JO 2024 : La candidature américaine s’engage à l’occasion de la Journée Internationale de la Francophonie

Ce lundi 20 mars marque la Journée Internationale de la Francophonie.

Si la candidature olympique et paralympique de Paris 2024 incarne bien sûr le créneau de la Francophonie – et ce, en dépit de la polémique concernant le choix d’un slogan anglophone – la candidature de Los Angeles 2024 entend elle-aussi séduire le monde francophone.

Ainsi, la candidature américaine a fait savoir aujourd’hui qu’elle s’engageait à honorer et à promouvoir la langue de Molière au sein du Mouvement Olympique en cas de succès comme Ville Hôte des JO 2024.

Outre en Anglais, le site Internet de la candidature de Los Angeles est aussi accessible en Français et en Espagnol (Crédits – LA 2024)

Comme le mentionne la Règle 23 de la Charte Olympique :

1. Les langues officielles du Comité International Olympique sont le Français et l’Anglais.

2. A toutes les Sessions, une interprétation simultanée doit être fournie en Français, Anglais, Allemand, Espagnol, Russe et Arabe.

3. En cas de divergence entre le texte français et le texte anglais de la Charte Olympique et de tout autre document du CIO, le texte français fera foi sauf dispositions expresse écrite contraire.

La candidature de Los Angeles 2024 respectera cette Règle majeure, mais elle entend aller plus loin encore.

De fait, la présence de bénévoles francophones au sein du programme des volontaires sera encouragée, et un hommage appuyé aux influences francophones sur la culture américaine sera organisé lors de l’Olympiade de 2024.

« Au nom de nous tous, au sein de Los Angeles 2024, je transmets nos vœux les plus chaleureux à l’ensemble des Francophones de la planète, à l’occasion de la Journée Internationale de la Francophonie.

Le Français est la langue olympique originelle et LA 2024 est profondément résolu à fêter et promouvoir cette langue magnifique, s’il échoit à Los Angeles l’honneur d’accueillir les Jeux de 2024.

Aucune autre ville que Los Angeles, cité la plus pluriethnique des États-Unis, ne se prête autant à la célébration des langues et cultures du monde entier. Étant donné les liens étroits qui unissent la ‘Cité des Anges’ à tous les points du monde francophone, chaque athlète ou supporteur francophone aura l’avantage d’évoluer ‘à domicile’ lors des Jeux de 2024″ a affirmé Casey Wasserman, Président du Comité de Candidature de Los Angeles 2024.

Dans un communiqué, la candidature américaine a en outre rappelé le soutien du Comité Olympique des États-Unis (USOC) pour le développement des Comités Nationaux (CNO) Francophones, notamment au travers de programmes d’échange sur le site de Colorado Springs, au bénéfice de sportifs et entraîneurs du Sénégal, d’Algérie, de Tunisie ou encore du Rwanda.

Advertisements

JO 2024 : Paris devance Los Angeles dans le classement Mercer sur la qualité de vie

Quelques semaines après un classement sur les villes les plus congestionnées au monde, Los Angeles et Paris se retrouvent à nouveau au cœur d’une enquête consacrée cette fois-ci à la qualité de vie.

Comme chaque année, le Cabinet Mercer a mené une étude destinée en priorité aux expatriés. Cette étude fournit notamment des indications utiles aux employeurs pour déterminer un juste niveau de rémunération.

« L’infrastructure d’une ville, ou plutôt son absence, peut considérablement affecter la qualité de vie quotidienne des expatriés et de leurs familles.

L’accès à une offre variée dans le domaine des transport, connectée localement et internationalement, et l’accès à l’électricité et à l’eau potable sont parmi les besoins essentiels des expatriés qui arrivent dans un nouvel endroit dans le cadre de leur mission.

Une infrastructure bien développée peut également constituer un avantage concurrentiel clé pour les villes qui tentent d’attirer des multinationales, des talents et des investisseurs étrangers » a d’ailleurs rappelé Slagin Parakatil, Directeur de Mercer et Responsable des recherches sur la qualité de vie.

Selon le classement 2017 qui comptabilise pas moins de 231 villes, Vienne (Autriche) arrive en tête des cités où la qualité de vie est jugée la plus satisfaisante et ce, pour la huitième année consécutive.

La capitale autrichienne devance Zurich (Suisse) et Auckland (Nouvelle-Zélande) qui viennent compléter le podium.

Los Angeles et Paris sont également présentes dans ce classement.

Les deux Villes Candidates à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024 se situent en effet à la 58ème place pour la première et à la 38ème position pour la seconde.

Pour Los Angeles, cela représente une chute de neuf places par rapport au classement 2016 et ce, en raison du taux de criminalité qui a été parmi les plus hauts enregistrés aux États-Unis sur l’année écoulée. Pour Paris, la baisse est plus limitée avec une place de moins que lors de la précédente étude Mercer.

Dans le cadre de leur projet olympique et paralympique respectif, Los Angeles et Paris défendent un confort accru pour les habitants et les spectateurs au niveau des transports et des efforts importants sur le créneau de l’environnement et plus globalement du développement durable.

La Ville de Paris devrait en tous cas poursuivre les efforts engagés jusqu’à présent pour améliorer la qualité de vie dans la capitale française.

Visuel du futur tram-bus de Paris (Crédits – Mairie de Paris)

Cela commence bien sûr par les déplacements, avec les mesures adoptées pour l’extension de voies cyclables et l’accompagnement de la pratique du vélo au cours des prochaines années, ainsi que par la mise en place d’un tram-bus sur les quais Rive Droite de la Seine.

Mais au-delà des transports, la Ville de Paris entend aussi profiter de l’opportunité offerte par la candidature olympique et paralympique pour permettre la baignade des Parisiens et des touristes dans la Seine et dans le Bassin de La Villette.

Ce dernier sera d’ailleurs accessible dès cet été, avant l’ouverture d’une portion du Lac Daumesnil d’ici 2019.

JO 2024 : La réélection du Maire de Los Angeles saluée par la candidature américaine

Ce mardi 07 mars, les citoyens de Los Angeles (Californie) étaient appelés aux urnes pour élire leur nouveau Maire. Sans surprise, le Premier Magistrat sortant a été réélu de manière très confortable.

En effet, selon un décompte portant sur 58% des bulletins dépouillés, Eric Garcetti (Parti Démocrate) récolte plus de 80% des voix. Un score exceptionnel – bien que la participation soit faible – au regard du nombre de candidats alignés sur la ligne de départ ; 11 prétendants outre le Maire sortant.

(Crédits – Eric Garcetti / Page Twitter)

Cette réélection massive pour un second mandat conforte en tous cas l’élu Démocrate dans sa volonté de placer Los Angeles comme l’une des premières métropoles mondiales. Surtout, elle devrait le conforter dans son opposition à la politique menée par le Président des États-Unis, Donald Trump.

Potentiel candidat au poste de Gouverneur du puissant État de Californie en 2018, Eric Garcetti pourrait aussi – le cas échéant – se porter candidat à l’investiture du Parti Démocrate pour la Présidentielle de 2020.

Son nom est régulièrement cité comme candidat possible, mais la route est encore longue cependant, Eric Garcetti n’ayant pas une stature nationale et n’étant pas particulièrement connu au-delà des frontières de Los Angeles et de la Californie du Sud.

Aujourd’hui, en plus de son opposition à Donald Trump, c’est surtout en qualité de soutien à la candidature olympique et paralympique de Los Angeles 2024 que le Maire de la « Cité des Anges » s’affirme comme une personnalité émergente.

Casey Wasserman, Président de Los Angeles 2024 (à gauche) et Eric Garcetti (à droite) autour du Président du CIO, Thomas Bach en marge des Jeux de Rio 2016 (Crédits – LA 2024 / Getty Images)

D’ailleurs, le Comité de Candidature n’a pas tardé à réagir à la réélection du Maire.

Par l’intermédiaire de son Président, Casey Wasserman, et du leader du Comité Olympique des États-Unis (USOC), Larry Probst, Los Angeles 2024 a ainsi adressé ses félicitations à Eric Garcetti.

« Depuis le premier jour, le Maire est le principal partisan de Los Angeles 2024, et sa vision et son enthousiasme pour ce projet constitueront un formidable atout pour nous au cours des six derniers mois de campagne.

Comme tout le monde parmi les partisans de Los Angeles 2024, Eric Garcetti reconnaît que nos plans s’alignent parfaitement sur la trajectoire ascendante et irrésistible que prend Los Angeles : à mesure que l’Hôtel de Ville contribue à l’amélioration de la vie des habitants de Los Angeles, la Cité des Anges devient plus prête que jamais à accueillir des Jeux d’été 2024 durables, à faible risque et à haut niveau technologique » a notamment affirmé Casey Wasserman, par ailleurs soutien financier du Parti Démocrate à l’échelle locale et nationale.

Grâce à cette réélection, le Comité de Candidature réaffirme la stabilité politique qui se présente à Los Angeles pour les années à venir.

Un argument important pour le Comité International Olympique (CIO), l’institution étant soucieuse de s’assurer d’avoir un partenaire fiable dans le cadre des préparatifs organisationnels qui s’échelonnent sur sept années avant l’ouverture des Jeux.

Si Los Angeles a parfaitement conscience de cet élément, sa rivale Paris entend aussi miser sur l’adhésion de la classe politique.

Sur ce point précis de l’engagement politique et par conséquent institutionnel, Larry Probst a tenu à placer Eric Garcetti comme le meilleur interlocuteur possible pour l’institution de Lausanne (Suisse).

« Dès son premier jour de mandat, Eric Garcetti m’a écrit pour exprimer l’intérêt de Los Angeles pour accueillir les Jeux et depuis ce moment-là, sa passion pour les Jeux n’a cessé d’augmenter.

Il a été le partenaire idéal pour le Comité Olympique Américain tout au long du processus de candidature et si Los Angeles est élue Ville Hôte des JO 2024, je ne doute pas qu’il sera le partenaire idéal pour le CIO pendant les années d’accompagnement du Comité d’Organisation » a ainsi déclaré celui qui occupe aussi les fonctions de membre du CIO pour les États-Unis.

Hôtel de Ville de Los Angeles (Crédits – Ville de Los Angeles)

Si son prédécesseur à l’Hôtel de Ville avait lui-aussi montré un intérêt important pour une potentielle candidature aux Jeux dès le début de l’année 2013, Eric Garcetti a par la suite concrétisé cette ambition de revivre l’expérience olympique après l’accueil des JO 1932 et 1984.

Son rôle à l’été 2015 a d’ailleurs été déterminant au moment où la ville de Boston (Massachusetts) fut prise dans la tourmente avant de finalement renoncer à porter la candidature américaine. Eric Garcetti martela alors le message de Los Angeles comme étant une ville de secours pour l’USOC certes, mais avant toute chose, une ville sans risque pour le Mouvement Olympique.

Avec un plan structuré et aux contours financiers relativement modestes, le Maire de Los Angeles avait réussi à convaincre l’USOC de repêcher la ville et de faire de cette dernière, la candidate américaine à l’organisation des JO 2024.

JO 2024 : Le Maire de Los Angeles reste déterminé et combattif à l’égard de la politique migratoire de Donald Trump

A la fin du mois de janvier, le Maire de Los Angeles était monté au créneau afin de critiquer les fondements du Décret du Président Donald Trump relatif à la politique migratoire des États-Unis.

Moins de deux mois plus tard, Eric Garcetti se montre toujours aussi déterminé et combattif à l’égard de la politique conduite par le successeur de Barack Obama à la Maison Blanche.

Ainsi, malgré l’intervention de la justice et l’écriture d’un nouveau Décret – qui entrera en vigueur à compter du 16 mars -, le Maire de Los Angeles estime que les comptes n’y sont pas et que l’effort de sécurité souhaité par Donald Trump n’est pas en adéquation avec les idéaux américains.

Dans un communiqué publié ce lundi soir, celui qui est candidat à sa propre succession pour les élections municipales qui auront lieu ce mardi, reprend certains éléments de langage qu’il avait employé en janvier dernier.

(Crédits – Eric Garcetti / Page Facebook)

« Le Décret que le Président a signé aujourd’hui vise toujours les mêmes personnes et est encore loin d’être en accord avec les valeurs de tolérance religieuse et d’égalité. Il va toujours à l’encontre de tout ce que nous pensons en tant qu’Américains et en tant que citoyens de Los Angeles. Notre ville protégera toujours la sécurité de nos familles et de nos communautés et restera une ville accueillante où des gens du monde entier pourront trouver un foyer.

Notre ville reste celle qui concentre le plus grand nombre de personnes touchées par l’action de l’Administration. Au cours des jours ayant suivi l’adoption du premier Décret du Président Trump, j’ai eu l’honneur de me joindre à deux rassemblements ; l’un auprès d’une maison de culte où les dirigeants religieux et les élus se sont montés solidaires avec nos frères et sœurs de la communauté musulmane ; l’autre à l’aéroport pour accueillir un ressortissant iranien qui avait attendu 12 ans pour être réuni à nouveau avec son fils mais qui a été empêché en raison de l’interdiction du Président et ce, jusqu’à ce qu’un Tribunal ordonne une remise en cause du Décret.

Cet esprit d’unité pacifique à la mosquée, et la joie d’accueillir Ali Vayeghan au Terminal de l’aéroport LAX, représentent l’Amérique que nous connaissons et que nous aimons. La fermeture des portes aux réfugiés – à un moment où des innocents dans le monde entier sont tués pour aucune autre raison que leurs croyances religieuses ou leurs affiliations politiques – n’est pas une solution.

Nous pouvons – et nous devons – travailler ensemble pour assurer la sécurité de notre pays. Et nous pouvons le faire d’une manière qui honore notre humanité partagée, qui célèbre notre diversité, et qui ne se détourne pas des idéaux qui définissent qui nous sommes » a fait savoir l’élu Démocrate de Los Angeles.

Avec cette nouvelle déclaration, Eric Garcetti se positionne une fois encore comme un farouche opposant à Donald Trump, n’hésitant pas à ériger Los Angeles comme un bastion – un refuge même – de la défense des valeurs américaines.

Cette stratégie n’est pas anecdotique et pourrait encore se renforcer dans les mois à venir et ce, à mesure que le Président des États-Unis mettra en œuvre son programme, en particulier en matière d’immigration et de relation avec le Mexique, limitrophe de la Californie.

De gauche à droite, Janet Evans, vice-Présidente de LA 2024 ; Eric Garcetti, Maire de Los Angeles ; Allyson Felix, Olympienne ; Angela Ruggiero, membre du CIO ; et Casey Wasserman, Président de la candidature américaine en marge de la présentation des Villes Candidates à Doha (Qatar) en novembre 2016 (Crédits – LA 2024)

A 191 jours de l’élection de la Ville Organisatrice des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024, Los Angeles semble aujourd’hui soucieuse de se démarquer plus que jamais du Président élu en novembre 2016.

Quelques jours après la victoire de Donald Trump, le Comité de Candidature de Los Angeles 2024 avait pourtant souhaité dialoguer avec le nouveau patron de la Maison Blanche et ce dernier avait même téléphoné au Président du Comité International Olympique (CIO) pour lui assurer de son soutien et de son appui à l’égard de la candidature américaine.

Mais les intentions et actions louables de cette période s’étaient constituées avant la mise en application des premières mesures polémiques de l’Administration Trump. Aujourd’hui, la situation est donc bouleversée et Los Angeles tente – via les autorités municipales – de s’affranchir de la ligne politique défendue par le Président Républicain.

Une façon de rassurer les membres électeurs du CIO et avant ces derniers, les membres de la Commission d’évaluation qui inspecteront – du 23 au 25 avril – les sites californiens proposés pour abriter les Jeux d’été de 2024.

A ce moment-là, les responsables politiques locaux et les dirigeants de LA 2024 devraient avoir à cœur de rappeler les engagements de la candidature vis-à-vis du Mouvement Olympique et de l’élaboration d’un projet largement financé au-delà des deniers fédéraux.

En effet, hormis sur le plan de la sécurité, l’État Fédéral n’est pas référencé de manière explicite dans les garanties financières fournies par la candidature au CIO.

Los Angeles 2024 entend en effet – suivant en ce sens la tradition des candidatures olympiques américaines – s’appuyer sur des investissements privés et, le cas échéant, sur une participation de secours de l’État de Californie et de la Ville de Los Angeles.

Là encore, une manière de tenir au loin la sphère politique nationale et les aléas que celle-ci peut parfois comporter.

JO 2024 : Le Maire de Los Angeles acte le lancement des travaux d’extension de l’aéroport LAX

En 2016, pas moins de 81 millions de voyageurs ont transité par l’aéroport international LAX de Los Angeles.

Ce chiffre – en constante hausse et qui devrait encore évoluer au cours des prochaines années – illustre l’attractivité dont bénéficie la Californie et plus particulièrement Los Angeles qui a accueilli l’année passée un nombre record de touristes américains et étrangers.

Pour garantir un accroissement de l’activité de l’aéroport, les autorités locales avaient décidé de lancer un vaste programme de modernisation et d’extension du site actuel pour un investissement global de 14 milliards de dollars (13,22 milliards d’euros).

Au cours de la cérémonie officielle de présentation du projet et des travaux, le Maire de Los Angeles a affiché son soutien à la candidature de LA 2024 avec un badge accroché à sa veste (Crédits - Eric Garcetti / Page Facebook)

La candidature de LA 2024 était bien présente à l’esprit du Maire de Los Angeles. Comme au cours de toutes les cérémonies officielles, le badge de la candidature est accrochée à la veste d’Eric Garcetti (Crédits – Eric Garcetti / Page Facebook)

Aujourd’hui, les travaux d’extension sont entrés dans une phase concrète avec la présentation du projet.

Une cérémonie officielle s’est d’ailleurs déroulée en présence du Maire de Los Angeles, ainsi que des Conseillers Mike Bonin, Bob Blumenfield et Joe Buscaino, ainsi que des responsables de la structure en charge de l’aéroport.

Le nouveau Terminal, qui doit constituer une extension du Terminal Tom Bradley (TBIT) grâce à un tunnel d’accès, comprendra des installations modernes sur près de 7 hectares avec également 12 nouvelles portes d’embarquement.

L’investissement nécessaire sera de 1,6 milliard de dollars (1,51 milliard d’euros) jusqu’à l’inauguration prévue de l’installation en 2019. Pas moins de 6 000 emplois devraient être créés pour aboutir à l’édification du Terminal.

(Crédits - Eric Garcetti / Page Facebook)

Visuel de l’intérieur du futur Terminal qui doit offrir un confort accru pour les voyageurs (Crédits – Eric Garcetti / Page Facebook)

« L’aéroport LAX signifie beaucoup pour l’économie de Los Angeles, c’est un incroyable secteur qui emploie plus de 50 000 personnes.

Avec le nombre record de touristes l’an dernier dans notre ville, il était opportun d’investir des milliards de dollars pour en faire l’un des aéroports de premier plan dans le monde.

Le Midfield Satellite Concourse est un projet de transformation qui profitera à des milliers de personnes sur le plan de l’emploi et qui aidera à étendre encore davantage la portée mondiale de Los Angeles » a déclaré Eric Garcetti lors de la cérémonie de présentation du projet et du lancement officiel des travaux.

Les aménagements aéroportuaires qui jalonneront les prochaines années s’inscrivent dans le cadre de la stratégie de modernisation des transports souhaitée par les autorités, notamment dans l’optique de l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024.

Si une partie des investissements sera réalisée d’ici cette échéance – avec ou sans l’obtention de l’événement d’ailleurs – la majeure partie des deux plans dédiés aux infrastructures routières et ferroviaires sera déployée ultérieurement.

Au total, ce sont plus de 200 milliards de dollars (188,89 milliards d’euros) qui doivent être injectés pour mettre en œuvre ces projets d’envergure.

Le Comité de Candidature de LA 2024 compte en tous cas sur ces divers investissements pour améliorer les dessertes et la qualité opérationnelle des transports.

« Le plan de modernisation de l’aéroport LAX améliorera sans aucun doute la capacité de LA 2024 à offrir une expérience exceptionnelle de bout en bout pour chaque visiteur.

LA 2024 ne nécessite aucune nouvelle infrastructure de transport pour accueillir les Jeux, mais nous avons travaillé à capitaliser autant que possible sur ces projets ambitieux, percutants et durables qui révolutionneront le transport en commun et amélioreront la vie des habitants de Los Angeles.

Le plan de modernisation de l’aéroport LAX est une preuve supplémentaire que la vision durable et à faible risque de LA 2024 s’inscrit parfaitement dans la transformation et l’investissement constant de la ville pour son avenir » a fait savoir Casey Wasserman, Président du Comité de Candidature.

JO 2024 : Réaction de Los Angeles au retrait de Budapest

Il n’est pas habituel qu’une Ville Candidate évoque publiquement le retrait d’une concurrente.

Pourtant, le Comité de Candidature de Los Angeles 2024 a publié ce vendredi soir un communiqué pour réagir à l’annonce des autorités hongroises de retirer le projet de Budapest 2024 de la course aux Jeux d’été.

Dans une déclaration d’une dizaines de lignes, Casey Wasserman salue ainsi le parcours de Budapest et met en perspective les mois à venir pour l’avenir du Mouvement Olympique.

(Crédits - Casey Wasserman / Page Twitter)

(Crédits – Casey Wasserman / Page Twitter)

« Nous sommes tous déçus de cette nouvelle, nous avons le plus grand respect pour l’approche pionnière de Budapest 2024 pour concevoir et promouvoir sa candidature, et nous sommes impatients de poursuivre notre amitié avec nos collègues hongrois.

Le monde entre dans une ère de changement sans précédent. C’est la ‘nouvelle réalité’ pour le Mouvement Olympique et cela appelle à une nouvelle réflexion.

Nous croyons plus que jamais que le Comité International Olympique (CIO) doit se concentrer sur la sélection d’une Ville Hôte 2024 pour redéfinir la durabilité, relier le Mouvement Olympique et ses avantages aux jeunes du monde entier comme jamais auparavant et encourager les futures villes à soumissionner pour l’organisation des Jeux.

Avec un soutien public de 88% et un soutien encore plus important de la part des jeunes de Los Angeles, notre candidature offre une solution innovante, à faible risque et véritablement durable pour aider à assurer l’avenir du Mouvement Olympique en 2024 et au-delà » a affirmé le Président de la candidature américaine.

La démarche de Los Angeles 2024 n’est pas anodine et est loin d’être dénuée d’intérêt.

Le retrait de la candidature de Budapest 2024 constitue en effet une rivale de moins dans la course aux JO et ce, après les retraits successifs de Hambourg 2024 et de Rome 2024.

Désormais, et à quelques mois du vote de la Ville Organisatrice, il apparaît essentiel pour les deux Villes Candidates encore en lice – Los Angeles et Paris – de sécuriser le rapport qu’elles ont avec les membres du CIO qui sont potentiellement favorables à leur projet respectif et surtout, de capter l’attention des électeurs indécis, ceux-là même qui pourront faire pencher la balance le jour-J.

Aussi, en vantant les mérites de la candidature hongroise, Los Angeles 2024 espère sans doute séduire les membres du CIO – peut-être une quinzaine – qui auraient pu apporter leur suffrage à Budapest dans le cadre de l’élection olympique du 13 septembre prochain.

(Crédits - LA 2024)

(Crédits – LA 2024)

Le contenu du communiqué de Los Angeles 2024 sera en tous cas étudié. Il n’est pas certain cependant que le CIO apprécie une telle démarche venant d’une candidature.

La pratique n’est toutefois pas nouvelle.

En novembre 2013, la candidature d’Oslo avait ainsi réagit au référendum de Munich dans le cadre de la candidature allemande aux Jeux d’hiver de 2022. Il y a peu, après le retrait de la candidature de Rome pour les JO 2024, Budapest avait envoyé un communiqué aux journalistes et médias avant de se rétracter et de retirer sa publication.

Pour limiter les prises de position et les déclarations des uns et des autres, le CIO s’appuie notamment sur le Code d’éthique et en particulier sur les Règles de Bonne Conduite pour la procédure de candidature éditées à l’attention des Villes Candidates.

L’Article 12 de ces Règles mentionne d’ailleurs que « chaque ville doit, en toute circonstance et à tout moment, respecter les autres villes ainsi que les membres du CIO et le CIO lui-même.

Les villes doivent s’abstenir de tout acte ou propos susceptible de ternir l’image d’une ville concurrente ou de lui porter préjudice. Toute comparaison entre villes est strictement interdite.

Pour assurer le respect entre les Villes Candidates, ces dernières ne participeront à aucun débat entre elles.

Aucune entente, coalition ou collusion entre les villes ou leur Comité National Olympique (CNO), destinée à influencer le résultat du vote de la Ville Hôte, n’est admise ».

JO 2024 : Los Angeles en tête des villes les plus congestionnées au monde selon une étude

Le contenu de l’étude ne devrait sans doute pas satisfaire les porteurs de la candidature olympique et paralympique de Los Angeles 2024.

Relayée hier par le « Los Angeles Times », l’étude de la Fondation INRIX a été menée dans 1 064 villes de 38 pays à travers le monde. Élément important à noter toutefois, la Chine et l’Inde n’ont pas été comptabilisés et ce, alors que les déplacements automobiles y sont particulièrement élevés chaque année.

INRIX révèle que la « Cité des Anges » est la ville la plus congestionnée au monde du fait de la densité des déplacements et du nombre d’heures passées dans les embouteillages.

(Crédits - Luis Sinco / Los Angeles Times)

(Crédits – Luis Sinco / Los Angeles Times)

Ainsi, pour l’année 2016, les automobilistes de la ville de Californie ont enregistré une moyenne de 104 heures, soit davantage que ceux de Moscou (Russie) qui pointaient à 91 heures et que ceux de New York à 89 heures.

Autre donnée importante, et non des moindres : les dépenses engendrées par ces embouteillages ont représenté une moyenne annuelle de 2 408 dollars (2 289 euros) par automobiliste de Los Angeles et de de 300 milliards de dollars (285,27 milliards d’euros) à l’échelle des États-Unis.

Le top 10 est complété par les villes de San Francisco, Bogota (Colombie), Sao Paulo (Brésil), Londres (Royaume-Uni), Atlanta, Paris (France) et Miami.

(Crédits - INRIX)

(Crédits – INRIX)

Dans l’optique des Jeux d’été de 2024, Los Angeles entend faciliter les déplacements grâce à l’aménagement de nouveaux axes pour le métro notamment, et à la modernisation des équipements existants. Cependant, seule une partie des deux plans massifs adoptés par les autorités – de 88 milliards et de plus de 120 milliards de dollars – sera appliquée d’ici l’événement planétaire.

La problématique des transports promet donc d’être délicate à gérer pour Los Angeles qui espère des flux de 2 millions de visiteurs américains et de 1,2 million de visiteurs étrangers.

Bien sûr, l’aéroport international de Los Angeles sera en mesure de gérer ces allers et retours, mais le réseau des transports en commun pourrait être mis à rude épreuve et ce, à l’instar de la récente mobilisation de la Marche des Femmes.

Les réseaux sociaux s’étaient alors fait l’écho des messages d’information diffusés par les autorités pour aiguiller les voyageurs en direction d’axes secondaires.

Extrait du film technique de la candidature française (Crédits - Paris 2024)

Extrait du film technique de la candidature française (Crédits – Paris 2024)

Également présente dans le classement de l’étude INRIX – 9ème contre 15ème en 2015 avec une moyenne de 65 heures – Paris a aussi pris des engagements fermes pour permettre des déplacements homogènes dans le cas où la « Ville Lumière » serait élue Ville Hôte des Jeux.

Que ce soit dans le cadre de sa vidéo promotionnelle ou sur ces différents supports techniques, Paris 2024 martèle ainsi son souhait de permettre 100% des déplacements via les transports en commun, avec en particulier la promesse qu’aucun spectateur des Jeux ne sera à plus de 400 mètres d’une station de métro.

En octobre 2016, en marge de la visite à Paris du Président du Comité International Olympique (CIO), Thomas Bach, la Présidente de la Région Île-de-France avait d’ailleurs vanté les mérites du réseau des transports.

« Nous allons profondément rénover les transports, et avec les nouvelles lignes du Grand Paris Express, nous aurons le réseau de transport non seulement le plus performant, mais aussi le plus propre du monde.

C’est très important » avait notamment affirmé Valérie Pécresse au micro de « Sport & Société ».

Dans les deux cas – que ce soit Los Angeles ou Paris – l’organisation des Jeux devra tenter de faire oublier les déboires rencontrées lors des Jeux de Rio 2016, des Jeux où spectateurs et journalistes ont eu bien du mal à rallier les différents sites.

Il faut dire que le plan de Rio 2016 avait été conçu autour de pôles sportifs relativement éloignés les uns des autres.

JO 2024 : Face à l’incertitude hongroise, Los Angeles et Paris poursuivent leur campagne respective

Si Budapest (Hongrie) pourrait quitter la course à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été dès cette semaine – peut-être mercredi 22 février – les deux autres Villes Candidates ont décidé d’aller de l’avant.

Quelques semaines avant les visites de la Commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO), Los Angeles (États-Unis) et Paris (France) poursuivent ainsi leurs efforts, avec notamment la phase de promotion internationale rendue possible depuis le 03 février.

Larry Probst, Président du Comité Olympique des Etats-Unis (USOC) et membre du CIO, en compagnie de Casey Wasserman, Président de la candidature américaine (Crédits - LA 2024)

Larry Probst, Président du Comité Olympique des États-Unis (USOC) et membre du CIO, en compagnie de Casey Wasserman, Président de la candidature américaine, après leur arrivée au Japon (Crédits – LA 2024)

Le Comité de Candidature de Los Angeles 2024 est d’ailleurs représenté au Japon pour assister aux Jeux Asiatiques d’hiver qui se sont ouverts hier à Sapporo.

La ville – qui ambitionne d’être candidate à l’organisation des Jeux d’hiver de 2026 – est en effet hôte de l’événement du 19 au 26 février et accueille à cette occasion 29 Comités Nationaux Olympiques d’Asie. Mais au-delà de la compétition, l’intérêt pour l’édition 2017 des Jeux Asiatiques réside surtout dans l’invitation adressée à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande.

Casey Wasserman, Président de LA 2024 a tenu à saluer cette ouverture.

« La Cérémonie d’ouverture a été fantastique ; il est toujours agréable de voir autant d’athlètes issus d’une telle diversité de nations se réunir pour célébrer le sport.

C’était en plus très spécial de voir des athlètes d’Asie et d’Océanie marcher ensemble dans la solidarité.

C’est précisément cette inclusion et cette unité que nous célébrons à Los Angeles et dans le Sud de la Californie et que nous souhaitons promouvoir si nous avons l’honneur d’accueillir les Jeux de 2024″ a notamment affirmé le leader de la candidature américaine accompagné de Larry Probst, Président du Comité Olympique des États-Unis (USOC).

Cette déclaration autour des notions d’ouverture, de solidarité, d’inclusion et d’unité n’est pas anodine et se veut sans doute un message porté à l’attention des membres du CIO.

Ces derniers devraient être massivement présents au Japon et Los Angeles 2024 compte bien être à la manœuvre pour tenter de déminer un terrain rendu difficile par la politique migratoire du Président Donald Trump.

Signe supplémentaire de cette volonté de s’affranchir de la politique du nouveau patron de la Maison Blanche, Los Angeles 2024 entend profiter des Jeux Asiatiques d’hiver pour développer sa communication à l’égard des Comités Nationaux Olympiques.

Dans l’optique des JO 2024, le Comité de Candidature a ainsi pour ambition de mettre en place une enveloppe budgétaire afin de permettre la meilleure préparation possible des CNO et surtout, la venue éventuelle de ces derniers dans les installations d’entraînement présentes aux États-Unis et plus particulièrement, dans l’État de Californie.

Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024, et Tegla Loroupe, Ambassadrice des Nations Unies pour la Paix, lors de la Cérémonie des Laureus World Sports Awards (Crédits - Peace and Sport)

Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024, et Tegla Loroupe, Ambassadrice des Nations Unies pour la Paix, lors de la Cérémonie 2017 des Laureus World Sports Awards (Crédits – Peace and Sport)

Du côté de Paris 2024, la semaine a été marquée par la visite en Chine du Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner.

Ce dernier a notamment participé à la soirée France-Chine organisée à l’ambassade de France à Pékin, au côté de Jean-Philippe Gatien, Directeur des Sports du Comité de Candidature de Paris 2024.

Plus près de l’Hexagone, la candidature était aussi représentée à Monaco avec la présence de son coprésident, et également membre du CIO, Tony Estanguet, à la Cérémonie des Laureus World Sports Awards 2017.

L’événement a récompensé plusieurs grands noms du sport mondial qui se sont illustrés au cours de l’année écoulée.

La gymnaste de talent, Simone Biles, a ainsi reçu l’Award de la meilleure sportive de l’année, tandis que l’athlète Usain Bolt s’est vu remettre le trophée de sportif de l’année. Le géant de la natation, Michael Phelps, n’a pas été oublié dans ce palmarès qui a aussi récompensé l’équipe des réfugiés olympiques.

Le retraité des bassins a reçu le prix du retour de l’année grâce à son come-back réussi lors des Jeux d’été de Rio 2016.

Mais Michael Phelps a aussi fait parler de lui par sa présence à Paris.

(Crédits - Capture d'écran de la page Instagram de Michael Phelps / Sport & Société)

(Crédits – Capture d’écran de la page Instagram de Michael Phelps / Sport & Société)

Bien que fervent soutien de la candidature de Los Angeles 2024 – il est d’ailleurs membre de la Commission Consultative des Athlètes de la candidature américaine – Michael Phelps n’a pas hésité à poster plusieurs clichés de son escapade parisienne en compagnie de son épouse, Nicole ; devant la Tour Eiffel et la cathédrale Notre-Dame.

Ce dimanche, la légende de la natation a également mentionné sa présence à la piscine Molitor, profondément rénovée il y a quelques années.

Michael Phelps a ainsi nagé quelques longueurs au sein de ce monument du XVIème arrondissement de la capitale, situé non loin du Parc des Princes, du Stade Jean Bouin et du complexe tennistique de Roland Garros, trois sites majeurs inscrits dans le projet de Paris 2024.

JO 2024 : La candidature de Los Angeles conçoit une playlist à l’occasion des Grammy Awards

Présente sur le tapis rouge des Golden Globes – et sans doute prochainement sur celui des Oscarsla candidature de Los Angeles 2024 a choisi les cérémonies hollywoodiennes pour promouvoir de manière singulière son projet pour l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques.

Hier soir, la candidature de Los Angeles a encore misé sur l’originalité afin d’assurer une présence symbolique à l’occasion de la cérémonie des Grammy Awards.

En mettant en ligne une playlist de 13 titres sur les réseaux Apple Music et Spotify, la candidature américaine a par ailleurs démontré son attachement à la culture et au divertissement qui sont deux des éléments majeurs de la « Cité des Anges ».

La LA 2024 Champions Playlist sur Spotify (Crédits - Capture d'écran / Sport & Société)

La LA 2024 Champions Playlist sur Spotify (Crédits – Capture d’écran / Sport & Société)

Cette présence et cette démonstration autour d’un événement bien éloigné de la thématique sportive n’ont toutefois rien d’un hasard.

En effet, le lieu de célébration des Grammy Awards n’est autre que le Staples Center, installation multifonctionnelle proposée par Los Angeles 2024 pour abriter le tournoi olympique de basketball.

Ce site emblématique se trouve par ailleurs au sein du Downtown Sports Park qui dispose également du Memorial Coliseum (athlétisme et une partie des Cérémonies olympiques), du Galen Center (badminton), du Microsoft Theatre (haltérophilie), du Centre des Congrès (escrime, boxe, taekwondo et tennis de table), du futur Banc of California Stadium (football), ainsi que du stade de baseball Dedeaux qui est appelé à être transformé en Centre Aquatique pour les Jeux Olympiques.

En profitant de la période des cérémonies hollywoodiennes pour promouvoir son concept des Jeux d’été, LA 2024 entend indéniablement démontrer la capacité de la ville à accueillir de grands événements ayant une résonance internationale.

« En plus d’être les meilleurs athlètes du monde, les membres de la Commission des Athlètes de LA 2024 sont de grands DJ et leurs playlists Apple Music et Spotify mettent en valeur l’engagement de LA 2024 à tirer profit des dernières technologies pour faire émerger une nouvelle ère olympique et paralympique.

LA 2024 est enthousiaste à l’idée de mettre cette créativité et cette innovation au service du Mouvement Olympique dans le cas où nous obtiendrions l’organisation des Jeux de 2024.

Je veux aussi féliciter The Recording Academy pour l’éblouissante et réussie cérémonie des Grammy Awards. Des événements comme celui-ci, les Golden Globes et les prochains Oscars témoignent de l’expérience de notre ville dans le domaine de l’organisation régulière d’événements de pointe » a d’ailleurs affirmé et précisé Casey Wasserman, Président du Comité de Candidature de LA 2024.

Carte du dispositif olympique de Los Angeles (Crédits - LA 2024)

Carte du dispositif olympique de Los Angeles avec au centre, le Parc des Sports du centre-ville (Crédits – LA 2024)

Contenu de la playlist de LA 2024 diffusée à l’occasion des Grammy Awards :

  • Beautiful Day – U2 (par Katie Ledecky / natation),
  • Started From The Bottom – Drake (par Howard Shu / badminton),
  • To Gun Anthem – Steve Stevens et Harold Faltermayer (par Candace Cable / athlétisme paralympique, ski alpin, ski nordique / vice-Présidente de LA 2024),
  • Formation – Beyoncé (par Samantha Peszek et Jordyn Wieber / gymnastique),
  • Ultralight Beam – Kanye West feat Chance the Rapper, Kirk Franklin, Kelly Price et The Dream (par Lex Gillette / athlétisme paralympique),
  • All The Way Up – Fat Joe et Remy Ma feat French Montana (par Tara Lipinski / patinage artistique),
  • Olympic Fanfare and Theme – John Williams (par Janet Evans / natation / vice-Présidente de LA 2024),
  • Hello – Adele (par Angela Ruggiero / Directrice de LA 2024 en charge de la stratégie / Membre du Comité International Olympique),
  • No Problem – Chance the Rapper feat 2 Chainz and Lil’Wayne (par Conor Dwyer / natation),
  • Smoke On The Water – Deep Purple (par John Naber / natation),
  • 7 Years – Lukas Graham (par Tony Azevedo, Cobi Jones et Thiago Pereira / water-polo, football et natation),
  • Confident – Demi Lovato (par Maia Shibutani / patinage artistique),
  • I Believe I Can Fly – R. Kelly (par Alex Shibutani / patinage artistique)

JO 2024 : Los Angeles propose une nouvelle mise à jour de son concept

Les Villes Candidates ont remis ce vendredi 03 février 2017 l’ultime volet technique de leur dossier de candidature respectif.

Du côté de Los Angeles (États-Unis), l’actualisation du projet semble se poursuivre.

Quelques mois après sa sélection comme Ville Candidate par le Comité Olympique des États-Unis (USOC), Los Angeles avait apporté une première modification à ses plans initiaux, en écartant la possibilité de construire un Village pour les athlètes, préférant alors miser sur la mobilisation du campus de l’Université de Californie (UCLA).

Carte du dispositif olympique (Crédits - LA 2024)

Carte du dispositif olympique (Crédits – LA 2024)

D’autres changements sont ensuite intervenus, avec la délocalisation de certains sports à Anaheim et surtout Long Beach, au Sud de Los Angeles. Puis récemment, la candidature américaine a annoncé son choix d’organiser les Cérémonies d’ouverture et de clôture au sein de deux enceintes, à savoir le mythique Memorial Coliseum et le futur Stade d’Inglewood en proche périphérie de Los Angeles.

Mais la candidature a aussi révélé ses choix quant à l’implantation de trois sports et ce, alors même que les Villes Candidates devaient formuler l’ensemble des positionnements dans le cadre du second volet du dossier de candidature, livré le 07 octobre 2016.

De fait, Los Angeles 2024 propose à présent la tenue du VTT, du Pentathlon moderne et du tir-à-l’arc sur des sites comme le Frank G. Bonelli Park, le StubHub Stadium et Hollywood Park.

Après ces multiples ajustements techniques et logistiques, Los Angeles 2024 a désormais fait l’annonce d’un autre changement pour les épreuves de canoë-kayak cette fois-ci.

Dans le cadre du troisième volet technique du dossier de candidature, LA 2024 indique ainsi l’aménagement d’un Village supplémentaire sur le campus de l’Université de Californie-Riverside, à une vingtaine de minutes du Lac Perris.

(Crédits - LA 2024)

(Crédits – LA 2024)

Plus anecdotique mais non moins important dans la planification du concept olympique et paralympique, les dates d’organisation proposées ont également été modifiées.

Si les Jeux Olympiques sont toujours prévus entre le 19 juillet le 04 août 2024, les Jeux Paralympiques seront quant à eux avancés dans le temps.

Initialement, LA 2024 proposait la tenue de ces derniers entre le 21 août et le 1er septembre 2024. Finalement, la candidature propose d’organiser l’événement entre le 16 et le 29 août 2024.

Visuel du Stade Olympique d'Inglewood (au premier plan) et du LA Memorial Coliseum (Crédits - LA 2024)

Visuel du Stade Olympique d’Inglewood (au premier plan) et du LA Memorial Coliseum (Crédits – LA 2024)

Avec la fourniture du troisième volet technique de son projet, Los Angeles 2024 a souhaité préciser certains fondamentaux.

Ainsi, la « Cité des Anges » ambitionne une large participation du public, à la fois des habitants de Los Angeles, mais aussi des spectateurs. Sur ce point précis, LA 2024 prévoit la venue de 2 millions de visiteurs américains et 1,2 million de visiteurs étrangers.

Pour associer du mieux possible ce public, la candidature entend contrôler de A à Z sa communication et n’hésite d’ailleurs pas à égratigner de manière subtile les précédentes organisations des Jeux et les échéances à venir, avec la mention claire d’un paragraphe intitulé ; « L’élimination des problèmes de communication ».

Dans cet extrait, LA 2024 estime que « compte tenu des difficultés rencontrées par la couverture médiatique des récentes éditions des Jeux et de l’incertitude caractérisant la couverture des trois éditions programmées au cours des sept prochaines années, LA 2024 pense que les messages positifs qui émaneront de la préparation des Jeux à Los Angeles seront précisément ce qu’il faudra pour planifier les Jeux de l’avenir ».

Dans un autre extrait issu d’un autre paragraphe, Los Angeles 2024 précise les temps forts de sa communication.

« Après les Jeux de Tokyo 2020, le 24 de chaque mois, le Comité d’Organisation (LAOCOG) définira un échéancier d’annonces destinées à présenter des festivités et intensifier l’ardeur du public en vue de l’été de 2024 » énonce notamment ce paragraphe.

Outre le grand public, LA 2024 veut aussi associer les athlètes à l’élaboration de son projet et évidemment des préparatifs liés à l’organisation des Jeux.

De fait, comme ce fut le cas à plusieurs reprises au cours des deux dernières années, la candidature américaine mentionne la rencontre de 500 Olympiens et Paralympiens – à l’initiative en particulier de Janet Evans, vice-Présidente de LA 2024 en charge de la relation avec les sportifs – l’envoi d’un questionnaire à quelques 4 000 Olympiens et Paralympiques américains afin de cerner les besoins spécifiques des athlètes et l’instauration d’une Commission des Athlètes.

En novembre 2016, Janet Evans avait d’ailleurs évoqué son attachement à cette question singulière.

« Mon rôle est de veiller à ce que toutes nos décisions jusqu’au vote final du CIO, en septembre 2017, bénéficient de l’apport des Olympiens et des Paralympiens » avait-elle affirmé dans une interview exclusive accordée à « Sport & Société ».

Sans surprise, la qualité de l’hébergement, de l’environnement, des transports sont au cœur des préoccupations des sportifs, ce à quoi Los Angeles 2024 répond par la mobilisation du campus de UCLA et la modernisation d’une partie de la flotte des transports en commun, avec par exemple l’extension du réseau ferré de 30 kilomètres avec par ailleurs 18 nouvelles stations.

La thématique des transports est un point crucial pour toute Ville Candidate, mais Los Angeles entend inciter à un maximum de déplacements collectifs, là où nombre d’Américains se déplacent en voiture individuelle.

Un challenge important mais qui se confronte aussi à la réalité, avec la récente congestion du métro à l’occasion de la « Women’s March », courant janvier 2017.

Visuel du campus de l'Université de Californie à Los Angeles remanié en Village des Athlètes le temps des Jeux (Crédits - LA 2024)

Visuel du campus de l’Université de Californie à Los Angeles remanié en Village des Athlètes le temps des Jeux (Crédits – LA 2024)

Éléments-clés de l’Agenda 2020 du Mouvement Olympique, les critères liés à la durabilité et à l’héritage occupent une place importante du troisième volet du dossier de candidature.

Concernant LA 2024, le projet fait la mention qu’il s’agit d’un concept « utilisant uniquement des sites existants ou provisoires, [et qui] a pris l’engagement de livrer des Jeux à faibles déchets, à faibles émissions de carbone, à utilisation judicieuse de l’eau et à forte inclusion, tant sociale qu’économique ».

Pour justifier son positionnement ambitieux, la candidature précise les diverses réglementations mises en place par les autorités locales et de Californie :

« Les réglementations et politiques intraitables en matière d’environnement adoptées par Los Angeles et la Californie placent la ville et l’État à la pointe de la lute contre le changement climatique.

En 2015, la Californie a adopté le projet de loi 32 du Sénat qui exige, pour 2030, une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990 et le projet Sustainable City Plan de Los Angeles vise à atteindre, pour 2030 également, une réduction de 45% par rapport à 1990.

En outre, le projet de loi 350 du Sénat exige des sociétés d’électricité que 50% de leur énergie proviennent de sources renouvelables d’ici à 2030.

Los Angeles vise également à réduire ses importations d’eau de 50% d’ici à 2025 et la ville est la première des États-Unis à s’engager à recycler 90% de ses déchets d’ici à 2025″.

Les engagements de LA 2024 ne sont pas négligeables, d’autant plus lorsque l’on sait les difficultés rencontrées par l’État de Californie chaque année, à la fois en termes de sécheresse et d’approvisionnement en eau.

La mise en place de réservoirs est ainsi régulièrement valorisée pour démontrer le plein investissement des autorités.

Vue de Los Angeles (Crédits - Eric Garcetti / Page Facebook)

Vue de Los Angeles (Crédits – Eric Garcetti / Page Facebook)

Sur le plan de l’hébergement, Los Angeles 2024 détaille ses plans pour les spectateurs, les médias et la Famille Olympique.

Pour le premier public, la candidature annonce sans surprise la mobilisation d’un quota de chambres d’hôtels supérieur à l’exigence du Comité International Olympique (CIO). Ce dernier demande en effet aux Villes Candidates de garantir 41 000 chambres. Los Angeles en prévoit 50 000 dans un rayon de 20 kilomètres autour du centre-ville ; si l’on évoque la capacité à 50 kilomètres, le nombre de chambres disponibles est ici de 125 000. A ce dispositif, LA 2024 promet 9 500 chambres supplémentaires au cours des prochaines années, sans oublier aussi les autres capacités d’accueil comme le dispositif existant de AirBNB.

Pour le second public, quelques 13 800 chambres ont été réservées pour les journalistes et médias qui viendront à Los Angeles, en plus des 3 200 lits qui seront disponibles au sein du Village des Médias sur le campus de l’Université de Californie du Sud (USC).

Pour le troisième public enfin, Los Angeles a d’ores et déjà prévu l’hôtel JW Marriott et le Ritz Carlton pour héberger les membres de la Famille Olympique, notamment les membres du CIO.

Visuel du Memorial Coliseum repensé pour les Jeux Olympiques (Crédits - LA 2024)

Visuel du Memorial Coliseum repensé pour les Jeux Olympiques (Crédits – LA 2024)

En ce qui concerne le financement des Jeux, LA 2024 a d’ores et déjà annoncé la constitution – inédite – d’un seul et unique budget et ce, alors que le CIO demande traditionnellement l’élaboration de deux budgets distincts, à savoir le budget d’organisation (COJO) et le budget non-COJO.

Dans le cas de la candidature américaine, les dépenses sont aujourd’hui chiffrées à 5,325 milliards de dollars (4,96 milliards d’euros), dont 175,6 millions (163,6 millions d’euros) pour les transports, 37,9 millions (35,3 millions d’euros) pour les opérations liées aux Villages, mais encore 195,2 millions pour les Cérémonies (181,88 millions d’euros).

La majeure partie des investissements nécessaires est bien sûr confiée aux sites avec plus de 1,190 milliard de dollars consacrés (1,108 milliard d’euros).

Mais si le budget global fait mention de plusieurs secteurs, la sécurité n’est en revanche pas budgétée et ce, compte tenu de la prise en charge de cet élément au niveau fédéral. La candidature fait ainsi le commentaire de « manifestations nationales à sécurité particulière » en lieu et place d’une estimation chiffrée.

Pour compenser les dépenses exigées par la tenue des Jeux, Los Angeles compte bien sûr sur la participation du CIO au travers de la contribution et des droits TV, mais la candidature envisage aussi un plan marketing d’importance.

En cumulant les trois niveaux de partenariats, LA 2024 prévoit ainsi des recettes de l’ordre de 1,760 milliard de dollars (1,639 milliard d’euros).

Une estimation correcte si l’on regarde le programme mis en œuvre à Londres 2012 (plus de 1 milliard de dollars) et actuellement en cours pour Tokyo 2020, avec plus de 3 milliards de dollars d’ores et déjà engrangés.

La billetterie des Jeux occuperait également une place importante pour la collecte de recettes (1,3 milliard de dollars soit 1,21 milliard d’euros).

Mais sur ce point, Los Angeles pourrait bien être une édition olympique aux coûts élevés, avec malgré tout l’ambition de parvenir à un taux de remplissage de 97%.

Ainsi, les tarifs proposés par la candidature américaine établissent une moyenne de 140,7 dollars par billet (131,1 euros) – 13,12 dollars (12,22 euros) pour le golf en phase préliminaire -, avec un pic moyen à 1 783 dollars (1 661 euros) pour la Cérémonie d’ouverture des Jeux.

Comme le mentionne aujourd’hui le « Los Angeles Times », « cela placerait les Jeux dans la lignée des récents Super Bowl ou des finales de la NBA ».

(Crédits - Donald Trump / Compte Twitter de la Présidence des États-Unis)

(Crédits – Donald Trump / Compte Twitter de la Présidence des États-Unis)

Dans l’ensemble du troisième et donc dernier volet du dossier technique, aucune référence n’est faite à Donald Trump et à la politique américaine dans sa globalité.

Il n’en demeure pas moins que les récentes décisions du Président des États-Unis pourraient impacter la perception de la candidature aux JO 2024 à travers le monde, et plus particulièrement auprès des membres du CIO.

La visite prochaine de la Commission d’évaluation – qui compte en ses rangs des membres issus de pays musulmans certes non-mentionnés dans la liste du Décret Trump – sera particulièrement scrutée.

Si le langage diplomatico-olympique de la Commission olympique sera comme toujours de mise, l’attitude des autorités locales et surtout fédérales pourrait donner une tendance pour les mois à venir.