Les Jeux Olympiques d’hiver des Alpes 2030 mettront en scène jusqu’à 3 046 athlètes appelés à concourir dans 126 épreuves réparties au sein de 8 sports et de 17 disciplines qui prendront désormais place au cœur des clusters récemment identifiés sur la carte des sites.
Au cours de sa réunion orchestrée à distance ce mardi 07 juillet 2026, la Commission Exécutive du Comité International Olympique (CIO) s’est penchée sur plusieurs dossiers relatifs aux préparatifs et à l’organisation des Jeux d’hiver de 2030.
Au-delà des quotas d’athlètes autorisés à prendre part à l’événement, et outre le retrait du combiné nordique de la scène des Jeux, l’instance de Lausanne (Suisse) a ainsi formalisé le Programme olympique qui structurera l’édition hivernale planifiée dans moins de quatre ans au cœur des Alpes françaises.
Aussi, suivant les recommandations formulées par le Groupe de travail sur le Programme olympique ayant notamment évalué les propositions soumises par les Fédérations Internationales et le Comité d’Organisation des Jeux (COJOP) pour l’intégration de 26 nouvelles épreuves, la Commission Exécutive a choisi d’entériner la présence de quelques 8 sports et 17 disciplines.

Sur ce contingent, l’instance olympique a plus particulièrement décidé d’ajouter 3 disciplines et 16 épreuves, tant pour accroître le degré de parité entre les femmes et les hommes pour une édition qui s’annonce historique en la matière, que pour susciter l’intérêt des spectateurs et des téléspectateurs, notamment auprès du jeune public.
Sur les changements ainsi opérés, le CIO a acté l’entrée du relais mixte simple comme nouvelle épreuve de biathlon. Il en est de même pour l’épreuve de ski cross par équipes mixtes en ski acrobatique, ou encore pour l’épreuve parallèle par équipes mixtes en snowboard.
Du côté du saut à ski, l’épreuve « Super Team » femmes fait également son entrée, tout comme le sprint par équipes chez les hommes et chez les femmes en ce qui concerne le patinage de vitesse.
Mais outre ces ajouts – et tout en considérant la confirmation de la présence du ski alpinisme au travers de deux disciplines (en individuel et en sprint) et de cinq épreuves (épreuves individuelles H/F, sprint H/F, et relais mixte – les choix engagés par le CIO portent aussi sur l’intégration de la discipline freeride en ski et en snowboard chez les hommes comme chez les femmes, et sur l’arrivée de l’épreuve de synchro9 en patinage artistique.
Ces choix s’expliquent notamment par le souhait de parvenir à la parité aux Jeux d’hiver et par la popularité et la croissance que connaissent ces disciplines et épreuves à l’échelle mondiale, sans oublier également le fait que ces ajouts se font avec un impact minimum quant aux sites et à l’organisation des Jeux.
Comme l’a à ce titre souligné et précisé le CIO :
« Le freeride a connu une croissance internationale fulgurante, grâce à un public jeune et passionné et à des compétitions spectaculaires. Il se dispute en pleine nature, ce qui réduit au minimum son impact sur les Jeux. Comprenant quatre épreuves, le freeride offrira à 44 athlètes (22 femmes et 22 hommes) l’occasion de participer pour la première fois aux Jeux Olympiques. Le freeride a commencé à se développer en tant que discipline dans les années 1990.
L’intégration du synchro9, une épreuve par équipes, est un élément clé pour parvenir à une parité femmes-hommes lors des Jeux Alpes 2030. La compétition se déroulera sur le site de patinage artistique existant. Le patinage synchronisé a su séduire le public et offre une ambiance de compétition très dynamique. Cette discipline a été officiellement reconnue par l’Union internationale de patinage (ISU) dans les années 1990″.

Avec dès lors 8 sports et 17 disciplines inscrits pour 2030, le CIO parachève un processus entamé lors de la 142ème Session orchestrée à Paris en marge de l’ouverture des Jeux d’été de 2024. Une Session au cours de laquelle les membres du CIO avaient sans surprise approuvé les 7 sports du Programme initial.
Depuis, et sur proposition du COJOP, le CIO a examiné la prolongation de l’aventure olympique du ski alpinisme, entré aux Jeux à Milan-Cortina 2026 et qui se déploiera donc dans un cadre plus large encore dans les Alpes 2030.
A ce sujet d’ailleurs, la Commission Exécutive a validé ce mardi la version actualisée de la carte des sites, comprenant en son sein l’implantation du ski alpinisme dans le cluster du Briançonnais dans les Hautes-Alpes en Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur.
Comme l’a évoqué le CIO :
« La Commission Exécutive du CIO a approuvé le choix de Montgenèvre comme site hôte de ce sport.
Cela permet de tirer parti d’un site de compétition existant et du Village Olympique de Briançon, garantissant ainsi une efficacité opérationnelle optimale et des conditions de séjour confortables pour les athlètes ».
A noter que si Montgenèvre hébergera bien le ski alpinisme, elle devrait aussi orchestrer les épreuves de freeride.
S’agissant cette fois de l’épreuve de synchro9 en patinage artistique, celle-ci élira domicile en toute logique au sein de la Halle Tony Garnier à Lyon (Rhône), hôte déjà désignée des épreuves de patinage artistique.
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