Anne Hidalgo aux côtés du Président du CIO à Madrid

La Maire de Paris se rend à Madrid (Espagne), ce mercredi 1er juin, à l’occasion d’une réunion du Conseil de l’Olympic Refuge Foundation dont elle est l’une des membres. Anne Hidalgo va retrouver à cette occasion le Président du Comité International Olympique (CIO), Thomas Bach, à deux ans de l’ouverture des Jeux d’été de Paris 2024.

De gauche à droite, Tony Estanguet, Président du Comité d’Organisation des Jeux de Paris 2024 ; Thomas Bach, Président du CIO ; et Anne Hidalgo, Maire de Paris, en octobre 2017 dans le bureau de l’Hôtel de Ville (Crédits – Paris 2024)

Quelques semaines après son échec cuisant au premier tour de l’élection présidentielle française, la Maire de Paris, Anne Hidalgo, se remet peu à peu en selle avec, comme point d’horizon, les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024.

Si l’édile parisienne ne sera pas au centre du jeu lors de la Cérémonie d’ouverture programmée pour le 26 juillet 2024 – la proclamation officielle de l’ouverture étant réservée au Chef de l’État du pays-hôte – il n’en demeure pas moins que la perspective de l’événement planétaire concentre son énergie et une partie des promesses de son second mandat municipal.

De fait, plusieurs chantiers urbains en cours ou annoncés sont directement liés aux Jeux, notamment le réaménagement du quartier de la Porte de la Chapelle (18ème arrondissement) autour de la future Aréna de 8 000 places, mais aussi le projet de revitalisation des Champs-Elysées (8ème), ou encore celui – fortement décrié – de végétalisation des bords de Seine dans le secteur de la Tour Eiffel (7ème).

Aussi, au cours des deux prochaines années devant conduire aux Jeux de 2024, Anne Hidalgo entend maintenir le tempo qu’elle s’est imposée dès la phase de candidature, en accompagnant d’une part les projets à l’échelle de Paris et de la métropole, tout en supervisant d’autre part l’aménagement des sites sportifs et ce, en sa qualité de Présidente de la Société de Livraison des Ouvrages Olympiques (SOLIDEO).

Mais au-delà, la Maire de Paris entend également profiter de la vitrine olympique pour consolider sa stature de femme d’État et de personnalité internationale.

A cet effet, celle qui a présidé jusqu’en 2019 le C40 Citiesqui rassemblent des Maires du monde entier autour des questions climatiques – souhaite contribuer à l’effort collectif concernant les politiques d’accueil des réfugiés, rejoignant en ce sens le CIO qui a instauré en 2016 l’équipe olympique des réfugiés, avant de lancer l’Olympic Refuge Foundation, un an plus tard.

Les anneaux olympiques devant la Maison Olympique à Lausanne (Crédits – CIO / Christophe Moratal)

Aujourd’hui, l’ORF vise à soutenir, par le sport, la protection, le développement et l’épanouissement des jeunes déplacés au quatre coins de la planète.

Comme l’expose d’ailleurs l’institution olympique, qui travaille de concert avec les autres composantes du Mouvement Olympique, mais aussi l’Organisation des Nations Unies (ONU) et diverses Organisations Non-Gouvernementales (ONG) :

La Fondation croit en une société où chacun a sa place, grâce au sport.

Son objectif est de créer un mouvement qui permette aux jeunes déplacés de s’épanouir par le sport.

Actuellement, la Fondation – qui ambitionne de donner accès au sport à un million de jeunes réfugiés d’ici 2024 – accompagne la mise en place de 12 programmes structurants dans 8 pays, à savoir la Colombie, la République Démocratique du Congo, la Jordanie, le Kenya, le Mexique, le Rwanda, la Turquie et l’Ouganda.

En outre, l’ORF soutient activement des programmes complémentaires en Colombie et en France – où une convention a été signée l’an passé –, tout en veillant parallèlement à la question migratoire liée à la guerre en Ukraine.

Sur le fondement de ces considérations, et compte-tenu de sa qualité de membre du Conseil de l’ORF, la Maire de Paris se rend ce mercredi 1er juin à Madrid pour accompagner le Président du CIO, Thomas Bach, et les autres membres dudit Conseil.

Anne Hidalgo va retrouver sur place l’un des acteurs-clés de la stratégie « gagnant-gagnant » mise en place en amont de la double attribution des Jeux d’été de 2024 et de 2028.

Si la rencontre entre les deux personnalités devrait en priorité porter sur l’ordre du jour de la réunion de l’ORF, il est à penser qu’une discussion plus restreinte pourrait parallèlement avoir lieu concernant l’état d’avancement des préparatifs de Paris 2024, à l’aune notamment du fiasco du week-end passé et de l’accueil chaotique au Stade de France de la finale de la Ligue des Champions de football.

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