Légende de l’athlétisme français, Marie-José Pérec est l’une des figures sportives susceptibles de porter la flamme olympique dans les derniers instants avant l’embrasement de la vasque au soir de la Cérémonie d’ouverture des Jeux de Paris 2024.

Pour chaque édition des Jeux, parmi les chantiers de la dernière année des préparatifs, les organisateurs travaillent notamment à l’établissement du schéma entourant l’ultime tour de piste du Stade Olympique, autrement dit, l’entrée des relayeurs qui portent la flamme jusqu’au plus près de la vasque.
L’édition de Paris 2024 n’échappera pas à la règle, bien que le cadre choisi pour la Cérémonie d’ouverture impose immanquablement une réflexion supplémentaire avec, pour la première fois dans l’histoire des Jeux d’été, un spectacle inaugural orchestré en milieu urbain par-delà les limites d’un stade.
Dans le cas spécifique des Jeux à venir, plusieurs noms ont déjà été avancés pour remplir la fonction symbolique par excellence du dernier relayeur, celui qui embrase in fine la vasque et dont l’image reste dans les mémoires.
Au cours des décennies passées, chacun se souvient ainsi du rôle incarné par Michel Platini et le jeune François-Cyrille Grange pour Albertville 1992, par la légende de la boxe, Mohammed Ali pour Atlanta 1996, mais encore par l’athlète Cathy Freeman au cœur du Stade Olympique des Jeux de Sydney 2000 ou, plus récemment, par la tenniswoman Naomi Osaka lors des Jeux de Tokyo 2020.
Concernant Paris 2024, toutes les options semblent possibles à l’approche de la soirée du 26 juillet 2024, que ce soit celle d’un seul individu, comme celle d’un collectif à l’image des Jeux d’hiver de Salt Lake City 2002 ou des Jeux d’été de Londres 2012.
Interrogée à ce sujet cette semaine, en marge du rassemblement des « Étoiles du Sport » à Tignes (Savoie), Marie-José Pérec n’a pas manqué de donner son avis sur la question, alors même que son nom revient régulièrement pour remplir la fonction.
Ainsi que l’a notamment affirmé auprès de l’Agence France Presse (AFP) celle qui fut porte-drapeau de la délégation française aux JO d’Atlanta 1996, mais surtout triple Championne olympique sur 400 mètres (Barcelone 1992 et Atlanta 1996) et 200 mètres (Atlanta 1996) :
Si c’était à moi de choisir, je ne prendrais pas qu’une seule personne pour allumer la vasque. Je prendrais un homme et une femme handisports ainsi qu’un homme et une femme valides.
Je mélangerais les gens parce que la France, c’est ça aujourd’hui.
Pour aller plus loin, Marie-José Pérec évoque la philosophie même du projet de Paris 2024 qui appellerait selon elle à l’installation d’un tel scénario.
Comme elle l’affirme :
On parle d’inclusion.
Si tu dis que les Jeux [Olympiques et Paralympiques] ne font qu’un, si tu as fait cette mascotte et ce logo, il faut aller au bout de ta logique.
Aujourd’hui, avec ce que l’on vit, tu ne peux pas mettre qu’un noir ou un blanc. Et les femmes, il faut qu’on les voie. Une équipe inclusive, je trouve que ce serait le plus beau message que la France puisse envoyer dans ces temps obscurs.
C’est une décision qui marque tellement, qui est très politique. Le monde entier a les yeux braqués sur toi.

Reste désormais à savoir quelle stratégie sera adoptée par le Comité d’Organisation des Jeux (COJO) de Paris 2024 qui, il est vrai, a jusqu’à présent illustré sa volonté d’unir l’événement olympique et paralympique au travers d’une identité visuelle commune.
Cela s’est d’ailleurs matérialisé par la révélation d’un emblème commun, d’un slogan identique, mais également d’une mascotte aux formes similaires. Cela s’est en outre traduit par l’idée de mutualiser une partie des sites, en accueillant en un même lieu des compétitions olympiques puis des épreuves paralympiques, avec parfois un effet miroir, comme pour le Grand Palais (8e arrondissement) qui recevra successivement l’escrime puis l’escrime-fauteuil, ainsi que le taekwondo et le para-taekwondo.
Quoiqu’il en soit, si d’aventure Marie-José Pérec ne devait pas figurer parmi les derniers relayeurs, nul doute que sa présence au sein du contingent de 10 000 « Éclaireurs » sera effective à un moment ou à un autre sur le parcours du Relais de la flamme, dont l’arrivée en France est annoncée pour le 08 mai 2024 à Marseille (Bouches-du-Rhône) et ce, après l’allumage à Olympie (Grèce), le 16 avril prochain.
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