LA 2028 : Le canoë-kayak slalom pourrait rejoindre l’Oklahoma

A mesure que l’échéance des Jeux d’été de 2028 approche, la carte des sites s’affine. Aussi, après la délocalisation des épreuves d’aviron et de canoë-kayak sprint, le slalom pourrait à son tour quitter le site initialement envisagé pour partir du côté d’Oklahoma City (Oklahoma, États-Unis) à près de 2 200 kilomètres de la Californie.

Visuel du site de canoë-kayak slalom de Los Angeles 2028 initialement envisagé au sein du Valley Sports Park cluster dans le secteur de Sepulveda, près de Los Angeles, Californie (Crédits – LA 2028)

Les organisateurs des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de Los Angeles 2028 poursuivent leurs efforts d’optimisation pour un concept qui, comme pour tout hôte de l’événement, évolue entre la phase de candidature et la phase opérationnelle de livraison des Jeux.

Aussi, à un peu plus de cinq années de l’ouverture des JO 2028, un nouveau changement pourrait prochainement être opéré quant à la cartographie des sites et équipements appelés à accueillir les compétitions.

De fait, comme le relève actuellement la presse américaine, le Comité d’Organisation présidé par Casey Wasserman a récemment engagé des discussions étroites avec les dirigeants du complexe sportif existant de Riversport Rapids Whitewater Center à Oklahoma City, dans l’État de l’Oklahoma et ce, afin d’y envisager – le cas échéant – la tenue des épreuves de canoë-kayak slalom.

Avec ce projet, les épreuves précitées quitteraient ainsi la région de Los Angeles où elles devaient initialement intégrer une structure temporaire du Valley Sports Park pour in fine gagner un site existant reconnu comme site d’entraînement officiel par le Comité Olympique et Paralympique des États-Unis (USOPC) depuis 2009.

Cette délocalisation en dehors de l’État de Californie – certes à près de 2 200 kilomètres plus à l’est – aurait surtout l’avantage de mobiliser une structure qui a déjà fait ses preuves dans l’organisation régulière de rendez-vous majeurs pour la discipline supervisée par la Fédération Internationale de Canoë (ICF).

Dans trois ans, le site de l’Oklahoma doit d’ailleurs abriter les Championnats du Monde de canoë-kayak slalom qui constitueraient – en cas d’intégration du bassin au dispositif des Jeux de 2028 – une sorte de répétition générale et de test avant la venue des compétitions olympiques.

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Si les discussions en cours devraient aboutir à une décision formelle des organisateurs très prochainement, le site initialement choisi par LA 2024 – lorsque la “Cité des Anges” visait l’accueil des Jeux de 2024 – demeurerait encore un équipement destiné à recevoir des épreuves en 2028, avec respectivement les compétitions équestres et le tir sportif.

Pour LA 2028, la délocalisation du canoë-kayak slalom interviendrait quelques mois après une décision similaire ayant conduit les organisateurs californiens à déplacer les épreuves d’aviron et de canoë-kayak sprint de Lake Perris en direction de l’historique Long Beach Marine Stadium, au sud de Los Angeles.

Par le passé, dans le cadre de la dernière édition des Jeux d’été organisée sur le sol américain, la tenue des compétitions de canoë-kayak avait déjà été scindée en deux.

Les épreuves d’aviron et de sprint avaient alors pris place sur le site de Lake Lanier, à environ 80 kilomètres au nord d’Atlanta (Géorgie), tandis que le slalom avait été accueilli au sein de l’Ocoee Whitewater Center de Ducktown dans l’État du Tennesse, à près de 175 kilomètres de la Ville Hôte.

Pour 2028, la possible intégration de l’Oklahoma à la cartographie des sites serait en quelque sorte un clin d’œil à l’ambition olympique de l’État qui, avec Tulsa, avait été représenté dans la primaire interne mise en place par les autorités olympiques américaines, dès 2013, dans la perspective des Jeux de 2024.

La deuxième ville de l’État avait alors compté parmi la dizaine de prétendantes ayant répondu à l’appel des Jeux, un Comité préparatoire ayant même été installé dans la foulée.

Cependant, les faiblesses du projet – notamment au niveau de l’hébergement et des sites sportifs – n’avaient pas permis à la candidature de l’Oklahoma de pouvoir viser la désignation américaine, contrairement à Los Angeles, Boston (Massachusetts), San Francisco (Californie) et Washington (District of Columbia) qui s’étaient retrouvées sur la short-list du Comité Olympique des États-Unis (USOC) en juin 2014.

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