Paris 2024 acte le changement de site pour les phases préliminaires de basketball

Initialement envisagées au sein du Hall 6 du Parc des Expositions de la Porte de Versailles, dans le 15ème arrondissement de la capitale, les phases préliminaires de basketball des prochains Jeux d’été de Paris 2024 vont finalement bénéficier d’un nouveau point de chute, restant encore à définir en concertation avec la Fédération Internationale (FIBA).

Visuel du Paris Expo Porte de Versailles avec les Arénas Paris Sud mobilisées pour les Jeux de Paris 2024 (Crédits – Paris 2024 / Populous-Luxigon)

Annoncé depuis près de deux ans, à l’issue d’une profonde revue de projet, le choix du site consacré aux phases préliminaires des tournois de basketball masculin et féminin avait néanmoins soulevé les doutes de la Fédération Internationale (FIBA) ces derniers mois et, l’incompréhension – pour ne pas dire la colère exprimée sur les réseaux sociaux – de certains joueurs vedettes de l’Équipe de France ces jours passés.

Dès lors, et après plusieurs semaines de discussions au sommet, le Comité d’Organisation (COJO) a finalement décidé de revoir sa copie, et de plancher dès à présent sur l’examen d’un nouveau site, plus adapté à la pratique et aux impératifs logistiques du basketball, notamment en ce qui concerne la hauteur sous plafond.

Dans un communiqué publié ce jeudi en milieu d’après-midi, l’instance organisatrice de la prochaine Olympiade expose ainsi :

Paris 2024 et la FIBA ont travaillé conjointement depuis plusieurs mois sur les solutions permettant d’offrir les meilleures conditions de compétition sur le site de l’Aréna Paris Sud 6.

Mais les résultats des dernières études techniques ont conduit Paris 2024 et la FIBA à ne pas conserver le Hall 6 du site de la Porte de Versailles, en raison des spécificités propres à la pratique du basketball.

Dans une impasse jusqu’à aujourd’hui, le COJO de Paris 2024 se montre néanmoins confiant, malgré les délais à tenir et en dépit de l’inévitable jeu de chaises musicales qui devrait s’opérer pour aboutir au choix du nouvel écrin.

A l’aune du changement annoncé aujourd’hui, la future Aréna de la Porte de la Chapelle pourrait être perçue comme une possible solution de repli, d’autant plus si l’on considère que ce site pourrait devenir le cadre des matchs à domicile du Paris Basketball après les Jeux.

Pour l’heure, cette enceinte de 8 000 places – en cours de construction au Nord de Paris (18ème arrondissement) – est néanmoins prévue pour recevoir les épreuves olympiques de badminton et de gymnastique rythmique, avant d’accueillir les compétitions paralympiques de para-badminton et de para-haltérophilie.

Quoiqu’il en soit, le choix du nouveau site devra nécessairement répondre aux exigences de durabilité et de maîtrise des dépenses fixées par le COJO et ses partenaires institutionnels. Autrement dit, un site existant ou d’ores et déjà planifié.

Visuel de l’Aréna de la Porte de la Chapelle (Crédits – Paris 2024 / Mairie de Paris / SCAU / NP2F)

Concernant les autres épreuves liées au basketball, Paris 2024 et la FIBA restent sur les choix actés à l’automne 2021, à savoir l’Aréna de Paris Bercy (12ème) pour les phases finales des tournois masculin et féminin, et la Place de la Concorde (8ème) pour le déroulement du tournoi de basket 3×3.

Malgré le départ du basketball, le Hall 6 du Parc des Expositions devrait a priori conserver sa place dans le dispositif des Jeux, étant programmé pour abriter les compétitions d’haltérophilie, puis, lors des Jeux Paralympiques, le goalball.

La Porte de Versailles est en outre mobilisée pour d’autres sports, avec spécifiquement l’utilisation annoncée du Hall 1 (volley-ball et boccia) et du Hall 4 (tennis de table et para-tennis de table).

6 pensées

  1. A votre avis quelle serait la solution la meilleure ? Je propose toute la compétition de basket à Bercy, déplacement de la Gym artistique à Porte de la Chapelle. C’est cohérent avec toute la Gym au même endroit ! En terme de logistique et d’équipement, c’est même la solution la plus simple et probablement la moins couteuse (pas de changement de configuration à faire à Bercy, peu à La Chapelle) !
    Resterait à recaser le badminton ? Coubertin (trop petit ?) ou Suzanne Lenglen couvert à Roland Garros (en déplaçant la boxe dans le fameux hall 6 du parc des expo).
    Il va y avoir un jeu de chaises musicales…. Merci de nous éclairer sur ce qui est possible… ou pas.

    1. Le sujet est délicat, car effectivement, le risque est grand de voir un jeu de chaises musicales venir – encore une fois – rebattre la cartographie générale des sites. Il n’empêche, pour le basketball, je pense que l’Aréna de la Porte de la Chapelle (8.000 places) peut être une solution de repli pour la phase préliminaire, soit jusqu’aux quarts de finale, sachant qu’à partir de là, les matchs se joueront à Bercy. Pour ce qui est de la gymnastique, il peut évidemment y avoir la volonté de regrouper l’ensemble sur un seul et même site, mais la configuration à 8.000 places de la Porte de la Chapelle peut poser problème à la Fédération Internationale, la gymnastique demeurant un sport majeur des Jeux, même si, en France, la perception peut-être différente. In fine, il peut aussi y avoir une solution en province pour le basket, à l’instar de ce qui a été proposé pour le handball avec Lille-Métropole. C’est une piste à ne surtout pas négliger, même si le risque est ici de brouiller un peu les cartes par rapport à un projet initialement voulu comme relativement compact. Concernant Coubertin, la salle est aujourd’hui placée comme site d’entraînement et n’est plus affiliée comme salle dédiée aux épreuves des JO depuis les ajustements de sites opérés fin 2021. En ce qui concerne Roland Garros, je pense qu’il est hypothétique d’y ajouter des sports, et même d’y entrevoir d’autres sports que le tennis. En effet, le Court Central a montré que la toiture dépliée laissait tout de même passer les flux d’air, ce qui pourrait avoir un impact sur certains sports. La situation s’annonce même plus délicate avec le Court Suzanne Lenglen dont la toiture amovible sera plus légère – davantage sur le principe d’une immense toile déployée – que celle du Court Philippe Chatrier. Nous ne sommes donc pas à l’abri, à ce stade, d’un réexamen des sites par certaines Fédérations Internationales, qui ont vu le cas du basket et qui désormais pourraient être tentées de repartir de l’avant pour espérer bénéficier d’une meilleure exposition et d’une visibilité potentiellement accrue.

      1. La délocalisation de la phase préliminaire à Orléans dans la salle Co’met représente effectivement une solution très intéressante. Le projet est superbe, la salle est grande (10 000 places), l’éloignement de Paris relatif (1h-1h30), cela pourra faire venir un autre public, et surtout cela permet d’éviter les chaises musicales et la remise en cause de la localisation des autres sports.

  2. Et pourquoi pas le basket à Roland Garros?
    première semaine sur Suzanne Lenglen : 10000 places
    deuxième semaine sur le central : 15000 places
    (puisque le tennis est programmé sur la première semaine)
    ce serait quand même dommage de ne pas profiter d’une salle de 15000 places sur la deuxième semaine des jeux, non?
    Et le basket ne me semble pas particulièrement sensible aux problèmes de courants d’air évoqués (contrairement au volley ou badminton).
    Et en plus ça libérerait Bercy pour les phases finales de Volley!
    Et comme le dit Maxence, la boxe irait dans le fameux hall 6 du parc des expos.

    1. Roland Garros risque de poser des problèmes logistiques avec les fameux courants d’air qui d’ailleurs, sur le Court Suzanne Lenglen, pourraient être plus perceptibles en raison de la structure choisie pour la toiture. Peut-être un futur caillou dans la chaussure de Paris 2024.

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