LA 2028 : World Rowing entérine la délocalisation des épreuves d’aviron

Proposée dès le mois de février 2019, l’idée de déplacer les épreuves d’aviron des Jeux de Los Angeles 2028 de Lake Perris au Long Beach Marine Stadium a été entérinée le week-end dernier par la Fédération Internationale World Rowing.

Vue du Long Beach Marine Stadium (Crédits – US Rowing)

Durant toute sa phase de candidature, d’abord pour les Jeux de 2024, puis en se focalisant sur l’obtention des Jeux de 2028, Los Angeles s’est montrée soucieuse d’allier son héritage olympique légué par l’accueil de l’Olympiade de 1932 et de 1984, et sa modernité, à l’instar de la mobilisation attendue du monumental SoFi Stadium.

Aussi, dans cette logique, mais également dans un souci de maîtriser au maximum les dépenses et les contraintes logistiques – liées en particulier à l’hébergement des athlètes et au transport de ces derniers – LA 2028 a formulé en début d’année 2019, la proposition de déplacer les épreuves d’aviron.

Initialement, ces dernières avaient été présentées sur le secteur de Lake Perris.

Néanmoins, la distance – environ 140 kilomètres – séparant ce site du campus de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) pensé pour devenir le Village des Athlètes le temps des Jeux, a poussé les organisateurs à reconsidérer leur plan et ce, notamment afin de ne pas solliciter un lieu annexe pour l’hébergement des participants.

Visuel du site d’aviron initialement proposé à Lake Perris (Crédits – LA 2028)

Dès lors, LA 2028 a fini par proposer le cadre historique du Long Beach Marine Stadium, hôte des épreuves d’aviron durant les JO 1932, celles de 1984 ayant eu lieu à Lake Casitas.

Bassin existant dans le secteur de Long Beach, cluster majeur du dispositif imaginé pour 2028, ce site présente l’avantage de rapprocher les futurs compétiteurs à une cinquantaine de kilomètres du Village des Athlètes, mais également des différents lieux de célébration des Jeux.

Pour World Rowing, le choix du Long Beach Marine Stadium permet en outre de garantir une certaine visibilité pour les épreuves, tant du point de vue médiatique que de l’afflux de spectateurs qui, pour la plupart, seront déjà présents dans cette station balnéaire de la côte californienne située au Sud de Los Angeles.

En décidant d’une telle délocalisation, World Rowing et les organisateurs conviennent toutefois de réviser le déroulement des épreuves d’aviron. En effet, en raison de la configuration du bassin, la distance de 2 000 mètres devra être sacrifiée au profit d’une distance portée à 1 500 mètres.

Ce changement – qui impactera les épreuves des Jeux de 2028 – n’aura aucune incidence sur les compétitions internationales qui se tiendront en amont de cette échéance et qui demeureront établies sur 2 000 mètres.

Pour Lake Perris, la perte de l’aviron ne constitue pas – à ce stade – un retrait total de la cartographie des Jeux, le site étant encore proposé par les organisateurs américains pour les épreuves de sprint en canoë.

Jean-Christophe Rolland, à la tribune de la Session du CIO, le 14 septembre 2017 à Lima, Pérou (Crédits – IOC / Greg Martin)

Il est à noter en parallèle, que la décision de World Rowing a été prise en marge de la réélection du Français Jean-Christophe Rolland, à la présidence de la Fédération Internationale.

Médaillé olympique à Atlanta en 1996 (bronze) et à Sydney en 2000 (or), ce dernier est aujourd’hui l’un des deux tricolores membres actifs du Comité International Olympique (CIO), en compagnie de Guy Drut, et en attendant, peut-être, l’arrivée de Martin Fourcade à l’issue des Jeux d’hiver de Pékin 2022.

Son expérience des Jeux et ses fonctions internationales ont en outre récemment permis à Jean-Christophe Rolland d’être choisi en qualité de membre de la Commission de Coordination des Jeux de Brisbane 2032, peu après l’élection de la ville australienne, survenue à l’été 2021.

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