JO 2036 : La candidature de l’Inde se précise autour du Narendra Modi Stadium

Régulièrement évoquée, la perspective d’une candidature de l’Inde à l’organisation des Jeux d’été semble se confirmer suite aux récentes déclarations du Président de l’Association Olympique Indienne (IOA), qui a notamment fait mention de discussions en cours avec le Comité International Olympique (CIO).

Vue du Narendra Modi Stadium à Ahmedabad (Crédits – Populous)

Pays le plus peuplé de la planète à n’avoir jamais accueilli les Jeux, l’Inde entend accroître sa place sur l’échiquier sportif mondial durant les quinze prochaines années, avec l’ambition ultime de recevoir un jour les Jeux Olympiques et Paralympiques d’été, 2036 étant la prochaine échéance non-encore attribuée.

Si les défis sont immenses, notamment en ce qui concerne les infrastructures – sportives et de transports – mais également les domaines économiques et sociaux avec une pression démographique toujours élevée, le pays aux plus de 1,32 milliard d’habitants, entend se positionner avec détermination, notamment en se basant sur le vaste projet en cours d’aménagement à Ahmedabad.

Sur pas moins de 95 hectares le long du fleuve Sabarmati, les autorités locales ambitionnent ainsi de concevoir un véritable parc olympique centré autour du Narendra Modi Stadium qui, après sa récente réhabilitation par le cabinet de renommée mondiale, Populous, pourrait être adapté à l’organisation des Jeux.

Disposant d’une jauge maximale de 110 000 places, soit l’un des plus grands stade au monde, l’installation est au cœur de ce qui deviendra un complexe multifonctionnel sans commune mesure sur le territoire indien, dans la principale ville de l’État de Gujarat, située à plus de 930 kilomètres au Sud-Ouest de New Delhi.

Dans le détail, et comme exposé dans un précédent article par « Sport & Société », ledit complexe devrait à terme inclure une arène de 12 000 places pour les sports collectifs, un centre aquatique, un vélodrome de 5 000 places, mais encore un stade de 15 000 places destiné au hockey-sur-gazon, sans compter un stade adjacent de 50 000 places pour l’athlétisme et le football.

Une résidence pour athlètes de 3 000 appartements est également planifiée, de même que l’aménagement des berges et l’installation programmée de commerces, d’hôtels et de diverses activités pour la population et les touristes.

En complément de ce complexe, Ahmedabad projette aussi la construction d’un centre destiné à la formation et à l’entraînement, dans le but d’inscrire encore davantage les athlètes indiens dans la performance et le haut-niveau.

Portrait de Narinder Batra, Président du Comité Olympique de l’Inde et membre du Comité International Olympique (Crédits – IOC / Greg Martin)

Aussi, le Président de IOA n’a pas manqué de souligner l’importance du projet d’Ahmedabad dans la réflexion autour d’une candidature à l’organisation des Jeux.

Pour Narinder Batra, le Narendra Modi Stadium serait d’ailleurs l’enceinte adéquate pour recevoir les Cérémonies d’ouverture et de clôture en 2036, soulignant en outre l’existence de discussions avec l’institution olympique.

Comme l’a en effet exposé le leader de l’IOA, dont les propos ont été rapportés ce week-end par la presse indienne :

Si on parle des JO 2036, alors oui, il y a déjà des discussions avec le CIO. Étant Président de l’IOA, mes discussions avec le CIO portent notamment sur ce sujet.

Les Jeux de 2036 seront finalisés dans deux ou trois ans, d’où nos échanges actuels avec le CIO.

Outre le Narendra Modi Stadium et sans nul doute de futures installations prévues à Ahmedabad, Narinder Batra souhaite inclure d’autres villes indiennes dans la réflexion d’une candidature.

Pour développer son concept, l’Inde espère dès lors pouvoir profiter des conseils du CIO, sur les fondements de la nouvelle procédure de candidature, tout en misant sur la possibilité de proposer des Jeux sur plusieurs territoires dans un souci logistique et budgétaire.

Visuel du complexe sportif d’Ahmedabad avec le Narendra Modi Stadium comme pièce maîtresse (Crédits – Populous)

Quoiqu’il en soit, la concurrence s’annonce particulièrement rude pour l’Inde, avec déjà les candidatures déclarées ou des réflexions, du côté de l’Indonésie, de Doha (Qatar), de la Russie, mais aussi d’Istanbul (Turquie), de Séoul (Corée du Sud), de l’Allemagne, de Londres (Royaume-Uni) ou encore de Madrid (Espagne).

Le CIO, qui peut déjà compter sur les organisations futures de Paris 2024, Los Angeles 2028 et Brisbane 2032, devrait à présent se laisser du temps avant de sélectionner l’Hôte des Jeux de 2036.

Il faut dire qu’avec le nouveau modèle mis en place pour favoriser le dialogue, l’institution de Lausanne (Suisse) entend engranger nombre de lettres d’intérêt, espérant en ce sens faire oublier les dernières années délicates durant lesquelles peu de villes s’étaient portées candidates, provoquant – avant la réforme des candidatures – la double attribution 2024-2028.

Laisser un commentaire