JO 2024 : Une candidature de Paris coûterait « entre 40 et 50 millions d’euros »

Le coût du projet olympique n’est bien entendu pas encore à l’ordre du jour, mais celui d’une candidature peut déjà apparaître comme une problématique légitime dans le cadre de la réflexion actuellement menée par le Mouvement sportif français.

Récemment interviewé par l’Access 365, Bernard Lapasset, Président du Comité Français du Sport International (CFSI) a d’ailleurs donné une estimation d’un tel challenge pour Paris :

« On est dans une fourchette entre 40 et 50 millions d’euros, plutôt 40. Sur ces 40, on a pris un engagement, c’est le financement participatif.

Par un programme extrêmement élaboré, les Français vont pouvoir adhérer à un dispositif de soutien populaire à la candidature, à travers un mode de financement participatif où chacun contribuera à cet engagement qu’on doit prendre au nom des Français ».

Thierry Braillard et Bernard Lapasset - JO

Ce programme participatif pourrait prendre l’apparence d’un Téléthon olympique et ce, comme l’avait indiqué Denis Masseglia, Président du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) lors de la présentation du bilan d’étape de l’étude d’opportunité, début novembre.

« Il faudrait une participation du secteur privé et une participation financière du public et ce, afin d’éviter au maximum de puiser dans les finances publiques.

En accord avec France Télévisions, un week-end spécial pourrait être organisé en juin prochain afin d’encourager un financement participatif de la candidature.

Ce week-end serait une première étape et si cela marche, cela constituera déjà un grand héritage et vaudra n’importe quel sondage d’opinion ».

Concernant l’organisation même de l’événement olympique, Bernard Lapasset souhaite prendre exemple sur les Jeux de Londres 2012, dans un souci d’efficacité et d’économie, mais aussi de retour sur investissements (14 milliards d’euros sur deux ans pour la capitale britannique).

« On a deux exemples opposés : Athènes et Londres. On a le choix des armes, soyons responsables de ce que nous pouvons faire. On a examiné de près ces deux Olympiades. On sait très bien ce qui s’est passé en Grèce, on sait ce qu’a fait Londres également.

On est plus près d’une candidature à la façon de Londres, car Londres a construit la référence d’un modèle économique.

Un modèle sportif, c’est facile à construire, un modèle économique, c’est beaucoup plus dur. On a aujourd’hui des équilibres financiers qui sont installés, même si je ne peux pas en dire plus.

On a des ressources économiques qui ne sont pas encore maîtrisées complètement mais on a une liste sur laquelle on pourra inscrire un projet économique qui sera porteur de richesses pour Paris et la région Ile-de-France, porteur d’avenir pour le plan des transports par exemple.

Il faut changer cet esprit passéiste qui dit qu’on va perdre de l’argent avec les Jeux ».

Illustration : Thierry Braillard et Bernard Lapasset en avril 2014 (Crédits – Secrétariat d’État aux Sports)

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