Alpes 2030 : Une contribution de 37,5 millions d’euros de la part des Pays-Bas

Mobilisés aux côtés des organisateurs français des Jeux d’hiver des Alpes 2030, avec le site de patinage de vitesse du Thialf à Heerenveen, les Pays-Bas préparent activement leur implication dans la venue des futures compétitions. La mise en place d’une structure de coopération et un budget ont d’ores et déjà été annoncés.

Vue du Thialf, célèbre anneau de vitesse à Heerenveen, Pays-Bas (Crédits – Site officiel du Thialf)

Les Jeux d’hiver des Alpes 2030 se dérouleront – pour le volet olympique – à cheval sur deux pays, la France et les Pays-Bas.

Alors que la candidature tricolore avait déjà évoqué la perspective de solliciter le concours d’un autre pays pour orchestrer les compétitions de patinage de vitesse en l’absence d’une infrastructure adéquate en France, le Comité d’Organisation (COJOP) a en effet sanctuarisé au mois de mai dernier la participation des Pays-Bas à l’aune de l’examen des options en présence – Pays-Bas et Italie – des visites menées sur place et des informations collectées depuis au moins deux ans.

Aussi, bien que l’extrême majorité des épreuves soit planifiée dans l’Hexagone, le précieux allié européen sera quant à lui au rendez-vous de l’accueil des compétitions de patinage de vitesse et ce, grâce à la mobilisation de l’Anneau de vitesse du Thialf dont la renommée dépasse les frontières depuis des décennies.

Comme l’a en tout cas salué la Ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, Mirjam Sterk à la fin du mois de juin 2026 :

C’est une opportunité unique.

Qui dit Pays-Bas, dit patinage de vitesse. Le sport crée des liens, inspire et rassemble les gens.

Ce sera une fête pour l’ensemble des Pays-Bas.

Vue du Thialf, célèbre anneau de vitesse à Heerenveen, Pays-Bas (Crédits – Site officiel du Thialf)

En conséquence, les autorités néerlandaises entendent mettre en place une stratégie d’accueil, sachant que l’organisation des épreuves précitées nécessitera in situ l’engagement de pas moins de six parties prenantes.

L’État sera ainsi de la partie, via le Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports. Il en sera de même pour la Province de Frise et la Commune de Heerenveen, mais encore de la Fédération néerlandaise de patinage de vitesse (KNSB) et du Comité National Olympique des Pays-Bas (NOC-NSF), sans oublier la structure régissant l’utilisation du Thialf.

A cet effet – et conformément à l’accord-cadre avec les Alpes 2030, fruit des négociations menées jusqu’à ce jour – les autorités prévoit la constitution d’une instance de coopération dédiée qui, en réunissant l’ensemble des parties néerlandaises, sera en mesure d’échanger directement et de la manière la plus fluide possible avec les organisateurs français.

Ladite instance veillera en outre à la mobilisation – et à la maîtrise – des fonds nécessaires à l’organisation des épreuves de patinage de vitesse, en tenant compte du fait qu’au-delà des impératifs logistiques impliquant le Thialf, les Pays-Bas devront aussi garantir la présence d’un Village des Athlètes à proximité de l’enceinte sportive et l’hébergement des officiels. Le transport et la sécurité de l’ensemble des publics concernés – compétiteurs, spectateurs, volontaires, journalistes et officiels – seront également un point essentiel de la mobilisation néerlandaise.

Pour cela, les autorités ont déjà fait savoir qu’une enveloppe budgétaire fixée à 37,5 millions d’euros serait spécialement consacrée à ces différents postes, avec dans le détail, une contribution de 30 millions d’euros de l’État, un apport de 5 millions d’euros de la part de la Province, et enfin une participation de quelques 2,5 millions d’euros du côté de la Commune de Heerenveen.

A noter que cette contribution générale sera in fine à mettre en balance avec le plan de répartition des recettes qui devra être défini avec le COJOP des Alpes 2030 au travers d’un accord distinct.

Vue du Thialf, célèbre anneau de vitesse à Heerenveen, Pays-Bas (Crédits – Site officiel du Thialf)

Quoiqu’il en soit, les parties prenantes au projet sont à ce stade enthousiastes à l’idée de coopérer à la tenue des Jeux d’hiver de 2030.

Ainsi que l’a notamment affirmé la Maire de Heerenveen, Avine Fokkens-Kelder :

L’ambiance sera électrique en 2030 !

Le patinage de vitesse sur piste longue est inscrit dans l’ADN du territoire. Et le fait que la France ait choisi notre Commune et notre Province pour accueillir ce volet de ses Jeux d’hiver nous rend incroyablement fiers.

C’est un coup de maître !

Avec ce partenariat inédit qui se formalise aujourd’hui, les Pays-Bas se préparent de facto à recevoir un événement olympique pour la première fois depuis les Jeux d’été d’Amsterdam en 1928.

De quoi peut-être susciter à l’avenir un intérêt du pays pour la quête d’une édition des Jeux pleine et entière.


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