Alors que Salt Lake City (Utah, États-Unis) est quasiment assurée d’obtenir l’organisation des Jeux d’hiver de 2034 en raison du positionnement choisi par les candidatures européennes pour 2030, les porteurs du projet ont tout de même pris soin de rappeler, devant la Commission de Futur Hôte du Comité International Olympique (CIO), les fondamentaux d’une ambition révélée depuis plus de dix ans.

A regarder les propositions formulées sur la deuxième moitié de l’année 2023 par les Alpes françaises, de la Suède et de la Suisse pour l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de 2030, on pourrait oublier le fait qu’une autre candidature fut initialement engagée dans cette course profondément bouleversée en l’espace d’un an.
Ainsi, la Ville Hôte des JO 2002 a longtemps fait figure de grandissime favorite pour décrocher une nouvelle fois les anneaux olympiques. Si elle avait choisie de ne pas prendre part à la compétition pour 2026, Salt Lake City – sélectionnée par le Comité Olympique et Paralympique des États-Unis (USOPC) dès 2018 – fut en revanche clairement sur le ligne de départ pour les Jeux de 2030.
Au fil des mois néanmoins, la perspective d’un calendrier sans doute trop proche avec l’édition estivale de Los Angeles 2028 et le souhait de ne pas impacter les possibles revenus issus de la stratégie marketing ont fini par convaincre les porteurs du projet de déplacer le curseur sur l’échéance 2034.
Il n’empêche, avant l’arrivée successive des projets suédois, helvètes et français, les États-Unis auraient pu espérer une désignation par défaut pour 2030. Faute d’alternative viable à l’aune des déboires constatées du côté de Sapporo (Japon), Salt Lake City aurait en effet eu toutes ses chances d’être choisies par le CIO pour reprendre plus rapidement que prévu le flambeau des Jeux.
A ce stade, toutes les options demeurent bien sûr possibles, l’institution olympique restant plus que jamais maîtresse des horloges.
Il semble toutefois fort probable que la réunion de la Commission de Futur Hôte avec la Commission Exécutive du CIO, mercredi 29 novembre 2023, amène à départager la France, la Suède et la Suisse pour 2030 et à sanctuariser la candidature de Salt Lake City pour la seconde échéance évoquée.

Cette semaine en tout cas, les promoteurs de la candidature américaine ont une fois encore démontré leur totale implication et leur détermination sans faille à livrer un projet clé en main au CIO, dans une période troublée sur bien des fronts et au moment même où l’institution fondée par le Baron Pierre de Coubertin se retrouve à la croisée des chemins en ce qui concerne le devenir du modèle des Jeux d’hiver.
Aussi, le Gouverneur de l’État de l’Utah – qui a participé à la présentation du projet en visioconférence devant la Commission de Futur Hôte, mardi 21 novembre – n’a pas manqué l’occasion de rappeler les forces de la candidature qui se fonde en grande partie sur l’héritage des JO 2002.
Comme l’a notamment affirmé Spencer Cox à l’issue de la rencontre, dans un propos destiné à prouver la sécurité organisationnelle qu’offrirait Salt Lake City au Mouvement olympique :
De nouveaux Jeux d’hiver seraient unificateurs, rassemblant des personnes de divers horizons pour célébrer le sport et puiser dans le meilleur de l’humanité. Nous ne savons pas à quoi ressemblera le monde en 2034. La trajectoire que nous suivons sera probablement encore plus chaotique [qu’aujourd’hui].
La première fois que vous organisez des Jeux Olympiques, il s’agit simplement de survivre, de s’assurer que tout fonctionne et que les événements se déroulent sans problème. Nous n’avons pas à nous inquiéter de cela. Nous savons que nous pouvons le faire, ce qui signifie que nous pouvons nous concentrer sur des choses plus grandes et meilleures.
Il n’y a aucune ville au monde mieux préparée pour les Jeux Olympiques en ce moment.
La présentation de la candidature américaine a également permis à la Maire de Salt Lake City, Erin Mendenhall, de confirmer le soutien institutionnel dont bénéficie le projet depuis ses prémices. Elle a aussi permis à Fraser Bullock, Directeur Général de la candidature – déjà présent dans l’organigramme des JO 2002 – de se souvenir des efforts réalisés par toutes les parties mobilisées.
Hasard du calendrier, la séquence mêlant présentation et questions-réponses est intervenue près d’un an après un épisode similaire qui avait lui-même succédé à une visite au siège du CIO à Lausanne (Suisse) en présence de la star du ski alpin, Lindsey Vonn.
En savoir plus sur Sport & Société
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
