Le Centre Aquatique Olympique en pleine transformation avant son ouverture au public

Équipement majeur construit dans l’optique des Jeux de Paris 2024, le Centre Aquatique Olympique de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) a entamé sa mue à l’automne dernier et ce, afin d’ouvrir ses portes au public dans sa configuration Héritage dans le courant du mois de juin 2025.

Vue de la halle principale du Centre Aquatique Olympique – Métropole du Grand Paris en mars 2025 (Crédits – Métropole du Grand Paris / Marie-Lopez Vivanco / Ateliers 2/3/4 et Venhoeven CS)

Ce lundi 03 mars 2025, la Ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative était attendue à Saint-Denis pour visiter le chantier de transformation du Centre Aquatique Olympique.

En présence du Président de la Métropole du Grand Paris, Patrick Ollier, du Président du Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, du Maire de Saint-Denis, Mathieu Hanotin, mais encore du Délégué Interministériel aux Jeux Olympiques et Paralympiques, Pierre-Antoine Molina, du Vice-Président de la Fédération Française de Natation (FFN), et d’athlètes comme le plongeur Jules Bouyer, Marie Barsacq a ainsi pu arpenter dans l’après-midi ce site-phare des derniers Jeux d’été qui, au-delà de la phase préliminaire des tournois de water-polo, a aussi abrité les épreuves de plongeon et de natation synchronisée, de même que les séances d’entraînement des compétiteurs engagés dans les épreuves de para-natation.

A compter du mois de juin prochain et après la parenthèse olympique et paralympique de l’été passé, les habitants pourront (re)découvrir l’imposant ouvrage et appréhender quatre bassins aux fonctionnalités distinctes.

Visite du Centre Aquatique Olympique – Métropole du Grand Paris, à Saint-Denis, Seine-Saint-Denis, lundi 03 mars 2025 (Crédits – Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative)

Pièce-maîtresse du dispositif aquatique et héritage direct des Jeux, la halle principale comporte un bassin de 1 700 m² muni d’un fond et de deux quais mobiles pour, le cas échéant, créer deux bassins de dimension variable. Elle se compose également du bassin de plongeon surmonté de cinq plateformes – équipement unique en France et davantage destiné aux sportifs de haut niveau membres de l’Équipe de France de plongeon – pour des sauts possibles à 1m, 3m, 5m, 7m et 10m.

Ces deux ensembles – qui constituent le cœur de l’ouvrage – sont pour partie ceinturés de tribunes d’une capacité fixe de 3 000 places, tribunes qui pourront être complétées par une jauge temporaire de 2 000 places dans le cadre de l’accueil d’événements sportifs d’envergure et ce, à l’instar du Centre Aquatique hérité des Jeux de Londres 2012 qui, au fil des ans, est devenu un modèle du genre.

En parallèle de ces bassins, un site de faible profondeur – 1,10m à 1,30m – permettra de dispenser des cours d’apprentissage et de perfectionnement de la natation, le tout à une température d’eau de 30 degrés.

Enfin, un bassin polyvalent de 368 m² dédié à un public familial se distinguera par sa dimension ludique avec, outre des jeux pour enfants, des bains massants, des plaques à bulles et une rivière à contre-courant, sans compter la possibilité d’accéder à des activités aqua-sportives collectives.

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Si la vocation première de l’installation demeurera l’accueil de manifestations aquatiques, que ce soit dans le cadre de sessions d’apprentissage pour les scolaires, de pratique quotidienne pour le grand public, ou de rendez-vous importants à l’instar des Championnats d’Europe de natation qui éliront domicile in situ en 2026, la structure offrira également une diversification sportive intéressante pour le territoire.

De fait, en lieu et place des tribunes temporaires qui ont été démantelées à l’issue des JO 2024, trois terrains de padel sont en cours d’aménagement pour une configuration indoor qui sera complétée par l’agencement de six autres terrains, en extérieur cette fois, en contrebas du Centre Aquatique Olympique.

Gérés par « 4PADEL », ces neuf terrains – agrémentés de vestiaires, d’un corner d’achat de matériel en coopération avec « Babolat » et d’un bar de 35 places avec accès en terrasse – fourniront une offre sportive actuellement inexistante sur le Nord de la Métropole du Grand Paris.

Outre le padel, l’escalade – sport olympique qui a contribué à la construction du Gymnase Marie Paradis dans le secteur du Parc sportif et scolaire du Bourget – sera aussi présente au sein de la structure saint-dionysienne, avec une salle dédiée de 1 000 m² exploitée par « Arkose » comprenant un espace pour rendre la pratique accessible dès l’âge de 3 ans.

Plusieurs espaces fitness se déploieront par ailleurs sur quelques 820 m², l’ensemble pouvant accueillir des prestations de cardio training, de musculation, de vélo spinning RPM immersif et bien sûr des cours collectifs.

Une recyclerie sportive doté d’un atelier de réparation et une boutique solidaire visant à redonner vie au matériel et couvrant pas moins de 17 univers sportifs sont aussi prévues sur le site, tout comme un snack et un restaurant dont une partie des produits proviendra directement de la ferme urbaine de Saint-Denis.

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Pour marquer symboliquement l’héritage des Jeux sur le site, et en accord avec le Comité International Olympique (CIO), les anneaux olympiques seront agencés de part et d’autre du bâtiment dans une réalisation assurée par « Lenoir Services », entreprise déjà à la manœuvre pour les anneaux de la Tour Eiffel.

Ainsi, dans un souci de pleine visibilité, une structure de 5,2 mètres de haut pour 11,4 mètres de large et 30 centimètres d’épaisseur sera installée sur le côté Est, soit face au Stade de France. D’un poids conséquent de 5 tonnes, l’ouvrage sera conçu en acier avec tôles thermolaquées de 5 millimètres d’épaisseur, l’ensemble surmontant un socle de 5 tonnes.

De l’autre côté de l’édifice, sur la partie ouverte sur la future ZAC Plaine Saulnier, cinq autres anneaux trôneront en contrebas du Centre Aquatique Olympique dans des dimensions réduites de 2 mètres de hauteur, 4,2 mètres de largeur et 14 centimètres pour un poids d’une tonne, mais selon les mêmes modalités de conception que la structure installée côté Est.

Ainsi que l’a évoqué Patrick Ollier, Président de la Métropole du Grand Paris, entité qui fut maître d’œuvre des travaux du Centre Aquatique Olympique, maillon-clé de l’héritage aquatique des Jeux en Seine-Saint-Denis :

C’est avec une immense fierté et beaucoup d’enthousiasme que la Métropole du Grand Paris ouvrira en grand les portes du Centre Aquatique Olympique au public dès mi-2025 ! Cet équipement, héritage durable des Jeux de Paris 2024, incarne notre ambition de proposer aux métropolitains, en particulier aux plus jeunes pour l’apprentissage de la nage, et aux sportifs de haut-niveau, des infrastructures utiles, performantes et accessibles.

Le nouveau nom et les anneaux olympiques viennent compléter cet héritage. C’est l’aboutissement d’une promesse !

Visuel de la future ZAC Plaine Saulnier avec, en arrière plan, le Stade de France et le Centre Aquatique Olympique – Métropole du Grand Paris (Crédits – Ateliers 2/3/4 et Venhoeven CS)

De fait, seul site sportif édifié de manière pérenne spécifiquement dans la perspective des Jeux de Paris 2024 – l’Adidas Arena construite dans le 18e arrondissement de la capitale ayant été projetée indépendamment de l’obtention de l’événement planétaire – le Centre Aquatique Olympique verra sa dénomination complétée de la mention « Métropole du Grand Paris », démontrant si besoin la vocation territoriale d’un site dont la construction a pu mettre en exergue certaines prouesses techniques.

Après les Jeux, l’ouvrage se prépare désormais à faire vibrer un nouvel éco-quartier pensé sur 12 hectares et modulé au travers de 200 000 m² de surface mixte alliant des logements, des bureaux, des équipements publics, des commerces et des services variés.

Du fait de sa conception éco-responsable et de sa forme architecturale, le Centre Aquatique Olympique – Métropole du Grand Paris se veut d’ores et déjà l’illustration de ce nouvel ensemble urbain destiné à reconnecter le territoire avec le centre-ville de Saint-Denis et qui prendra place progressivement dans et autour d’un parc paysager de 1,5 hectare où seront plantés à terme plus de 450 arbres de diverses essences.

Comme l’a d’ailleurs souligné le Maire de Saint-Denis, Mathieu Hanotin, tant au sujet de l’ouvrage qui emploiera une cinquantaine de personnes que du projet urbain dans sa globalité :

L’héritage des Jeux de Paris 2024 continue de se déployer sur le territoire de Plaine Commune, et le Centre Aquatique Olympique – Métropole du Grand Paris à Saint-Denis en est le parfait exemple.

La création de cet équipement unique, et ses 80 000 heures en chantier d’insertion durant sa construction, ont contribué à la promotion de l’emploi local et de l’insertion professionnelle. Aujourd’hui, il faut que les emplois durables créés entretiennent la dynamique créée par les Jeux de Paris 2024.

Au-delà des emplois, le Centre Aquatique Olympique lance la dynamique de la Zone d’Aménagement Concertée de la Plaine Saulnier, futur quartier métropolitain du Grand Pleyel mixte et animé, dans lequel la dimension sportive sera structurante.

Visuel de la future ZAC Plaine Saulnier avec, en arrière plan, le Stade de France et le Centre Aquatique Olympique – Métropole du Grand Paris (Crédits – Ateliers 2/3/4 et Venhoeven CS)


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