Paris 2024 : Une rénovation partielle de la Place de la Concorde avant les Jeux

Site d’une partie des compétitions urbaines de Paris 2024, et cadre envisagé par les organisateurs pour la Cérémonie d’ouverture des Jeux Paralympiques, la Place de la Concorde va bénéficier de quelques travaux de rafraîchissement avant le rendez-vous planétaire.

Vue de l’Hôtel de la Marine depuis la Fontaine des Fleuves de Place de la Concorde (Crédits – Hôtel de la Marine / Jean-Pierre Delagarde – Centre des monuments nationaux)

A l’instar d’autres monuments emblématiques de la « Ville Lumière », des travaux de rénovation vont prochainement être entrepris sur plusieurs secteurs de la Place de la Concorde (8ème arrondissement).

Si une réhabilitation d’envergure n’est pas prévue à courte échéance en raison des contraintes budgétaires et calendaires imposées par l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, la Ville de Paris va néanmoins opérer une restauration partielle d’ouvrages positionnés sur la plus grande place de la capitale française.

Ainsi que l’a précisé la Ville plus tôt ce mois-ci, cette opération va s’articuler autour des deux fontaines monumentales implantées de part et d’autre de l’Obélisque de la Concorde, et de deux des huit guérites qui ceinturent la place parisienne.

Après une phase d’études préalables, les travaux seront dès lors menés entre le printemps 2023 et le printemps 2024 et ce, afin de tenir les délais relatifs aux Jeux qui auront en partie pour vitrine le vaste site aménagé en contrebas des Champs-Élysées et dans la perspective du Musée du Louvre et du Jardin des Tuileries.

En effet, outre les épreuves de breakdance, de skateboard, de basket 3×3 et de BMX freestyle, la Place pourrait également recevoir la Cérémonie d’ouverture des Jeux Paralympiques (28 août 2024), avec une spectaculaire descente des athlètes orchestrée depuis l’Avenue des Champs-Élysées.

Visuel de la Place de la Concorde temporairement réaménagée pour les Jeux (Crédits – Paris 2024)

Concernant spécifiquement les travaux annoncés pour la Fontaine des Fleuves et la Fontaine des Mers, une enveloppe de 800 000 à 1 million d’euros sera consacrée par la Ville de Paris.

Bien qu’elles aient fait l’objet d’une restauration d’ampleur en 2001, les deux œuvres de l’architecte Jacques-Ignace Hittorff inaugurées en 1840 doivent régulièrement être rénovées. Dès lors, à l’approche des Jeux, 700 000 à 900 000 euros seront déployés pour la restauration des ornements (dorures et bronze) et de la statuaire, et 100 000 euros seront destinés à la reprise d’étanchéité des deux bassins et des vasques.

Après les Jeux, la Ville de Paris engagera une rénovation plus technique et qui portera pour partie sur le système de traitement de l’eau dans un souci de gestion des ressources et de lutte contre le dépôt de calcite qui altère la statuaire.

Pour ce qui est des guérites, autrement dit les pavillons surmontés de statues représentants huit des principales villes de l’Hexagone, un budget prévisionnel de 600 000 euros a été annoncé pour la restauration de deux d’entre-elles, avec le soutien de la Fondation du Patrimoine, via le mécénat de Gecina pour 187 500 euros.

Situées face à l’Hôtel de la Marine, les guérites Lille et Strasbourg, réalisées en 1837 par James Pradier, vont ainsi bénéficier d’une cure de jouvence sous la houlette du cabinet d’architecture Brunelle. Cette cure de jouvence se traduira par la restauration des sculptures et des maçonneries, de même que par le remplacement à l’identique des portes.

Que ce soit pour les fontaines ou les guérites, les estimations budgétaires pourraient toutefois évoluées à l’aune des études en cours qui détermineront plus précisément les besoins.

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A terme, une vaste requalification de la Place de la Concorde pourrait être conduite par la Ville de Paris, dans le prolongement du réaménagement envisagé pour les Champs-Élysées et ce, dans le but d’améliorer l’accessibilité de ces deux sites emblématiques de Paris, avec une meilleure prise en compte des déplacements piétons.

Dans le cadre de la réflexion menée par l’architecte Philippe Chiambaretta et le Comité Champs-Élysées – association qui rassemble depuis 1916 les acteurs économiques et culturels de la célèbre Avenue parisienne – un « poumon vert » de 78 hectares pourrait ainsi voir le jour à l’horizon 2030.

Sur le secteur de la Concorde, l’ambition du projet vise à reconnecter les espaces, grâce à un aménagement urbain et paysager passant notamment par la plantation de 360 arbres et la végétalisation des quatre extrémités de la Place. Deux miroirs d’eau pourraient aussi être installés entre les deux fontaines et l’Obélisque, tandis qu’une refonte du dallage pourrait être réalisée sur l’ensemble des 8,5 hectares du site.

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