JO 2024 : Réaction de Los Angeles au retrait de Budapest

Il n’est pas habituel qu’une Ville Candidate évoque publiquement le retrait d’une concurrente.

Pourtant, le Comité de Candidature de Los Angeles 2024 a publié ce vendredi soir un communiqué pour réagir à l’annonce des autorités hongroises de retirer le projet de Budapest 2024 de la course aux Jeux d’été.

Dans une déclaration d’une dizaines de lignes, Casey Wasserman salue ainsi le parcours de Budapest et met en perspective les mois à venir pour l’avenir du Mouvement Olympique.

(Crédits - Casey Wasserman / Page Twitter)

(Crédits – Casey Wasserman / Page Twitter)

« Nous sommes tous déçus de cette nouvelle, nous avons le plus grand respect pour l’approche pionnière de Budapest 2024 pour concevoir et promouvoir sa candidature, et nous sommes impatients de poursuivre notre amitié avec nos collègues hongrois.

Le monde entre dans une ère de changement sans précédent. C’est la ‘nouvelle réalité’ pour le Mouvement Olympique et cela appelle à une nouvelle réflexion.

Nous croyons plus que jamais que le Comité International Olympique (CIO) doit se concentrer sur la sélection d’une Ville Hôte 2024 pour redéfinir la durabilité, relier le Mouvement Olympique et ses avantages aux jeunes du monde entier comme jamais auparavant et encourager les futures villes à soumissionner pour l’organisation des Jeux.

Avec un soutien public de 88% et un soutien encore plus important de la part des jeunes de Los Angeles, notre candidature offre une solution innovante, à faible risque et véritablement durable pour aider à assurer l’avenir du Mouvement Olympique en 2024 et au-delà » a affirmé le Président de la candidature américaine.

La démarche de Los Angeles 2024 n’est pas anodine et est loin d’être dénuée d’intérêt.

Le retrait de la candidature de Budapest 2024 constitue en effet une rivale de moins dans la course aux JO et ce, après les retraits successifs de Hambourg 2024 et de Rome 2024.

Désormais, et à quelques mois du vote de la Ville Organisatrice, il apparaît essentiel pour les deux Villes Candidates encore en lice – Los Angeles et Paris – de sécuriser le rapport qu’elles ont avec les membres du CIO qui sont potentiellement favorables à leur projet respectif et surtout, de capter l’attention des électeurs indécis, ceux-là même qui pourront faire pencher la balance le jour-J.

Aussi, en vantant les mérites de la candidature hongroise, Los Angeles 2024 espère sans doute séduire les membres du CIO – peut-être une quinzaine – qui auraient pu apporter leur suffrage à Budapest dans le cadre de l’élection olympique du 13 septembre prochain.

(Crédits - LA 2024)

(Crédits – LA 2024)

Le contenu du communiqué de Los Angeles 2024 sera en tous cas étudié. Il n’est pas certain cependant que le CIO apprécie une telle démarche venant d’une candidature.

La pratique n’est toutefois pas nouvelle.

En novembre 2013, la candidature d’Oslo avait ainsi réagit au référendum de Munich dans le cadre de la candidature allemande aux Jeux d’hiver de 2022. Il y a peu, après le retrait de la candidature de Rome pour les JO 2024, Budapest avait envoyé un communiqué aux journalistes et médias avant de se rétracter et de retirer sa publication.

Pour limiter les prises de position et les déclarations des uns et des autres, le CIO s’appuie notamment sur le Code d’éthique et en particulier sur les Règles de Bonne Conduite pour la procédure de candidature éditées à l’attention des Villes Candidates.

L’Article 12 de ces Règles mentionne d’ailleurs que « chaque ville doit, en toute circonstance et à tout moment, respecter les autres villes ainsi que les membres du CIO et le CIO lui-même.

Les villes doivent s’abstenir de tout acte ou propos susceptible de ternir l’image d’une ville concurrente ou de lui porter préjudice. Toute comparaison entre villes est strictement interdite.

Pour assurer le respect entre les Villes Candidates, ces dernières ne participeront à aucun débat entre elles.

Aucune entente, coalition ou collusion entre les villes ou leur Comité National Olympique (CNO), destinée à influencer le résultat du vote de la Ville Hôte, n’est admise ».

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JO 2024 : Los Angeles en tête des villes les plus congestionnées au monde selon une étude

Le contenu de l’étude ne devrait sans doute pas satisfaire les porteurs de la candidature olympique et paralympique de Los Angeles 2024.

Relayée hier par le « Los Angeles Times », l’étude de la Fondation INRIX a été menée dans 1 064 villes de 38 pays à travers le monde. Élément important à noter toutefois, la Chine et l’Inde n’ont pas été comptabilisés et ce, alors que les déplacements automobiles y sont particulièrement élevés chaque année.

INRIX révèle que la « Cité des Anges » est la ville la plus congestionnée au monde du fait de la densité des déplacements et du nombre d’heures passées dans les embouteillages.

(Crédits - Luis Sinco / Los Angeles Times)

(Crédits – Luis Sinco / Los Angeles Times)

Ainsi, pour l’année 2016, les automobilistes de la ville de Californie ont enregistré une moyenne de 104 heures, soit davantage que ceux de Moscou (Russie) qui pointaient à 91 heures et que ceux de New York à 89 heures.

Autre donnée importante, et non des moindres : les dépenses engendrées par ces embouteillages ont représenté une moyenne annuelle de 2 408 dollars (2 289 euros) par automobiliste de Los Angeles et de de 300 milliards de dollars (285,27 milliards d’euros) à l’échelle des États-Unis.

Le top 10 est complété par les villes de San Francisco, Bogota (Colombie), Sao Paulo (Brésil), Londres (Royaume-Uni), Atlanta, Paris (France) et Miami.

(Crédits - INRIX)

(Crédits – INRIX)

Dans l’optique des Jeux d’été de 2024, Los Angeles entend faciliter les déplacements grâce à l’aménagement de nouveaux axes pour le métro notamment, et à la modernisation des équipements existants. Cependant, seule une partie des deux plans massifs adoptés par les autorités – de 88 milliards et de plus de 120 milliards de dollars – sera appliquée d’ici l’événement planétaire.

La problématique des transports promet donc d’être délicate à gérer pour Los Angeles qui espère des flux de 2 millions de visiteurs américains et de 1,2 million de visiteurs étrangers.

Bien sûr, l’aéroport international de Los Angeles sera en mesure de gérer ces allers et retours, mais le réseau des transports en commun pourrait être mis à rude épreuve et ce, à l’instar de la récente mobilisation de la Marche des Femmes.

Les réseaux sociaux s’étaient alors fait l’écho des messages d’information diffusés par les autorités pour aiguiller les voyageurs en direction d’axes secondaires.

Extrait du film technique de la candidature française (Crédits - Paris 2024)

Extrait du film technique de la candidature française (Crédits – Paris 2024)

Également présente dans le classement de l’étude INRIX – 9ème contre 15ème en 2015 avec une moyenne de 65 heures – Paris a aussi pris des engagements fermes pour permettre des déplacements homogènes dans le cas où la « Ville Lumière » serait élue Ville Hôte des Jeux.

Que ce soit dans le cadre de sa vidéo promotionnelle ou sur ces différents supports techniques, Paris 2024 martèle ainsi son souhait de permettre 100% des déplacements via les transports en commun, avec en particulier la promesse qu’aucun spectateur des Jeux ne sera à plus de 400 mètres d’une station de métro.

En octobre 2016, en marge de la visite à Paris du Président du Comité International Olympique (CIO), Thomas Bach, la Présidente de la Région Île-de-France avait d’ailleurs vanté les mérites du réseau des transports.

« Nous allons profondément rénover les transports, et avec les nouvelles lignes du Grand Paris Express, nous aurons le réseau de transport non seulement le plus performant, mais aussi le plus propre du monde.

C’est très important » avait notamment affirmé Valérie Pécresse au micro de « Sport & Société ».

Dans les deux cas – que ce soit Los Angeles ou Paris – l’organisation des Jeux devra tenter de faire oublier les déboires rencontrées lors des Jeux de Rio 2016, des Jeux où spectateurs et journalistes ont eu bien du mal à rallier les différents sites.

Il faut dire que le plan de Rio 2016 avait été conçu autour de pôles sportifs relativement éloignés les uns des autres.

JO 2024 : Face à l’incertitude hongroise, Los Angeles et Paris poursuivent leur campagne respective

Si Budapest (Hongrie) pourrait quitter la course à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été dès cette semaine – peut-être mercredi 22 février – les deux autres Villes Candidates ont décidé d’aller de l’avant.

Quelques semaines avant les visites de la Commission d’évaluation du Comité International Olympique (CIO), Los Angeles (États-Unis) et Paris (France) poursuivent ainsi leurs efforts, avec notamment la phase de promotion internationale rendue possible depuis le 03 février.

Larry Probst, Président du Comité Olympique des Etats-Unis (USOC) et membre du CIO, en compagnie de Casey Wasserman, Président de la candidature américaine (Crédits - LA 2024)

Larry Probst, Président du Comité Olympique des États-Unis (USOC) et membre du CIO, en compagnie de Casey Wasserman, Président de la candidature américaine, après leur arrivée au Japon (Crédits – LA 2024)

Le Comité de Candidature de Los Angeles 2024 est d’ailleurs représenté au Japon pour assister aux Jeux Asiatiques d’hiver qui se sont ouverts hier à Sapporo.

La ville – qui ambitionne d’être candidate à l’organisation des Jeux d’hiver de 2026 – est en effet hôte de l’événement du 19 au 26 février et accueille à cette occasion 29 Comités Nationaux Olympiques d’Asie. Mais au-delà de la compétition, l’intérêt pour l’édition 2017 des Jeux Asiatiques réside surtout dans l’invitation adressée à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande.

Casey Wasserman, Président de LA 2024 a tenu à saluer cette ouverture.

« La Cérémonie d’ouverture a été fantastique ; il est toujours agréable de voir autant d’athlètes issus d’une telle diversité de nations se réunir pour célébrer le sport.

C’était en plus très spécial de voir des athlètes d’Asie et d’Océanie marcher ensemble dans la solidarité.

C’est précisément cette inclusion et cette unité que nous célébrons à Los Angeles et dans le Sud de la Californie et que nous souhaitons promouvoir si nous avons l’honneur d’accueillir les Jeux de 2024″ a notamment affirmé le leader de la candidature américaine accompagné de Larry Probst, Président du Comité Olympique des États-Unis (USOC).

Cette déclaration autour des notions d’ouverture, de solidarité, d’inclusion et d’unité n’est pas anodine et se veut sans doute un message porté à l’attention des membres du CIO.

Ces derniers devraient être massivement présents au Japon et Los Angeles 2024 compte bien être à la manœuvre pour tenter de déminer un terrain rendu difficile par la politique migratoire du Président Donald Trump.

Signe supplémentaire de cette volonté de s’affranchir de la politique du nouveau patron de la Maison Blanche, Los Angeles 2024 entend profiter des Jeux Asiatiques d’hiver pour développer sa communication à l’égard des Comités Nationaux Olympiques.

Dans l’optique des JO 2024, le Comité de Candidature a ainsi pour ambition de mettre en place une enveloppe budgétaire afin de permettre la meilleure préparation possible des CNO et surtout, la venue éventuelle de ces derniers dans les installations d’entraînement présentes aux États-Unis et plus particulièrement, dans l’État de Californie.

Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024, et Tegla Loroupe, Ambassadrice des Nations Unies pour la Paix, lors de la Cérémonie des Laureus World Sports Awards (Crédits - Peace and Sport)

Tony Estanguet, coprésident de Paris 2024, et Tegla Loroupe, Ambassadrice des Nations Unies pour la Paix, lors de la Cérémonie 2017 des Laureus World Sports Awards (Crédits – Peace and Sport)

Du côté de Paris 2024, la semaine a été marquée par la visite en Chine du Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner.

Ce dernier a notamment participé à la soirée France-Chine organisée à l’ambassade de France à Pékin, au côté de Jean-Philippe Gatien, Directeur des Sports du Comité de Candidature de Paris 2024.

Plus près de l’Hexagone, la candidature était aussi représentée à Monaco avec la présence de son coprésident, et également membre du CIO, Tony Estanguet, à la Cérémonie des Laureus World Sports Awards 2017.

L’événement a récompensé plusieurs grands noms du sport mondial qui se sont illustrés au cours de l’année écoulée.

La gymnaste de talent, Simone Biles, a ainsi reçu l’Award de la meilleure sportive de l’année, tandis que l’athlète Usain Bolt s’est vu remettre le trophée de sportif de l’année. Le géant de la natation, Michael Phelps, n’a pas été oublié dans ce palmarès qui a aussi récompensé l’équipe des réfugiés olympiques.

Le retraité des bassins a reçu le prix du retour de l’année grâce à son come-back réussi lors des Jeux d’été de Rio 2016.

Mais Michael Phelps a aussi fait parler de lui par sa présence à Paris.

(Crédits - Capture d'écran de la page Instagram de Michael Phelps / Sport & Société)

(Crédits – Capture d’écran de la page Instagram de Michael Phelps / Sport & Société)

Bien que fervent soutien de la candidature de Los Angeles 2024 – il est d’ailleurs membre de la Commission Consultative des Athlètes de la candidature américaine – Michael Phelps n’a pas hésité à poster plusieurs clichés de son escapade parisienne en compagnie de son épouse, Nicole ; devant la Tour Eiffel et la cathédrale Notre-Dame.

Ce dimanche, la légende de la natation a également mentionné sa présence à la piscine Molitor, profondément rénovée il y a quelques années.

Michael Phelps a ainsi nagé quelques longueurs au sein de ce monument du XVIème arrondissement de la capitale, situé non loin du Parc des Princes, du Stade Jean Bouin et du complexe tennistique de Roland Garros, trois sites majeurs inscrits dans le projet de Paris 2024.

JO 2024 : Interview pour « Radio Canada » concernant la perspective d’un référendum à Budapest

Tandis que la candidature de Budapest 2024 se retrouve de plus en plus fragilisée dans l’optique d’un référendum, « Radio Canada » a proposé hier soir un reportage sur cette perspective et plus largement, sur le devenir du modèle des Jeux Olympiques.

Ici Radio Canada

Interviewé par le journaliste Robert Frosi dans le cadre de l’émission « L’heure du monde », je vous propose de retrouver mon témoignage (entre 40:15 et 43:30 sur le lecteur).

– Un mouvement de jeunes opposants aux Jeux – le groupe « Momentum » – avait lancé une pétition pour la tenue d’un référendum sur cette candidature. Pour aller de l’avant, ce référendum a recueilli suffisamment de signatures pour qu’effectivement, on y aille.

J’en ai parlé avec Kévin Bernardi qui est l’auteur d’un Rapport sur les Impacts et l’Héritage des Jeux Olympiques, et qui m’a expliqué que les chances que ce référendum soit victorieux en Hongrie sont réelles.

En règle générale, sur des référendums relatifs à des questions olympiques, les partisans du retrait d’une candidature sont plus nombreux à se mobiliser que les partisans de la candidature en elle-même.

On l’a vu par exemple à Hambourg pour la candidature allemande pour 2024, on l’a aussi vu au cours des dernières années dans les Grisons pour la Suisse, on l’a vu également à Cracovie pour les JO 2022, etc… A chaque fois, on a des retraits de candidatures.

– Advenant le retrait de Budapest, il ne resterait plus que deux villes en lice pour les Jeux de 2024. Est-ce l’avenir des Jeux Olympiques qui est en train de se jouer en ce moment.

Il reste Paris et Los Angeles, deux candidates dans la tourmente – Paris qui se démène en ce moment avec un mini-scandale autour de leur slogan, et Los Angeles qui avec l’arrivée de Donald Trump à la présidence a du plomb dans l’aile à cause des politiques restrictives de libre circulation – et pour Kévin Bernardi, il faut absolument que le message du Comité International Olympique (CIO) de redonner une dimension humaine aux JO passe, sinon, ça pourrait être effectivement la fin.

C’est vraiment une mission que devra mettre en œuvre le CIO pour arriver justement à avoir une communication suffisamment efficace pour à la fois convaincre l’opinion publique et à la fois, les villes potentiellement candidates et ce, pour éviter un désamour qui conduirait in fine à ne plus avoir de Villes Candidates.

JO 2024 : La candidature de Los Angeles conçoit une playlist à l’occasion des Grammy Awards

Présente sur le tapis rouge des Golden Globes – et sans doute prochainement sur celui des Oscarsla candidature de Los Angeles 2024 a choisi les cérémonies hollywoodiennes pour promouvoir de manière singulière son projet pour l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques.

Hier soir, la candidature de Los Angeles a encore misé sur l’originalité afin d’assurer une présence symbolique à l’occasion de la cérémonie des Grammy Awards.

En mettant en ligne une playlist de 13 titres sur les réseaux Apple Music et Spotify, la candidature américaine a par ailleurs démontré son attachement à la culture et au divertissement qui sont deux des éléments majeurs de la « Cité des Anges ».

La LA 2024 Champions Playlist sur Spotify (Crédits - Capture d'écran / Sport & Société)

La LA 2024 Champions Playlist sur Spotify (Crédits – Capture d’écran / Sport & Société)

Cette présence et cette démonstration autour d’un événement bien éloigné de la thématique sportive n’ont toutefois rien d’un hasard.

En effet, le lieu de célébration des Grammy Awards n’est autre que le Staples Center, installation multifonctionnelle proposée par Los Angeles 2024 pour abriter le tournoi olympique de basketball.

Ce site emblématique se trouve par ailleurs au sein du Downtown Sports Park qui dispose également du Memorial Coliseum (athlétisme et une partie des Cérémonies olympiques), du Galen Center (badminton), du Microsoft Theatre (haltérophilie), du Centre des Congrès (escrime, boxe, taekwondo et tennis de table), du futur Banc of California Stadium (football), ainsi que du stade de baseball Dedeaux qui est appelé à être transformé en Centre Aquatique pour les Jeux Olympiques.

En profitant de la période des cérémonies hollywoodiennes pour promouvoir son concept des Jeux d’été, LA 2024 entend indéniablement démontrer la capacité de la ville à accueillir de grands événements ayant une résonance internationale.

« En plus d’être les meilleurs athlètes du monde, les membres de la Commission des Athlètes de LA 2024 sont de grands DJ et leurs playlists Apple Music et Spotify mettent en valeur l’engagement de LA 2024 à tirer profit des dernières technologies pour faire émerger une nouvelle ère olympique et paralympique.

LA 2024 est enthousiaste à l’idée de mettre cette créativité et cette innovation au service du Mouvement Olympique dans le cas où nous obtiendrions l’organisation des Jeux de 2024.

Je veux aussi féliciter The Recording Academy pour l’éblouissante et réussie cérémonie des Grammy Awards. Des événements comme celui-ci, les Golden Globes et les prochains Oscars témoignent de l’expérience de notre ville dans le domaine de l’organisation régulière d’événements de pointe » a d’ailleurs affirmé et précisé Casey Wasserman, Président du Comité de Candidature de LA 2024.

Carte du dispositif olympique de Los Angeles (Crédits - LA 2024)

Carte du dispositif olympique de Los Angeles avec au centre, le Parc des Sports du centre-ville (Crédits – LA 2024)

Contenu de la playlist de LA 2024 diffusée à l’occasion des Grammy Awards :

  • Beautiful Day – U2 (par Katie Ledecky / natation),
  • Started From The Bottom – Drake (par Howard Shu / badminton),
  • To Gun Anthem – Steve Stevens et Harold Faltermayer (par Candace Cable / athlétisme paralympique, ski alpin, ski nordique / vice-Présidente de LA 2024),
  • Formation – Beyoncé (par Samantha Peszek et Jordyn Wieber / gymnastique),
  • Ultralight Beam – Kanye West feat Chance the Rapper, Kirk Franklin, Kelly Price et The Dream (par Lex Gillette / athlétisme paralympique),
  • All The Way Up – Fat Joe et Remy Ma feat French Montana (par Tara Lipinski / patinage artistique),
  • Olympic Fanfare and Theme – John Williams (par Janet Evans / natation / vice-Présidente de LA 2024),
  • Hello – Adele (par Angela Ruggiero / Directrice de LA 2024 en charge de la stratégie / Membre du Comité International Olympique),
  • No Problem – Chance the Rapper feat 2 Chainz and Lil’Wayne (par Conor Dwyer / natation),
  • Smoke On The Water – Deep Purple (par John Naber / natation),
  • 7 Years – Lukas Graham (par Tony Azevedo, Cobi Jones et Thiago Pereira / water-polo, football et natation),
  • Confident – Demi Lovato (par Maia Shibutani / patinage artistique),
  • I Believe I Can Fly – R. Kelly (par Alex Shibutani / patinage artistique)

JO 2024 : Les Villes Candidates entrent dans la dernière ligne droite

Ce vendredi 03 février, le Comité International Olympique (CIO) a réceptionné à Lausanne (Suisse) le troisième volet du dossier technique des Villes Candidates à l’organisation des Jeux d’été de 2024.

Avec ce nouvel apport – après ceux du 17 février 2016 puis du 07 octobre 2016 – l’institution olympique et ses membres disposent à présents de l’intégralité de la vision des JO de Los Angeles (États-Unis), Budapest (Hongrie) et Paris (France).

(Crédits - CIO)

(Crédits – CIO)

Pour les trois Villes Candidates encore en lice – elles étaient cinq le 15 septembre 2015 au lancement de la procédure de candidature par le CIO – l’étape la plus importante débute aujourd’hui.

En effet, conformément aux nouvelles règles édictées par le CIO au travers de son Agenda 2020, les Villes Candidates peuvent dès à présent effectuer leur campagne de promotion à l’échelle internationale. Cette possibilité était jusqu’alors écartée, les Villes devant se concentrer sur l’élaboration de leur projet et sur le dialogue et la concertation à l’échelle nationale.

« Avec la remise de la troisième partie du dossier de candidature, nous sommes désormais en mesure d’évaluer chaque projet dans son intégralité.

Depuis le lancement de la procédure de candidature, nous n’avons jamais cessé d’échanger avec les Villes et avons réellement pu voir leurs projets olympiques prendre forme.

L’enthousiasme continue de grandir alors que nous amorçons la dernière ligne droite de la compétition. Nous avons tous appris et tiré parti de la nouvelle philosophie mise en avant par l’Agenda Olympique 2020, et personnellement, je me réjouis de me rendre au printemps dans chacune de ces trois Villes » a fait savoir Frank Fredericks, Président de la Commission d’évaluation pour les JO 2024.

(Crédits - CIO)

(Crédits – CIO)

Los Angeles sera la première des Villes Candidates à recevoir la Commission (23 au 25 avril), avant Budapest (10 au 12 mai) et enfin Paris (14 au 16 mai).

Dans les trois cas, le CIO prendra en charge les différents coûts – notamment ceux relatifs à la tenue des réunions de travail et à l’hébergement des membres de la Commission – et ce, alors que les Villes Candidates supportaient la majeure partie de ces derniers lors des précédentes candidatures.

Cet apport important de l’Agenda 2020 – qui se couple avec la publication des dossiers techniques uniquement en format électronique – permet dès lors d’envisager une réduction des coûts liés à la phase de candidature.

Des ajustements devront cependant être réalisés pour les prochaines échéances, l’Agenda 2020 n’ayant pas eu la pleine portée espérée par le CIO, avec le retrait de deux villes – trois si l’on englobe Boston – en l’espace de deux années.

Alors qu’auparavant les Villes Candidates devaient débourser 650 000 dollars au titre des droits de candidature, ce montant a été abaissé avec la nouvelle procédure.

A présent, ce sont 250 000 dollars qui sont exigés par le CIO aux Villes Candidates, une somme répartie de la manière suivante : un premier versement de 50 000 dollars en octobre 2015 ; un second versement de 50 000 dollars en juillet 2016 ; et un troisième versement d’un total de 150 000 dollars effectué en janvier 2017.

Frank Fredericks en octobre 2009 (Crédits - IOC Flickr / R. Juilliart)

Frank Fredericks en octobre 2009 (Crédits – IOC Flickr / R. Juilliart)

Après la visite et l’inspection des sites par la Commission d’évaluation – qui sera précédée par une présentation sommaire des Villes lors de la Convention SportAccord, le 04 avril -, cette dernière tiendra une réunion d’information auprès des Villes Candidates, des membres du CIO et des Fédérations Internationales des sports olympiques d’été.

Cette réunion aura lieu à Lausanne du 11 au 12 juillet 2017 et précédera de deux mois à peine l’élection de la Ville Organisatrice des JO 2024, le 13 septembre à Lima (Pérou).

Les Villes Candidates auront dès lors quelques semaines pour peaufiner l’ultime présentation – dont les contours logistiques ont été inaugurés par les Villes Candidates aux JO 2022 avec notamment une nouvelle scénographie – qui pourra être déterminante afin de capter l’attention des derniers indécis.

Vue de la Salle de Présentation et d'Annonce (Crédits - CIO / Ubald Rutar)

Vue de la Salle de Présentation et d’Annonce (Crédits – CIO / Ubald Rutar)

Bien sûr, la règle relative au scrutin ne changera pas par rapport aux éditions passées.

Ainsi, le Président du CIO ne participera pas au scrutin olympique, tout comme les membres affiliés aux Comités Nationaux Olympiques (CNO) dont une Ville est candidate.

Autrement dit, les trois membres américains – Larry Probst, Angela Ruggiero et Anita DeFrantz -, les deux membres hongrois – Pal Schmitt et Daniel Gyurta – et les deux membres français – Guy Drut et Tony Estanguet – ne seront pas autorisés à voter tant que la Ville Candidate dont ils sont proches est encore en course.

L’élection devrait être rapide, avec selon toute vraisemblance deux tours de scrutin.

Une égalité entre deux des Villes Candidates conduirait néanmoins à la tenue d’un tour intermédiaire ; ce fut le cas en 2013 pour les JO 2020 entre Madrid (Espagne) et Istanbul (Turquie).

Le retrait de l’une des Villes Candidates avant la date fatidique du 13 septembre serait de nature à réduire à un seul tour de scrutin le déroulement de l’élection, deux candidatures restant alors en lice.

La perspective d’un référendum à l’issue incertaine du côté de Budapest pose d’ores et déjà les bases de cette éventualité.

JO 2024 : Los Angeles propose une nouvelle mise à jour de son concept

Les Villes Candidates ont remis ce vendredi 03 février 2017 l’ultime volet technique de leur dossier de candidature respectif.

Du côté de Los Angeles (États-Unis), l’actualisation du projet semble se poursuivre.

Quelques mois après sa sélection comme Ville Candidate par le Comité Olympique des États-Unis (USOC), Los Angeles avait apporté une première modification à ses plans initiaux, en écartant la possibilité de construire un Village pour les athlètes, préférant alors miser sur la mobilisation du campus de l’Université de Californie (UCLA).

Carte du dispositif olympique (Crédits - LA 2024)

Carte du dispositif olympique (Crédits – LA 2024)

D’autres changements sont ensuite intervenus, avec la délocalisation de certains sports à Anaheim et surtout Long Beach, au Sud de Los Angeles. Puis récemment, la candidature américaine a annoncé son choix d’organiser les Cérémonies d’ouverture et de clôture au sein de deux enceintes, à savoir le mythique Memorial Coliseum et le futur Stade d’Inglewood en proche périphérie de Los Angeles.

Mais la candidature a aussi révélé ses choix quant à l’implantation de trois sports et ce, alors même que les Villes Candidates devaient formuler l’ensemble des positionnements dans le cadre du second volet du dossier de candidature, livré le 07 octobre 2016.

De fait, Los Angeles 2024 propose à présent la tenue du VTT, du Pentathlon moderne et du tir-à-l’arc sur des sites comme le Frank G. Bonelli Park, le StubHub Stadium et Hollywood Park.

Après ces multiples ajustements techniques et logistiques, Los Angeles 2024 a désormais fait l’annonce d’un autre changement pour les épreuves de canoë-kayak cette fois-ci.

Dans le cadre du troisième volet technique du dossier de candidature, LA 2024 indique ainsi l’aménagement d’un Village supplémentaire sur le campus de l’Université de Californie-Riverside, à une vingtaine de minutes du Lac Perris.

(Crédits - LA 2024)

(Crédits – LA 2024)

Plus anecdotique mais non moins important dans la planification du concept olympique et paralympique, les dates d’organisation proposées ont également été modifiées.

Si les Jeux Olympiques sont toujours prévus entre le 19 juillet le 04 août 2024, les Jeux Paralympiques seront quant à eux avancés dans le temps.

Initialement, LA 2024 proposait la tenue de ces derniers entre le 21 août et le 1er septembre 2024. Finalement, la candidature propose d’organiser l’événement entre le 16 et le 29 août 2024.

Visuel du Stade Olympique d'Inglewood (au premier plan) et du LA Memorial Coliseum (Crédits - LA 2024)

Visuel du Stade Olympique d’Inglewood (au premier plan) et du LA Memorial Coliseum (Crédits – LA 2024)

Avec la fourniture du troisième volet technique de son projet, Los Angeles 2024 a souhaité préciser certains fondamentaux.

Ainsi, la « Cité des Anges » ambitionne une large participation du public, à la fois des habitants de Los Angeles, mais aussi des spectateurs. Sur ce point précis, LA 2024 prévoit la venue de 2 millions de visiteurs américains et 1,2 million de visiteurs étrangers.

Pour associer du mieux possible ce public, la candidature entend contrôler de A à Z sa communication et n’hésite d’ailleurs pas à égratigner de manière subtile les précédentes organisations des Jeux et les échéances à venir, avec la mention claire d’un paragraphe intitulé ; « L’élimination des problèmes de communication ».

Dans cet extrait, LA 2024 estime que « compte tenu des difficultés rencontrées par la couverture médiatique des récentes éditions des Jeux et de l’incertitude caractérisant la couverture des trois éditions programmées au cours des sept prochaines années, LA 2024 pense que les messages positifs qui émaneront de la préparation des Jeux à Los Angeles seront précisément ce qu’il faudra pour planifier les Jeux de l’avenir ».

Dans un autre extrait issu d’un autre paragraphe, Los Angeles 2024 précise les temps forts de sa communication.

« Après les Jeux de Tokyo 2020, le 24 de chaque mois, le Comité d’Organisation (LAOCOG) définira un échéancier d’annonces destinées à présenter des festivités et intensifier l’ardeur du public en vue de l’été de 2024 » énonce notamment ce paragraphe.

Outre le grand public, LA 2024 veut aussi associer les athlètes à l’élaboration de son projet et évidemment des préparatifs liés à l’organisation des Jeux.

De fait, comme ce fut le cas à plusieurs reprises au cours des deux dernières années, la candidature américaine mentionne la rencontre de 500 Olympiens et Paralympiens – à l’initiative en particulier de Janet Evans, vice-Présidente de LA 2024 en charge de la relation avec les sportifs – l’envoi d’un questionnaire à quelques 4 000 Olympiens et Paralympiques américains afin de cerner les besoins spécifiques des athlètes et l’instauration d’une Commission des Athlètes.

En novembre 2016, Janet Evans avait d’ailleurs évoqué son attachement à cette question singulière.

« Mon rôle est de veiller à ce que toutes nos décisions jusqu’au vote final du CIO, en septembre 2017, bénéficient de l’apport des Olympiens et des Paralympiens » avait-elle affirmé dans une interview exclusive accordée à « Sport & Société ».

Sans surprise, la qualité de l’hébergement, de l’environnement, des transports sont au cœur des préoccupations des sportifs, ce à quoi Los Angeles 2024 répond par la mobilisation du campus de UCLA et la modernisation d’une partie de la flotte des transports en commun, avec par exemple l’extension du réseau ferré de 30 kilomètres avec par ailleurs 18 nouvelles stations.

La thématique des transports est un point crucial pour toute Ville Candidate, mais Los Angeles entend inciter à un maximum de déplacements collectifs, là où nombre d’Américains se déplacent en voiture individuelle.

Un challenge important mais qui se confronte aussi à la réalité, avec la récente congestion du métro à l’occasion de la « Women’s March », courant janvier 2017.

Visuel du campus de l'Université de Californie à Los Angeles remanié en Village des Athlètes le temps des Jeux (Crédits - LA 2024)

Visuel du campus de l’Université de Californie à Los Angeles remanié en Village des Athlètes le temps des Jeux (Crédits – LA 2024)

Éléments-clés de l’Agenda 2020 du Mouvement Olympique, les critères liés à la durabilité et à l’héritage occupent une place importante du troisième volet du dossier de candidature.

Concernant LA 2024, le projet fait la mention qu’il s’agit d’un concept « utilisant uniquement des sites existants ou provisoires, [et qui] a pris l’engagement de livrer des Jeux à faibles déchets, à faibles émissions de carbone, à utilisation judicieuse de l’eau et à forte inclusion, tant sociale qu’économique ».

Pour justifier son positionnement ambitieux, la candidature précise les diverses réglementations mises en place par les autorités locales et de Californie :

« Les réglementations et politiques intraitables en matière d’environnement adoptées par Los Angeles et la Californie placent la ville et l’État à la pointe de la lute contre le changement climatique.

En 2015, la Californie a adopté le projet de loi 32 du Sénat qui exige, pour 2030, une réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990 et le projet Sustainable City Plan de Los Angeles vise à atteindre, pour 2030 également, une réduction de 45% par rapport à 1990.

En outre, le projet de loi 350 du Sénat exige des sociétés d’électricité que 50% de leur énergie proviennent de sources renouvelables d’ici à 2030.

Los Angeles vise également à réduire ses importations d’eau de 50% d’ici à 2025 et la ville est la première des États-Unis à s’engager à recycler 90% de ses déchets d’ici à 2025″.

Les engagements de LA 2024 ne sont pas négligeables, d’autant plus lorsque l’on sait les difficultés rencontrées par l’État de Californie chaque année, à la fois en termes de sécheresse et d’approvisionnement en eau.

La mise en place de réservoirs est ainsi régulièrement valorisée pour démontrer le plein investissement des autorités.

Vue de Los Angeles (Crédits - Eric Garcetti / Page Facebook)

Vue de Los Angeles (Crédits – Eric Garcetti / Page Facebook)

Sur le plan de l’hébergement, Los Angeles 2024 détaille ses plans pour les spectateurs, les médias et la Famille Olympique.

Pour le premier public, la candidature annonce sans surprise la mobilisation d’un quota de chambres d’hôtels supérieur à l’exigence du Comité International Olympique (CIO). Ce dernier demande en effet aux Villes Candidates de garantir 41 000 chambres. Los Angeles en prévoit 50 000 dans un rayon de 20 kilomètres autour du centre-ville ; si l’on évoque la capacité à 50 kilomètres, le nombre de chambres disponibles est ici de 125 000. A ce dispositif, LA 2024 promet 9 500 chambres supplémentaires au cours des prochaines années, sans oublier aussi les autres capacités d’accueil comme le dispositif existant de AirBNB.

Pour le second public, quelques 13 800 chambres ont été réservées pour les journalistes et médias qui viendront à Los Angeles, en plus des 3 200 lits qui seront disponibles au sein du Village des Médias sur le campus de l’Université de Californie du Sud (USC).

Pour le troisième public enfin, Los Angeles a d’ores et déjà prévu l’hôtel JW Marriott et le Ritz Carlton pour héberger les membres de la Famille Olympique, notamment les membres du CIO.

Visuel du Memorial Coliseum repensé pour les Jeux Olympiques (Crédits - LA 2024)

Visuel du Memorial Coliseum repensé pour les Jeux Olympiques (Crédits – LA 2024)

En ce qui concerne le financement des Jeux, LA 2024 a d’ores et déjà annoncé la constitution – inédite – d’un seul et unique budget et ce, alors que le CIO demande traditionnellement l’élaboration de deux budgets distincts, à savoir le budget d’organisation (COJO) et le budget non-COJO.

Dans le cas de la candidature américaine, les dépenses sont aujourd’hui chiffrées à 5,325 milliards de dollars (4,96 milliards d’euros), dont 175,6 millions (163,6 millions d’euros) pour les transports, 37,9 millions (35,3 millions d’euros) pour les opérations liées aux Villages, mais encore 195,2 millions pour les Cérémonies (181,88 millions d’euros).

La majeure partie des investissements nécessaires est bien sûr confiée aux sites avec plus de 1,190 milliard de dollars consacrés (1,108 milliard d’euros).

Mais si le budget global fait mention de plusieurs secteurs, la sécurité n’est en revanche pas budgétée et ce, compte tenu de la prise en charge de cet élément au niveau fédéral. La candidature fait ainsi le commentaire de « manifestations nationales à sécurité particulière » en lieu et place d’une estimation chiffrée.

Pour compenser les dépenses exigées par la tenue des Jeux, Los Angeles compte bien sûr sur la participation du CIO au travers de la contribution et des droits TV, mais la candidature envisage aussi un plan marketing d’importance.

En cumulant les trois niveaux de partenariats, LA 2024 prévoit ainsi des recettes de l’ordre de 1,760 milliard de dollars (1,639 milliard d’euros).

Une estimation correcte si l’on regarde le programme mis en œuvre à Londres 2012 (plus de 1 milliard de dollars) et actuellement en cours pour Tokyo 2020, avec plus de 3 milliards de dollars d’ores et déjà engrangés.

La billetterie des Jeux occuperait également une place importante pour la collecte de recettes (1,3 milliard de dollars soit 1,21 milliard d’euros).

Mais sur ce point, Los Angeles pourrait bien être une édition olympique aux coûts élevés, avec malgré tout l’ambition de parvenir à un taux de remplissage de 97%.

Ainsi, les tarifs proposés par la candidature américaine établissent une moyenne de 140,7 dollars par billet (131,1 euros) – 13,12 dollars (12,22 euros) pour le golf en phase préliminaire -, avec un pic moyen à 1 783 dollars (1 661 euros) pour la Cérémonie d’ouverture des Jeux.

Comme le mentionne aujourd’hui le « Los Angeles Times », « cela placerait les Jeux dans la lignée des récents Super Bowl ou des finales de la NBA ».

(Crédits - Donald Trump / Compte Twitter de la Présidence des États-Unis)

(Crédits – Donald Trump / Compte Twitter de la Présidence des États-Unis)

Dans l’ensemble du troisième et donc dernier volet du dossier technique, aucune référence n’est faite à Donald Trump et à la politique américaine dans sa globalité.

Il n’en demeure pas moins que les récentes décisions du Président des États-Unis pourraient impacter la perception de la candidature aux JO 2024 à travers le monde, et plus particulièrement auprès des membres du CIO.

La visite prochaine de la Commission d’évaluation – qui compte en ses rangs des membres issus de pays musulmans certes non-mentionnés dans la liste du Décret Trump – sera particulièrement scrutée.

Si le langage diplomatico-olympique de la Commission olympique sera comme toujours de mise, l’attitude des autorités locales et surtout fédérales pourrait donner une tendance pour les mois à venir.

JO 2024 : Face à la politique migratoire de Donald Trump, l’USOC se veut rassurant

La réaction était attendue. Elle est intervenue ce lundi soir.

Par l’intermédiaire de son Président – par ailleurs membre du Comité International Olympique (CIO), Larry Probst, et de son Directeur Général, Scott Blackmun, le Comité Olympique des États-Unis (USOC) a publié une déclaration officielle dans laquelle il évoque le Décret de Donald Trump relatif à l’immigration.

Sujet à polémiques et à manifestations aux quatre coins des États-Unis – notamment à Los Angeles (Californie) – ce Décret prive temporairement l’entrée sur le sol américain des ressortissants de sept pays.

(Crédits - USOC)

(Crédits – USOC)

« Nous avons reçu un certain nombre de demandes de renseignements au sujet du Décret émis par le Président Trump vendredi. Comme les États-Unis, le Mouvement Olympique a été fondé sur des principes de diversité, d’inclusion, d’opportunité et de dépassement de l’adversité.

En qualité de représentant du Mouvement Olympique aux États-Unis, nous adoptions ces valeurs.

Nous reconnaissons également la tâche difficile qui consiste à assurer la sécurité d’une Nation. Nous espérons sincèrement que l’ordre exécutif mis en œuvre récemment reconnaîtra de façon appropriée les valeurs sur lesquelles notre Nation et le Mouvement Olympique ont été fondés.

Nous avons spécifiquement été interrogés sur l’impact que le Décret présidentiel pourrait avoir sur les athlètes et les officiels venant aux États-Unis pour participer et assister à des compétitions.

Reconnaissant le pouvoir extraordinaire du sport pour rassembler les gens dans une célébration pacifique de l’amitié, de l’excellence et du respect, le Gouvernement Fédéral nous a informés aujourd’hui qu’il travaillera avec nous pour que les athlètes et les officiels de tous les pays puissent accéder aux États-Unis afin de se rendre à des compétitions internationales » ont ainsi affirmé et précisé les deux responsables sportifs américains.

Par cette déclaration, ces derniers souhaitent au plus tôt éteindre les polémiques naissantes autour des Décrets présidentiels de Donald Trump – tout en restant dans un discours convenu – et ce, alors que Los Angeles ambitionne de devenir Ville Hôte des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024 et que les États-Unis sont en passe d’accueillir des événements sportifs majeurs, comme les Mondiaux d’athlétisme à Eugène (Oregon) en 2021.

Quoiqu’il en soit, les prochaines semaines seront déterminantes pour la candidature olympique et paralympique, d’autant plus si le Maire de Los Angeles confirme son positionnement parmi les leaders politiques de la fronde au Président Trump.

Au-delà de son soutien à la candidature de LA 2024, Eric Garcetti n’oublie pas les fondements politiques qui sont les siens, lui qui est actuellement candidat à sa propre succession, et qui pourrait éventuellement être intéressé par le poste de Gouverneur de Californie en 2018, avant peut-être, de se lancer dans la course à l’investiture du Parti Démocrate pour la Présidentielle de 2020.

Autant d’échéances certaines ou potentielles qui jalonneront les mois à venir dans la « Cité des Anges ».

Plus que jamais, la candidature de Los Angeles 2024 se retrouve au cœur de considérations politiques, qu’elle n’avait sans doute pas imaginé il y a encore six mois.

Les principales figures de la candidature – Eric Garcetti et Casey Wasserman, son Président – sont en effet des proches de la candidate Démocrate battue par Donald Trump lors de l’élection présidentielle 2016, Hillary Clinton.

Les deux hommes forts de la candidature de LA 2024 auraient dès lors souhaité travailler avec l’ex-First Lady plutôt qu’avec le détonnant – et déroutant – leader Républicain.

JO 2024 : Los Angeles face aux décisions controversées de Donald Trump

Quelques semaines après son investiture, le Président Donald Trump n’en finit pas de faire parler de lui.

Comme il s’y était engagé durant la campagne présidentielle américaine, le leader Républicain a acté des mesures polémiques liées au Mexique et à l’immigration.

(Crédits - Donald Trump / Compte Twitter de la Présidence des États-Unis)

(Crédits – Donald Trump / Compte Twitter de la Présidence des États-Unis)

Ainsi, Donald Trump a notamment signé un Décret pour officialiser la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique, mur que le Président souhaite voir financer – a postériori – par les autorités de Mexico. Toutefois, ces dernières ont d’ores et déjà écarté cette possibilité, le Président Enrique Pena Nieto annulant au passage une visite à Washington (District of Columbia).

Mais le Président Trump a aussi engagé un autre Décret – aux multiples impacts – concernant l’immigration, en interdisant temporairement ou jusqu’à nouvel ordre, l’arrivée sur le sol américain de ressortissants issus de sept pays : Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen.

Sans surprise, cette dernière mesure a soulevé une vague de contestation outre-Atlantique, d’autant plus dans les villes considérées comme « sanctuaires » pour les immigrés par le nouveau Président des États-Unis.

Dans le viseur de Donald Trump, Los Angeles a fait savoir qu’elle demeurerait une ville d’accueil et ce, après de multiples déclarations écrites du Maire Eric Garcetti au cours des derniers jours, et à la suite d’une conférence de presse organisée depuis l’aéroport international de la ville.

« Je me suis entretenu ce matin à l’aéroport LAX avec les membres du Congrès, Maxime Waters et Ted Lieu, les responsables des douanes et de la protection des frontières, notre police aéroportuaire et des avocats en immigration pour évoquer l’impact des ordonnances présidentielles dans notre ville.

J’ai aussi rencontré des proches de certaines personnes touchées par ces décisions, pour mieux comprendre comment la ville de Los Angeles peut aider les gens durant cette période très difficile, déroutante et douloureuse.

J’ai voulu les assurer que Los Angeles honorera une tradition américaine unique, en demeurant toujours un lieu de refuge pour les personnes de toutes les nationalités et de toutes les confessions religieuses.

L’interdiction d’accès à des personnes sur un critère religieux ou sur celui de leur pays d’origine n’est pas seulement contraire aux idéaux américains, c’est aussi une mesure dangereuse contre notre sécurité nationale.

Il existe des stratégies efficaces, rationnelles, humaines et constitutionnelles pour garantir la sécurité des Américains, et c’est ce que nous attendons du Président à l’égard du peuple américain » a notamment affirmé le Maire Démocrate de Los Angeles.

(Crédits - Eric Garcetti / Compte Twitter du Maire de Los Angeles)

(Crédits – Eric Garcetti / Compte Twitter du Maire de Los Angeles)

Les mesures prises par le Président Donald Trump ont également fait réagir au-delà des frontières américaines, et un possible impact sur la candidature olympique et paralympique de Los Angeles 2024 n’est plus à écarter.

Sans évoquer la candidature ou la perspective du vote olympique du 13 septembre prochain, Richard Peterkin, membre du Comité International Olympique (CIO) à Saint-Lucie, n’a pas hésité à pointer la politique actuelle des autorités fédérales des États-Unis.

Sur son compte Twitter, le responsable olympique a notamment indiqué que « le Décret de Donald Trump relatif à l’immigration est totalement contraire aux idéaux olympiques.

Selon lui, la responsabilité collective l’emporte sur la justice individuelle ».

Si elle n’engage que son auteur, cette déclaration illustre en tous cas l’état d’esprit qui pourrait être celui de bon nombre de membres de l’institution qui élira la Ville Hôte des Jeux d’été de 2024.

La visite prochaine de la Commission d’évaluation du CIO – du 23 au 25 avril – sera déterminante pour la candidature de Los Angeles et ce, même si Donald Trump a récemment assuré de son soutien le CIO et la candidature américaine.

Le Maire de la ville devrait être de la partie, tout comme les membres américains du CIO, Larry Probst – par ailleurs Président du Comité Olympique des États-Unis (USOC) -, Anita DeFrantz, Conseillère de LA 2024 en charge de l’héritage, sans oublier Angela Ruggiero, qui est aussi Présidente de la Commission des Athlètes de l’institution de Lausanne (Suisse).

Toutes ces personnalités – avec également les leaders de la candidature comme Casey Wasserman, Président, et Janet Evans, vice-Présidente – devront alors assurer la Commission d’évaluation de la qualité du projet olympique et paralympique, tout en essayant d’atténuer l’image d’ores et déjà désastreuse des mesures présidentielles sur la scène internationale.

Un exercice difficile mais sans doute nécessaire pour éviter à la candidature d’être plombée dans les mois à venir par les décisions controversées de Donald Trump.

En novembre 2016, Janet Evans s’était d’ailleurs voulue rassurante avant même la prise de fonction du Président.

« Nous sommes fortement convaincus que les Jeux Olympiques et LA 2024 transcendent la politique et peuvent contribuer à rassembler nos communautés et le monde entier.

Nous sommes impatients de coopérer étroitement avec le Président élu, Donald Trump, et avec l’ensemble du Gouvernement Fédéral, afin de livrer des ‘Jeux nouveaux pour une ère nouvelle’ qui serviront et motiveront l’ensemble du Mouvement Olympique en 2024″ avait déclaré l’ancienne Championne Olympique de natation dans le cadre d’une interview exclusive pour « Sport & Société ».

JO 2024 : La candidature américaine veut profiter de la période des cérémonies d’Hollywood

Dans un peu plus d’un mois, le 26 février, l’Académie des Oscars pourrait couronner le film événement « LA LA Land » au cours de la traditionnelle cérémonie qui se déroulera au Dolby Theatre.

Incarné par Emma Stone et Ryan Gosling, et réalisé par Damien Chazelle, ce film fait la part belle aux quartiers et à l’environnement de Los Angeles sur fond d’histoire d’amour, de pas de danse et de tours de chant.

Avec pas moins de 14 nominations – dont les prestigieuses Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Meilleur Acteur et Meilleure Actrice – « LA LA Land » pourrait donc illuminer la soirée des Oscars.

(Crédits - LA 2024)

Un live sera proposé par LA 2024 ce mardi à 10h00 ; 19h00 heure française (Crédits – LA 2024)

Le Comité de Candidature de Los Angeles 2024 ne s’y est d’ailleurs pas trompé, souhaitant sans doute profiter de l’événement pour faire des stars hollywoodiennes de véritables ambassadeurs du projet olympique et paralympique face aux caméras du monde entier.

Lors de la récente cérémonie des Golden Globes, le logo de LA 2024 avait notamment arpenté le tapis rouge en compagnie de comédiens et de sportifs américains, mais dans les limites autorisées. L’ouverture de la phase de promotion internationale – début février – devrait donc permettre de décupler les possibilités.

D’ici-là, les leaders de la candidature vont proposer une nouvelle séance de questions-réponses sur la page Facebook de LA 2024, via le système de communication Facebook Live. Un tel exercice s’était déjà tenu en mars 2016.

Ce mardi, dès 10h00 – 19h00 heure française – Casey Wasserman et Janet Evans, Président et vice-Présidente de LA 2024, ont choisi le site d’Universal Studios pour répondre aux sollicitations des internautes.

Une façon de démontrer une nouvelle fois l’utilisation optimale des réseaux sociaux par la candidature de Los Angeles. Une manière aussi de saluer l’influence des studios de Hollywood pour la promotion de la « Cité des Anges ».