Sans surprise, les membres du Comité International Olympique (CIO) rassemblés cette semaine lors de la 146ème Session ont validé l’installation du ski alpinisme comme sport additionnel des Jeux d’hiver des Alpes 2030.

Devant la 146ème Session du CIO réunie cette semaine à Lausanne (Suisse), une délégation du Comité d’Organisation des Alpes 2030 est venue défendre sa proposition d’intégrer le ski alpinisme en tant que sport additionnel sur la prochaine édition de l’événement hivernal.
Si ladite proposition – formulée auprès du Groupe de travail sur le Programme Olympique, le 09 juin 2026 – avait déjà été retenue par la Commission Exécutive du CIO, le 10 juin dernier, encore fallait-il obtenir l’aval de la Session olympique.
Aussi, face aux membres de l’institution, Edgar Grospiron n’a pas manqué de rappeler l’ancrage territorial et la culture du ski alpinisme au sein des Alpes françaises.
Comme l’a ainsi souligné à la tribune le Président du Comité d’Organisation des Jeux (COJOP), ce jeudi 25 juin 2026 :
Le ski alpinisme est enraciné dans l’histoire du ski, cohérent avec l’identité de nos Jeux, et tourné vers l’avenir.
Dans les Alpes, le ski alpinisme n’est pas invité, il est chez lui. Il fait partie du décor. De nos paysages. De notre culture.
Pour conforter l’ambition tricolore, la délégation française présente au SwissTech Convention Center – où fut acté le principe de double attribution des JO 2024-2028 en juillet 2017 – était également composée de Vincent Roberti, récemment nommé Directeur Général des Alpes 2030 en remplacement de Cyril Linette, mais aussi de Mathilde Meurisse, Directrice Sportive du COJOP, et d’Emily Harrop, Championne Olympique du relais-mixte avec Thibault Anselmet, et Vice-Championne Olympique du sprint aux Jeux de Milan-Cortina 2026.

Si le ski alpinisme figurait déjà comme sport additionnel cette année, l’édition 2030 étoffera le programme pour un sport qui sera sous le feu des projecteurs dans le cluster du briançonnais (Hautes-Alpes) et plus spécifiquement au sein de la station de Serre-Chevalier sur la Commune de La Salle-les-Alpes.
Ce programme se composera ainsi de cinq épreuves réparties en deux disciplines pour un contingent global de 72 athlètes. En plus du sprint féminin et masculin et du relais-mixte présents cette année en Italie, les organisateurs français ont souhaité ajouter les courses individuelles féminine et masculine.
Une proposition qui a donc trouvé un écho favorable auprès du CIO qui a pu mesurer l’engouement populaire lors de la première apparition du ski alpinisme sur la scène des Jeux.
Ainsi que l’a d’ailleurs exposé Karl Stoss, Président du Groupe de travail pour le Programme Olympique :
Nous avons reconnu le potentiel de ce sport à apporter une valeur ajoutée significative au programme, grâce à sa forte présence dans les régions alpines et à sa capacité à renforcer la diversité, l’authenticité et l’attrait, tout en tirant parti de son élan olympique croissant.
Pour le COJO des Alpes françaises, l’accent est mis sur la discipline individuelle et ses épreuves, qui sont considérées comme représentant le mieux l’essence du sport ainsi que le caractère des Alpes.
Le format de la compétition [à Milan-Cortina 2026] a donné lieu à des courses un contre un passionnantes, même dans des conditions météorologiques difficiles – avec une forte mobilisation des spectateurs, une bonne ambiance, un format facile à suivre et un intérêt sportif évident.

Après l’ajout du ski alpinisme en tant que sport additionnel des JO 2030, le CIO – via sa Commission Exécutive – va désormais se pencher sur la finalisation du programme général des disciplines et des épreuves olympiques, de même que sur les quotas d’athlètes qui seront autorisés à prendre part aux Jeux des Alpes 2030.
Cette finalisation devrait intervenir dans les semaines qui viennent.
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