Paris 2024 : Douze ans après la promesse d’un SuperDôme, la Porte de la Chapelle aura bien une aréna

Dans le cadre de la candidature à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, la Ville de Paris avait annoncé son intention d’édifier une Bercy Aréna 2 non-loin de l’actuelle AccorHotels Arena.

Au côté de l’enceinte emblématique du 12ème arrondissement de la capitale, l’Aréna 2 et ses 7 000 à 8 000 places avaient initialement été projetées pour accueillir les phases préliminaires du tournoi masculin de basketball, ainsi que la lutte. Pour les Jeux Paralympiques, le premier volet du dossier de candidature avait avancé l’idée d’y abriter le goalball avant, finalement, que le troisième volet ne mentionne l’installation du tennis de table.

Visuel du projet initial de Bercy Aréna 2, implanté à proximité de l’actuelle AccorHotels Arena (Crédits – Paris 2024)

Néanmoins, malgré la promesse de la Ville de Paris de doter le quartier d’un équipement multifonctionnel de taille intermédiaire, les contraintes logistiques ont eu raison du projet initial. En effet, l’espace existant et le critère environnemental ne permettaient pas d’envisager avec certitude l’édification de l’Aréna 2 pour laquelle la Ville s’était engagée, en 2016, à hauteur de 30 millions d’euros et la Région Île-de-France, à hauteur de 4,7 millions d’euros.

« Les premières études techniques se sont avérées décevantes, la parcelle envisagée étant exiguë et comportant trop de contraintes. La configuration de la salle n’aurait pas été optimale et le coût du projet risquait d’être considérablement revu à la hausse » a d’ailleurs précisé la Ville de Paris dans un communiqué.

Par le passé, ce secteur du quartier de Paris-Bercy avait été proposé pour la construction et l’aménagement du Village des Athlètes ainsi que du Centre Aquatique dans le cadre de la candidature de Paris 1992. Ces deux équipements devaient alors profité de la dynamique insufflé par l’édification (1981-1984) de l’ex-Palais Omnisports de Paris Bercy (POPB).

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In fine, la Ville de Paris a décidé de proposer au Comité International Olympique (CIO) un déplacement du futur équipement de 7 500 places dans le 18ème arrondissement, à seulement trois kilomètres du Stade de France. Le nouveau secteur d’accueil envisagé n’est autre que le quartier de la Porte de la Chapelle.

Avec ce choix, la Maire de Paris, Anne Hidalgo, entend ainsi confirmer sa promesse de faire des Jeux de 2024, un lien étroit entre Paris et le département de la Seine-Saint-Denis.

L’Aréna 2 bénéficiera en effet de la proximité des équipements de la Seine-Saint-Denis prévus pour les Jeux, parmi lesquels le Village des Athlètes, le Stade de France et le futur Centre Aquatique. Elle bénéficiera en outre de la proximité des transports, en particulier d’axes autoroutiers, du tramway, de la ligne 12 du métro, mais également de la Gare du Nord et de la Gare de l’Est. Enfin, l’aménagement de l’Aréna 2 profitera directement à l’opération de requalification du secteur, qui est appelé à devenir à terme un écoquartier composé de logements, du futur Campus Condorcet, d’équipements publics et d’espaces verts.

Si le choix de la Porte de la Chapelle répond au besoin de gommer les disparités territoriales, il n’est pas sans rappeler celui fait dans le cadre de la candidature de Paris 2012. Il y a douze ans, les autorités avaient en effet choisi ce même quartier pour bâtir deux équipements destinés à l’organisation d’une partie des compétitions.

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Premier de ces deux équipements, et structure la plus importante du projet de Paris 2012 après le Stade de France, le Parc des Princes, Longchamp-Bagatelle et la Base Nautique de Vaires-sur-Marne, le SuperDôme avait été pensé à proximité des voies ferrées. Cette installation – dédiée dans sa vocation post-olympique, aux événements sportifs et culturels – avait fait son apparition dans le projet, dès la phase de requérance.

Les réponses fournies par Paris 2012 au questionnaire du CIO faisaient alors mention d’une structure permanente nouvelle d’une capacité de 20 000 places. Pour un coût de 90 millions de dollars – en 2003 – à la charge des pouvoirs publics et après des travaux prévus entre 2008 et 2011, l’équipement devait abriter les épreuves de gymnastique et les finales des tournois masculin et féminin de basketball.

Une fois la candidature officiellement retenue sur la short-list du CIO, Paris 2012 avait quelque peu revu ses plans. Désigné comme un site supplémentaire permanent et prévu indépendamment de l’attribution des Jeux – au même titre que le Centre Aquatique d’Aubervilliers, le Centre de Tir de Versailles et le Vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines – le SuperDôme fut alors proposé pour accueillir les seules épreuves de gymnastique lors des Jeux Olympiques, puis le tournoi de basket-fauteuil à l’occasion des Jeux Paralympiques. Au-delà de l’ordonnancement des compétitions au sein de cette structure implantée au sein du Noyau Nord de Paris 2012, la capacité et le coût d’aménagement furent aussi repensés : 22 000 places et un investissement de 288,2 millions de dollars sur la base d’un projet public-privé.

« La construction du SuperDôme, Porte de la Chapelle, constituera un aménagement moteur pour la régénération de cette zone. A long terme, ce projet inclura le renouvellement de l’habitat, le développement de l’emploi et permettra l’amélioration du cadre de vie » détaillait en outre le dossier de candidature, dans le premier des trois volets.

Le deuxième équipement souhaité Porte de la Chapelle par Paris 2012 avait été localisé sur un site correspondant davantage à l’emplacement aujourd’hui envisagé pour l’Aréna 2 de Paris 2024.

Partie intégrante du programme d’aménagement de sept structures temporaires, le Pavillon 6 avait été proposé pour accueillir les rencontres de handball lors des Jeux Olympiques et la boccia lors des Jeux Paralympiques.

D’une capacité de 12 000 places, cet équipement temporaire fut envisagé pour un coût de 18,8 millions de dollars à la charge du Comité d’Organisation (COJO).

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Mais la désignation, le 06 juillet 2005, de Londres 2012 comme Ville Hôte des Jeux d’été, eu l’effet d’un coup de frein pour ce double projet, dont la partie consacrée au SuperDôme fut d’ailleurs critiquée tant pour son coût que pour son utilité post-olympique en raison de l’existence de l’ex-POPB.

Avec la programmation d’une enceinte de taille moyenne, la Ville de Paris et le Comité d’Organisation des Jeux de 2024 espèrent désormais convaincre les riverains de la pertinence du projet.

Le CIO, qui était récemment présent à Paris pour un premier Séminaire d’orientation, aura bien entendu un regard attentif sur ce dossier et ce, dans le but plus large, de garantir un niveau de dépenses maîtrisés en ce qui concerne la mise en œuvre des plans de Paris 2024.

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