A moins de trois ans de l’ouverture de la prochaine édition des Jeux d’été, le Comité d’Organisation de Los Angeles 2028 a annoncé avoir dépassé la barre symbolique des 2 milliards de dollars de sponsoring, se rapprochant dès lors de son objectif de 2,5 milliards, et confirmant l’engouement du secteur privé pour le rendez-vous planétaire à venir.

Avec l’établissement d’un ambitieux programme de sponsoring, les organisateurs des Jeux de 2028 se savaient attendus au tournant.
En faisant reposer ledit programme sur une inédite co-entreprise entre LA 2028 et le Comité National Olympique et Paralympique des États-Unis (USOPC), les parties avaient clairement affiché un objectif d’une envergure sans précédent de 5 milliards de dollars (4,29 milliards d’euros), à répartir pour moitié du côté des Jeux et pour moitié du côté de l’instance sportive américaine, l’idée étant ici de démultiplier les opportunités commerciales.
D’ailleurs, à mesure que s’est installée cette vision, LA 2028 a pu mesurer le potentiel exceptionnel s’offrant à la future édition olympique et paralympique.
Pour preuve, les organisateurs californiens ont réussi dès le mois de juillet 2023 – soit cinq ans avant la Cérémonie d’ouverture des JO 2028 – à sécuriser 35% de l’objectif de sponsoring propre à LA 2028.
Par la suite, moins d’un an plus tard, ces mêmes organisateurs ont pu se satisfaire d’engendrer des contrats d’un montant supérieur à la globalité du programme de partenariats réalisé par Paris 2024 et chiffré à 1,238 milliard d’euros.
Puis, plus tôt cette année, LA 2028 a fièrement fait savoir qu’il était parvenu à passer le cap de 60% de son objectif de 2,5 milliards de dollars (2,15 milliards d’euros), laissant dès lors présager d’une probable édition record sur le plan des revenus commerciaux.
Comme l’avait en ce sens affirmé avec conviction le Président du Comité d’Organisation, Casey Wasserman, en juin 2025 :
Notre mission est de maximiser les revenus.
Je suis très confiant dans notre capacité à générer, franchement, des revenus plus élevés que jamais pour des Jeux d’été dans l’histoire des Jeux Olympiques.
Je n’en doute pas.

Depuis, la dynamique n’a cessé de se confirmer et l’élan n’a fait que s’accroître.
Aussi, grâce à de nouvelles signatures orchestrées ces derniers mois – notamment avec la société spécialisée dans la conception de logiciels financiers « Intuit » – le Comité d’Organisation a annoncé cette semaine avoir encore atteint un palier déterminant, puisque la barre des 2 milliards de dollars de revenus issus du sponsoring a été dépassée (1,72 milliard d’euros).
Ainsi que l’a d’ailleurs déclaré Casey Wasserman :
Dépasser les 2 milliards de dollars de sponsoring plus de deux ans et demi avant les Jeux de LA 2028 confirme notre position solide et nos progrès dans l’organisation d’un événement à la fois financièrement responsable et tout à fait exceptionnel.
Parallèlement à l’organisation des Jeux, nous avons bâti une organisation commerciale de premier plan qui concrétise l’innovation et les résultats que nous recherchons depuis le début.
Cette dynamique d’envergure s’explique à la fois par l’évidente qualité du marché américain qui offre un potentiel de sponsors parmi les plus conséquents au monde, mais aussi par la mise en œuvre d’une stratégie finement élaborée pour s’ouvrir vers de nouvelles formes de partenariats.
De fait, à l’aune d’un accord révolutionnaire conclu avec le Comité International Olympique (CIO), Los Angeles 2028 a fait entrer le naming sur la scène des Jeux.
Cela se traduit de façon concrète par la possibilité pour les sites sportifs mobilisés dans la perspective de l’événement de pouvoir conserver leur naming respectif et ce, via l’innovant programme des droits de dénomination, alors même que l’institution olympique demandait expressément jusqu’à présent à ce que chaque Hôte des Jeux renomme temporairement les grandes enceintes composant la cartographie des sites.
Comme l’avait résumé en août dernier le leader du Comité d’Organisation lors de la présentation de ce programme reposant sur un échange de bons procédés entre visibilité maximale pour les entreprises ayant un contrat de naming avec un site et apport de nouvelles sources de revenus dans les caisses de LA 2028 :
Dès le dépôt de sa candidature, LA 2028 s’est engagé à réinventer le potentiel des Jeux.
[Cette] annonce historique […] concrétise cette promesse en créant le tout premier programme de droits de dénomination de sites de l’histoire olympique et paralympique, tout en concrétisant la mission de LA 2028 : des Jeux entièrement financés par des fonds privés et sans nouvelle construction.
Pour LA 2028, la mise en place dudit programme s’est rapidement matérialisé par des partenariats pour le Honda Center, hôte du tournoi olympique de volleyball, ou le Comcast Squash Center des Studios Universal où se tiendra le tournoi de squash.
« Peacock » étant une propriété de « NBCUniversal », elle-même détenue par « Comcast », le Peacock Theater – écrin des finales de boxes et des épreuves olympiques d’haltérophilie, avant d’abriter le goalball durant les Jeux Paralympiques – est également concerné par ce qui pourrait bien devenir un nouveau modèle de partenariats pour les futurs organisateurs des Jeux.
Mais au-delà des seuls sites existants, le programme précité va aussi pouvoir s’appliquer sur les enceintes temporaires de LA 2028, selon une contingence maximale de 19 sites au sein desquels les Partenaires Olympiques Mondiaux et les sponsors de LA 2028 pourront se partager les droits de dénomination.

Avec le même pragmatisme et la même vision stratégique que ce que LA 2028 a pu développer dès la phase de candidature afin d’apparaître comme l’incarnation des Jeux d’une nouvelle ère, les organisateurs de la prochaine édition olympique et paralympique estivale comptent bien poursuivre sur cet élan positif.
Quelques mois avant la tenue des Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026 pendant lesquels une délégation américaine se rendra en Italie pour assister au Programme des Observateurs du CIO, LA 2028 termine avec satisfaction une fructueuse année 2025, tout en abordant 2026 avec confiance.
Ainsi qu’a pu le résumer Reynold Hoover, Directeur Général de LA 2028, dans un propos repris par l’agence « Reuters » :
A l’approche de la fin de l’année 2025, nous revenons sur toutes les étapes importantes franchies par le Comité d’Organisation, à près de trois ans des Jeux de LA 2028.
De la croissance commerciale record au lancement anticipé des programmes de bénévolat et de billetterie communautaire, notre objectif principal reste d’organiser des Jeux financièrement responsables et ayant un impact significatif pour Los Angeles et au-delà.
Nous travaillons sans relâche pour rendre les Jeux plus accessibles que jamais aux millions de personnes qui souhaitent participer de manière significative à l’événement.
Une déclaration qui s’inscrit pleinement dans une approche rigoureuse, sachant que LA 2028 table à ce stade sur un budget d’organisation de l’ordre de 7,1 milliards de dollars.
Si l’afflux de sponsors constitue de facto une manne financière majeure, les organisateurs américains entendent bien également remplir les caisses au moyen des futures recettes de billetterie et d’hospitalité, sans oublier aussi l’apport de la contribution du CIO et des droits TV.
Face à la stratégie jusqu’alors déployée par LA 2028, la Présidente de la Commission de Coordination installée par le CIO s’était en tout cas montrée enthousiaste quant à la suite des préparatifs sur le plan budgétaire.
Comme l’avait de fait affirmé Nicole Hoevertsz au cours de la dernière visite de ladite Commission sur la côte Ouest américaine en 2025 :
L’envergure des nouveaux partenariats nationaux conclus cette année souligne le pouvoir rassembleur des Jeux Olympiques, leur capacité à créer de la valeur à long terme et à refléter l’engagement croissant sur la vision développé par LA 2028.

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