JO 2042 : La Gouverneure de l’État de New York évoque la venue des Jeux comme son « prochain grand objectif »

Un mois après avoir annoncé l’installation d’un Comité Exploratoire en vue d’étudier la faisabilité et les conditions d’une candidature conjointe de New York et de Lake Placid pour l’organisation des Jeux d’hiver de 2042, la Gouverneure Kathy Hochul a récemment réaffirmé son ambition, rappelant au passage le parallèle des Jeux de Milan-Cortina 2026.

Régulièrement évoquée depuis plus d’une décennie maintenant, la perspective d’un retour des Jeux d’hiver sur la côte Est des États-Unis s’est renforcée à la fin du mois de juin 2026 avec la démarche officielle entreprise par la Gouverneure de l’État de New York.

Cette dernière souhaite en effet étudier les contours d’un possible projet qui, pour la partie des sports de neige et des sports de glisse, reposerait sur l’expérimentée Lake Placid – hôte des JO 1932 et 1980 – et, pour les sports de glace, sur la cosmopolite cité de New York.

Vue de l’anneau de vitesse de Lake Placid, État de New York, États-Unis (Crédits – Lake Placid Olympic Center)

Une ambition certaine lorsque l’on sait l’évolution des Jeux au cours des cinquante dernières années, et lorsque l’on mesure aussi le cadrage géographique entre deux villes du même État américain certes, mais tout de même distantes de plus de 460 kilomètres et d’au moins 4h30 de trajet en voiture.

Ces deux points ne semblent toutefois pas constituer des obstacles insurmontables pour Kathy Hochul, eu égard notamment à la complémentarité des deux territoires.

Ainsi que l’a en ce sens exposé la Gouverneure de l’État dans le cadre du podcast « Here’s the Scoop », le 23 juillet dernier :

« New York est une terre d’accueil pour les Jeux Olympiques.

Notre État soutient tous les sports, mais voir les Jeux Olympiques converger vers New York constitue mon prochain grand objectif.

C’est un projet à plus long terme, certes, mais il suffit de voir le succès de la couverture médiatique des derniers Jeux. Il s’agissait d’une synergie entre deux régions et deux villes distinctes.

Nous pouvons reproduire ce modèle ici à New York : d’un côté, le ‘North Country’ — qui a accueilli les Jeux dans les années 1930 et en 1980, avec le célèbre ‘Miracle sur glace’ — pour les sports de glisse et les épreuves de montagne ; et de l’autre, pourquoi ne pas organiser le patinage et d’autres disciplines ici même, à New York ?

Imaginez l’afflux de visiteurs que cela générerait pour la région. Dans l’idéal, une ligne de train à grande vitesse assurerait la liaison. Je pense que nous avons le temps nécessaire ; c’est un projet sérieux. Il faut simplement obtenir le soutien du gouvernement fédéral. Si cela se concrétise, la trajectoire économique du nord de l’État pourrait en être transformée à jamais ».

Avec un tel concept, l’évocation de Milan-Cortina 2026 et des « Jeux disséminés » n’est évidemment pas bien loin, Milan ayant orchestré cet hiver la tenue des sports de glace des JO 2026, tandis que Cortina d’Ampezzo et des sites satellites ont pu recevoir les sports de neige et de glisse.

Deux villes et territoires distants de 4h30 de trajet – comme entre New York et Lake Placid – bien que légèrement plus rapprochés (410 kilomètres).

Ce lien avec l’édition hivernale 2026 et l’alliance stratégique aujourd’hui évoquée au sein de l’État de New York avait en tout cas déjà été ouvertement mentionné par Kathy Hochul lors de l’instauration du Comité Exploratoire.

Comme l’avait alors affirmé avec conviction la leader régionale en poste depuis 2021 :

« Le moment est venu de ramener la flamme olympique dans l’État de New York.

Milan-Cortina 2026 a démontré l’immense potentiel que recèlent des Jeux Olympiques partagés entre deux villes.

Il est clair que nous avons une opportunité historique de nous appuyer sur l’héritage olympique de Lake Placid, le rayonnement mondial de la ville de New York, et les forces qui font la singularité de notre État ».

Bien sûr, la course sera longue, notamment du fait de la remise à plat du processus de sélection des Futurs Hôtes, et de l’attribution déjà opérée pour les Jeux de 2030 (Alpes françaises), 2034 (Utah, États-Unis) et en discussion pour l’échéance 2038 (Suisse).

Il n’empêche, plus de vingt ans après son échec dans la course aux Jeux d’été de 2012 et plus de dix ans après avoir renoncé à candidater pour l’investiture américaine pour 2024, New York peut avoir l’opportunité de se rêver à nouveau en cité olympique, cette fois pour l’événement hivernal pour lequel de multiples enceintes multifonctionnelles existent déjà à travers le territoire.

Quoiqu’il en soit, le positionnement de New York sur la carte du monde et la récente tenue de la Coupe du Monde de football 2026 renforcent l’ambition véhiculée par la Gouverneure de l’État, en particulier sur le plan de la sécurité et de l’accueil du flux de visiteurs durant les Jeux.

Ainsi que l’a d’ailleurs ajouté Kathy Hochul lors de sa récente interview du mois de juillet :

« L’organisation de la Coupe du Monde [de football] a prouvé notre capacité à nous ouvrir au monde entier tout en garantissant la sécurité de tous.

Songez aux milliers d’exercices de sécurité menés par les forces de l’ordre — en collaboration avec le New Jersey, le FBI et le NYPD — pour sécuriser les lieux et assurer la sérénité de chacun. Ce sont autant d’enseignements précieux. Il faut être prêt, et nous savons comment nous y prendre.

New York sait protéger sa population et ses athlètes ; nous en avons fait la preuve.

Je suis donc très enthousiaste à l’idée de cette opportunité. D’ailleurs, partout où je vais, les gens veulent parler de la possibilité pour New York d’accueillir les Jeux Olympiques ».

Kathy Hochul, Gouverneure de l’État de New York (Crédits – Governor Kathy Hochul / Page officielle Facebook)

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