A l’issue des visites opérées à Salt Lake City (Utah, États-Unis) et dans les Alpes françaises, courant avril, et avant la remise du Rapport au mois de juin, le Président de la Commission de Futur Hôte a souligné la qualité des deux candidates dont l’expérience et les sites constituent des atouts indéniables malgré des différences marquées concernant les concepts respectifs.

Installée dans la foulée de la vaste réforme entourant le processus décisionnel des territoires appelés à recevoir les Jeux Olympiques et Paralympiques, la Commission de Futur Hôte s’affirme aujourd’hui comme une structure incontournable dans la gouvernance des Jeux.
Celle qui a succédé à la Commission d’Évaluation des Villes Candidates est ainsi chargée d’étudier les propositions et de dialoguer avec les territoires intéressés par l’accueil des Jeux et ce, afin d’aiguiller au mieux les prétendants dans leur quête de l’événement planétaire. En sus de cette mission – qui préfigure le passage de la phase de dialogue continu à la phase de dialogue ciblé – ladite Commission a également la responsabilité d’assurer la visite des sites et d’établir in fine un rapport à destination de la Commission Exécutive du Comité International Olympique (CIO) qui, en fonction des recommandations reçues, peut ou non choisir un Futur Hôte dont le choix définitif revient à la Session du CIO.
Si le dispositif qui promeut par ailleurs l’utilisation d’un maximum de sites existants ou temporaires avait déjà conduit au choix de Brisbane 2032 pour les Jeux d’été, l’ensemble s’applique désormais à la sélection des Futurs Hôtes des Jeux d’hiver. De fait, Milan-Cortina 2026 avait suivi un processus à cheval entre l’ancienne mouture et les dispositions de la nouvelle procédure.
Ainsi que l’a récemment résumé Karl Stoss, Président de la Commission de Futur Hôte depuis l’an passé :
C’est une manière totalement différente pour le CIO d’élire les hôtes.
Cela permet d’économiser beaucoup d’argent et de temps pour nous tous.

Pour Salt Lake City, comme pour les Alpes françaises, la réforme opérée par le CIO s’est déjà matérialisée par un dialogue continu avec l’institution de Lausanne (Suisse) selon un espace-temps considérablement révisé par rapport à ce qui prévalait jusqu’alors.
Sur ce point, alors que la candidature américaine se prépare depuis plus de dix ans, avec des discussions plus poussées formalisées dès la fin de l’année 2018 à l’aune de la sélection de Salt Lake City par le Comité Olympique des États-Unis (USOC devenu USOPC), le dossier des Alpes françaises – annoncé à l’été 2023 et officialisé en novembre – a pu bénéficier de la nouvelle philosophie du CIO consistant à privilégier à présent les échanges réguliers.
Par la suite et pour rappel, la Commission Exécutive du CIO a entériné fin novembre 2023 le choix des deux dossiers pour entrer dans un dialogue ciblé avec les Alpes françaises pour les JO 2030 et avec Salt Lake City pour l’édition 2034.
Depuis, chacune des candidatures a pu peaufiner son concept, Salt Lake City affinant le sien à la marge, tandis que les Alpes françaises ont procédé à un remodelage plus marqué, proposant notamment la Cérémonie de clôture sur la Promenade des Anglais à Nice (Alpes-Maritimes) ou l’organisation d’une partie du tournoi de hockey-sur-glace à l’Allianz Riviera de la cité méditerranéenne.
Les deux prétendantes ont par ailleurs livré de premiers éléments de garanties financières et institutionnelles, l’ensemble desdites garanties devant cependant être livré au CIO au cours du printemps.
En marge de ces développements, la Commission de Futur Hôte s’est pour sa part attelée à préparer ses visites in situ et les réunions techniques qui accompagnent la venue au plus près des infrastructures mobilisées dans l’optique d’accueillir les Jeux.
Pour Salt Lake City, comme pour les Alpes françaises, l’issue de ces visites semble à ce stade conforter le CIO dans sa pré-sélection pour 2030 et 2034, les deux postulantes offrant une certaine sécurité à l’institution olympique qui se doit de se reposer sur des territoires expérimentés alors que la question du changement climatique frappe désormais de plein fouet le choix autour de la localisation des grands événements sportifs.
Comme l’a en ce sens souligné Karl Stoss, peu après la fin de la séquence de neuf jours orchestrée d’abord aux États-Unis (10 au 13 avril), puis en France (22 au 26 avril) :
Lors de ces deux visites, nous avons été très impressionnés par la qualité des installations que nous avons vues.
Les hôtes nous ont montré un solide héritage des précédents Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver. Ils nous ont montré qu’ils bénéficiaient du soutien total de toutes les personnes qui font la magie des Jeux : les athlètes, les fans de sport, les opérateurs de sites et les communautés locales.

A présent, les deux postulantes aux JO 2030 et 2034 vont pouvoir se concentrer sur une étape fondamentale qui va leur permettre de présenter leur projet respectif et de poursuivre les échanges directement auprès des Fédérations Internationales de sports olympiques d’hiver, des réunions internes devant se tenir entre mai et juin 2024.
Il en sera de même auprès des membres du CIO.
Le mois prochain, une nouvelle étape-clé interviendra avec la présentation du Rapport de la Commission de Futur Hôte face à la Commission Exécutive du CIO lors de la réunion mensuelle de cette dernière annoncée du 12 au 14 juin.
A ces dates – au regard du Rapport ainsi présenté et sauf improbable coup de théâtre – la Commission Exécutive recommandera l’élection des Alpes françaises pour 2030 et de Salt Lake City pour 2034, la Session du CIO appelée à élire officiellement les Futurs Hôtes devant ensuite se réunir à Paris, le 24 juillet, soit à l’avant-veille de la Cérémonie d’ouverture des JO 2024.
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