JO 2022 : Le Kazakhstan veut une forte participation du secteur privé

La ville de Pékin (Chine) est désormais la seule rivale d’Almaty (Kazakhstan) dans la course à l’organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2022 après le retrait d’Oslo (Norvège).

La bataille entre les deux cités asiatiques va s’intensifier dans les mois à venir, notamment à l’approche du dépôt du dossier de candidature et de la visite de la Commission d’évaluation, dont la composition a récemment été dévoilée.

Pour mettre toutes les chances de son côté, Almaty – qui bénéficie d’un concept compact – veut pleinement miser sur l’investissement du secteur privé.

Almaty

Ainsi, selon les responsables kazakhs, deux tiers des dépenses olympiques devront être assurées par les entrepreneurs du pays et ce, afin de limiter l’investissement public.

Le Kazakhstan entend sur ce point prendre exemple sur certaines organisations passées, à l’image de Sotchi 2014 ou encore d’Atlanta 1996.

Comme l’a d’ailleurs précisé Tastanbekov Yesentai, vice-Ministre de la Culture et des Sports, « la Russie a utilisé un modèle mixte pour les JO de Sotchi. Le Japon semble également vouloir développer la même stratégie pour les Jeux d’été de Tokyo 2020.

Nous voulons aussi respecter ce modèle de gestion financière avec une participation de l’État limitée à 33% ».

Face aux critiques soulevées par la candidature et le risque de voir exploser le budget d’organisation à l’instar de Sotchi, les autorités du Kazakhstan semblent avoir trouvé la parade en mettant en avant la part des investissements du secteur privé.

Une manière comme une autre d’affirmer que l’État sera garant de la bonne tenue des Jeux mais ne sera pas responsable d’un glissement des dépenses.

Illustration : Crédits – Almaty 2022

4 pensées

  1. Almaty a-t-elle seulement une chance face à Beijing? Après les dérapages en tous genres de Sotchi, je n’y crois pas vraiment. De plus, le marché chinois est bien plus intéressant à développer pour les sports d’hiver que le Kazakhstan. Toutefois, Almaty se positionnera sans aucun doute pour l’avenir.

    Et au vue des renoncements européens pour 2022, il n’est pas absurde de penser que 2026 pourrait également avoir lieu en Asie…

    1. Almaty ou Pékin, Pékin ou Almaty ? La prochaine Ville Hôte des Jeux d’hiver aura à relever un défi immense : redonner l’envie et la volonté d’accueillir les JO.

      Pékin part avec un avantage non-négligeable : l’héritage des Jeux d’été 2008 et la grande qualité de ses infrastructures. Elle est néanmoins confrontée à deux faiblesses : la proximité des JO 2008 mais surtout l’éloignement des sites de montagne et ce, malgré la réalisation prochaine d’une ligne ferroviaire à grande vitesse (200 km).

      Pour Almaty, le point fort est indéniablement celui de la compacité de son projet olympique. La majeure partie si ce n’est l’ensemble des sites se trouve à Almaty ou dans un rayon de 35 km.
      Mais la principale faiblesse est sans nul doute son peu d’expérience (malgré l’accueil des Jeux Asiatiques 2011). Le bilan reste faible.

      Dans les deux cas, un même point commun est à relever : celui de la très forte pollution atmosphérique…

      Pour 2026, l’Asie sera peut-être à nouveau présente mais l’Europe pourrait faire son retour sans oublier, les Etats-Unis. Plusieurs villes américaines ont déjà indiqué un intérêt pour les JO 2026 comme j’ai pu le mentionné sur le site au cours des derniers mois. Salt Lake City (Utah) apparaît inévitablement comme la grandissime favorite. L’occasion pour elle d’effacer l’affront du scandale de corruption des JO d’hiver 2022…

      1. Tu as raison pour Beijing. J’ajouterai cependant que la Chine a le potentiel pour y arriver, le Kazakhstan, cela reste à démontrer comme tu le dis fort bien avec une expérience limitée dans l’organisation de compétitions mondiales.

        Je ne pense pas que Beijing 2008 soit un handicap (sans oublier Nanjing 2014). De toute façon, le CIO n’aura pas vraiment le choix que de jouer la carte de la sécurité. La candidature de Beijing ne sera pas la plus vertueuse financièrement, mais en 2022, la Chine sera depuis longtemps la 1ère puissance économique mondiale il ne faut pas l’oublier.

        Les Chinois doivent être les premiers surpris de voir que ce qui ressemblait à un galop d’essai pour mieux préparer 2026 risque fort de se transformer en victoire au final. Pas certain qu’ils pensaient vraiment avoir une chance avec Munich, Stockholm, St-Moritz-Davos et Oslo sur les rangs. Ils ont à présent un boulevard devant eux.

        2026 sera une course très intéressante à suivre. Certes, l’Europe devrait faire son retour mais le CIO sera-t-il réceptif à une candidature européenne? Je pense que oui, si elle n’émane pas d’un pays qui a jeté les gants pour 2022. Allemagne, Suisse, Suède, Pologne, et surtout Norvège (j’écarte volontairement l’Ukraine suite aux événements que vit ce pays) vont avoir tout une montagne à remonter pour espérer séduire! À leur place, je me ferai oublier pendant quelques temps…Ce qui laisse ouverte la voix à d’autres comme l’Autriche, l’Espagne, l’Italie voire la France. Les États-Unis pourraient fort bien apparaître comme les sauveurs pour 2026. Ce qui me conforte dans l’idée que 2024 n’ira pas chez eux.

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