Si la Métropole de Lyon (Rhône) est assurée de récupérer l’ensemble des épreuves de glace des Jeux d’hiver des Alpes 2030 à la suite du retrait de Nice (Alpes-Maritimes) – exception faite du patinage de vitesse opéré aux Pays-Bas – l’implantation au sein des sites reste en suspens pour les compétitions de patinage et de curling.
Bien que sanctuarisée au début de l’été, la cartographie des sites olympiques des Alpes 2030 devrait encore évoluer dans les semaines qui viennent, au moins en ce qui concerne les compétitions planifiées dans et autour de la « Capitale des Gaules ».
De fait, alors que les épreuves de patinage – comprenant le short-track et le patinage artistique, avec le patinage synchronisé qui fera ses débuts olympiques en 2030 – devaient a priori être orientées en direction de la Halle Tony Garnier de Lyon depuis l’abandon du pôle niçois, une mutation pourrait survenir à l’aune des discussions opérées entre les parties prenantes, à savoir le Comité d’Organisation des Jeux (COJOP), le Comité International Olympique (CIO), et l’Union Internationale de Patinage (ISU).

Concrètement, lesdites épreuves pourraient prochainement être délocalisées au sein du Parc des Expositions Eurexpo à Chassieu, à moins de 15 kilomètres à l’Est du site lyonnais aménagé en bordure du Rhône.
Ce déplacement massif qui nécessiterait l’aménagement spécifique d’une partie des 7 halls de la structure – à l’image de ce que Milan-Cortina 2026 a pu mettre en œuvre avec la Fiera Milano plus tôt cette année – conduirait au départ du curling.
Projeté à Chassieu, le tournoi de curling ferait donc pour sa part le chemin inverse afin de venir s’implanter dans la Halle Tony Garnier.
Le jeu de chaises musicales s’expliquerait en particulier pour des raisons économiques.
L’ISU considérerait de facto l’option lyonnaise comme étant susceptible d’être moins pourvoyeuse de recettes de billetterie ; la Halle Tony Garnier offrant une jauge peu ou prou inférieure à 10 000 places, soit une capacité minimale pour le patinage sur la scène des Jeux.
Aussi, en gagnant le Parc des Expositions de Chassieu, le short-track, le patinage synchronisé et surtout le patinage artistique seraient en mesure de générer une affluence plus conséquente dans les tribunes temporaires à installer et dès lors des recettes plus importantes pour la billetterie des Jeux et in fine pour les caisses de l’ISU.
Pour Eurexpo géré par « GL Events », l’arrivée du patinage constituerait un complément non négligeable et surtout une vitrine d’envergure, sachant que le site devrait également abriter des matchs du tournoi de hockey-sur-glace en qualité de patinoire secondaire, ainsi que le Centre des Médias.

Pour l’heure, aucune décision n’a été officiellement annoncée pour ces mutations qui n’impacteraient nullement la localisation du tournoi olympique de hockey-sur-glace du côté de la LDLC Arena à Décines-Charpieu, patinoire principale dudit tournoi.
Reste à savoir si le curling-fauteuil migrera lui-aussi à Lyon, alors qu’il était attendu à Chassieu qui a été identifié comme seul et unique pôle paralympique de la Métropole lyonnaise et qui doit aussi héberger le tournoi de para-hockey-sur-glace.
Les discussions à sécuriser et l’engagement des parties pourraient toutefois encore être retardés eu égard aux soubresauts de la gouvernance du COJOP.
Tandis qu’un Bureau Exécutif des Alpes 2030 a été convoqué pour ce jeudi 10 septembre 2026, le devenir d’Edgar Grospiron à la tête du COJOP pourrait occuper une large part voire l’intégralité des discussions entre les acteurs des Jeux.
Le départ volontaire ou contraint du Président du COJOP pourrait dès lors avoir des répercussions calendaires quant à l’arbitrage à mettre en place pour la sectorisation des épreuves précitées et ce, alors même qu’une délégation olympique doit se rendre dans la Métropole de Lyon du 14 au 17 septembre prochains.

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