Le breakdance lorgne déjà sur LA 2028 et Brisbane 2032

Sport additionnel des Jeux d’été de Paris 2024, le breakdance n’a, à ce jour, aucune garantie de rester à l’affiche des éditions olympiques qui suivront, à savoir Los Angeles 2028 et Brisbane 2032. Aussi, la World DanceSport Federation (WDSF) a récemment mis en place des Groupes de travail pour dialoguer avec les organisateurs de ces deux prochaines échéances.

Démonstration de breakdance lors de la Journée Olympique à Paris, le 23 juin 2019 (Crédits – CNOSF / KMSP)

A l’été 2024, le breakdance fera son entrée sur la scène olympique pour la première fois de son histoire.

Pour l’occasion, Paris 2024 mettra à disposition de ce sport populaire l’une des places les plus renommées de la « Ville Lumière », avec le choix de la Concorde (8ème arrondissement), où comment allier au mieux sport à architecture urbaine.

Les images des futures épreuves promettent d’ores et déjà d’être saisissantes, avec en toile de fonds et sur différents angles, certains des monuments-phares de la capitale française, que ce soit l’Hôtel de la Marine récemment réhabilité, l’Avenue des Champs-Elysées, le Pont de la Concorde avec au loin, l’Assemblée Nationale, sans compter également la Tour Eiffel, ou encore le Jardin des Tuileries et le Musée du Louvre.

Apparu aux États-Unis dans le courant des années 1970, le breakdance – ou breaking – est devenu depuis une référence en matière de sport urbain, notamment dans l’Hexagone, et bénéficie d’une large popularité auprès des jeunes, l’un des crédos du Comité International Olympique (CIO) soucieux de s’ouvrir à de nouveaux publics.

Pour la World DanceSport Federation, la vitrine olympique constitue dès lors une aubaine pour accroître sa propre audience en diffusant plus largement encore les fondamentaux de l’un de ses sports.

Visuel de la Place de la Concorde temporairement réaménagée pour les Jeux Olympiques de 2024 (Crédits – Paris 2024)

Néanmoins, l’intégration actée par l’institution olympique après une sélection orchestrée par les organisateurs de Paris 2024 ne vaut, pour l’heure, que pour l’édition des JO 2024. Après un tour de piste, le breakdance pourrait en effet être remisé et ne pas avoir droit de citer lors des Jeux de Los Angeles 2028.

Dès lors, la WDSF a choisi de faire le nécessaire pour tenter d’assurer ses arrières et de faire perdurer le rêve olympique. Récemment, la Fédération Internationale a donc décidé d’instaurer des Groupes de travail pour engager un dialogue avec les organisateurs des futures Olympiades, à commencer par celle de 2028.

Comme l’a d’ailleurs affirmé le Président de la WDSF, Shawn Tay, en février dernier :

La WDSF a et continuera de plaider pour l’inclusion du breaking aux Jeux de LA 2028 et se réjouit de travailler en ce sens avec le CIO et le Comité d’Organisation local dans les mois à venir. Les États-Unis sont le berceau du breaking et ce serait un rêve devenu réalité pour tant de personnes de le voir ajouté au programme sportif des Jeux Olympiques de Los Angeles. La WDSF est prête, disposée et capable d’aider à en faire une réalité.

Pour appuyer son argumentaire, la Fédération Internationale note que la présence du breakdance aux Jeux ne nécessite pas la construction d’une nouvelle enceinte. Un élément d’importance pour les Comités d’Organisation et pour le CIO, chacun étant aujourd’hui désireux de proposer autant que possible des infrastructures déjà existantes ou tout du moins temporaires dans un souci de maîtrise des dépenses.

En outre, la WDSF souligne le faible quota d’athlètes appelés à participer aux Jeux – 32 – ainsi que la valeur sportive et commerciale susceptible de constituer une plus-value pour les organisateurs et pour le Mouvement Olympique.

Dans le cadre des Jeux de Los Angeles 2028, le breakdance aurait sans doute l’embarras du choix pour poser ses valises, que ce soit au cœur de la « Cité des Anges » ou davantage tourné vers le cluster de Long Beach.

Visuel du Long Beach Sports Park (Crédits – LA 2028)

Dans sa quête des JO 2028, le breakdance peut en tout cas se satisfaire de la récente intégration au programme olympique du skateboard, du surf et de l’escalade, trois sports qui étaient additionnels aux Jeux de Tokyo 2020, qui le resteront pour les Jeux de Paris 2024 et qui auraient pu représenter une sérieuse concurrence en vue de LA 2028.

Il n’empêche, d’autres sports ne manqueront pas de frapper à la porte californienne dans les semaines et mois à venir et ce, à mesure que le Comité d’Organisation va vouloir conduire l’examen pour l’ajout de disciplines et sports additionnels, avant de statuer d’ici la mi-2023.

A ce jour, le cricket et le lacrosse ont fait part de leur intérêt respectif. Il en est de même pour le flag football, une version réduite du football américain.

Quoiqu’il en soit, le choix de LA 2028 devra tenir compte de la popularité du sport, de son audience actuelle et potentielle à l’échelle mondiale, et de l’apport qu’il peut insuffler pour le Mouvement Olympique. Le CIO aura ensuite le dernier mot pour décider de l’ajout de tel ou tel sport sur la base de la sélection conduite par le Comité d’Organisation.

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