Paris 2024 présente le calendrier des sessions paralympiques

Quelques mois après avoir levé le voile sur le calendrier des compétitions par sessions des Jeux Olympiques, le Comité d’Organisation de Paris 2024 a présenté cette semaine le dispositif entourant les Jeux Paralympiques.

Visuel du Stade Nautique de Vaires-sur-Marne configuré pour les épreuves paralympiques de para-aviron et de para-canoë (Crédits – Paris 2024)

Du 28 août au 08 septembre 2024, Paris et sa région seront au cœur des premiers Jeux Paralympiques organisés en France.

Pour l’occasion, les organisateurs entendent établir un concept populaire, reprenant pour partie les sites qui seront utilisés quelques semaines plus tôt lors des Jeux Olympiques, avec aussi la tenue envisagée de la Cérémonie d’ouverture au centre de la capitale, sur la Place de la Concorde (8ème arrondissement).

Ce schéma organisationnel vise bien sûr à assurer une visibilité optimale pour l’événement, qui devrait par ailleurs bénéficier d’un cadre sportif conçu tant dans l’intérêt des para-athlètes que dans celui des futurs spectateurs.

Aussi, le Comité d’Organisation des Jeux (COJO) de Paris 2024 a annoncé cette semaine le calendrier des compétitions par sessions et ce, avant de dévoiler d’ici la fin de l’année 2022, le calendrier par épreuves.

D’ores et déjà, il est en tout cas possible d’imaginer l’ordonnancement des onze journées qui verront défiler pas moins de 22 para-sports, soit 549 épreuves réparties sur 269 sessions, en présence de 4 400 para-athlètes, dont au moins 1 859 femmes.

Visuel du Vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines (Crédits – Paris 2024)

Concrètement, le COJO ne prévoit pas la tenue d’épreuves au jour de la Cérémonie d’ouverture. Cela doit permettre à l’ensemble des para-athlètes de pouvoir prendre part à l’événement dans une ferveur qui s’annonce mémorable au beau milieu de la plus grande place de la “Ville Lumière” dans un stade temporaire d’une capacité proche des 35 000 places.

Le lancement des compétitions sera ensuite orchestré au travers de 11 para-sports qui se partageront la première journée dédiée aux épreuves, le jeudi 29 août 2024.

Sur cette journée, les premières médailles viendront ainsi du para-taekwondo (Grand Palais, 8ème), du para-cyclisme sur piste (Vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines) et de la para-natation (Paris La Défense Aréna). Pour cette dernière, les organisateurs ont souhaité mettre en place un dispositif permettant le déroulement des compétitions durant la quasi-totalité des Jeux (29 août au 07 septembre), à l’instar du para-athlétisme qui aura pour cadre le Stade de France (30 août au 08 septembre), du para-tennis de table qui s’installera dans le Hall 4 du Parc des Expositions de la Porte de Versailles (29 août au 07 septembre), du basket-fauteuil à l’Aréna Bercy (29 août au 08 septembre) et du volleyball assis dans un site de Seine-Saint-Denis restant à définir (29 août au 07 septembre).

Après cette mise en appétit durant la journée inaugurale, l’enchaînement des épreuves montera ensuite crescendo – sachant que les fins de soirées s’achèveront au plus tard à 23h30 – avec en particulier un premier week-end où 16 para-sports seront au programme, parmi lesquels le para-aviron sur le Stade Nautique de Vaires-sur-Marne (Seine-et-Marne).

Visuel de l’Esplanade des Invalides, site hôte des épreuves paralympiques de para-tir à l’arc (Crédits – Paris 2024)

Concernant les sports collectifs, une uniformisation du format de compétition a été actée, pour une meilleure lisibilité et une cohérence dans les épreuves. De fait, les cinq para-sports inscrits au programme des Jeux, soit le cécifoot (Stade Tour Eiffel, 7ème), le volleyball assis (Seine-Saint-Denis), le basket-fauteuil (Aréna Bercy, 12ème), le rugby-fauteuil (Aréna Champ-de-Mars, 7ème), et le goalball (Hall 6 du Parc des Expositions de la Porte de Versailles) disposeront de huit équipes en lice, tant chez les hommes que chez les femmes.

En outre, et à l’instar des Jeux Olympiques, Paris 2024 a souhaité apporter une mise en scène destinée à offrir une visibilité maximale dans une ambiance la plus festive possible, grâce notamment à la mobilisation de sites d’exception, comme par exemple le Champ-de-Mars pour le cécifoot et le rugby-fauteuil, ou le Grand Palais pour les épreuves de para-escrime.

Ce choix d’allier le sport et la richesse patrimoniale de l’Île-de-France se retrouvera par ailleurs pour le para-taekwondo précité, le para-judo (Aréna Champ-de-Mars), et la para-équitation (Château de Versailles). Il en sera de même pour le para-tir à l’arc, qui profitera de l’écrin de l’Esplanade des Invalides (7ème), ou du para-marathon en athlétisme qui, après un départ donné depuis La Courneuve (Seine-Saint-Denis) atteindra son point de chute face au monumental dôme de l’Hôtel des Invalides.

Pour ce qui est de la clôture des Jeux, les organisateurs entendent mettre en avant quatre para-sports, à savoir le basket-fauteuil (Aréna Bercy), le para-canoë (Vaires-sur-Marne), la para-haltérophilie (Aréna de la Porte de la Chapelle, 18ème) et enfin, comme point d’orgue des festivités, le para-marathon précité.

Visuel de l’Aréna Champ-de-Mars en configuration rugby-fauteuil (Crédits – Paris 2024)

La densité des compétitions a été pensée par les organisateurs – conjointement avec le Comité International Paralympique (IPC), les Fédérations Internationales, mais encore l’Olympic Broadcasting Services (OBS), sans oublier évidemment les pouvoirs publics – pour offrir une expérience spectaculaire pour les sportifs et les spectateurs espérés nombreux sur les sites, via la mise en vente prochaine de 3,4 millions de billets.

Des ajustements pourront encore être apportés à ce calendrier prévisionnel jusqu’au déroulement même des Jeux Paralympiques.

D’ici-là, Paris 2024 se prépare à annoncer le choix des sites définis pour le tournoi de volleyball assis et pour les épreuves de para-tir sportif (et de tir sportif pour les Jeux Olympiques). Selon toute vraisemblance, le Conseil d’administration qui se réunira ce mardi 12 juillet devrait ainsi entériner le Parc des Expositions de Paris Nord Villepinte (Seine-Saint-Denis) pour le premier et du Centre de tir de Châteauroux (Indre) pour les secondes.

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