre un projet durable et adapté aux intérêts conjoints du territoire et du Mouvement olympique. La recherche d’une réduction des coûts sera d’ailleurs l’un des éléments de travail et ce, en prenant en compte les recommandations de l’Agenda 2020, tout en tirant les leçons des précédentes éditions olympiques des Jeux ainsi que des prochaines, à commencer par celle de Tokyo 2020.

Visuel du Centre Aquatique (Crédits – Paris 2024 / Populous / Luxigon)

Pour Paris 2024, l’objectif principal de cette coopération nouvelle sera de transformer les promesses de campagne en réalité olympique.

Avec 93% de sites existants ou temporaires au moment des Jeux, la capitale française et les territoires parties prenantes au projet se sont d’ores et déjà engagés sur un modèle le plus économe possible. Il n’en demeure pas moins que l’aménagement des Villages – pour les athlètes et les médias – ainsi que du Centre Aquatique de Saint-Denis, constituera un chantier d’envergure pour les Jeux mais surtout pour la période qui succédera à la célébration sportive.

La gestion de l’héritage matériel (les sites) et immatériel (la culture et l’éducation en particulier) sera ainsi déterminante pour ne pas chuter dans les travers de certaines Villes Hôtes des Jeux Olympiques et Paralympiques.

Outre la gestion de l’héritage, le maintien de l’unité institutionnelle et politique sera également crucial pour parvenir au respect des engagements et des délais. Car bien que le niveau de construction soit relativement faible, un quelconque retard consécutif à des querelles internes pourrait avoir de lourdes répercussions sur la ligne d’arrivée.

Anne Hidalgo, Maire de Paris ; Thomas Bach, Président du CIO ; et Eric Garcetti, Maire de Los Angeles, lors de l’annonce des Villes Hôtes 2024 et 2028, le 13 septembre 2017 (Crédits – Sport & Société)

Pour le CIO, l’objectif sera davantage d’assurer la pérennité du modèle olympique.

Après avoir procédé à une double attribution des Jeux de 2024 (Paris) et de 2028 (Los Angeles, États-Unis), l’institution de Lausanne (Suisse) va en effet devoir adapter son discours aux nouveaux défis, et entendre en ce sens, les critiques formulées à son encontre au cours des dernières années.

L’Agenda 2020 se voulait un début de réponse face à la défiance de potentielles Villes Candidates, mais la campagne olympique pour les Jeux de 2024 et de 2028 a néanmoins montré les limites de cette vaste réforme souhaitée dès 2013 par le Président du CIO, Thomas Bach. Les retraits successifs de Boston (États-Unis), Hambourg (Allemagne), Rome (Italie) et Budapest (Hongrie) – et avant eux, ceux de Villes Candidates aux JO d’hiver de 2022 – sont symptomatiques de la crise qui frappe le CIO.

En parallèle des préparatifs d’organisation des Jeux de Paris 2024, la campagne pour les Jeux d’hiver de 2026 sera en tout cas une épreuve décisive pour jauger de la capacité et de la crédibilité du CIO à repenser le modèle des Jeux.

D’ores et déjà, une refonte de la procédure de candidature a été actée. Le degré d’attractivité de l’échéance 2026 apportera de premiers éléments – dès le mois de mars 2018 – quant à la réussite ou non de cette refonte.

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