Sept ans après l’attribution des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2028, et un peu plus de quatre ans avant l’ouverture de cette édition, le Comité d’Organisation de Los Angeles 2028 présente une cartographie des sites remodelée qui promet de faire vivre une expérience grandiose aux athlètes et aux spectateurs.

Auréolée à deux reprises des anneaux olympiques en 1932 puis en 1984, Los Angeles (Californie, États-Unis) a aujourd’hui à cœur de réussir la passe de trois en organisant une nouvelle fois les Jeux en 2028 autour d’un concept alliant le souvenir des éditions passées et la volonté de proposer un cadre moderne pour célébrer les valeurs olympiques.
La candidature avait posé les jalons de cette stratégie bicéphale. L’engagement des préparatifs a depuis permis de jauger la détermination des organisateurs californiens à mettre en œuvre des propositions innovantes pour in fine repenser le modèle des Jeux.
Pour preuve, la « Cité des Anges » avait déjà annoncé son intention de célébrer les Cérémonies des Jeux Olympiques autour de deux stades-phares de son territoire, à savoir le Memorial Coliseum à Los Angeles et le SoFi Stadium à Inglewood. Avec cette promesse, LA 2028 faisait alors le choix de deux stades pour une célébration devant être marquée par l’héritage des Jeux de 1932 et 1984, d’une part, et l’envie de mettre en scène un show gigantesque dans un écrin ultramoderne, d’autre part.
Une perspective encore jamais vu sur la scène des Jeux.
Plus globalement, LA 2028 entend mobiliser des sites sportifs et culturels de classe mondiale qui font la renommée de Los Angeles et de cette partie de la Californie du Sud.
Aussi, alors que la cartographie des sites proposés en phase de candidature a finalement peu évolué depuis l’attribution des JO 2028, malgré quelques adaptations portant sur l’aviron notamment, le Comité d’Organisation a annoncé ce vendredi 21 juin 2024 des changements importants visant à assurer des économies budgétaires, une meilleure utilisation d’installations existantes et cherchant de surcroît à garantir une célébration des Jeux encore plus spectaculaire, tant pour les athlètes que pour les centaines de milliers de spectateurs qui feront le déplacement en 2028.

L’installation d’une piscine temporaire dans l’écrin monumental du SoFi Stadium constitue sans nul doute le point majeur des changements opérés en lien avec les Fédérations Internationales concernées.
De fait, dans la dynamique des derniers USA Swimming Olympic Trials orchestrés à Indianapolis (Indiana) et, dans une moindre mesure à l’aune du cas de Paris 2024 avec Paris La Défense Arena à Nanterre (Hauts-de-Seine), les organisateurs propose aujourd’hui de sanctuariser un stade de grande envergure pour abriter les épreuves olympiques de natation.
Concrètement, en lieu et place d’un Centre Aquatique Olympique éphémère qui aurait été agencé sur le terrain de baseball Dedeaux dépendant de l’Université de Californie du Sud (USC), LA 2028 prévoit la tenue desdites épreuves au sein du stade hôte du Super Bowl en 2022 et, prochainement, en 2027, avec une configuration spectaculaire et une jauge inédite dans l’histoire olympique.
Ainsi, un bassin de 50 mètres est projeté à l’emplacement du terrain sportif qui accueille habituellement les matchs des franchises de football américain des Rams et des Chargers, le tout, sous l’imposante structure circulaire du plus grand écran géant au monde et face à des tribunes dont la capacité sera de 38 000 spectateurs par session.
Du jamais vu aux Jeux.
Outre la nouvelle localisation des compétitions de natation, les autres épreuves aquatiques se trouvent également bouleversées, toujours dans l’idée de créer une fan experience plus intense.
Cela concerne notamment le plongeon dont les épreuves seront opérées sur le site ayant accueilli ces mêmes épreuves lors des Jeux de 1932. La natation artistique migrera pour sa part en direction de Long Beach, tout comme les épreuves de para-natation lors des Jeux Paralympiques. De quoi renforcer un peu plus le cluster sportif de cette ville limitrophe de Los Angeles où doit aussi se tenir le tournoi olympique de water-polo et qui a récemment signé un partenariat-clé avec les organisateurs de LA 2028.

Les épreuves aquatiques ne sont pas les seules à avoir bénéficié des changements souhaités par les organisateurs des Jeux de 2028.
Ainsi, les épreuves de gymnastique quittent le Forum – structure polyvalente de 17 500 places à Inglewood – pour rejoindre une enceinte mondialement connue, à savoir la Crypto.com Arena – anciennement Staples Center – qui n’est autre que l’écrin des Lakers en NBA (National Basketball Association), des Kings en NHL (National Hockey League) et des Sparks en WNBA (Women’s National Basketball Association).
Les gymnastes engagés sur les Jeux de 2028 – gymnastique artistique, rythmique et trampoline – profiteront dès lors d’un cadre prestigieux où près de 18 000 personnes pourront prendre place à chacune des différentes sessions.
Tandis que ce site de Los Angeles devait initialement abriter le tournoi de basketball, celui-ci se trouve désormais positionné du côté de la nouvelle enceinte des Clippers à Inglewood.
Située à quelques encablures du SoFi Stadium, la structure de 18 500 places était attendue dans la cartographie des sites du fait de son emplacement bien sûr – qui vient indéniablement renforcer la dimension sportive et récréative du nouveau quartier encore en phase de développement – et de la modernité des équipements.

Si Inglewood sort grandie de cette phase de changements importants, un autre cluster sportif de LA 2028 est quant à lui complètement repensé.
Le Valley Sports Park – ou Parc des Sports de la Vallée de San Fernando – accueillera ainsi sur la zone de loisirs du bassin de Sepulveda, les épreuves de BMX, jusqu’alors annoncées à Long Beach, de même que les compétitions de skateboard, sans compter aussi les épreuves de tir-à-l’arc qui devaient initialement prendre place au-dessus des bassins du SoFi Stadium.
Ces trois sports bénéficieront ici d’une toile de fond spectaculaire avec au loin les montagnes de Santa Monica. Une toile de fond qui rendra à n’en pas douter saisissante la diffusion télévisée des épreuves qui seront disposées dans des installations temporaires pour ne pas altérer durablement la qualité d’un site naturel particulièrement apprécié des habitants de Los Angeles.
Oublié des éditions des Jeux de 1932 et de 1984, ce site voit en revanche partir les épreuves équestres, le tir sportif et le canoë-kayak slalom.
Dans le détail, les sports équestres et para-équestres partent en direction du sud-est de Los Angeles pour s’installer au sein du Galway Equestrian Center de Temecula qui est aujourd’hui la seule installation de ce type en Californie du Sud. Là-encore, comme pour le secteur de Sepulveda, le panorama environnant devrait offrir des images intéressantes pour les spectateurs et pour les diffuseurs de l’événement olympique et paralympique.
Concernant le tir sportif, deux options de structures existantes se dessinent pour les organisateurs sur un périmètre extérieur à Los Angeles restant à déterminer.
Pour ce qui est du canoë-kayak slalom – la course en ligne (sprint) devant s’opérer comme l’aviron au sein du Long Beach Marine Stadium – LA 2028 a fait le choix de délocaliser les épreuves dans l’Oklahoma.

Évoquée au printemps 2023, cette perspective illustre le souci des organisateurs de mobiliser en priorité des infrastructures déjà opérationnelles et ayant l’expérience des grands événements.
En ce sens, et bien que distants de près de 2 200 kilomètres de Los Angeles, Oklahoma City et son Riversport Rapids Whitewater Center cochent parfaitement les cases de l’expérience avec la tenue régulièrement de manifestations sportives et la venue prochaine des Championnats du Monde en 2026.
Ainsi que l’a déclaré Thomas Konietzko, Président de la Fédération Internationale de Canoë (ICF) :
Je suis heureux que notre sport puisse contribuer à faire d’Oklahoma City une grande ville olympique.
Le Centre de canoë-slalom est sans aucun doute un hôte de premier plan pour les compétitions de l’ICF et il accueillera à l’avenir une édition des Jeux.
L’ICF travaillera en étroite coopération avec les autorités locales et toutes les parties prenantes pour garantir le déroulement le plus réussi possible des épreuves aux Jeux de 2028, soulignant ainsi notre engagement à promouvoir davantage le développement de notre sport.

Oklahoma City voit en outre débarquer le tournoi olympique de softball – l’un des sports additionnels intégrés au programme des Jeux à la demande de LA 2028 – et ce, en raison de l’existence du Softball Park.
Ayant récemment bénéficié d’une mise à niveau à 27,5 millions de dollars, le site offre une jauge de 13 000 places, soit bien davantage que ce que pouvait proposer la Californie du Sud. Surtout, il représente un stade de référence pour les compétitions internationales de softball.
Comme l’a d’ailleurs souligné et justifié le Président de la Confédération Mondiale de Baseball et Softball (WBSC), Riccardo Fraccari :
Nous sommes ravis de l’annonce du Softball Park comme site de LA 2028.
C’est la scène parfaite pour que les meilleurs athlètes de softball au monde réalisent leur rêve olympique.
Ce stade de pointe, sans doute l’un des meilleurs stades de softball de la planète, nous donnera, ainsi qu’à LA 2028, l’opportunité de propager la passion du softball olympique aux États-Unis et dans le monde, tout en utilisant une installation existante pour les Jeux, en accord avec les recommandations de l’Agenda Olympique 2020+5 du Comité International Olympique, qui mettent l’accent sur la durabilité en encourageant l’utilisation de stades existants au-delà de la région de la Ville Hôte.

En faisant le choix de sites majeurs – au regard de l’expérience sportive et visuelle – LA 2028 souhaite plus que jamais offrir une scène spectaculaire aux compétiteurs qui seront présents sur lesdits sites.
Cette volonté de moduler le concept pour renforcer la qualité du projet se couple aussi avec le souhait de réaliser des économies quant aux aménagements envisagés. Sur ce point, le Comité d’Organisation a estimé à au moins 10 millions de dollars l’amélioration économique pour chaque changement annoncé.
Au global, ce sont donc près de 156 millions de dollars que LA 2028 prévoit d’économiser à ce jour. De quoi satisfaire le Président du Comité, Casey Wasserman.
Comme l’a exposé le leader californien :
Les Jeux Olympiques et Paralympiques représentent le summum de la compétition et de la réussite sportive, et nous sommes fiers d’accueillir les Jeux de Los Angeles 2028 dans certains des plus grands stades et arènes jamais construits.
Le plan actualisé des sites de LA 2028 fournira la scène hollywoodienne idéale aux meilleurs athlètes du monde, et le choix parmi les sites spectaculaires existants, où qu’ils se trouvent, plutôt que de construire de nouveaux stades permanents ou temporaires, permettra de réaliser plus de 150 millions de dollars d’économies et de profiter de nouveaux revenus pour un budget à l’équilibre.
Nous sommes impatients de nous associer à ces sites, ainsi qu’à leurs opérateurs et employés expérimentés, pour offrir une expérience sans précédent aux athlètes et aux fans en 2028.
Bien sûr, à quatre ans de l’ouverture des Jeux, d’autres changements pourraient survenir sur la cartographie des sites de LA 2028 et ce, comme pour chaque édition de l’événement sportif planétaire.
Mais parallèlement aux annonces effectuées ce vendredi 21 juin 2024, les organisateurs ont également fait savoir que les plans envisagés pour la Cérémonie d’ouverture et de clôture restaient à date inchangés, avec un cheminement mobilisant les deux enceintes colossales de la région de Los Angeles que sont le Memorial Coliseum et le SoFi Stadium.
Néanmoins, pour permettre les modulations annoncées sur le plan sportif, une adaptation du calendrier prévisionnel des Jeux a dû être établie sur la base de discussions entre les organisateurs et les Fédérations Internationales.
Si elle ne concerne pas l’ordonnancement général, avec toujours une programmation annoncée du 14 au 30 juillet 2028 pour les Jeux Olympiques et du 15 au 27 août 2028 pour les Jeux Paralympiques, cette adaptation a surtout impacté l’agenda des épreuves d’athlétisme et de natation.
Ainsi, World Athletics et World Aquatics ont accepté de convenir d’un ajustement calendaire qui assurera la tenue des épreuves d’athlétisme durant la première semaine des Jeux et l’organisation des épreuves de natation au cours de la deuxième semaine et ce, afin de faciliter l’agencement du SoFi Stadium en un vaste Centre Aquatique Olympique.
Au-delà des accords formulés avec les Fédérations Internationales, les divers bouleversements relatifs aux sites sportifs vont encore devoir recueillir l’aval des autorités locales et du Comité International Olympique (CIO) ainsi que du Comité International Paralympique (IPC).
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