Alpes 2030 : Les cartes des sites olympiques et paralympiques se révèlent

Après avoir présenté ce mois-ci la cartographie des prochains Jeux d’hiver devant le Comité International Olympique (CIO), les organisateurs des Alpes 2030 ont dévoilé aujourd’hui les cartes affinées site par site en vue d’accueillir les compétitions dans moins de quatre années et ce, même si des arbitrages doivent encore être engagés.

(Crédits – Alpes 2030)

Les cartes des sites des Jeux Olympiques et Paralympiques des Alpes 2030 se précisent encore un peu plus.

Si le schéma général avait été présenté ces jours-ci avant une validation par la Commission Exécutive du CIO, le 26 juin, les choix des sites restaient à déterminer concernant en particulier la Métropole de Lyon (Rhône) qui, le mois dernier, a pris le relais de Nice (Alpes-Maritimes) pour opérer la tenue des épreuves de glace.

Aussi, depuis Charbonnières-les-Bains (Rhône), une nouvelle réunion du Conseil d’administration du Comité d’Organisation des Jeux (COJOP) s’est tenue ce lundi 29 juin 2026 pour entériner lesdits choix et la présentation de la double cartographie.

Cette présentation s’est déroulée en présence notamment de la Présidente du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), Amélie Oudéa-Castéra, de la Présidente du Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF), Marie-Amélie Le Fur, mais aussi des Présidents des deux Régions Hôtes, Fabrice Pannekoucke pour Auvergne-Rhône-Alpes, et Renaud Muselier pour Provence-Alpes-Côte-d’Azur.

Les membres du Conseil d’administration du COJOP étaient bien sûr de la partie, de même que des athlètes et para-athlètes, et des élus des Collectivités Territoriales concernées, sans oublier aussi Michel Barnier, Représentant spécial toujours présent dans les arcanes des Alpes 2030 depuis sa mission de préfiguration du COJOP, lui qui, au-delà des fonctions politiques qu’il a pu exercer en région et sur la scène nationale – notamment pour signer la garantie de l’État – fut Co-Président du Comité d’Organisation des Jeux d’Albertville 1992.

Carte des sites olympiques des Alpes 2030 – version en date du 29 juin 2026 (Crédits – Alpes 2030)

A l’issue de la réunion et de la présentation formelle, force est de constater que la Région Auvergne-Rhône-Alpes confirme son statut de figure de proue du concept des Jeux de 2030 en réunissant trois des quatre clusters sportifs sectorisés, exception faite du patinage de vitesse localisé au sein de l’anneau du Thialf à Heerenveen (Pays-Bas).

Dans le détail, le pôle de Haute-Savoie abritera comme attendu les épreuves de biathlon et de ski de fond avec les sites respectifs connus et reconnus du Grand-Bornand et de La Clusaz.

Pour assurer l’hébergement des compétiteurs, un Village des Athlètes est en outre projeté du côté de Saint-Jean-de-Sixt comme cela fut évoqué ces derniers mois.

Le pôle de la Savoie vibrera quant à lui en souvenir des Jeux d’hiver d’Albertville 1992, puisque les trois écrins choisis ont tous été le théâtre d’épreuves lors du dernier rendez-vous olympique hivernal orchestré en France.

Ainsi, le site historique de La Plagne constituera la scène des compétitions de luge, de bobsleigh et de skeleton, tandis que les épreuves de ski alpin se répartiront entre Val d’Isère et Courchevel.

Pour la première – récemment préférée à Méribel par les organisateurs – il s’agira d’être au rendez-vous des épreuves techniques (Géant et Slalom), alors que pour la seconde, il s’agira de recevoir les épreuves de vitesse (Descente, Super-G), en plus des compétitions de saut à ski, et probablement aussi du combiné nordique sauf à envisager un retrait du Programme olympique encore en chantier.

Comme pour le cluster de Haute-Savoie, le pôle savoyard bénéficiera aussi d’un Village des Athlètes que les organisateurs souhaitent installer à Bozel.

Concernant cette fois le pôle de la Métropole de Lyon, les épreuves de glace éliront domicile au sein de trois structures existantes.

Concrètement, au cœur de la « Capitale des Gaules », la Halle Tony Garnier est aujourd’hui positionnée pour abriter les épreuves de patinage artistique et de short-track. En dehors de Lyon, le Parc des Expositions « Eurexpo » localisé à Chassieu est programmé pour recevoir les compétitions de curling, ainsi qu’une partie du tournoi de hockey-sur-glace en qualité de patinoire secondaire. La « LDLC Arena » de Décines-Charpieu – adjacente au Groupama Stadium qui pourrait être le théâtre de la Cérémonie d’ouverture – est pour sa part retenue comme patinoire principale pour le hockey-sur-glace.

A l’instar des deux pôles précités, il est à souligner que la Métropole lyonnaise verra elle-aussi s’établir un Village des Athlètes – le plus important du dispositif – dans un périmètre restant à déterminer même si deux options ont pour l’heure été identifiées à l’Est de la ville pour une validation prévue dans le courant de l’été 2026.

Pour ce qui est enfin du pôle du Briançonnais (Hautes-Alpes) – le seul préservé en Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur après le retrait du pôle niçois – La Salle-les-Alpes avec la station de Serre-Chevalier accueillera le saut acrobatique (ski), le ski de bosses, et les épreuves de big air (ski et snowboard), tandis que Montgenèvre sera de son côté le cadre des compétitions de halfpipe (snowboard), slopestyle (ski et snowboard), boardercross (ski et snowboard), ainsi que du ski alpinisme récemment retenu comme sport additionnel par le CIO.

Présenté plus tôt ce mois-ci, le Fort des Trois Têtes à Briançon est quant à lui projeté pour recevoir le Village des Athlètes dédié à ce quatrième pôle sportif.

Carte des sites paralympiques des Alpes 2030 – version en date du 29 juin 2026 (Crédits – Alpes 2030)

Au-delà de la cartographie affinée des sites olympiques, le COJOP des Alpes 2030 a également présenté la cartographie repensée des sites paralympiques.

Comme évoqué au cours de l’été 2025 et encore récemment en ce mois de juin 2026, les acteurs du projet ont ici souhaité un resserrement du concept qui – au gré des discussions avec les différentes parties et compte-tenu du retrait de Nice – se traduit autour de trois pôles exclusivement orientés en Région Auvergne-Rhône-Alpes.

De fait, en Haute-Savoie, La Clusaz abritera seule les compétitions de para-biathlon et de para-ski de fond. Du côté de la Savoie, Courchevel hébergera les épreuves de para-snowboard et de para-ski alpin. Enfin, la Métropole de Lyon accueillera les compétitions de glace au sein du Parc des Expositions « Eurexpo » à Chassieu (curling-fauteuil et para-hockey-sur-glace).

Edgar Grospiron, Président du Comité d’Organisation des Jeux d’hiver des Alpes 2030, à la tribune de la 146ème Session du CIO réunie au SwissTech Convention Center de Lausanne, Suisse, jeudi 25 juin 2026 (Crédits – IOC / Chris Ricco)

Fort d’un double concept – olympique et paralympique – plus compact, avec désormais un champ d’action d’épreuves dans un rayon maximal de 3h autour de Lyon, considérée comme le nouvel épicentre des Jeux des Alpes 2030, le COJOP se prépare maintenant à franchir les prochaines étapes-clés des préparatifs.

L’instance organisatrice reste toutefois consciente que des ajustements pourraient survenir dans les semaines qui viennent à l’aune tant des discussions avec les Fédérations Internationales concernées, qu’au regard de l’ajout éventuel de disciplines à l’initiative desdites Fédérations et selon l’approbation nécessaire du CIO.

Sur ce point, le patinage synchronisé pourrait in fine élire domicile dans la Halle Tony Garnier et le freeride pourrait rejoindre Montgenèvre.

Comme indiqué précédemment, il ne faut pas non plus occulter la possibilité d’un retrait du combiné nordique du Programme olympique, ce qui aurait pour conséquence directe d’alléger la pression sur Courchevel.

Ainsi que l’a en tout cas évoqué le Président du COJOP, Edgar Grospiron :

Nous franchissons aujourd’hui une étape importante dans la préparation des Jeux. Ce travail collectif permet de donner progressivement corps au projet Alpes 2030.

Les prochaines semaines seront consacrées à finaliser, avec le CIO, le Comité International Paralympique (IPC), les Fédérations Internationales et les parties prenantes, les derniers arbitrages relatifs à l’allocation des disciplines, afin de proposer une organisation cohérente, ambitieuse et fidèle à notre vision de Jeux durables.


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