JO 2024 : La candidature américaine s’engage à l’occasion de la Journée Internationale de la Francophonie

Ce lundi 20 mars marque la Journée Internationale de la Francophonie.

Si la candidature olympique et paralympique de Paris 2024 incarne bien sûr le créneau de la Francophonie – et ce, en dépit de la polémique concernant le choix d’un slogan anglophone – la candidature de Los Angeles 2024 entend elle-aussi séduire le monde francophone.

Ainsi, la candidature américaine a fait savoir aujourd’hui qu’elle s’engageait à honorer et à promouvoir la langue de Molière au sein du Mouvement Olympique en cas de succès comme Ville Hôte des JO 2024.

Outre en Anglais, le site Internet de la candidature de Los Angeles est aussi accessible en Français et en Espagnol (Crédits – LA 2024)

Comme le mentionne la Règle 23 de la Charte Olympique :

1. Les langues officielles du Comité International Olympique sont le Français et l’Anglais.

2. A toutes les Sessions, une interprétation simultanée doit être fournie en Français, Anglais, Allemand, Espagnol, Russe et Arabe.

3. En cas de divergence entre le texte français et le texte anglais de la Charte Olympique et de tout autre document du CIO, le texte français fera foi sauf dispositions expresse écrite contraire.

La candidature de Los Angeles 2024 respectera cette Règle majeure, mais elle entend aller plus loin encore.

De fait, la présence de bénévoles francophones au sein du programme des volontaires sera encouragée, et un hommage appuyé aux influences francophones sur la culture américaine sera organisé lors de l’Olympiade de 2024.

« Au nom de nous tous, au sein de Los Angeles 2024, je transmets nos vœux les plus chaleureux à l’ensemble des Francophones de la planète, à l’occasion de la Journée Internationale de la Francophonie.

Le Français est la langue olympique originelle et LA 2024 est profondément résolu à fêter et promouvoir cette langue magnifique, s’il échoit à Los Angeles l’honneur d’accueillir les Jeux de 2024.

Aucune autre ville que Los Angeles, cité la plus pluriethnique des États-Unis, ne se prête autant à la célébration des langues et cultures du monde entier. Étant donné les liens étroits qui unissent la ‘Cité des Anges’ à tous les points du monde francophone, chaque athlète ou supporteur francophone aura l’avantage d’évoluer ‘à domicile’ lors des Jeux de 2024″ a affirmé Casey Wasserman, Président du Comité de Candidature de Los Angeles 2024.

Dans un communiqué, la candidature américaine a en outre rappelé le soutien du Comité Olympique des États-Unis (USOC) pour le développement des Comités Nationaux (CNO) Francophones, notamment au travers de programmes d’échange sur le site de Colorado Springs, au bénéfice de sportifs et entraîneurs du Sénégal, d’Algérie, de Tunisie ou encore du Rwanda.

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Le CIO engage une réflexion sur l’attribution des JO 2024 et 2028

A l’approche des visites de la Commission d’évaluation à Los Angeles (États-Unis) et Paris (France), l’idée d’une élection conjointe de la Ville Organisatrice des Jeux de 2024 et de 2028 revient sur le devant de la scène olympique.

Ce vendredi, une réunion de la Commission exécutive du Comité International Olympique (CIO) va ainsi acter la mise en place d’un Groupe de travail piloté par les quatre vice-Présidents de l’institution de Lausanne (Suisse) : John Coates, membre du CIO pour l’Australie ; Zaiqing Yu, membre pour la Chine ; Juan Antonio Samaranch Jr, membre pour l’Espagne et fils de l’emblématique ancien Président (1981-2001) ; et Ugur Erdener, membre pour la Turquie et membre de la Commission d’évaluation des Villes Candidates pour 2024.

Ce Groupe de travail examinera dès lors les modalités relatives à l’instauration d’une double élection, le 13 septembre prochain.

Un rapport sera d’ailleurs présenté lors la réunion des 11 et 12 juillet au siège du CIO, réunion au cours de laquelle les deux Villes Candidates doivent présenter leur projet respectif devant les membres de l’institution et les représentants des Fédérations Internationales (FI).

La Commission exécutive réunie autour du Président du CIO, le 17 mars 2017 (Crédits – IOC / Greg Martin)

Si l’institution décide à ce moment-là de modifier la procédure en cours, les dernières semaines avant le scrutin seront – à n’en pas douter – déterminantes, d’autant plus que ni Los Angeles, ni Paris n’ont jusqu’à présent démontrer un intérêt particulier au-delà de la seule et unique échéance de 2024.

Évidemment, si l’une des deux venait – d’ici le mois de juillet et encore davantage d’ici septembre – à évoquer publiquement la possibilité de se « contenter » de 2028, cela signerait immanquablement la fin de ses ambitions olympiques et paralympiques pour 2024.

A plusieurs reprises, des observateurs se sont fait l’écho d’une attribution 2024 pour Paris et 2028 pour Los Angeles.

Pour Paris, la date n’aurait rien d’un hasard puisqu’elle coïnciderait avec le Centenaire des derniers Jeux d’été organisés en France. Pour Los Angeles, la perspective de devoir attendre 2028 aurait le mérite de permettre la réalisation d’une plus grande part des travaux relatifs aux transports – un domaine qui demeure une faiblesse de la « Cité des Anges » – et d’envisager de futures négociations entre le Mouvement Olympique et de potentiels sponsors américains.

Pour le CIO, l’attribution des deux Olympiades à de telles Villes Hôtes aurait l’avantage d’assurer une certaine sécurité au Mouvement Olympique.

Qu’il s’agisse de Los Angeles ou Paris, chacune de ces villes dispose en effet d’une riche expérience dans l’organisation des Jeux – 1932 et 1984 pour la première et 1900 et 1924 pour la seconde – et de grands événements sportifs et culturels.

Ce double choix stratégique laisserait dès lors le temps nécessaire au CIO pour réformer durablement et en profondeur un processus qui selon les propos formulés il y a peu par Thomas Bach, « produit trop de perdants ».

Il faut dire que la campagne pour l’élection de la Ville Hôte des JO 2024 s’est rapidement apparentée à une véritable hécatombe.

L’abandon de Boston (États-Unis) avait constitué les prémices d’une lente chute – ou agonie – qui s’était poursuivie avec le retrait de Hambourg (Allemagne) face à la fronde populaire, puis de Rome (Italie) face au désengagement politique, et enfin de Budapest (Hongrie) sous la pression à la fois populaire et politique à un an d’une échéance électorale – les élections législatives – cruciale pour le parti du Premier Ministre, Viktor Orban.

La réflexion qui débutera dès aujourd’hui au sein du Mouvement Olympique pourrait ne pas conduire à une révision – dans l’immédiat – de la Charte Olympique. Seul le Contrat Ville Hôte pourrait exiger l’apport de clauses spécifiques.

La Règle 33 de ladite Charte mentionne ainsi que :

« 1. L’élection de toute Ville Hôte est la prérogative de la Session.

2. La Commission exécutive du CIO détermine la procédure à suivre jusqu’à ce que l’élection par la Session ait lieu. Sauf circonstances exceptionnelles, cette élection a lieu sept ans avant la célébration des Jeux Olympiques […] ».

Si l’on se penche sur les dispositions actuelles, la marge d’interprétation devrait donc permettre au CIO de procéder à une double attribution lors de la 130ème Session qui aura lieu en septembre à Lima (Pérou).

La Charte Olympique est le texte de référence du Mouvement Olympique concernant la gouvernance, l’attribution et l’organisation des Jeux (Crédits – Sport & Société / Capture d’écran)

A l’heure actuelle, les villes intéressées par l’Olympiade de 2028 ne se bousculent pas au portillon de départ. Hormis Brisbane (Australie), aucune autre candidature potentielle n’a fait l’objet d’une réflexion approfondie.

La Chine avec Shanghai pourrait éventuellement se positionner, bien qu’elle soit engagée dans les préparatifs organisationnels des JO d’hiver de Pékin 2022 et que les trois prochaines éditions des Jeux se dérouleront sur le continent asiatique. Quant à l’Afrique du Sud, un intérêt avant 2032 semble aujourd’hui à écarter, compte-tenu du récent retrait des Jeux du Commonwealth à Durban et des hésitations répétées pour 2020 et 2024.

Reste alors le Qatar ou Dubaï, même si les contraintes logistiques et météorologiques constituent un frein durable, voire l’Amérique du Sud. Néanmoins, les difficultés rencontrées par Rio de Janeiro (Brésil) pour l’organisation des Jeux d’été de 2016 devraient refroidir tout à la fois le CIO et d’éventuelles candidatures en provenance du Pérou ou de l’Argentine. Pour ces deux pays, la perspective de 2032 semble toutefois plus judicieuse.

Concernant enfin l’Europe, il n’est pas envisageable – à ce stade – de concevoir une ou plusieurs candidature(s).

Les échecs successifs de Madrid (Espagne) pour les JO 2012, 2016 et 2020 et le rapport de force politique local ne plaident pas pour une candidature ibérique. Il devrait en être de même pour l’Italie au cours des années à venir, ainsi que pour la Hongrie malgré l’Appel formulé par des sportifs hongrois.

La Turquie pour sa part pourrait chercher à se relancer avec une énième tentative d’Istanbul. Le contexte politique et les tensions diplomatiques récurrentes du côté d’Ankara pourraient cependant rendre caduque la moindre entreprise olympique.

Seule l’Allemagne semble donc en mesure de pouvoir proposer un projet pertinent mais là-encore, les échecs passés (Berlin 2000, Leipzig 2012, Munich 2018, Munich 2022, Hambourg 2024) devraient freiner l’enthousiasme des partisans les plus farouches.

Vue de la Salle de Présentation et d’Annonce des Villes Candidates et de la Ville Hôte des Jeux (Crédits – CIO / Ubald Rutar)

Les circonstances sont donc suffisamment « exceptionnelles » pour aboutir à une telle démarche avec le principe d’une double attribution.

Pour rappel, dans le cadre de la procédure d’attribution des Jeux d’été, le CIO n’a jamais été confronté à une crise ouverte de cette ampleur depuis le milieu des années 1980.

Pour l’Olympiade 1984, Los Angeles fut l’unique Ville Candidate, tandis que pour l’Olympiade suivante, seules Séoul (Corée du Sud) et Nagoya (Japon) avaient fait acte de candidature.

JO 2024 : Paris devance Los Angeles dans le classement Mercer sur la qualité de vie

Quelques semaines après un classement sur les villes les plus congestionnées au monde, Los Angeles et Paris se retrouvent à nouveau au cœur d’une enquête consacrée cette fois-ci à la qualité de vie.

Comme chaque année, le Cabinet Mercer a mené une étude destinée en priorité aux expatriés. Cette étude fournit notamment des indications utiles aux employeurs pour déterminer un juste niveau de rémunération.

« L’infrastructure d’une ville, ou plutôt son absence, peut considérablement affecter la qualité de vie quotidienne des expatriés et de leurs familles.

L’accès à une offre variée dans le domaine des transport, connectée localement et internationalement, et l’accès à l’électricité et à l’eau potable sont parmi les besoins essentiels des expatriés qui arrivent dans un nouvel endroit dans le cadre de leur mission.

Une infrastructure bien développée peut également constituer un avantage concurrentiel clé pour les villes qui tentent d’attirer des multinationales, des talents et des investisseurs étrangers » a d’ailleurs rappelé Slagin Parakatil, Directeur de Mercer et Responsable des recherches sur la qualité de vie.

Selon le classement 2017 qui comptabilise pas moins de 231 villes, Vienne (Autriche) arrive en tête des cités où la qualité de vie est jugée la plus satisfaisante et ce, pour la huitième année consécutive.

La capitale autrichienne devance Zurich (Suisse) et Auckland (Nouvelle-Zélande) qui viennent compléter le podium.

Los Angeles et Paris sont également présentes dans ce classement.

Les deux Villes Candidates à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024 se situent en effet à la 58ème place pour la première et à la 38ème position pour la seconde.

Pour Los Angeles, cela représente une chute de neuf places par rapport au classement 2016 et ce, en raison du taux de criminalité qui a été parmi les plus hauts enregistrés aux États-Unis sur l’année écoulée. Pour Paris, la baisse est plus limitée avec une place de moins que lors de la précédente étude Mercer.

Dans le cadre de leur projet olympique et paralympique respectif, Los Angeles et Paris défendent un confort accru pour les habitants et les spectateurs au niveau des transports et des efforts importants sur le créneau de l’environnement et plus globalement du développement durable.

La Ville de Paris devrait en tous cas poursuivre les efforts engagés jusqu’à présent pour améliorer la qualité de vie dans la capitale française.

Visuel du futur tram-bus de Paris (Crédits – Mairie de Paris)

Cela commence bien sûr par les déplacements, avec les mesures adoptées pour l’extension de voies cyclables et l’accompagnement de la pratique du vélo au cours des prochaines années, ainsi que par la mise en place d’un tram-bus sur les quais Rive Droite de la Seine.

Mais au-delà des transports, la Ville de Paris entend aussi profiter de l’opportunité offerte par la candidature olympique et paralympique pour permettre la baignade des Parisiens et des touristes dans la Seine et dans le Bassin de La Villette.

Ce dernier sera d’ailleurs accessible dès cet été, avant l’ouverture d’une portion du Lac Daumesnil d’ici 2019.

JO 2024 : Le CIO révise les dates de visite à Los Angeles

Le Comité de Candidature de Los Angeles 2024 l’a annoncé cette nuit dans le cadre d’un communiqué envoyé aux médias ; la Commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO) se rendra plus tard que prévu dans la « Cité des Anges ».

Initialement, la ville américaine devait recevoir les membres de ladite Commission, entre le 23 et le 25 avril 2017. In fine, la visite se fera entre le 10 et le 12 mai.

(Crédits – CIO)

Ce changement n’est pas un hasard, ces dates ayant été celles de Budapest (Hongrie) jusqu’au retrait de cette dernière de la course aux Jeux, courant février.

Avec ce changement, la Commission d’évaluation disposera d’une période relativement restreinte pour assurer ses visites d’inspection. Elle sera en effet – cela était déjà prévu – à Paris du 14 au 16 mai.

Le retrait de Budapest explique bien sûr ce décalage dans les dates, mais le récent bouleversement dans la composition de la Commission olympique a sans doute également pesé.

En début de semaine, le Namibien Frankie Fredericks a en effet annoncé sa démission de ses fonctions de Président, laissant la place au Suisse Patrick Baumann qui était jusqu’alors l’un des membres de la Commission d’évaluation.

JO 2024 : La réélection du Maire de Los Angeles saluée par la candidature américaine

Ce mardi 07 mars, les citoyens de Los Angeles (Californie) étaient appelés aux urnes pour élire leur nouveau Maire. Sans surprise, le Premier Magistrat sortant a été réélu de manière très confortable.

En effet, selon un décompte portant sur 58% des bulletins dépouillés, Eric Garcetti (Parti Démocrate) récolte plus de 80% des voix. Un score exceptionnel – bien que la participation soit faible – au regard du nombre de candidats alignés sur la ligne de départ ; 11 prétendants outre le Maire sortant.

(Crédits – Eric Garcetti / Page Twitter)

Cette réélection massive pour un second mandat conforte en tous cas l’élu Démocrate dans sa volonté de placer Los Angeles comme l’une des premières métropoles mondiales. Surtout, elle devrait le conforter dans son opposition à la politique menée par le Président des États-Unis, Donald Trump.

Potentiel candidat au poste de Gouverneur du puissant État de Californie en 2018, Eric Garcetti pourrait aussi – le cas échéant – se porter candidat à l’investiture du Parti Démocrate pour la Présidentielle de 2020.

Son nom est régulièrement cité comme candidat possible, mais la route est encore longue cependant, Eric Garcetti n’ayant pas une stature nationale et n’étant pas particulièrement connu au-delà des frontières de Los Angeles et de la Californie du Sud.

Aujourd’hui, en plus de son opposition à Donald Trump, c’est surtout en qualité de soutien à la candidature olympique et paralympique de Los Angeles 2024 que le Maire de la « Cité des Anges » s’affirme comme une personnalité émergente.

Casey Wasserman, Président de Los Angeles 2024 (à gauche) et Eric Garcetti (à droite) autour du Président du CIO, Thomas Bach en marge des Jeux de Rio 2016 (Crédits – LA 2024 / Getty Images)

D’ailleurs, le Comité de Candidature n’a pas tardé à réagir à la réélection du Maire.

Par l’intermédiaire de son Président, Casey Wasserman, et du leader du Comité Olympique des États-Unis (USOC), Larry Probst, Los Angeles 2024 a ainsi adressé ses félicitations à Eric Garcetti.

« Depuis le premier jour, le Maire est le principal partisan de Los Angeles 2024, et sa vision et son enthousiasme pour ce projet constitueront un formidable atout pour nous au cours des six derniers mois de campagne.

Comme tout le monde parmi les partisans de Los Angeles 2024, Eric Garcetti reconnaît que nos plans s’alignent parfaitement sur la trajectoire ascendante et irrésistible que prend Los Angeles : à mesure que l’Hôtel de Ville contribue à l’amélioration de la vie des habitants de Los Angeles, la Cité des Anges devient plus prête que jamais à accueillir des Jeux d’été 2024 durables, à faible risque et à haut niveau technologique » a notamment affirmé Casey Wasserman, par ailleurs soutien financier du Parti Démocrate à l’échelle locale et nationale.

Grâce à cette réélection, le Comité de Candidature réaffirme la stabilité politique qui se présente à Los Angeles pour les années à venir.

Un argument important pour le Comité International Olympique (CIO), l’institution étant soucieuse de s’assurer d’avoir un partenaire fiable dans le cadre des préparatifs organisationnels qui s’échelonnent sur sept années avant l’ouverture des Jeux.

Si Los Angeles a parfaitement conscience de cet élément, sa rivale Paris entend aussi miser sur l’adhésion de la classe politique.

Sur ce point précis de l’engagement politique et par conséquent institutionnel, Larry Probst a tenu à placer Eric Garcetti comme le meilleur interlocuteur possible pour l’institution de Lausanne (Suisse).

« Dès son premier jour de mandat, Eric Garcetti m’a écrit pour exprimer l’intérêt de Los Angeles pour accueillir les Jeux et depuis ce moment-là, sa passion pour les Jeux n’a cessé d’augmenter.

Il a été le partenaire idéal pour le Comité Olympique Américain tout au long du processus de candidature et si Los Angeles est élue Ville Hôte des JO 2024, je ne doute pas qu’il sera le partenaire idéal pour le CIO pendant les années d’accompagnement du Comité d’Organisation » a ainsi déclaré celui qui occupe aussi les fonctions de membre du CIO pour les États-Unis.

Hôtel de Ville de Los Angeles (Crédits – Ville de Los Angeles)

Si son prédécesseur à l’Hôtel de Ville avait lui-aussi montré un intérêt important pour une potentielle candidature aux Jeux dès le début de l’année 2013, Eric Garcetti a par la suite concrétisé cette ambition de revivre l’expérience olympique après l’accueil des JO 1932 et 1984.

Son rôle à l’été 2015 a d’ailleurs été déterminant au moment où la ville de Boston (Massachusetts) fut prise dans la tourmente avant de finalement renoncer à porter la candidature américaine. Eric Garcetti martela alors le message de Los Angeles comme étant une ville de secours pour l’USOC certes, mais avant toute chose, une ville sans risque pour le Mouvement Olympique.

Avec un plan structuré et aux contours financiers relativement modestes, le Maire de Los Angeles avait réussi à convaincre l’USOC de repêcher la ville et de faire de cette dernière, la candidate américaine à l’organisation des JO 2024.

JO 2024 : Patrick Baumann succède à Frankie Fredericks à la tête de la Commission d’évaluation

Dans l’attente durant une partie de la journée, la Commission d’évaluation des Villes Candidates à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024 connaît finalement l’identité de son nouveau Président après la démission de Frankie Fredericks.

Après une réunion de la Commission exécutive du Comité International Olympique (CIO), le Président Thomas Bach a annoncé la nomination de Patrick Baumann à la succession de Frankie Fredericks.

Patrick Baumann, le 18 juin 2013 (Crédits – FIBA)

Déjà membre de la Commission d’évaluation depuis l’installation de cette dernière en février 2016, le Suisse est connu pour être le Secrétaire Général de la Fédération Internationale de Basketball (FIBA), mais surtout pour être le Président de SportAccord, puissante organisation qui rassemble les principaux décideurs du sport mondial.

La prochaine Convention de SportAccord – qui aura lieu du 02 au 07 avril à Aarhus (Danemark) – sera d’ailleurs l’occasion de voir les deux Villes Candidates encore en course effectuer une brève présentation de leur projet respectif.

Engagé au sein du Mouvement Olympique depuis son entrée en fonction en 2007, Patrick Baumann a été l’un des artisans de la victoire de Lausanne (Suisse) dans le cadre de l’obtention des Jeux de la Jeunesse 2020, et est aujourd’hui mobilisé dans la taskforce mise en place par Swiss Olympic afin de piloter une candidature helvète à l’organisation des Jeux d’hiver de 2026.

Le leader sportif est épaulé dans cette mission par les autres membres du CIO en Suisse, à savoir Gian Franco Kasper, René Fasel et Denis Oswald.

Patrick Baumann à la tribune de la Session du CIO, le 05 octobre 2009 à Copenhague (Crédits – CIO / A.MEylan)

A la tête de la Commission d’évaluation pour les Jeux de 2024, Patrick Baumann retrouvera Paris qu’il avait déjà inspecté en 2001 au moment où la capitale française concourrait à l’organisation des Jeux d’été de 2008. Le dirigeant helvète était alors membre de la Commission d’évaluation.

Par la suite, Patrick Baumann fut membre d’une autre Commission d’évaluation, à savoir celle pour les Jeux de 2020. Auparavant, il fut aussi membre de la Commission de Coordination chargée de s’assurer du bon déroulement des préparatifs des Jeux de Londres 2012.

L’expérience acquise au cours des dernières années sera donc précieuse pour celui qui est aussi engagé dans la Commission du Marketing – dans laquelle il côtoie d’ailleurs le Japonais Tsunekazu Takeda, autre membre de la Commission d’évaluation pour les JO 2024 – et dans la Commission de l’Entourage des Athlètes.

A n’en pas douter, Patrick Baumann devrait avoir un regard aiguisé sur les propositions de Los Angeles et de Paris.

Ses déclarations à l’issue des visites dans les deux villes – du 23 au 25 avril pour la première et du 14 au 16 mai pour la seconde – seront particulièrement scrutées et ce, même si le langage diplomatico-olympique devrait une fois encore être de mise.

(Crédits – CIO)

Outre la nomination de Patrick Baumann, le Président du CIO a également – avec la Commission exécutive – rappeler le position de l’institution concernant la procédure actuellement menée par le Parquet National Financier (PNF) sur les soupçons de corruption et sur les conditions d’attribution des Jeux d’été de 2016 et de 2020.

Dans un communiqué, le CIO précise ainsi que « la Commission exécutive a réitéré son total engagement à coopérer avec les autorités judiciaires françaises.

S’agissant des allégations portées à l’encontre du membre du CIO en Namibie, Frank Fredericks, la Commission exécutive rappelle l’importance du respect du principe de la présomption d’innocence et prend note de la décision de M. Fredericks de démissionner de son poste de Président de la Commission d’évaluation pour les Jeux Olympiques de 2024.

M. Fredericks a également fait part de son intention de ne pas participer, en juillet à Lausanne, à la séance d’information sur les Villes Candidates aux JO 2024 pour les membres du CIO et les Fédérations Internationales des sports olympiques d’été, ni à la Session du CIO en septembre à Lima (Pérou), durant laquelle la Ville Hôte sera élue.

Qui plus est, M. Fredericks a décidé de renoncer à titre provisoire à ses fonctions au sein de la Commission de Coordination du CIO pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Buenos Aires 2018″, et sera remplacer temporairement par Lingwei Li, membre du CIO en République Populaire de Chine.

JO 2024 : La Commission d’évaluation dans l’attente d’un nouveau leader

La semaine dernière, son nom était apparu dans un article du quotidien « Le Monde » concernant des soupçons de corruption relatifs à l’attribution des JO 2016 à Rio de Janeiro (Brésil).

Ce mardi, faisant suite à ces révélations, Frankie Fredericks a annoncé sa démission de la présidence de la Commission d’évaluation des Villes Candidates à l’organisation des Jeux d’été de 2024.

Ce départ soudain intervient à un peu plus d’un mois du début des visites de la Commission d’évaluation dans les Villes Candidates encore en lice ; Los Angeles (23 au 25 avril) et Paris (14 au 16 mai) ; et alors que les premiers travaux ont déjà été menés.

(Crédits – CIO)

Si les écrits formulés par ladite Commission n’engage en rien les membres électeurs du Comité International Olympique (CIO), ils n’en demeurent pas moins un indicateur de la qualité technique et de la capacité organisationnelle de chacune des Villes Candidates.

Le rôle de la Commission d’évaluation occupe d’ailleurs une place importante dans le cadre de la Charte Olympique, avec en particulier une mention dans le Texte d’Application de la Règle (TAR) 33 relatif à l’élection de la Ville Hôte.

La Charte Olympique précise ainsi que :

« Le Président du CIO nomme une Commission d’évaluation des Villes Candidates pour chaque édition des Jeux Olympiques. Chacune de ces Commissions comprendra des membres du CIO, des représentants des Fédérations Internationales, des Comités Nationaux Olympiques, de la Commission des Athlètes et du Comité International Paralympique. Les ressortissants des pays des Villes Candidates ne peuvent être admis comme membres de la Commission d’évaluation. La Commission d’évaluation peut se faire assister par des experts.

Chaque Commission d’évaluation étudiera les candidatures de toutes les Villes Candidates, inspectera les sites et remettra à tous les membres du CIO un rapport écrit sur toutes les candidatures, au plus tard un mois avant la date d’ouverture de la Session qui élira la Ville Hôte des Jeux Olympiques. Ce rapport comportera une analyse des risques et des opportunités de chaque candidature, ainsi que de la durabilité du projet et de son héritage.

Toutes les Villes Candidates fourniront les garanties financières requises par la Commission exécutive du CIO, qui déterminera si ces garanties doivent être fournies par la Ville elle-même, ou par toute autre collectivité publique locale, régionale ou nationale compétente, ou par des tiers quelconques ».

Pour la course aux Jeux de 2024, le Président Thomas Bach avait procédé à l’instauration de la Commission d’évaluation en février 2016, en plaçant à sa tête l’ancien athlète Namibien, Frankie Fredericks, médaillé d’argent à quatre reprises sur les épreuves du 100 mètres et du 200 mètres aux Jeux de Barcelone 1992 et d’Atlanta 1996.

Pour épauler cette figure de l’athlétisme, le CIO avait par ailleurs annoncer la présence de

  • Patrick Baumann (Suisse),
  • Marisol Casado (Espagne),
  • Mikaela Cojuangco Jaworski (Philippines),
  • Kirsty Coventry (Zimbabwe),
  • Nawal El Moutawakel (Maroc),
  • Ugur Erdener (Turquie),
  • Habu Gumel (Nigeria),
  • Poul-Erik Hoyer (Danemark),
  • Duane Kale (Nouvelle-Zélande / Membre du Comité International Paralympique),
  • Gunilla Lindberg (Suède),
  • Kereyn Smith (Nouvelle-Zélande),
  • Bernard Rajzman (Brésil),
  • Tsunekazu Takeda (Japon).

L’expérience de chacune de ses personnalités – dont une partie fut présente dans les Commissions d’évaluation pour les JO 2008 et les JO 2012 pour lesquels Paris était candidate – peut permettre d’identifier un potentiel successeur à Frankie Fredericks pour assurer la fonction de Président.

Au regard de leurs fonctions passées ou actuelles, quatre personnalités peuvent à cet égard se distinguer : Patrick Baumann, qui occupe aussi les fonctions de Président de SportAccord ; Nawal El Moutawakel, déjà Présidente des Commissions d’évaluations et de Coordination des JO 2012 et 2016 ; Gunilla Lindberg, Présidente de la Commission d’évaluation puis de Coordination des JO 2018 ; et enfin Tsunekazu Takeda, Président de la puissante Commission du Marketing.

Thomas Bach pourrait cependant choisir une autre option, et accorder sa confiance à une personnalité non-issue de la Commission d’évaluation.

Cela paraît néanmoins délicat compte-tenu du timing avant le début des visites des Villes Candidates.

La Marocaine Nawal El Moutawakel endossera-t-elle une nouvelle fois les habits de Présidente d’une Commission d’évaluation ? Ici lors de la 125e Session du CIO, le 08 septembre 2013 (Crédits – CIO / R. Juilliart)

Ayant un rôle majeur auprès de la Session du CIO et du Président de l’institution centenaire, la Commission d’évaluation est également une précieuse source d’informations pour les Présidents et les Secrétaires Généraux des Fédérations Internationales, chacune ayant son mot à dire quant à la pertinence des sites sélectionnés par les Villes Candidates.

Quoiqu’il en soit, la démission de Frankie Fredericks porte un nouveau coup à l’image du CIO et ce, même si le Namibien se défend de toute action illégale.

Déjà critiquée sur le plan de la communication et de la transparence et confrontée à la désaffection croissante de potentielles Villes Candidates, l’institution de Lausanne (Suisse) se trouve encore un peu plus dans la tourmente à 190 jours seulement de l’élection de la Ville Organisatrice des Jeux d’été de 2024.

Après les visites sur le terrain, la Commission d’évaluation aura à rédiger puis à présenter son rapport, courant juillet. Suivront alors une présentation des Villes Candidates à Lausanne, avant l’ouverture de la 130ème Session du CIO à Lima (Pérou) en septembre.

Los Angeles et Paris présenteront alors leur projet respectif une ultime fois. La Commission d’évaluation fera ensuite un compte-rendu de son rapport devant les membres électeurs, ces derniers étant enfin appelés à voter pour élire la Ville Hôte.

En annonçant sa démission, Frankie Fredericks n’a pas manqué d’avoir un mot à l’attention des deux concurrentes.

« Paris et Los Angeles présentent deux candidatures fantastiques et je ne veux pas devenir un élément perturbateur dans cette compétition » a ainsi affirmé celui qui fut par le passé, Président de la Commission des Athlètes du CIO.

JO 2024 : Le Président de la Commission d’évaluation annonce sa démission

La justice française, par l’intermédiaire du Parquet National Financier (PNF), enquête depuis plusieurs mois maintenant sur des soupçons de corruption et sur les contours de l’attribution des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été 2016 à Rio de Janeiro (Brésil) en octobre 2009.

Si les investigations concernent en particulier l’ancien Président de la Fédération Internationale d’Athlétisme (IAAF), Lamine Diack, et l’un de ses fils, Papa Massata Diack, il est apparu que la société off-shore domiciliée au Panama, « Yemi Limited » aurait bénéficié d’un versement de 299 300 dollars, le 02 octobre 2009.

Frankie Fredericks en octobre 2009 (Crédits – IOC Flickr / R. Juilliart)

Or, ladite société était directement liée à Frankie Fredericks, Président de la Commission d’évaluation des Villes Candidates aux JO 2024.

Suite à ces révélations du quotidien « Le Monde », l’ancien athlète namibien a fait savoir que « le paiement n’a rien à voir avec les JO », précisant en outre que le versement a été réalisé « conformément à un contrat daté du 11 mars 2007 » concernant des activités de soutien à l’IAAF sur le continent africain.

En dépit de cette ligne de défense, Frankie Fredericks – qui a été scrutateur du CIO sur certaines élections – a annoncé ce mardi sa démission de ses fonctions de Président de la Commission d’évaluation, une Commission qui doit se rendre à Los Angeles (États-Unis) du 23 au 25 avril avant de s’envoler pour Paris du 14 au 16 mai.

« Je démissionne de mon poste de Président de la Commission d’évaluation des JO 2024 car il est essentiel que le travail important fait par mes collègues soit considéré comme mené de façon juste et impartiale.

Paris et Los Angeles présentent deux candidatures fantastiques et je ne veux pas devenir un élément perturbateur dans cette compétition » a mentionné Frankie Fredericks dans un communiqué, qui a par ailleurs précisé qu’il ne voterait pas, le 13 septembre prochain.

De son côté, l’institution de Lausanne (Suisse) – soucieuse de ne pas ajouter une nouvelle crise à la situation déjà tendue de la procédure de candidature – devrait rapidement annoncer l’identité du remplaçant de Frankie Fredericks à la tête de la Commission d’évaluation.

JO 2024 : Le Maire de Los Angeles reste déterminé et combattif à l’égard de la politique migratoire de Donald Trump

A la fin du mois de janvier, le Maire de Los Angeles était monté au créneau afin de critiquer les fondements du Décret du Président Donald Trump relatif à la politique migratoire des États-Unis.

Moins de deux mois plus tard, Eric Garcetti se montre toujours aussi déterminé et combattif à l’égard de la politique conduite par le successeur de Barack Obama à la Maison Blanche.

Ainsi, malgré l’intervention de la justice et l’écriture d’un nouveau Décret – qui entrera en vigueur à compter du 16 mars -, le Maire de Los Angeles estime que les comptes n’y sont pas et que l’effort de sécurité souhaité par Donald Trump n’est pas en adéquation avec les idéaux américains.

Dans un communiqué publié ce lundi soir, celui qui est candidat à sa propre succession pour les élections municipales qui auront lieu ce mardi, reprend certains éléments de langage qu’il avait employé en janvier dernier.

(Crédits – Eric Garcetti / Page Facebook)

« Le Décret que le Président a signé aujourd’hui vise toujours les mêmes personnes et est encore loin d’être en accord avec les valeurs de tolérance religieuse et d’égalité. Il va toujours à l’encontre de tout ce que nous pensons en tant qu’Américains et en tant que citoyens de Los Angeles. Notre ville protégera toujours la sécurité de nos familles et de nos communautés et restera une ville accueillante où des gens du monde entier pourront trouver un foyer.

Notre ville reste celle qui concentre le plus grand nombre de personnes touchées par l’action de l’Administration. Au cours des jours ayant suivi l’adoption du premier Décret du Président Trump, j’ai eu l’honneur de me joindre à deux rassemblements ; l’un auprès d’une maison de culte où les dirigeants religieux et les élus se sont montés solidaires avec nos frères et sœurs de la communauté musulmane ; l’autre à l’aéroport pour accueillir un ressortissant iranien qui avait attendu 12 ans pour être réuni à nouveau avec son fils mais qui a été empêché en raison de l’interdiction du Président et ce, jusqu’à ce qu’un Tribunal ordonne une remise en cause du Décret.

Cet esprit d’unité pacifique à la mosquée, et la joie d’accueillir Ali Vayeghan au Terminal de l’aéroport LAX, représentent l’Amérique que nous connaissons et que nous aimons. La fermeture des portes aux réfugiés – à un moment où des innocents dans le monde entier sont tués pour aucune autre raison que leurs croyances religieuses ou leurs affiliations politiques – n’est pas une solution.

Nous pouvons – et nous devons – travailler ensemble pour assurer la sécurité de notre pays. Et nous pouvons le faire d’une manière qui honore notre humanité partagée, qui célèbre notre diversité, et qui ne se détourne pas des idéaux qui définissent qui nous sommes » a fait savoir l’élu Démocrate de Los Angeles.

Avec cette nouvelle déclaration, Eric Garcetti se positionne une fois encore comme un farouche opposant à Donald Trump, n’hésitant pas à ériger Los Angeles comme un bastion – un refuge même – de la défense des valeurs américaines.

Cette stratégie n’est pas anecdotique et pourrait encore se renforcer dans les mois à venir et ce, à mesure que le Président des États-Unis mettra en œuvre son programme, en particulier en matière d’immigration et de relation avec le Mexique, limitrophe de la Californie.

De gauche à droite, Janet Evans, vice-Présidente de LA 2024 ; Eric Garcetti, Maire de Los Angeles ; Allyson Felix, Olympienne ; Angela Ruggiero, membre du CIO ; et Casey Wasserman, Président de la candidature américaine en marge de la présentation des Villes Candidates à Doha (Qatar) en novembre 2016 (Crédits – LA 2024)

A 191 jours de l’élection de la Ville Organisatrice des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024, Los Angeles semble aujourd’hui soucieuse de se démarquer plus que jamais du Président élu en novembre 2016.

Quelques jours après la victoire de Donald Trump, le Comité de Candidature de Los Angeles 2024 avait pourtant souhaité dialoguer avec le nouveau patron de la Maison Blanche et ce dernier avait même téléphoné au Président du Comité International Olympique (CIO) pour lui assurer de son soutien et de son appui à l’égard de la candidature américaine.

Mais les intentions et actions louables de cette période s’étaient constituées avant la mise en application des premières mesures polémiques de l’Administration Trump. Aujourd’hui, la situation est donc bouleversée et Los Angeles tente – via les autorités municipales – de s’affranchir de la ligne politique défendue par le Président Républicain.

Une façon de rassurer les membres électeurs du CIO et avant ces derniers, les membres de la Commission d’évaluation qui inspecteront – du 23 au 25 avril – les sites californiens proposés pour abriter les Jeux d’été de 2024.

A ce moment-là, les responsables politiques locaux et les dirigeants de LA 2024 devraient avoir à cœur de rappeler les engagements de la candidature vis-à-vis du Mouvement Olympique et de l’élaboration d’un projet largement financé au-delà des deniers fédéraux.

En effet, hormis sur le plan de la sécurité, l’État Fédéral n’est pas référencé de manière explicite dans les garanties financières fournies par la candidature au CIO.

Los Angeles 2024 entend en effet – suivant en ce sens la tradition des candidatures olympiques américaines – s’appuyer sur des investissements privés et, le cas échéant, sur une participation de secours de l’État de Californie et de la Ville de Los Angeles.

Là encore, une manière de tenir au loin la sphère politique nationale et les aléas que celle-ci peut parfois comporter.

Le Président du CIO évoque des pistes pour un changement de la procédure de candidature

Jeudi 02 mars, le Président du Comité International Olympique (CIO) est sorti du silence afin d’exprimer quelques pistes potentielles pour un changement de la procédure de candidature à l’organisation des Jeux.

L’ancien Président du Comité Olympique Allemand (DOSB) a ainsi répondu aux questions du quotidien d’Outre-Rhin, « Stuttgarter Nachrichten ».

Dans les colonnes de celui-ci, Thomas Bach aborde la course aux JO 2024 marquée par le récent retrait de Budapest (Hongrie) mais également le financement de l’événement olympique et le coût des candidatures pour les Villes Candidates et le cas échéant, de l’organisation pour les Villes Hôtes.

Thomas Bach, brandissant un exemplaire de l’Agenda 2020, lors de la 128e Session du CIO, le 02 août 2015 (Crédits – CIO / Ian Jones)

Thomas Bach, brandissant un exemplaire de l’Agenda 2020, lors de la 128e Session du CIO, le 02 août 2015 (Crédits – CIO / Ian Jones)

Il faut dire que l’année 2017 semble plus que jamais cruciale pour l’avenir du Mouvement Olympique ou tout du moins le modèle qui est actuellement tant décrié.

Après les retraits successifs de Boston (États-Unis), Hambourg (Allemagne), Rome (Italie) et donc Budapest (Hongrie), le CIO se retrouve dans une situation qu’il n’avait plus connu – dans le cadre des JO d’été – depuis les années 1980 lorsque Los Angeles (États-Unis) fut seule candidate pour les JO 1984 et lorsque Séoul (Corée du Sud) et Nagoya (Japon) se disputèrent l’organisation des Jeux de 1988.

Face à cette situation de crise ouverte, la Maison Olympique se doit donc de répondre aux critiques et d’adapter l’Agenda 2020 qui est à ce jour une réforme dont les fondements n’ont pas produit les effets escomptés.

Comme il l’avait déjà affirmé, Thomas Bach a indiqué dans son interview que « sans l’Agenda 2020, nous n’aurions pas eu un seul candidat pour les Jeux de 2024.

L’Agenda 2020 porte sur le coût de l’organisation des Jeux et sur la durabilité.

Ce que nous ne prévoyons pas en revanche, c’est le changement dans le processus de candidature en raison de recours formulés par des mouvements politiques anti-système. Ils développent des slogans relatifs au gigantisme et à l’argent.

Nous pouvons nous plaindre, mais cela ne change rien. Par conséquent, nous devons faire avec ».

Au cours des derniers mois, le Président de l’institution de Lausanne (Suisse) avait pointé du doigt la pression des mouvements politiques et des initiatives citoyennes contre les Jeux, notamment après le retrait de Boston et plus récemment, après celui de Rome.

Face à ce constat et à cette évidente menace – qui porte en elle l’argument référendaire – Thomas Bach estime que la procédure de candidature doit être modulée pour permettre à d’anciennes Villes Candidates de revenir dans le giron olympique sans se sentir lésées.

Bien sûr, ce propos du Président du CIO concerne particulièrement les villes du « Vieux Continent », berceau de l’Olympisme mais qui peine aujourd’hui à faire émerger des candidatures suffisamment solides pour arriver jusqu’à la ligne d’arrivée, autrement dit, jusqu’au scrutin olympique.

« L’Europe est le noyau du Mouvement Olympique. Il ne serait pas sage de l’ignorer.

Le processus, tel qu’il existe aujourd’hui, produit trop de perdants. Du fait de cette tendance, le nombre de candidats se réduit. Mais nous voulons trouver le meilleur hôte possible pour les Jeux Olympiques.

Dans le passé, des villes comme Paris ou Buenos Aires ont souvent candidaté. Cela n’est plus possible aujourd’hui, car la plupart de ceux qui ont renoncé ont dit au revoir au processus de candidature. Ce cercle doit être brisé.

Nous pouvons inciter les candidats à revenir une deuxième fois, et ne pas exiger d’eux qu’ils commencent le processus à zéro. Nous devons réduire le coût de candidature, et faire que chaque site qui a accueilli un événement mondial comme une Coupe du Monde ou un Championnat du Monde, soit réputé approuvé et répondre aux exigences des Fédérations Internationales » a notamment indiqué Thomas Bach.

En mars 2015, visite de la Commission d'évaluation du CIO à Zhangjiakou, site prévu par Pékin 2022 pour les épreuves de neige (Crédits - Pékin 2022)

En mars 2015, visite de la Commission d’évaluation du CIO à Zhangjiakou, site prévu par Pékin 2022 pour les épreuves de neige (Crédits – Pékin 2022)

Concrètement, une ville qui aurait candidaté à une Olympiade mais qui n’aurait pas obtenu le précieux sésame, pourrait retenter sa chance sans avoir à répondre aux mêmes exigences qu’une ville qui propose sa candidature pour la première fois.

L’aspect financier pourrait dès lors être un premier secteur impacté. Cela reviendrait par exemple à réduire une fois encore le montant des droits de candidature. Auparavant fixés à 650 000 dollars pour les Villes Candidates, ces derniers ont été abaissés à 250 000 dollars pour les prétendantes aux JO 2024.

L’apport de cette somme a en outre été échelonné en trois versements : 50 000 dollars en octobre 2015 ; 50 000 dollars en juillet 2016 ; et enfin 150 000 dollars en janvier 2017.

Avec ces pistes, l’idée d’une double attribution des Jeux de 2024 et 2028 – pourtant ouvertement évoquée par Thomas Bach – semble à présent mise de côté. Tout du moins pour l’instant ; un nouveau basculement n’étant pas à écarter d’ici le 13 septembre prochain, date d’élection de la Ville Hôte.

Sur ce point, il convient de rappeler – notamment à l’égard de celles et ceux qui espèrent une double attribution dans une course déjà bien engagée – les propos tenus par le Président du CIO en octobre 2014.

A cette époque, l’institution avait été ébranlée par les défections des Villes Candidates aux JO d’hiver de 2022. Une situation similaire à celle qui est en développement actuellement avec le maintien de Los Angeles et Paris.

« Le CIO s’en tient à ses engagements. Nous avons réalisé un appel à candidatures. Il existe une procédure claire et transparente. Nous allons suivre cette procédure avec deux candidats.

Aujourd’hui, nous sommes en plein milieu de la procédure et nous ne pouvons et ne voulons pas changer les règles, compte tenu du fait que nous avons encore deux candidatures très intéressantes avec une approche diversifiée » avait martelé Thomas Bach.

Ce dernier faisait alors référence aux candidatures de Pékin (Chine) et d’Almaty (Kazakhstan).

Anne Hidalgo, Maire de Paris ; Thomas Bach, Président du Comité International Olympique ; et Tony Estanguet, coprésident du Comité de Candidature de Paris 2024 à l'occasion de l'opération "Nuit Blanche" 2016 (Crédits - Anne Hidalgo / Page Facebook)

Anne Hidalgo, Maire de Paris ; Thomas Bach, Président du Comité International Olympique ; et Tony Estanguet, coprésident du Comité de Candidature de Paris 2024 à l’occasion de l’opération « Nuit Blanche » 2016 (Crédits – Anne Hidalgo / Page Facebook)

Au cours de l’interview accordée à la presse allemande, cette délicate problématique de l’attractivité du Mouvement Olympique et des Jeux actuels n’a pas été l’unique sujet abordé par Thomas Bach.

Le leader du CIO est ainsi revenu sur la polémique des Jeux de Rio 2016 autour de l’exclusion des athlètes russes suite aux révélations du Rapport McLaren. Au-delà d’une justification de la prise de position du CIO, Thomas Bach a par ailleurs mentionné les relations de travail qu’il a pu avoir ou qu’il a avec les dirigeants politiques de ce monde.

Une équation périlleuse alors que l’institution du Baron Pierre de Coubertin s’est toujours posée en gardienne d’une certaine neutralité diplomatico-politique.

Cela se ressent évidemment dans l’appréciation des projets des Villes Candidates avec un discours parfaitement calibré et millimétré ; mais cela s’entend aussi au regard du positionnement du CIO sur les sujets brulants d’une actualité qui mêle souvent sport et politique.

« Nous avions dans le cadre des Jeux d’hiver de Sotchi 2014 une coopération très constructive [avec le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine]. A notre demande, il a ainsi veillé à ce que la loi hostile à l’homosexualité ne soit pas appliquée dans les zones concernés par les compétitions.

La relation de travail est la même que celle qui se construit avec tous les dirigeants des pays dans lesquels se déroulent les Jeux Olympiques. Et pour être clair : non, je n’ai pas discuté avec Vladimir Poutine de la question d’une sanction de la Russie au regard de la problématique du dopage » a déclaré Thomas Bach.

Mais comme une référence implicite à la politique souhaitée par le nouveau Président des États-Unis, Donald Trump, le dirigeant olympique ne s’est pas privé de marcher quelque peu sur le terrain politique en rappelant les idéaux de l’institution qu’il préside depuis septembre 2013.

Pour Thomas Bach, « le rôle des Jeux Olympiques est de construire des ponts et non d’ériger des murs. Nous observons avec inquiétude un monde qui semble de plus en plus conflictuel et qui nous rappelle dans sa forme, l’époque de la Guerre Froide.

Les Jeux Olympiques sont cependant le seul événement qui est encore capable de réunir le monde entier. Ceci est un fait que je constate et qui est encore présent dans les négociations politiques.

Nous avons besoin de messages plus positifs ».

Thomas Bach lors de la Cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Nanjing 2014 (Crédits – Xinhua / CIO)

Thomas Bach lors de la Cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Nanjing 2014 (Crédits – Xinhua / CIO)

Au-delà des déclarations et des postures, reste à présent à connaître les actes que l’institution centenaire pourrait être amenée à prendre.

Sur ce point précis, c’est aussi le leadership de Thomas Bach qui pourrait être mis à rude épreuve dans les mois qui viennent, lui qui a porté sur ses fonts baptismaux, la réforme de l’Agenda 2020, plus important mouvement de l’institution depuis l’adoption des mesures de la Commission « CIO 2000 » après le scandale relatif aux Jeux d’hiver de Salt Lake City 2002.