JO 2030-2034 : La Commission de Futur Hôte présentera ses conclusions le 12 juin

Au cours de sa réunion mensuelle, programmée du 12 au 14 juin 2024 à Lausanne (Suisse), la Commission Exécutive du Comité International Olympique (CIO) se verra remettre le Rapport de la Commission de Futur Hôte des Jeux d’hiver en vue de l’attribution prochaine des JO 2030 et 2034.

Les anneaux olympiques devant la Maison Olympique à Lausanne (Crédits – IOC / Christophe Moratal)

Sauf coup de théâtre, la Commission de Futur Hôte des Jeux d’hiver recommandera durant la semaine qui vient le choix des Alpes françaises pour l’échéance 2030 et celui de Salt Lake City (Utah, États-Unis) pour l’édition 2034.

L’intervention de la Commission de Futur Hôte est programmée pour la première journée du rendez-vous mensuel de la Commission Exécutive du CIO, soit ce mercredi 12 juin 2024.

Lors de cette journée, après le mot d’accueil du Président du CIO, Thomas Bach, et les déclarations et rapport relatifs aux diverses actualités des Fédérations Internationales des sports d’été et des sports d’hiver, ainsi que des Comités Nationaux Olympiques, ou portant aussi sur les athlètes et la lutte anti-dopage, la Commission Exécutive examinera les dernières activités menées par les Commissions du CIO, avant de se voir présenter deux rapports stratégiques.

Le premier sera énoncé par la Commission de Coordination des Jeux d’hiver de Milan-Cortina 2026 et ce, quelques semaines après une nouvelle visite d’inspection des sites et chantiers italiens. Le second sera quant à lui dispensé par la Commission de Futur Hôte.

L’instance présidée par Karl Stoss profitera alors de la réunion de la Commission Exécutive pour dévoiler les conclusions de son Rapport riche des visites techniques effectuées sur le terrain au cours du mois d’avril 2024, mais également des entretiens avec les porteurs des deux dossiers, sans compter également les ressources issues des échanges entre les deux candidatures sélectionnées dans le dialogue ciblé et les Fédérations Internationales, ces dernières ayant notamment auditionné lesdites candidatures le 28 mai.

Réunion de la Commission Exécutive du CIO, le 18 janvier 2024 à Gangwon, Corée du Sud (Crédits – IOC / Greg Martin)

Si du côté de Salt Lake City, la confiance est de mise depuis de longs mois, tant le dossier soumis à l’appréciation du CIO ressemble à une copie quasi-parfaite, forte de l’utilisation de sites existants, de la ferveur populaire et de l’engouement des autorités locales et nationales, du côté des Alpes françaises en revanche, les questions et problématiques en suspens conduisent à une certaine prudence.

Bien que le CIO ne puisse à ce stade se permettre de renverser une fois encore la table, le cas de la candidature française témoigne d’un évident paradoxe, l’institution olympique ayant fait le choix de positionner les Alpes françaises pour 2030 en dépit d’un projet technique ficelé en l’espace de quelques mois, donnant parfois l’impression d’une certaine précipitation.

Aussi, au moment où la Commission de Futur Hôte s’apprête à livrer son Rapport pour les JO 2030 et 2034, le dossier tricolore devait encore obtenir ces jours-ci l’ensemble des garanties financières et institutionnelles indispensables pour sécuriser la candidature et, in fine, l’organisation des Jeux.

Cette semaine en effet, Renaud Muselier, Président de la Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur faisait part de l’attente de la garantie de l’État.

Comme le mentionnait le quotidien « L’Équipe », le 05 juin dernier, citant le leader régional :

Des arbitrages ont lieu aujourd’hui à l’intérieur du système franco-français sur les lettres d’engagement.

Le Président de la République a demandé au Premier Ministre de signer la lettre d’engagement avec des clés de répartition et c’est compliqué.

De gauche à droite, Thomas Bach, Président du Comité International Olympique ; Emmanuel Macron, Président de la République française ; et David Lappartient, Président du Comité National Olympique et Sportif Français, mardi 09 avril 2024 au Palais de l’Élysée à Paris, France (Crédits – IOC)

De fait, des doutes subsisteraient au sommet de l’État en ce qui concerne en particulier le budget prévisionnel du futur Comité d’Organisation (COJO).

Tandis que ce dernier avait été avancé à 1,975 milliard d’euros au mois d’avril lors de la venue de la Commission de Futur Hôte en France, l’ultime version communiquée aux représentants du CIO tablerait désormais sur 1,8 milliard d’euros. Un chiffre que l’État considérerait toutefois comme étant – à juste titre – sous-estimé, et pour lequel il n’entendrait pas à ce stade apporter la garantie nécessaire sans davantage de précisions de la part des artisans du projet sur la partie dédiée aux recettes. Il faut dire que si le succès de la billetterie des Jeux de Paris 2024 est une évidence, le nombre de billets et l’attrait pour les Jeux d’hiver sont sensiblement moindres, ce qui n’augure pas d’un tel engouement pour les JO 2030.

Le modèle des Alpes françaises ne saurait de facto être une réplique exacte du modèle parisien.

En conséquence, le principal point sujet à crispations entre les porteurs du projet tricolore et les autorités nationales resterait la répartition des surcoûts potentiels entre les acteurs publics engagés dans le projet, l’État devant théoriquement assumer 90% d’un éventuel déficit.

En principe, le dossier français doit obtenir la garantie de l’État d’ici au 11 juin, soit à la veille de la présentation de la Commission de Futur Hôte devant la Commission Exécutive du CIO. Si ladite garantie n’est pas fournie à cette date, le CIO pourrait accorder une nouvelle date limite qui ne pourrait cependant dépasser celle du 24 juillet 2024, autrement dit le jour où la Session du CIO procédera formellement à la double attribution des JO 2030 et 2034.


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